En Afrique, la lutte contre le paludisme pâtit d'incohérences

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Nov 22, 2005, 2:41:56 AM11/22/05
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En Afrique, la lutte contre le paludisme pâtit d'incohérences
LE MONDE | 21.11.05 | 15h17  •  Mis à jour le 21.11.05 | 15h17
YAOUNDÉ (CAMEROUN) ENVOYÉ SPÉCIAL
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Une petite fille d'un an souffrant de paludisme au Liberia. | AFP/GEORGES GOBET
AFP/GEORGES GOBET
Une petite fille d'un an souffrant de paludisme au Liberia.

Les chiifres de la pandémie

Données officielles.

L'OMS dénombre 300 millions de cas annuels de paludisme. 40 % de la population mondiale sont exposés à cette maladie. En 2010, ils seront 50 %.

Données officieuses.

Des épidémiologistes contestent ces chiffres. Une équipe britannique avance le chiffre moyen de 515 millions d'accès palustres par an. Jean-François Trape, de l'Institut de recherche sur le développement (IRD) à Dakar, donne une fourchette de "2,7 à 3 millions de morts par an".


Contre le paludisme, des traitements nouveaux et efficaces existent, des fonds ont été mobilisés et un mécanisme de financement international a été créé en 2001 après des décennies d'abandon. Mais les malades, dont 1 million à 3 millions meurent chaque année dans les villages africains, continuent de se voir proposer des médicaments obsolètes et inefficaces, voire contrefaits et nocifs. Plus de 1 400 chercheurs, responsables politiques et d'organisations non gouvernementales (ONG) ont tenté de dénouer ce tragique paradoxe, du 14 au 19 novembre, à Yaoundé (Cameroun), lors de deux forums qui ont confronté les aspects scientifiques puis politiques de la lutte contre l'endémie.

Si la mobilisation de têtes pensantes constatée à Yaoundé est inédite et porteuse d'espoirs, la maladie, elle, est loin de désarmer. Toutes les trente secondes, le paludisme tue un enfant. Chaque année, 300 millions de personnes sont infectées, dont 90 % en Afrique. "Dire que les gens continuent de croire que l'animal le plus dangereux d'Afrique est le lion !", grince Louis Da Gama, responsable de la campagne "Massive Effort" (Effort massif).

La mobilisation contre le sida a relancé la bataille contre la vieille maladie tropicale qui avait cessé d'intéresser les pays riches depuis la fin de leurs empires. Fondé en 1998 autour de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le partenariat "Roll Back Malaria" (RBM, "Faire reculer le paludisme") s'est ouvert aux ONG. En 2001 a été créé un "Fonds mondial" (FM) chargé de financer la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Ce réveil politique est allé de pair avec une avancée thérapeutique : la redécouverte d'une substance tirée de la pharmacopée traditionnelle chinoise — l'artémisinine — à l'efficacité spectaculaire.

Reste à surmonter un obstacle de taille : les nouveaux traitements, baptisés ACT (Artemisinine Based Combinaison Therapy), coûtent dix fois plus cher que les anciens. En outre, la campagne "Roll Back Malaria", qui se donnait pour but de donner accès à un traitement à 60 % des malades en 2005, est très loin d'avoir atteint ses ambitions. Sur 48 Etats africains touchés par le paludisme, seule une poignée (dont la Zambie, le Burundi, l'Erythrée, l'Afrique du Sud, le Ghana et le Gabon) a généralisé le protocole de traitement ACT. L'OMS, le Fonds mondial et les Etats africains figurent parmi les accusés. "Des centaines de millions volent au Nord sans jamais atteindre le Sud, tonne Pierre Druilhe, chef de l'unité de parasitologie à l'Institut Pasteur : les agences internationales sont d'abord préoccupées par leur visibilité médiatique."

RETARDS ET MALVERSATIONS

Sont mis en cause l'incapacité de l'OMS à déterminer le volume de la demande d'ACT et les retards du Fonds mondial pour en financer l'achat par les Etats. Ainsi, l'OMS a annoncé une demande de 60 millions de doses pour 2005 alors que 20 millions seulement ont été finalement commandées. Cette incertitude explique, selon les laboratoires, le retard de leur production et renforce la réticence des Etats à commander de coûteux traitements.

