Un article (de Mikael LIBERT) pour info.
Macron, Meloni, Sanchez, Merz… Qui est, « for sure », le
dirigeant européen le plus fort en anglais ?
where is Macron•La dernière impro en anglais d’Emmanuel Macron lui
a valu quelques moqueries alors qu’il maîtrise plutôt mieux la
langue de Shakespeare que la plupart des dirigeants européens
«This is a total lack of respect », a lancé, lundi, Emmanuel
Macron pour faire cesser le brouhaha qui régnait dans la salle
lors du premier jour du sommet franco-africain, au Kenya. Son
intervention a suscité pas mal de commentaires, un bon paquet de
remarques amusées sur son accent et même quelques reprises en
musique sur les réseaux sociaux. Pourtant, le président français à
un bon niveau selon les spécialistes, dans le haut du panier de
ses homologues européens en tout cas.
On ne compte plus les occasions au cours desquelles le chef de
l’Etat français s’est exprimé en anglais, lors d’allocutions
formelles bien écrites ou pour des prises de paroles plus
spontanées. Pour ce dernier cas, c’est ce qui s’est passé lundi,
au Kenya, lorsqu’il a enjoint à une assistance dissipée à aller
bavarder dehors. S’il n’y a rien à dire sur le fond ou la forme,
son « french accent » en revanche saute aux oreilles.
« Super grammaire » et « très bon vocabulaire »
Le centre de formation en langues, American center, avait déjà
jugé le niveau d’anglais d’Emmanuel Macron en étudiant une
interview donnée à la chaîne britannique BBC. Sa « maîtrise de la
langue » avait été saluée par l’institut ainsi que son «
vocabulaire à la fois précis et imagé ». L’American center avait
aussi souligné « son accent français », qualifié de « ni
britannique, ni américain », appelé « mid-atlantic acccent ».
Ce sont globalement les mêmes conclusions qu’Adrien Jourdan,
directeur de l’académie « I speak spoke spoken », a tirées de
l’analyse d’autres allocutions d’Emmanuel Macron. « C’est facile
de le comprendre mais il y a beaucoup de fautes de prononciation
», assure-t-il. Par exemple, « il prononce « graves » (tombes)
comme le mot ''grève'', c’est assez cocasse pour un président »,
s’amuse le prof. Pour autant, il lui décerne tout de même le niveau
« C1 », très avancé, pour « sa super grammaire, son
très bon vocabulaire et sa bonne syntaxe ».
Bref, rien à voir avec ses prédécesseurs comme Jacques Chirac et
son « let them go, let them do », François Hollande et son « you
can be do what we want to do », ou encore Nicolas Sarkozy et son «
sorry for the time » en parlant de la météo… Au niveau des autres
dirigeants de pays européens, il y a eu pire, ou à tout le moins
aussi mauvais. L’ancien premier ministre espagnol, Mariano Rajoy,
tellement nul en anglais qu’il s’est fait payer des cours pendant
un an pour 13.000 euros, pour rien. En 2014, Donal
Tusk, alors premier ministre polonais, s’en est allé à Malte pour
apprendre la langue de Shakespeare avant de prendre la présidence
de l’UE.
« Renouvellement générationnel »
« Aujourd’hui, je n’ai pas en tête un dirigeant européen qui ne
parle pas anglais », assure Bruno Cautrès, chercheur au CNRS, au
CEVIPOF et enseignant à Sciences-Po. « Il y a un effet de
renouvellement générationnel des dirigeants européens et l’effet
de la mondialisation qui leur offre davantage d’occasions
d’échanger entre eux en anglais », poursuit-il. Ainsi, avec Pedro
Sanchez, l’Espagne à a sa tête son premier leader bilingue. La
chaîne YouTube Breakout business english, reconnaît que la
Première ministre italienne, Giorgia Meloni, possède un excellent
vocabulaire même si elle commet quelques fautes dans un anglais
plutôt formel et scolaire. En 2025, lors d’un entretien à la
Maison-Blanche avec le président américain, le chancelier
allemand, Friedrich Merz a été félicité de son niveau d’anglais
par un Donald Trump qui a lui même pourtant quelques soucis avec
sa langue natale.
« Les plus forts, ce sont les dirigeants de l’Europe du Nord, dont
l’accent pourrait même faire douter qu’ils ne sont pas
britanniques », affirme Bruno Cautrès. Le président finlandais
Alexander Stubb, par exemple, parle six langues, dont l’anglais et
le français couramment. La Première ministre du Danemark, Mette
Frederiksen, maîtrise aussi parfaitement l’anglais comme on a pu
le voir lors de la crise qui opposait son pays aux Etats-Unis
autour du Groenland.
