Vous savez qu'un rapport commandé par le Parlement européen est paru il y a quelques semaines (uniquement en anglais) dont le titre en français pourrait être "L’approche de l’Union européenne en matière de multilinguisme dans sa propre politique de communication".
Dans ce rapport, il y a plusieurs points qui peuvent intéresser
les membres des listes de diffusion auxquelles j'envoie ce message
:
1) sur le strict plan de l'espéranto : il y a un paragraphe qui traite de façon positive du rôle que pourrait avoir l'espéranto pour faciliter le multilinguisme, et du projet "Accélérateur du multilinguisme". Je mets en pièces jointes la traduction d'un document d'une page réalisé par la commission Europe de UEA à ce sujet (format odt avec commentaires, format docx et format pdf). Ceci peut être utile en particulier pour des discussions avec des responsables du secteur éducatif.
2) sur le plan de la justice linguistique, le rapport contient
diverses indications chiffrées, qui disent bien que la majorité de
la population européenne est exclue du débat lorsque les documents
sont uniquement en anglais. Une version française du rapport (par
traduction automatique un peu révisée humainement) est disponible
sur le site europeensemble.eu
aux formats .odt et .pdf. J'ai ajouté un encadré en page 2 à ce
sujet :
- Tableau 8 et chapitre 7 : lorsque l’UE utilise exclusivement l’anglais dans sa communication, seuls 13 à 45 % des adultes de l’EU-27 peuvent comprendre le contenu des documents publiés. En d’autres termes, la majorité de la population européenne est exclue du débat et de la prise de décision.
- Chapitre 4 : la politique linguistique des institutions, organes et agences de l’Union européenne est souvent peu claire et mal définie ; en particulier, le règlement intérieur de la Commission européenne ne définit pas formellement son régime linguistique. « La transparence de la communication de l’UE pourrait être améliorée si la politique relative à l’utilisation des langues sur les sites internet était définie plus explicitement conformément aux orientations du Médiateur européen et si les régimes linguistiques internes des institutions, organes et agences étaient plus clairs quant aux règles à appliquer aux documents de travail internes publiés sur leurs sites internet. »
Pierre Dieumegard