Tr : contre la guerre, contre l'état d'urgence

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cathelain annick

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Jan 29, 2016, 5:06:07 PM1/29/16
to Liste Ensemble Tremblay
Contre la guerre, contre l'état d'urgence, mais ..." tout contre" l'éther et la terre, tout contre l'état de sapience :
nous sommes partie prenante du texte infra ...
                  Annick et Philippe

    • Pour l’arrêt immédiat des interventions militaires françaises !
      Compte-rendu de la réunion publique anti-guerrevendredi, 15 janvier 2016
      Près de 200 personnes se sont retrouvées vendredi 15 janvier à la Bourse du Travail de Paris, pour une première réunion anti-guerre. Cette réunion était organisée dans le
      prolongement de l’appel « A qui sert leur guerre ? », texte signé par plus 5700 personnes et
      invitant à l’organisation d’un véritable mouvement anti-guerre en France. Les participant.e.s
      venaient d’horizons politiques, syndicaux et associatifs divers, toutes et tous soucieux de
      mettre en commun des témoignages, des prises de position mais aussi des propositions
      constructives et concrètes.
      Cette première rencontre est apparue d’autant plus indispensable que la guerre est très
      largement invisibilisée par les médias, comme si ce n’était pas un sujet, comme si l’Etat
      français pouvait agir en toute absence de transparence et en toute impunité. C’est ainsi
      qu’on sait très peu de choses sur les frappes actuellement menées sous commandement
      français. Au sein d’une presse très silencieuse, on peut néanmoins piocher ici et quelques
      bribes censées nous rassurer sur la « propreté » des bombardements français. Quant aux
      victimes civiles, on le sait, elles continuent d’être assimilées aux tristement fameux
      « dommages collatéraux ». Or, d’après certaines ONG, au cours de l’année écoulée, ce sont
      quelque 4 000 victimes civiles qui ont été tuées par les bombardements censés viserDaech.
      La France était en guerre bien avant les attentats du 13 novembre, lesquels ont
      largement servi de prétexte à intensifier ces engagements militaires. Les guerres de pillage
      n’ont pas manqué depuis le début des années 2000. Ces conflits doivent être désignés par leur
      nom : ce sont des guerres d’ingérence impérialiste. La Francen’a aucun « rôle positif » dans
      ces interventions, malgré ses prétentions et ambitions largement puisées à l’ancien répertoire
      colonial. LEtat français ferait bien de cesser de donner des leçons, quand la France est le
      troisième marchand d’armes mondial et quand elle vend à tour de bras ses Rafale, ses
      hélicoptères de combat et autres patrouilleurs à des régimes théocratiques et dictatoriaux
      comme l’Arabie saoudite des opposants viennent encore d’être exécutés dans le plus
      grand silence occidental.
      Mais la guerre devient désormais un moyen de gouverner et de gouverner par la
      peur. Il n’y a pas qu’en Turquie que le pouvoir réprime et traque, au nom de la guerre contre
      le terrorisme, celles et ceux qui s’opposent à lui, comme vient de le faire Erdogan en faisant
      arrêter, pourchasser et brimer des universitaires contestataires. En France, l’état de guerre
      désormais proclamé justifie la privation croissante des libertés et des mesures directement
      inspirées de l’extrême droite comme la déchéance de nationalité. Létat d’exception ouvert par
      ce gouvernement de guerre est en passe de devenir la règle. Cette situation, d’une extrême
      gravité, passe pourtant pour une évidence dans le discours médiatique et politique dominant,
      comme s’il s’agissait de nous habituer à cet état martial et sécuritaire. Car cet état d’urgence
      permet de museler les colères et les luttes : cette guerre est aussi une guerre sociale.
      Si nous constatons une très grande diversité de positionnements et sensibilités
      quant aux réponses à apporter sur le plan international, nous pouvons et devons en
      revanche être unis dans l’exigence d’un bilan sur les guerres menées depuis des années
      théoriquement « contre le terrorisme » et qui en réalité ne cessent de l’alimenter.
      Il nous faut donc nous organiser, riposter par une résistance à la hauteur de ce que nous
      subissons, à la hauteur des guerres qui se mènent contre les populations, contre nous et en
      notre nom. C’est pourquoi nous avons décidé de lancer un collectif national anti-guerre,
      exigeant l’arrêt immédiat des bombardements, des interventions et des occupations. Ce
      collectif se déclinera en comités locaux, tout en étant attentif aux mobilisations
      internationales, telles qu’on a pu encore les voir en Espagne et en Grande-Bretagne tout
      récemment, et aux mouvements de résistance dans les pays directement touchés par les combats.Il sera au côté de toutes les forces progressistes d’émancipation qui aujourd'hui se battent contre le rouleau compresseur d’une contre-révolution aux multiples facettes en Tunisie, en Egypte, en Syrie, au Yémen et aussi au Mali, au Burkina Faso…Il sera actif dans la lutte contre ce que l’état de guerre et l’état d’urgence qui en découle infligent aux populations les plus touchées par le racisme et l’islamophobie, en particulier dans les quartiers populaires, aux sans-papiers et aux sans-logis, à celles et ceux qui subissent une situation de misère et de discrimination, et qui s’organisent. Il fera du soutien aux migrants l’une de ses priorités.
  • • Nous serons au côté des migrants à Calais le samedi 23 janvier. • Nous participerons aux manifestations du 30 janvier pour la levée immédiate de l’état d’urgence. • Nous nous retrouverons pour une première réunion du collectif anti-guerre le mercredi 3 février à 19H à la Bourse du Travail.








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