Il est constamment
apparu, depuis que l’homme étudie la matière, que les apparences ne
correspondent nullement à la réalité intrinsèque des choses. Une banale
poutrelle d’acier, par exemple, est en fait une masse d’électrons
tourbillonnant les uns autour des autres, à une vitesse inimaginable.
Des lois précises régissent le mouvement de ces corpuscules. C’est la
science qui nous l’affirme et nous n’avons nulle raison d’en douter.
Mais,
lorsqu’on émet l’hypothèse parfaitement logique qu’au-delà de la
matière, telle qu’elle nous apparaît, il existe une Intelligence
toute-puissance, directrice et créatrice, notre esprit contestataire
reprend le dessus et, laborieusement, s’ingénie à nous convaincre qu’il
n’en va pas ainsi.
Si notre point de vue était juste, il
s’ensuivrait que la vie viendrait du néant, ne signifierait rien et ne
mènerait nulle part.
Alcooliques Anonymes - chapitre 4