J'ai hésité avant d'écrire ce post -- la preuve, il arrive trois semaines après la bataille -- parce que c'est toujours bizarre de parler dans ce blog d'événements que j'ai vécus avec certains de ses lecteurs... mais le blog me sert aussi d'une certaine manière de carnet de bord (ou de journal pas très intime !), et j'ai par exemple plaisir à relire, à rebours, les messages de mon blog canadien.
Alors je vais vous parler de mon déménagement ! Et ça me permettra de remercier encore une fois les parents pour leur aide.
J'avais attendu d'avoir trouvé un appartement pour commencer à demander des devis pour déménager. Je n'avais pas tant de choses à bouger en Angleterre : j'avais vendu ou donné la plupart de mes meubles de Montpellier, et tout laissé à Vancouver, d'où je n'avais rapporté que des valises. Après avoir mis toutes mes affaires dans des cartons, le volume à bouger était, à la louche, de 4 m3... et tenait (plus ou moins) dans ma chambre parisienne. Bon, il y avait de mon bordel dans un peu toutes les pièces, mais disons que le gros était dans ma chambre.
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| Votre mission : faire traverser la Manche à ce chargement. |
J'ai demandé des devis, exploré différentes options. Il y avait les compagnies de déménagement vraiment pas assez chères pour être honnêtes (300£), et celles qui l'étaient trop (2300£). Les assurances étaient parfois comprises, parfois à un prix prohibitif ; la date de livraison était parfois fixée, et d'autres dans une fenêtre plus ou moins précise et plus ou moins longue. Ne sachant pas à qui faire confiance, et souhaitant avoir mes affaires rapidement, j'ai décidé qu'on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même. Enfin, soi-même et ses parents, en l'occurrence.
On a loué un camion, réservé le ferry, remercié le frérot pour avoir aidé à charger les cartons un jeudi 2 janvier au matin, et on était prêt pour aller prendre le ferry à Roscoff, en allant dire bonjour au cousin nouvellement breton et en passant acheter des meubles à l'IKEA de Rennes.
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| L'année commença en camionnette |
C'était sans compter sur les fureurs de Poséidon ! A l'approche de Rennes, nous prenons connaissance d'un SMS de Britany Ferries nous indiquant que notre ferry ne partira pas pour cause d'avis de tempête. Les départs de l'autre côté du Cotentin étaient quand même assurés... Alors, cap sur Ouistreham pour prendre le ferry de nuit ! Et arrivée prévue à Portsmouth au lieu de Plymouth, donc beaucoup plus de kilomètres (ou plutôt, miles) à faire sur le sol anglais... mais il y avait un IKEA à Caen donc on a quand même pu acheter le clic-clac--lit d'amis (votre lit quand vous viendrez me voir).
Le lendemain matin, nous découvrons les joies de la conduite à gauche sous la pluie et à l'heure de pointe. L'ami TomTom en est tout bouleversé et refuse de nous aider pendant quelques heures... mais l'avantage de la Cornouaille
(j'ai encore oublié si on met un s ou pas pour la/les Cornouaille(s) anglaise(s)) c'est que c'est à l'ouest, et il faut donc suivre (peu ou prou) tous les panneaux indiquant l'Ouest (si jamais vous vous perdez sur le chemin quand vous viendrez me voir). On a aussi droit à la route coupée sans déviation d'indiquée, ce qui perturba encore plus TomTom qui s'était enfin mis à coopérer.
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| En route vers Falmouth |
Mais nous arrivons finalement sans encombre à Falmouth le vendredi midi, et profitons d'une fenêtre sans pluie pour décharger le camion, ce qui fut fait en moins d'une heure (l'avantage d'habiter au rez-de-chaussée).
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Mission réussie !
Comment ça il faut déballer maintenant ? |
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| L'équipe de choc |
Nourris au
Cornish pasty et au
fish and chips, les déménageurs-pas-bretons furent efficaces, domptant les armoires récalcitrantes et les plinthes plus hautes que les standards IKEA. La perceuse-visseuse fit son office et les placards de cuisine se remplirent. On n'eut qu'à déplorer le décès du robot multi-fonction, mort de chagrin d'avoir été laissé à l'abandon pendant près de trois ans (si quelqu'un sait où/comment faire réparer un robot Seb en France, je prends).
Le dimanche matin, tôt, nous partîmes pour Plymouth, direction Saint Malo, et fûmes de retour à Paris vers minuit. Et le mardi qui suivait, je repartais pour un colloque à Bath (autant vous dire, j'étais claquée).
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| Quelque part en Manche |
Je dois encore acheter quelques meubles, dont un canapé... mais je suis fin prête pour vous recevoir (comment ça, je me répète ?) !
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Envoyé par Flo dans
Carnet Cornique le 1/26/2014 10:44:00 PM