La configuration internationale évolue. L’affirmation politique et économique des pays du Sud ainsi que le pouvoir de présidents belliqueux le plus souvent d’extrême droite dans des pays importants va de pair avec le déclin économique relatif de l’Europe démocratique qui doit s’unir pour compter, face particulièrement aux deux superpuissances Etats-unis et Chine.
La politique du tout-anglais dans un nombre croissant d’institutions européennes, en plus d’accroître la dépendance de l’UE notamment numérique face aux Etats-unis, contribue à couper ces institutions d’une part majoritaire des citoyens européens dont le niveau en anglais est le plus souvent faible ou nul, malgré un apprentissage quasi obligatoire à l’école et des milliers d’heures d’étude en moyenne. Les traductions dans les langues de l’UE, en premier lieu les plus parlées, devraient être la règle. Elle induit aussi une perte de richesse de réflexion et de parole dans la langue la mieux maîtrisée par chacun. 99 % des Européens de l’UE ont une langue maternelle autre que l’anglais.
La langue internationale auxiliaire, « chef d’oeuvre de logique et de simplicité » selon un vœu de l’Académie des Sciences, « langue fort bien faite d’une cohérence absolue » selon Henriette Walter linguiste, est une langue européenne par ses racines, caractérisée par sa construction facile, à la fois simple, claire et régulière, sa rapidité relative d’apprentissage. Son initiation ludique en tant que langue pivot en quelques heures, à tous les niveaux de formation, aidée de logiciels et IA sur internet, permet d'accéder à une communication de base et accélère l’étude des langues en général. L’esperanto serait aussi un cadeau pour les citoyens du reste du monde.
Amike
Bernard