La plupart des dirigeants européens ont, et c’est assez logique, un fort accent de leur pays lorsqu’ils parlent anglais. Emmanuel Macron davantage que les autres ? « C’est vrai qu’il a un fort accent français, mais je pense qu’il en joue un peu », estime Bruno Cautrès. « C’est quelque chose qui le rapproche des Français, entre français, on se moque nous-mêmes de notre façon de parler anglais », ajoute-t-il.
Mikael LIBERT
peu importe comment nos dirigeants prononcent l'anglais, ce qui est grave; c'est que personne ne pose la question : "pourquoi se croient-ils obligés de parler anglais, alors qu'ils représentent l'Union Européenne ?"
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Didier, tu es bête ou quoi ? En quoi ais je dit par cet article que je supportais l'anglais !!!!
Je ne fais que remonter une information qui va rentrer dans la tête de nos jeunes actuellement.
Comme toi, je regrette ce fait accompli, je suis le premier à critiquer mes collègues proches (surtout au travail) des qu'ils parlent anglais.
Cet article doit nous faire réfléchir sur notre combat : à quoi bon apprendre l'esperanto si un chef d'état est capable d'avoir une note C1 et si tous les chefs d'état sont pratiquement à l'aise avec l'anglais !
On doit insister sur le prix exorbitant d'apprentissage de l'anglais et sur sa non-neutralité (les angliche n'ont aucun effort à faire)
Samidiane,
Marc ANSELMI
Le 13.05.2026 10:54, Didier Janot a écrit :
Marc,Puisque l'espéranto ne n'intéresse pas, et que maintenant tu penches pour l'angliche,part fonder : English Démocrature Euro-étasunienne,et laisse les EDE-anoj s'occuper de la promotion del' espéranto langue commune pour parler librement.Ĝis,DJ
Le mer. 13 mai 2026 à 10:36, 'TRIOLLE Renée' via edefrance-discussions <edefrance-...@googlegroups.com> a écrit :
peu importe comment nos dirigeants prononcent l'anglais, ce qui est grave; c'est que personne ne pose la question : "pourquoi se croient-ils obligés de parler anglais, alors qu'ils représentent l'Union Européenne ?"
Le 13/05/2026 à 10:22, ANSELMI Marc a écrit :
Un article (de Mikael LIBERT) pour info.
Macron, Meloni, Sanchez, Merz... Qui est, « for sure », le dirigeant européen le plus fort en anglais ?
where is Macron•La dernière impro en anglais d'Emmanuel Macron lui a valu quelques moqueries alors qu'il maîtrise plutôt mieux la langue de Shakespeare que la plupart des dirigeants européens
«This is a total lack of respect », a lancé, lundi, Emmanuel Macron pour faire cesser le brouhaha qui régnait dans la salle lors du premier jour du sommet franco-africain, au Kenya. Son intervention a suscité pas mal de commentaires, un bon paquet de remarques amusées sur son accent et même quelques reprises en musique sur les réseaux sociaux. Pourtant, le président français à un bon niveau selon les spécialistes, dans le haut du panier de ses homologues européens en tout cas.
On ne compte plus les occasions au cours desquelles le chef de l'Etat français s'est exprimé en anglais, lors d'allocutions formelles bien écrites ou pour des prises de paroles plus spontanées. Pour ce dernier cas, c'est ce qui s'est passé lundi, au Kenya, lorsqu'il a enjoint à une assistance dissipée à aller bavarder dehors. S'il n'y a rien à dire sur le fond ou la forme, son « french accent » en revanche saute aux oreilles.« Super grammaire » et « très bon vocabulaire »
Le centre de formation en langues, American center, avait déjà jugé le niveau d'anglais d'Emmanuel Macron en étudiant une interview donnée à la chaîne britannique BBC. Sa « maîtrise de la langue » avait été saluée par l'institut ainsi que son « vocabulaire à la fois précis et imagé ». L'American center avait aussi souligné « son accent français », qualifié de « ni britannique, ni américain », appelé « mid-atlantic acccent ».
Ce sont globalement les mêmes conclusions qu'Adrien Jourdan, directeur de l'académie « I speak spoke spoken », a tirées de l'analyse d'autres allocutions d'Emmanuel Macron. « C'est facile de le comprendre mais il y a beaucoup de fautes de prononciation », assure-t-il. Par exemple, « il prononce « graves » (tombes) comme le mot ''grève'', c'est assez cocasse pour un président », s'amuse le prof. Pour autant, il lui décerne tout de même le niveau « C1 », très avancé, pour « sa super grammaire, son très bon vocabulaire et sa bonne syntaxe ».
