LA RÉPUBLIQUE CONTRE LA VIOLENCE

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Fabien

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Feb 20, 2026, 5:03:39 PMFeb 20
to edefrance-discussions
Saluton,

Je viens de lire le texte de Dominique De Villepin qui fait preuve d'une hauteur de vue tout à fait intéressante sur le moment grave que nous vivons.  Le texte qu'il a publié clarifie très bien la situation, le glissement vers un point de non retour.  Je recommande ABSOLUMENT de lire son texte et si vous êtes d'accord avec son contenu, de le faire suivre à titre personnel pour la salubrité du débat public et en espérant que les françaises et français reprennent leurs esprits et comprennent quel est le vrai danger.


Je suis tombé sur cet article que j'ai trouvé intéressant, rédigé par une professeure d'histoire de l'Université de Washington et rappelant que l'une des étapes les plus importantes de l'accession d'Hitler au pouvoir dictatorial fut l'obtention de pouvoirs policiers d'urgence (décret de février 1933 post-incendie du Reichstag), après l'inversion accusatoire opérée par les nazis dans l'opinion publique en se servant des violences politiques de rue (ce qu'explique d'ailleurs DDV).


Bonan semajnfinon.
Fabien.

didier....@bluewin.ch

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Feb 21, 2026, 5:22:57 AMFeb 21
to Fabien, edefrance-discussions
Avec Dominique de Villepin ceux qui considère que LFI n’est pas d’extrême gauche en prennent plein leur grade. Je suis scandalisé que tous les merdias considèrent la manifestation de deuil (national) sur la mort de Quentin Deranque, comme manifestation d’«extrême droite». On n’a pas considéré la manifestation de deuil (national) sur la mort de Samuel Paty comme une manifestation d’«extrême gauche». L’art de toujours diaboliser qui ne se plie pas à la doxa gouvernementale. Il est à noter que lors de la minute de silence à l’AN, le RN était présent pour compatir à la mort violente d’un enfant pacifique de la République, mais qu’aucun député de LFI n’y est venu faire preuve de compassion (encourageant par là-même les ultra-gauches à recommencer).
 
A noter que le nazisme, la violence se sont mis en place (par le principe de la fenêtre d'Overton) avec 40 ans d'abandon des principes de la Démocratie. Dernier discours en date du dictateur de l’Elysée : la liberté d’expression est bullshit ! Ses principes qui gouvernent désormais la France et l'Europe sont: LA PEUR, LA CULPABILISSATION ET LA GUERRE. Marre de s'inventer des ennemis pour ne pas voir les pires qui soient: nos faux-amis qui nous broient.
 
Didier Cornuet
 
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Didier Janot

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Feb 21, 2026, 5:32:23 AMFeb 21
to edefrance-discussions
Je rappelle qu’il existe une liste ede-politique (https://groups.google.com/g/ede-politique) et que Fabien aurait été bien inspiré de lancer son sujet sur cette liste ede-polique et non ici.

N’avons nous pas mieux à faire que de lancer des polémiques politiciennes stériles ? 

Par exemple travailler à la promotion de l’espéranto langue commune pour parler librement entre Européens

Ĝis, 
DJ

François Lo Jacomo

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Feb 21, 2026, 7:37:16 AMFeb 21
to 'Pierre DIEUMEGARD' via edefrance-discussions

Voici le tract que j’ai rédigé hier. A l’occasion de la journée internationale de la langue maternelle (aujourd’hui 21 février, fêté hier à l’Unesco).

 

Bon week-end à tous,

 

François Lo Jacomo

06 80 88 53 27

-- 

 

 

 

La 21/02/2026 11:32, « Didier Janot » <edefrance-...@googlegroups.com au nom de didier...@gmail.com> skribis:

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Votre langue maternelle.pdf

Didier Janot

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Feb 21, 2026, 7:44:58 AMFeb 21
to edefrance-discussions
Tu as réussi à en distribuer ? 
Ĝis, 
DJ

Fabien

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Feb 21, 2026, 7:46:00 AMFeb 21
to Didier Janot, edefrance-discussions
Bonjour,

Merci pour vos réponses. Vos réactions montrent que de parler de démocratie (nous nous appelons tout de même Europe DEMOCRATIE espéranto) et de ce qui la met en danger (les fausses idées piégeant le débat) vous dérange. Le texte visait donc juste.