L'incohérence est telle qu'une partie des financements — 1,4 milliard de dollars en quatre ans — n'a pas été dépensée. Les Etats africains mettent en cause les lourdeurs du FM et des ONG dénoncent "l'argent qui dort à Washington pendant que les enfants meurent" . Quatre ans après sa création, le Fonds mondial est, en outre, déstabilisé tant en interne, avec un audit visant son responsable, que depuis l'extérieur, avec la création par l'administration Bush d'un fonds "présidentiel" dévolu au paludisme, réservé à des interventions politiquement ciblées. Ses avocats, nombreux, voient pourtant dans le FM un levier de mobilisation sans précédent.

Si l'argent n'arrive pas, se défend Brad Herbert, le directeur des opérations du Fonds, c'est aussi parce que celui qui a été distribué a été peu ou mal dépensé par certains Etats. Le Sénégal s'est vu suspendre sa subvention parce que l'argent déjà versé "est parti ailleurs" ; l'Ouganda a été mis en cause pour corruption ; le Kenya, lui, a acheté des 4 × 4 avec l'argent du paludisme et le Nigeria n'a toujours pas passé les commandes, pourtant financées, des 8 millions de moustiquaires imprégnées d'insecticide.

Secrétaire exécutive de RBM, Awa Coll-Seck confirme retards et malversations. Mais elle met en avant les premiers succès : "Nous partons d'une situation catastrophique et il faut beaucoup de temps pour que l'action soit visible."

Dans l'"appel à l'action" lancé samedi à Yaoundé, la coalition contre le paludisme reconnaît qu'elle n'a pas atteint ses objectifs et "s'inquiète de l'absence de perspective" de financement à long terme. Roll Back Malaria prône une "lutte intégrée" associant notamment la diffusion des traitements ACT et la distribution de moustiquaires. La "mobilisation de la société civile" fait aussi partie des mots d'ordre. Mais chacun sait que les principales victimes du paludisme — les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes — comptent aussi parmi les sans-voix.

Philippe Bernard
Article paru dans l'édition du 22.11.05
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Khouloud Ben Alaya

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May 23, 2021, 4:30:24 PM5/23/21
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Bonjour,


J'espère que vous vous portez bien. Je vous écris pour vous faire part d'une opportunité de subvention, les Prix Falcon de 1 Million de dollars pour l'élimination des maladies.


Les Prix Falcon, lancés par l'Institut mondial pour l'élimination des maladies (GLIDE), est une opportunité pour les agents de santé publique de partager leurs projets qui visent l'élimination du paludisme, de la polio, de la filariose lymphatique ou de l'onchocercose.

 

Les prix récompenseront jusqu'à cinq projets brillants et leurs offriront un financement qui peut atteindre 200 000 USD. 


La date limite du 13 juin approche à grands pas, veuillez soumettre votre abstract maintenant ou partager cette opportunité avec vos partenaires concernés. 


Pour plus d'informations sur le processus de récompenses, l'éligibilité et les conditions générales, veuillez visiter https://glideae.org/awards ou envoyer un e-mail à Falcon...@glideae.org pour toute question ou requête.


Vous pouvez également suivre les dernières annonces des Falcon Awards sur TwitterLinkedin et Facebook et publier l'opportunité sur vos propres chaînes en utilisant le contenu ci-dessous :


✔️Vous rêvez d’un monde sans #polio, #Paludisme et #MTN ?

✔️Vous avez un projet innovant ?

 

Postulez maintenant avant le 13 Juin 2021 pour les prix Falcon pour l'élimination des maladies !

 

5 🏆de 200 000 USD seront offerts aux lauréats.

 

👉 glideae.org/awards


Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire. Nous apprécions votre soutien et vos efforts pour amplifier cette opportunité !


Cordialement, 


Khouloud Ben Alaya, MD

Public health Consultant|Global health strategies


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