La moitié de nouveaux médecins formés dans la région cette année, iront,
comme les années précédentes, s'installer dans d'autres régions.
Cela pose le problème de la médecine dite "libérale". Ces jeunes
médecins, qui on été formés par l'effort financier des contribuables,
n'ont aucune obligation en retour ...
Et si on envisageait un système différent ?
* Les étudiants qui assument l'intégralité du financement de leurs
études n'ont effectivement aucune obligation : ils peuvent s'installer
où ils le souhaitent, et pratiquer des tarifs à leur convenance.
* Les autres, qui ont bénéficié d'études subventionnées par la nation,
sont redevables à la collectivité qui leur a payé leurs études, et pour
une durée au moins égale à celle desdites études, ils doivent signer en
retour un contrat avec l'Etat et accepter des postes en zone rurale,
dans des hôpitaux ou centres de soins publics, ou dans les quartiers
populaires, avec des tarifs négociés. A l'issue de cet engagement, ils
sont libres de s'installer où ils le souhaitent.
Qu'en pensez vous ?
--
YannicK
yann801 *arobase* yahoo *point* fr
yann801 *at* yahoo *dot* fr
Favoriser les fils à papa ou fils de riches est bien conforme à votre
conception stalino-marxiste de la société ?
Le système du contrat existe dans le service de santé des armées.Tu
propose de l'étendre. Il faut donc payer l'étudiant au moins au smic de
la P1 à la P4 puis tout son internat avec poste garanti dans la campagne
les 6 années suivantes.Hem hem......
Et les autres (les riches), ils font 12 ans sans toucher un rond puis
ils s'installent en libéral sur la côte d'azur.
Certes mais cela n'est-il pas un peu radical ?
Je trouve même que ce système pourrait être qualifié de parfaitement
libéral !
En effet, Il n'y a aucune obligation, on est totalement dans le
contractuel : j'ai besoin de l'état, donc des contribuables, pour payer
mes études, donc en échange j'assure une mission de service public au
profit des plus défavorisés ... Dans l'autre cas, je peux me débrouiller
tout seul, et je ne dois rien à personne et inversement ...
On passerait d'un système d'études subventionnées à un système
d'investissement au profit de tous pour l'avenir ... je trouve que ce
système serait au fond très juste !
> conception stalino-marxiste
Oh la belle bleue!
On dirait du minute ou du fig-mag du début des années 80.
Il faut que je pense à l'archiver.
--
Olivier @ - mon.a...@wanadoo.it
Remplacer it par fr
>>
>> Qu'en pensez vous ?
>>
>>
> Tout le cursus est subventionné car ce ne sont pas les frais
> d'inscriptions de la fac qui payent les études. Ensuite les internes
> reçoivent un salaire contre service(qui s'apparente en fait à une
> subvention déguisée).
Très peu d'étudiants en médecine auraient les moyens de payer eux mêmes
leurs études. Etudier pendant 10 ou 12 ans auprès des meilleurs
professeurs, dans des locaux adaptés et avec du matériel de pointe, tout
en subvenant aux dépenses quotidiennes a un prix qui doit être très
élevé. Or, aujourd'hui, c'est le contribuable qui assure tant bien que
mal la prise en charge de ce coût ...
> Le système du contrat existe dans le service de santé des armées.Tu
> propose de l'étendre. Il faut donc payer l'étudiant au moins au smic de
> la P1 à la P4 puis tout son internat avec poste garanti dans la campagne
> les 6 années suivantes.Hem hem......
>
> Et les autres (les riches), ils font 12 ans sans toucher un rond puis
> ils s'installent en libéral sur la côte d'azur.
>
> Certes mais cela n'est-il pas un peu radical ?
>
Je ne sais pas si "radical" est le terme qui convient. Aujourd'hui, on a
un système où les médecins ont le beurre et l'argent du beurre : des
études subventionnées par l'ensemble des français, et ensuite une totale
liberté d'installation, ce qui fait que certaines zones (rurales et/ou
populaires) sont complètement désertées ... et c'est un cercle vicieux
car les quelques bonnes volontés reculent de peur d'être seules pour
assurer des gardes sur un secteur étendu et/ou peu sûr ...
Je pense qu'une dérégulation totale du marché de la santé conduirait
sans doute à une catastrophe : très peu de médecins, dans des zones
rentables, et avec des tarifs prohibitifs.
Le système "tout état" ne porte pas non plus ses fruits en termes de
motivation et de qualité de soins.
L'idée serait donc de proposer une formule intermédiaire, où la nation
investit dans ses médecins, et ceux-ci rendent pendant quelques années
ce qui leur a été offert : un nouveau type de prêt étudiant en quelque
sorte !
> Et si on envisageait un système différent ?
> Les autres... ils doivent signer en retour un contrat avec l'Etat et
> accepter des postes en zone rurale, ou dans les quartiers populaires,
> avec des tarifs négociés.
-------------------------------------
Air connu... Des "tarifs négociés", façon parité léonine : "donne-moi ta
montre, je te donnerai l'heure"... A part ça, môssieu Yannick est partisan
de l'abolition de l'esclavage...
>
> Qu'en pensez vous ?
Parles-tu des seuls généralistes, ou de tous les médecins dits
"libéraux", spécialistes inclus?
On peut imaginer (en fait: observer, puisqu'ils existent!) un système
de type soit britannique, soit étazunien, dans lequel les spécialités
seraient exclusivement hospitalières; la régulation des spécialistes
se fait alors par la régulation de la carte hospitalière, publique
aussi bien que privée (ce qui suppose une coordination entre les
deux), et seul se pose le problème de la régulation de l'installation
des généralistes.
On peut au contraire observer le système allemand: les médecins,
généralistes comme spécialistes, ne peuvent s'installer que là où leur
présence est jugée nécessaire, mais restent en "liste d'attente" pour
l'endroit où ils souhaitent s'installer; lorsqu'un besoin s'y fait
sentir (augmentation de la population, départ à la retraite dans leur
spécialité), ils restent prioritaires (en fonction de leur place dans
la liste d'attente) s'ils souhaitent toujours s'y installer.
Pour les généralistes, on peut rendre leur installation plus
attractive par la création de "maisons médicales" où ils sont moins
isolés, avec infirmières, matériel, organisation d'un système de
gardes, hôpitaux ruraux, et, surtout, intégration dans un réseau de
soins avec l'hôpital et les spécialistes les plus proches.
Enfin, on ne voit pas très bien l'intérêt de l'option "je paye toutes
mes études et je m'installe où je veux", qui, en dehors de son côté
injuste, vient foutre le bordel dans les tentatives de planification
géographiques logiques (aux USA, les gens qui font leurs études
médicales grâce à des bourses, publiques ou privées, n'ont aucune
contrainte particulière par rapport à ceux qui les financent seuls -
en général par des prêts bancaires, assez facilement accordés compte
tenu des futurs revenus des médecins; de même, ceux qui font leurs
études dans des Universités d' Etat -il en existe d'excellentes, comme
San Diego- n'ont aucune contrainte par rapport à ceux qui les font
dans des Universités privées comme Yale ou Sanford).
> On peut au contraire observer le système allemand: les médecins,
> généralistes comme spécialistes, ne peuvent s'installer que là où leur
> présence est jugée nécessaire
Il faut réintroduire les médecins dans les Pyrénées.
:)
--
Traité de Lisbonne = TCE bis = forfaiture, viol de la démocratie
Il est nul et non avenu