Je m'appelle Olivier LE SANG. J’ai 38 ans et suis basé au Laos.
Economiste de l’énergie, de formation « comptabilité/gestion » (CNAM
et CREDEN/U. Montpellier 1), je couvre l’ensemble du cycle de vie des
entreprises (business plan, stratégie de développement, contrôle
fiscal, conflit commercial, dépôt de bilan, contrôle de gestion,
marketing …), allant de la conception de projets (investissement,
demande de subventions européennes) à l’appui institutionnel
(politiques publiques, politique énergétique, politiques économiques
et industrielles).
Mes 12 ans d'expériences comprennent des activités de recherche
académiques à des fins industrielles (libéralisation des marchés de
l’électricité dans la région ASEAN), d’organisation évènementielles
(conférences internationales, workshops) et d’appui aux
entreprises/associations techniques/institutions gouvernementales.
Bénévole depuis autant d’années dans des structures d’économies
sociales (mutuelle, école, université, associations techniques …), le
secteur privé et le secteur public ne pouvant pas tout faire,
j’associe l’application « terrain » à la prise de décision du « top
management ».
Tous les domaines de l’énergie me passionnent, surtout les innovations
(biocarburants à partir d’algues, hydroliennes, fours et séchoirs
solaires, production d'énergie à partir du traitement des eaux
usées).
Sur ces derniers sujets, je vous invite à la lecture de l’article suivant,
En vous souhaitant une agréable lecture,
--
Olivier LE SANG (Ph.D.)
Energy Economist
energye...@gmail.com
+856 20 775 00 925
P.O.BOX 1606
Vientiane - LAOS
Produire de l'énergie à partir du traitement des eaux usées
En utilisant une substance type bicarbonate de soude, la digestion des
eaux usées par des microbes peut produire de l'énergie sous forme
d'électricité ont annoncé des chercheurs.
Ce résultat suggère que les stations d'épuration pourraient un jour
fournir de l'énergie au lieu d'en consommer, facilitant ainsi le
traitement des eaux dans des régions pauvres en énergie.
La nouvelle méthode associe deux types de technologie productrice
d'énergie, une pile à bactéries et un système d'électrodialyse
inversée.
Dans la pile à bactéries, celles-ci consomment les produits de la
fermentation de déchets humains ou végétaux et produisent des
électrons qui forment un courant dans la pile. C'est toutefois un
processus relativement peu efficace.
Dans l'électro-dialyse inversée, des solutions d'eau salée et d'eau
douce sont pompées au travers de membranes spécialisées qui ne
laissent passer que les ions positivement ou négativement chargés. Les
membranes sont reliées à des électrodes de charges opposées et quand
les anions et les cations des solutions migrent vers leurs électrodes
respectives, un courant électrique est généré.
Cette technologie demande néanmoins plusieurs membranes, ce qui la
rend onéreuse. Roland Cusick et ses collègues ont combiné les deux
approches pour fabriquer une pile microbienne à électro-dialyse
inversée ou MRC qui produit nettement plus d'énergie que la pile à
bactéries seule et n'exige que relativement peu de membranes.
L'une des clés de leur succès a été d'utiliser du bicarbonate
d'ammonium comme matériau pour l'électro-dialyse au lieu de l'eau de
mer habituelle. Cette solution salée peut être régénérée en continu
avec le peu de chaleur produit par le traitement des déchets.
Les auteurs rapportent que la technologie MRC a pu fournir 0,94
kilowattheure d'électricité par kilo de matière organique d'eau usée.
Le traitement des boues activées consomme, au contraire, 1,2
kilowatts-heure par kilo de matière organique.
« Energy Capture from Thermolytic Solutions in Microbial Reverse-
Electrodialysis Cells » par R.D. Cusick, Y. Kim et B.E. Logan de la
Pennsylvania State University à University Park, PA
----------------------------------------------
La station de traitement des eaux Ouro Verde ("Or vert") de Foz do
Iguaçu sera la première unité du Brésil à générer de l'électricité
grâce au méthane obtenu à partir du traitement des eaux d'égout
domestique.
L'énergie sera utilisée dans la station et le solde non-consommé
alimentera le réseau à basse tension de la Compagnie d'Etat d'énergie
électrique. Ce projet fait partie de la Plate-forme Itaipu Energies
Renouvelables qui vise à l'implantation d'expérimentations sur les
énergies vertes. Il a été présenté aux 1200 participants du Forum
Global des Energies Renouvelables qui s'est tenu à la fin du mois de
mai dans cette ville.
Le processus de traitement des eaux anaérobie produit des biogaz,
notamment du méthane en concentration élevée. Le Président de
l'Association des Entreprises d'Assainissement d'Etat (Aesbe)
considère que la transformation du méthane en électricité est une
alternative très intéressante pour l'ensemble des entreprises du
secteur. En effet, elle permet, d'une part, de répondre à la prise de
conscience environnementale de la population et, d'autre part, de
baisser le coût électrique qui représente près de 16% du coût total
d'une station.
----------------------------------------------------
Les eaux usées de Durban (Afrique du Sud) produisent du biodiesel
Une équipe de chercheurs de l'Université de Technologie de Durban,
dirigée par le professeur Majinder Singh, s'est associée à la ville de
Durban pour la mise en oeuvre d'une unité expérimentale de production
de biodiesel à partir de microalgues oléagineuses cultivées dans
l'usine de traitement des eaux usées de la ville. Une première
expérimentation porte sur une unité de 300.000 litres dans l'usine
d'assainissement de Kingsburg pour une période de deux ans.
Depuis 2006, l'équipe de recherche en biotechnologies du Dr Manjinder
Singh travaille à l'identification et sélection de microalgues
oléagineuses en vue de la production de biodiesel. Les travaux ont
également porté sur la faisabilité d'une culture des algues à partir
des eaux usées urbaines en sortie des usines d'assainissement.