Je ne savais pas que défendre les valeurs de la République (j'évoque Samuel Paty qui ne faisait que son métier) était un acte d'extrême gauche, c'est intéressant...
On aura vraiment pu lire tout (et parfois n'importe quoi, preuve en est!!!) sur cette liste, cela nous montre bien d'où parle Didier CORNUET, et c'est glaçant.

Bon après-midi.
Fabien.

ANSELMI Marc

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Feb 21, 2026, 7:52:21 AMFeb 21
to edefrance-...@googlegroups.com

Didier J, plutôt que de critiquer les débatteurs qui honnêtement veulent débattre sur un sujet primordial de notre parti, la "démocratie", pourquoi ne les invites tu pas à la liste de discussion que tu as crée toi même ?

Est ce que Fabien, Didier C, Denis S et d'autres sont membres de cette liste "ede-politique" ?

D'ailleurs, qu'est ce qui te permets de donner des leçons sur les "thématiques" des listes ? Tu as décidé ça tout seul ? Ou est ce qu'un règlement de notre mouvement a décidé de cela ?

Qui a décidé que "edefrance-discussions" était réservé à la "promotion de l’espéranto" et que "ede-politique" était réservé aux restes ?

Est ce que le Konsilio (Conseil d’administration d'EDE) peut clarifier ce sujet ? Est ce écrit quelque part ?

Marc ANSELMI

ANSELMI Marc

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Feb 21, 2026, 7:55:07 AMFeb 21
to EDE France

Bravo François, très bon document.

Marc ANSELMI



Date : Sat, 21 Feb 2026 13:37:09 +0100
De : François Lo Jacomo 

'
Votre langue maternelle.pdf

ANSELMI Marc

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Feb 21, 2026, 8:04:55 AMFeb 21
to edefrance-...@googlegroups.com

Didier Cornuet raconte n'importe quoi en disant que la manifestation de deuil n'est pas une manifestation d’extrême  droite :

 https://www.20minutes.fr/societe/4202648-20260221-mort-quentin-deranque-organisateurs-marche-prevue-samedi-lyon

Aliette Espieux est l’ancienne porte-parole de la Marche pour la vie et la fondatrice de Génération pro-vie, mouvement catholique intégriste anti-avortement, actuellement mobilisé contre la loi sur la fin de vie. Présente sur les réseaux sociaux, elle multiplie les vidéos sur l’IVG ou la contraception, se définissant comme une « féministe pro vie ». Son mari connu de la justice

Aliette Espieux est aussi proche des sphères d’extrême droite les plus radicales. Selon Street Press, elle est mariée à Eliot Bertin, ex-leader du Lyon Populaire. Ce groupuscule d’ultradroite, émanation du feu Bastion Social, a été dissous en juin 2025. Depuis, un autre a repris le flambeau : Audace Lyon. Sur Instagram, le « collectif nationaliste » a publié un communiqué à propos de la mort de Quentin Deranque, qualifié de « camarade ». Par ailleurs, Eliot Bertin est mis en cause par la justice pour des faits de violences commis lors d’une conférence organisée par le collectif Palestine 69 survenus en novembre 2023.

« J’ai bien affirmé haut et fort, dans un communiqué de presse, que toutes les informations fausses divulguées, notamment celles qui disent que mon mari est néonazi, seront poursuivies pour diffamation », a répondu Aliette Espieux sur RMC ce vendredi. Sollicitée par 20 Minutes, elle n’a pas donné suite.

Plusieurs organisations d’extrême droite ont annoncé leur présence sur les réseaux sociaux, à l’instar des féministes identitaires de Némesis, du mouvement nationaliste et royaliste Action Française, du collectif Héritage Lyon ou encore du groupe nationaliste Allobroges Bourgoin, dont Quentin Deranque était l’un des fondateurs. Des militants européens sont également attendus, selon des échanges sur des comptes Telegram, certains ouvertement néonazis. Le militant d’extrême droite Yvan Benedetti, ex-président du groupe pétainiste L’Œuvre Française, dissous en 2013, condamné pour négationnisme et incitation à la haine raciale, a également confirmé sa présence au Progrès et au Parisien.

...........................

Beurk, ces organisations d’extrême droite me donnent la nausée.

Marc ANSELMI

ANSELMI Marc

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Feb 21, 2026, 8:25:37 AMFeb 21
to edefrance-...@googlegroups.com

Pour en revenir au sujet de Fabien, je tiens à souligner l'excellent texte de Dominique De Villepin. (que je copie en dessous pour ce qui n'ont X)

Même si j'aime pas LFI, je trouve choquant de tous leur coller sur leur dos (J’espère que ça fera plaisir à Denis Serge C que je défende un peu LFI). 

Non, la violence de l’extrême gauche n'est pas la même que la violence de l’extrême droite. Il suffit de re-lire (dans ce texte) que :

"Les groupuscules violents d’extrême droite sont aujourd’hui beaucoup plus nombreux à travers tout le territoire et ils augmentent en nombre chaque jour. Même en termes de victimes, macabre décompte, l’extrême gauche a fait une victime ces cinq dernières années, les militants d’extrême droite en ont fait onze, essentiellement des victimes ciblées sur des bases religieuses et raciales, des motifs profondément politiques.

Depuis 1986, rappelle l’historien Nicolas Lebourg, 59 morts sont attribués à l’ultra-droite, contre six à l’ultra-gauche."

Je le souligne en gras pour que Didier C le voit bien . 59 contre 6 , nekredeble !

Bon après, je ne partage pas tout ce que dit Villepin. C'est un beau parleur mais ne propose pas grand chose pour éradiquer les dictatures de la planète.

Marc ANSELMI

.............



Conversation
Dominique de Villepin
@Villepin
LA RÉPUBLIQUE CONTRE LA VIOLENCE

Je suis conscient des risques que je prends à m’exprimer dans une période de si grande polarisation, d’émotion et de passion politique, mais l’esprit de responsabilité exige l’engagement et la clarté. On criera parce que je compare l’extrême droite d’aujourd’hui à celle d’hier. Je ne dis pas qu’elle est la même. Je dis qu’il y a des filiations qui ne permettent pas de les distinguer radicalement. On criera que je me gauchise et défends LFI. Je le redis : je n’ai aucune affinité, ni aucun lien avec LFI. On criera que je fais la leçon à la gauche et que je me droitise. Qu’on crie. Je crois à la nécessité de dire certaines vérités, même quand elles nous dérangent. Parce que je ressens douloureusement le fait que l’obscurcissement de ces vérités permet de maintenir l’illusion d’une vie démocratique normale quand elle ne l’est déjà plus et risque de basculer. Et parce qu’à cet instant précis, l’enjeu n’est pas de gagner une séquence médiatique : l’enjeu est d’empêcher que la France, par fatigue, par calcul, par aveuglement, ne se réveille un jour en découvrant qu’elle a sanctuarisé le danger qu’elle prétendait conjurer. Quand le réel est compliqué, il faut prendre le temps de la réflexion, de la nuance, de la perspective. L’affaire Quentin Deranque nous place face à une telle obligation. Celle de l’inconfort et de la vigilance.D’abord, il faut le dire sans détour : nous devons dénoncer toutes les violences, quelles qu’elles soient, et les dénoncer sans exception. Nous devons condamner la violence politique, toute violence politique, parce qu’elle n’a pas sa place dans une démocratie. Sans exception. Une démocratie commence là où la force recule, là où la parole remplace le coup, là où l’adversaire demeure un citoyen. Et quand la violence surgit, quand elle s’organise, quand elle se justifie, elle ne frappe pas seulement des individus, elle atteint l’idée même de République.

Nous devons aussi mesurer l’importance du moment où nous nous trouvons. C’est pour la France le « moment Charlie Kirk » qu’a vécu l’Amérique trumpienne il y a quelques mois avec l’assassinat de Charlie Kirk par un meurtrier se revendiquant de l’antifascisme. C’est un moment qui vise à la délégitimation d’une partie du spectre politique et à la victimisation de l’extrême droite triomphante. L’enjeu, c’est celui d’une prise de pouvoir sur les esprits, d’une prise de pouvoir sur les rues. Alors soyons vigilants. Ne cédons pas le terrain à l’extrême droite. Nous approchons, j’en suis convaincu, d’un point de non-retour. Quelque chose commence à nous échapper.

Il y a un certain confort à rejeter dos à dos toutes les violences, une conviction de se prémunir de tout risque d’avoir tort. Mais cela nous rapproche-t-il vraiment de la vérité ? On ne peut pas jouer avec la démocratie. Il y a quelque chose de troublant à voir tout le paysage politique, de la gauche de la gauche à la droite en passant par la gauche, chercher à tirer parti de la situation. L’extrême droite en est la seule gagnante. Il est des moments où les calculs personnels doivent céder à la défense de l’essentiel : la démocratie.

Ensuite, il faut regarder en face ce qui, dans la stratégie et dans les réactions de LFI, nourrit le feu au lieu de l’éteindre, sans jamais confondre responsabilité politique et responsabilité pénale. La justice établira les faits, les rôles, les actes, et les responsabilités individuelles. Mais la politique, elle, répond d’un climat : celui des mots, des postures, des ambiguïtés, des proximités tolérées, de la tentation de l’affrontement permanent. Dans une France divisée, fragilisée, travaillée par les peurs et les colères, jouer sans cesse sur la rupture, sur la ligne de front, sur la dramatisation, c’est prendre le risque de créer les conditions où des acteurs se sentiront autorisés à passer du verbe au geste. Et ce risque, quel que soit le camp, n’est pas théorique : il est désormais devant nous.

Je ne parle pas ici au nom d’un camp, je parle au nom d’une certaine idée de la République. Je refuse toute querelle de chapelle, tout règlement de comptes partisan, mais j’affirme en ce moment si grave une exigence de responsabilité nationale de la part de toutes les formations politiques et de tous les responsables politiques. La France Insoumise a aujourd’hui une responsabilité particulière : celle de ne pas surenchérir et de ne pas stériliser, dans une posture défensive et belliqueuse, une partie de l’électorat. La radicalité, lorsqu’elle devient un style, finit par devenir une mécanique. Et cette mécanique, tôt ou tard, échappe à ceux qui prétendent la conduire. Cela suppose pour LFI de clarifier ses positions, de tenir ses rangs, de rompre avec toute ambiguïté, et de faire prévaloir le débat sur la mise en tension permanente. Cela suppose un discours réfléchi, profond et ouvert. Cela suppose aussi d’accepter l’inconfort : reconnaître qu’on a pu alimenter la tension, même sans vouloir la violence. Je le dis avec force, parce que le basculement est possible. Il faut le dire sans détour : LFI fait tout autant le jeu du RN en s’arc-boutant sur sa rhétorique que certains responsables de gauche en acceptant de renvoyer dos à dos les violences. J’assume de déployer une leçon historique qui ne vaut pas comparaison : en 1933, sans l’intransigeance du parti communiste allemand, aveuglé par sa stratégie « classe contre classe » qui minimisait le risque fasciste, sans doute le parti national-socialiste n’aurait pas pu arriver au pouvoir. C’est la peur du bolchévisme qui a poussé assez de modérés à se rallier, par réflexe, à ceux qui se présentaient comme le seul rempart. Eviter le piège, cela suppose aujourd’hui pour LFI de tracer des limites nettes, de récuser toute complaisance pour la violence, et de choisir la force du débat plutôt que la logique du choc. Cela suppose un discours réfléchi, profond et ouvert. Je le dis avec force, parce que l’heure est grave
Mais c’est ici que la vigilance doit être la plus haute : condamner la violence et critiquer LFI ne doivent pas nous conduire à la faute politique majeure, celle de renvoyer dos à dos toutes les radicalités comme si elles étaient de même nature, de même force, de même danger. Il y a en effet deux fausses idées, deux idées dangereuses, qui piègent ce débat. La première, c’est celle de la symétrie des violences de la gauche et de la droite. Plongez  dans l’Histoire, dans l’agitation de la France de la IIIe République au moment de l’affaire Dreyfus et de la montée des ligues. Dans la France des années 30 et de la menace des ligues. Dans l’Allemagne de Weimar, dans l’Amérique du Sud des années 60 à 80 : l’asymétrie de la violence politique a été centrale pour imposer un pouvoir autoritaire et brutal. Le champ démocratique est un plan incliné. L’extrême droite prend le pouvoir sur fond de désordre et de violences de rue. L’extrême gauche, historiquement, sur fond d’effondrement de l’État et de défaite militaire. Les communistes des années 30 n’étaient pas des enfants de chœur, mais les renvoyer dos à dos avec les nervis fascistes, avec près d’un siècle de recul, nous semblerait fautif.
Le parti social-démocrate allemand, grande force républicaine de gauche à l’époque, a eu sa part de responsabilité dans la montée du nazisme, en maintenant l’illusion d’une posture d’équivalence qui a conduit à son propre écrasement. Aujourd’hui, entendre en France des responsables du centre gauche saisir l’opportunité de régler leurs comptes et de se débarrasser d’adversaires encombrants pour s’imposer dans les sondages me paraît une faiblesse politique et une facilité d’estrade. Quant à la droite qui y voit l’occasion d’un apaisement de façade pour pouvoir s’allier à l’extrême droite sans faire de cauchemars la nuit, je ne reconnais plus rien en elle de la vigilance chiraquienne. Et qu’on se comprenne : ce tir croisé sur LFI, par calcul, par repositionnement, par opportunisme, a un effet mécanique. Il détourne l’attention du danger principal et contribue à normaliser l’extrême droite en la dispensant d’être interrogée comme elle devrait l’être.

Cette illusion de la symétrie, c’est une illusion numérique. Les groupuscules violents d’extrême droite sont aujourd’hui beaucoup plus nombreux à travers tout le territoire et ils augmentent en nombre chaque jour. Même en termes de victimes, macabre décompte, l’extrême gauche a fait une victime ces cinq dernières années, les militants d’extrême droite en ont fait onze, essentiellement des victimes ciblées sur des bases religieuses et raciales, des motifs profondément politiques. Depuis 1986, rappelle l’historien Nicolas Lebourg, 59 morts sont attribués à l’ultra-droite, contre six à l’ultra-gauche. C’est le retour des ligues. C’est un magma de groupuscules qui tissent un réseau de lieux, d’affinités, de thèmes.

C’est une illusion sur les formes de la violence. L’extrême droite, depuis deux siècles, vise à maîtriser la rue pour imposer la violence comme politique. L’extrême gauche veut imposer une politique par la violence. Quelle différence cela fait ? Quand la gauche est violente, elle effraie et elle nuit à la politique qu’elle veut mettre en œuvre. Quand la droite est violente, elle commence déjà à mettre en œuvre sa politique. Et même quand elle perd, elle gagne en montrant l’horreur du désordre et donc la nécessité d’un ordre à tout prix, d’un ordre au prix de la violence.

C’est une illusion sur les probabilités des risques. Le pays risque-t-il aujourd’hui de basculer dans un régime de gauche radicale ? Rien n’étaye cette idée. LFI stagne dans les sondages autour de 10 à 15%. L’extrême droite est, elle, à 35 ou 40 %, et tous les sondages la donnent gagnante à l’élection présidentielle de 2027, ce que tout le monde essaye d’oublier pour maintenir la fiction d’une vie politique normale. Aux États-Unis, on voit bien que le risque mortel peut venir moins de groupuscules marginaux que d’une administration Trump qui théorise le mépris du droit et le recours à la violence. Aujourd’hui, la diabolisation de LFI, par des amalgames qu’elle a rendus elle-même possibles en raison d’erreurs voire de fautes stratégiques manifestes, n’a qu’un sens : légitimer une prise de pouvoir identitaire et justifier les ralliements de plus en plus nombreux. Jordan Bardella a ainsi appelé, par une inversion du stigmate, à un « front commun » contre LFI. Faut-il vraiment oublier qu’en 1933, le parti national-socialiste prenait prétexte de l’incendie du Reichstag attribué à Van der Lubbe pour interdire le parti communiste et de nombreuses organisations de l’opposition de gauche et engager la mise au pas de l’Allemagne ?

La deuxième fausse idée, c’est celle de la normalisation de l’extrême droite, considérée désormais comme une part légitime du débat politique. C’est qu’on oublie facilement que l’extrême droite n’est pas un choix comme un autre dans une démocratie, parce que souvent il n’y a pas de retour en arrière. Aucun régime de gauche radicale n’a été élu en Europe qui n’ait rendu les clés du pouvoir par les urnes. En revanche, de nombreux régimes d’extrême droite ontaccédé au pouvoir par les urnes, du moins légalement, sans le rendre : Allemagne, Italie, Hongrie, Roumanie. Ce n’est pas toujours le cas, mais c’est suffisamment souvent le cas pour que ce soit un risque mortel qu’on ne peut prendre. Normalisation des engagements politiques de la jeunesse nationaliste ? Les choses n’ont pas tant changé. Au lendemain d’une manifestation d’hommage à Quentin Deranque à Paris, les manifestants ont laissé sur les murs une traînée de croix gammées. Quel parti accumule les condamnations de ses membres pour antisémitisme et pour racisme ? Le Rassemblement national, de manière récurrente. Ne nous laissons pas égarer par des façades repeintes. Quels sont les risques aujourd’hui ? Ils sont doubles. C’est d’abord l’installation d’une culture de guerre civile dans laquelle les violences des uns justifieraient sans fin les représailles des autres, écrasant entre elles un centre soucieux d’apaisement et de dialogue jusqu’à ne laisser qu’un face-à-face des radicalités. C’est ensuite la complicité tacite de toutes les forces politiques à la prise de pouvoir par l’extrême droite. C’est là le nœud : à force de concentrer les coups sur LFI, par tactique, par confort, par calcul, on crée un corridor de respectabilité pour le RN. On lui offre ce dont il a toujours rêvé : l’apparence de la normalité, le privilège d’être la réponse au désordre qu’il prospère à entretenir.

Ce moment exige une résolution : ne rien céder à la violence, ne rien céder aux calculs, ne rien céder aux facilités de la symétrie. La République ne se sauvera ni par les postures, ni par les anathèmes, ni par l’ivresse des camps. Elle se sauvera par la clarté des mots, la fermeté du droit, la responsabilité des partis, et le refus de sanctuariser l’extrême droite sous prétexte de combattre ses adversaires. L’heure n’est pas à se compter, elle est à se tenir. Et si la France veut éviter le point de non-retour, elle doit retrouver ce qui fait sa force quand tout vacille : la dignité du débat, l’autorité de l’État, et l’esprit de République. Dominique de Villepin

ANSELMI Marc

unread,
Feb 21, 2026, 8:31:28 AMFeb 21
to edefrance-...@googlegroups.com
Ou alors, il faut demander à Didier Janot de proposer à la prochaine AG
d'enlever le mot "démocratie" dans le nom de notre mouvement.

Pour lui, défendre la "démocratie" est un gros mot. Pour lui, être
"démocrate" , c'est avoir une opinion et c'est quand même dommage que
EDE ne défende pas la "démocratie de base"

Marc ANSELMI

Didier Janot

unread,
Feb 21, 2026, 8:44:32 AMFeb 21
to edefrance-discussions
Je rappelle que lors de notre dernière AG les membres de EDE ont voté un point 
– reconnaissant et soutenant la liberté d’expression, et la neutralité sur le reste, 
– pour promouvoir l’espéranto langue commune pour parler librement entre Européens

Donc ceux qui ont sans arrêt le mot démocratie à la bouche feraient bien de commencer par respecter la démocratie interne à EDE en arrêtant de faire de l’entrisme politique qui ne mène à rien sauf à détourner notre action de la promotion de l’espéranto.

Pour faire de la politique politicienne il y a toutes sortes de partis et mouvements. Pour promouvoir l’espéranto il n’y a que les espérantistes. Pour le faire en se présentant aux élections européennes et avec des moyens politiques, il n’y a que EDE.

Merci de respecter la volonté de la majorité des EDE-anoj.

Ĝis, 
DJ


[3.9] EDE
– reconnaît et soutient la liberté de pensée et d’expression de chaque Européen ; pour cela ne prend pas position et ne porte pas de jugement sur les opinions émises et les différents courants de pensée,
– considère que l’exercice de la liberté d’expression repose sur la capacité des Européens à débattre directement entre eux sans discrimination linguistique ; pour cela promeut l’espéranto langue commune pour permettre aux Européens de parler librement entre eux.
(Article 3.9 voté lors de l’assemblée générale du 7 juin 2025.) 
— 



Fabien

unread,
Feb 21, 2026, 9:12:10 AMFeb 21
to edefrance-discussions
Salut Didier,

Merci de nous avoir rappelé mon droit à la liberté d'expression, mon droit à débattre directement et librement avec d'autres européens et aux autres membres de la liste qu'il ne faut pas porter de jugement ni prendre position ni émettre d'opinion sur ce que j'envoie. Je savais bien que tu étais de mon côté. ☺️ Quand le chat se mord la queue... les souris dansent-elles?😸

Bon aprèm.
Fabien.

Brilleaud Jean-Seb

unread,
Feb 21, 2026, 10:05:26 AMFeb 21
to edefrance-...@googlegroups.com
J'aime bien ce que dit de Villepin, mais sur ce coup là (le meurtre présumé d'un manifestant à terre), je ne vois pas comment la couleur politique peut rendre ça moins pire.

En tant que partisan d'une langue de la paix et de la démocratie ( cad. s'attendant à voir les conflits réglés par des débats au parlement et non par des affrontements dans la rue), je ne peux me sentir solidaire de ces actes, quelle que soit la couleur politique de leurs auteurs.

Je ne sais pas ce que prônait Charlie Kirk, mais s'il n'a pas fait d'appel à la haine ou à la violence et avait seulement des opinions contraire aux miennes,  je suis prêt à être Charlie pour lui aussi. 

Je condamne la violence d'où qu'elle vienne,  aussi bien des extrêmes que de ceux qui maintiennent sciemment d’autres gens dans une situation de souffrance dont on ne peut sortir que par la violence. 

Que chacun balaie devant sa porte!

Amike,

JSB 


Le sam., févr. 21, 2026 à 14:25, ANSELMI Marc

--
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ANSELMI Marc

unread,
Feb 21, 2026, 12:51:50 PMFeb 21
to EDE France

"Il n’y a pas si longtemps, en janvier 2026, Ismaël Aali a été retrouvé mort dans un étang après une soirée avec un “ami”. