Concernant les trois principaux scandales de l'enseignement des
sciences dures que je connaisse personnellement, à chaque fois on
remarque une bavure provenant du formalisme employé, qui était mal
choisi, et induisait à des extrapolations injustifiables.
Injustifiables, mais toujours enseignées à ce jour.
Alors qu'au contraire, on constate qu'un formalisme bien fait, se
révèle plus savant que ses inventeurs, induit des découvertes
imprévues.
1. Les hauts polymères toujours dessinés déroulés dans tous les
manuels de chimie macromoléculaire.
Ouvrez n'importe quel manuel de chimie macromoléculaire - le mien est
le Champetier - et les deux premiers chapitres sont consacrés à un
modèle, où les macromolécules sont présentées comme des spaguettis
légèrement contordus, mais irrémédiablement déroulés. Puis tout le
reste de l'ouvrage est consacré aux propriétés macroscopiques des
hauts polymères, dont aucune ne peut être prédite à partir du modèle
du premier ou des deux premiers chapitres, tant ce modèle est faux et
inutilisable.
Pourquoi déroulés, alors que c'est contradictoire avec toutes les
données thermodynamiques disponibles ?
Parce qu'on écrit un polymère à la machine à écrire : -CH_2-CH_2-CH_2-
CH_2-CH_2-CH_2-CH_2-CH_2-CH_2....
et que la machine à écrire écrit une ligne droite, déroulée par
construction.
C'était la machine à écrire, qui fournissait subrepticement le
formalisme, sans que ni les chercheurs ni les enseignants ne
s'aperçoivent de rien.
Deux dissidents ont proposé autre chose, des micelles (et ils firent
bien).
Joseph Davidovits avait constaté durant ses travaux de thèse que la
thermodynamique des oligomères d'uréthane impliquait un premier
repliement vers 10 ou 12 monomères, et ainsi de suite. Puis pendant
une dizaine d'années, il a publié des articles où il dessinait les
micelles sous forme de raquettes planes, semblables aux "pattes
d'ours", raquettes sommaires autrefois utilisées par les chasseurs
alpins. Planes, pourquoi planes ? Parce qu'il les dessinait sur
papier, et que la feuille de papier lui dictait subrepticement la
planéité, que rien de chimique ou thermodynamique ne justifie.
A l'opposé de la surgéométrisation des micelles macromoléculaires de
Davidovits, Paul John Flory, Nobel 1976, a proposé une
désorganisation, purement statistique, dont au moins les débuts
violent la thermodynamique, en négligeant la précision thermodynamique
du premier repliement, qui guide ensuite la suite de la
polymérisation. Le modèle de la pelote statistique avait d'abord été
utilisé pour les élastomères. Mais là encore, aucun lien avec le
processus de synthèse, et les contraintes thermodynamiques qui pèsent
dessus.
A ma connaissance, la synthèse entre ces deux modèles micellaires, qui
corrigerait l'extrémisme de chacun, n'a encore jamais été faite.
Le scandale du "quand même un petit peu corpusculaire" qui grève
l'enseignement de la quantique depuis 82 ans.
On va éviter les redites, voici les liens :
http://deonto-ethics.org/mediawiki/index.php?title=Microphysique_:_ondulatoire_ou_poltergeist_%3F
http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Quantique_pour_les_nuls.html
Le premier formalisme coupable, est celui de la géométrie de l'espace
R3 apprise en classe. Louis de Broglie n'a jamais été capable de
remettre cela en cause, alors même que ses deux inventions, soit la
fréquence intrinsèque f = mc²/h et le théorème de l'harmonie des
phases, sonnaient le glas du "point géométrique", de la topologie fine
de R ou de R3 et de la localité et de la séparabilité. Broglie n'a
rien vu de ces conséquences, car il croyait toujours à cette géométrie
ancestrale, aux coordonnées, aux positions, et aux corpuscules, sans
jamais percevoir que ces notions sont irrémédiablement macroscopiques,
inextensibles au monde quantique.
Le scandale du "produit vectoriel", "Il paraît que ça sert en
physique"...
Liens :
http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Mystification_.htm
http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Syntaxe0.htm et la suite.
Le coupable est la confusion entre vecteur et liste de trois nombres,
entre composantes et coordonnées.
Les conséquences dommageables sont incalculables, et cela fait 166 ans
que ça dure en dimension 3, 203 ans que cela dure en dimension 2 (en
comptant les dates à partir de la représentation géométrique des
complexes par Argand, 1806).
Inversement, un formalisme bien fait est d'une fécondité inattendue.
L'exemple type est la reformalisation quadratique des équations de la
Relativité restreinte de 1905, réécrites vers 1908 dans les concepts
géométriques de Minkowski :
E2 = m2c4 + p2c2 .
Ce formalisme autorise explicitement les masses négatives, et les
fréquences négatives, à rebrousse-temps-macroscopique.
Lien :
http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/GEOMETRIE_infond.htm
Je vous invite à présenter et travailler les exemples que vous
connaissez, pour enrichir le débat.