Bref, rien à voir avec ses prédécesseurs comme Jacques Chirac et son « let them go, let them do », François Hollande et son « you can be do what we want to do », ou encore Nicolas Sarkozy et son « sorry for the time » en parlant de la météo... Au niveau des autres dirigeants de pays européens, il y a eu pire, ou à tout le moins aussi mauvais. L'ancien premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, tellement nul en anglais qu'il s'est fait payer des cours pendant un an pour 13.000 euros, pour rien. En 2014, Donal Tusk, alors premier ministre polonais, s'en est allé à Malte pour apprendre la langue de Shakespeare avant de prendre la présidence de l'UE.
« Renouvellement générationnel »
« Aujourd'hui, je n'ai pas en tête un dirigeant européen qui ne parle pas anglais », assure Bruno Cautrès, chercheur au CNRS, au CEVIPOF et enseignant à Sciences-Po. « Il y a un effet de renouvellement générationnel des dirigeants européens et l'effet de la mondialisation qui leur offre davantage d'occasions d'échanger entre eux en anglais », poursuit-il. Ainsi, avec Pedro Sanchez, l'Espagne à a sa tête son premier leader bilingue. La chaîne YouTube Breakout business english, reconnaît que la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, possède un excellent vocabulaire même si elle commet quelques fautes dans un anglais plutôt formel et scolaire. En 2025, lors d'un entretien à la Maison-Blanche avec le président américain, le chancelier allemand, Friedrich Merz a été félicité de son niveau d'anglais par un Donald Trump qui a lui même pourtant quelques soucis avec sa langue natale.
« Les plus forts, ce sont les dirigeants de l'Europe du Nord, dont l'accent pourrait même faire douter qu'ils ne sont pas britanniques », affirme Bruno Cautrès. Le président finlandais Alexander Stubb, par exemple, parle six langues, dont l'anglais et le français couramment. La Première ministre du Danemark, Mette Frederiksen, maîtrise aussi parfaitement l'anglais comme on a pu le voir lors de la crise qui opposait son pays aux Etats-Unis autour du Groenland.
Le mer., mai 13, 2026 à 11:43, marc.a...@arras-esperanto.fr<marc.a...@arras-esperanto.fr> a écrit:
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Je suis d'accord avec toi Bernard, tu prêches un convaincu. Le niveau d'aujourd'hui est bien de A1-A2 mais parce que les gens ne se servent pas de l'anglais dans leur métier ou leur loisirs. Quand tu ne pratiques pas, tu oublies vite la langue.
Par contre, quand le métier exige (politique, entreprise) une maitrise parfaite de l'anglais, l'individu se met au pas, dépense son argent et son temps pour arriver au niveau C1.
Si tu n'as pas les qualifications C1, alors tu es viré ou tu n'as pas le poste. Et malheureusement l'humain est prêt à tous les sacrifices pour avoir un bon emploi.
Comme l'humain ne connait pas notre solution et en plus, on lui refuse même par exemple une option esperanto au bac, il lâche l'affaire et suit aveuglement les consignes de l'état.
Et l'article ci dessous est très négatif pour le subconscient. C'est pour cela que je voulais vous en parler. L'article nous fait comprendre qu'il y a peut être des petits problèmes mais qu'en réalité il suffit juste de s'y mettre pour effacer le problème.
Marc ANSELMI
Le 13.05.2026 16:58, Bernard Cornevin a écrit :
Et si on s'intéressait aux citoyens? Malgré environ 60 ans d'enseignement de l'anglais en Europe occidentale et 40 ans en Europe Centrale post- sovietique aux jeunes, environ 1000 heures ou plus en moyenne, le niveau moyen en UE aujourd'hui est A1-A2 !
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le "on" , c'est l'humain en général, relie bien ma phrase. Et je ne me défausse sur rien du tout. EDE fait un travail formidable de publicité sur l’espéranto. C'est pour cela aussi que j'en suis toujours membre. Re-Bravo à tous les actifs d'EDE.
Et après, tu cites quelque chose de juste : "il nous faut augmenter la demande d'élèves". Mais faire connaitre l’espéranto n'est pas suffisant. Même si beaucoup de gens admirent l’espéranto, ils ne franchiront pas le pas car l'outil ne leur servira pas pour leur carrière professionnel. Ce qu'il faudrait c'est recenser des éventuels futurs élèves prêts à lâcher les langues actuelles qu'on leur propose dans le cursus scolaire si par bonheur l’espéranto serait proposé au choix. Je verrais bien Esperanto-France s'occuper de cette liste potentielle d’élèves qui a mon sens serait beaucoup plus porteur que n'importe quelle pétition.
Marc ANSELMI
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avec cette méthode, on restera toujours petit. Ceux qui acceptent de faire de l’espéranto dans le cadre "hors scolaire" ne sont pas très nombreux.
Marc ANSELMI
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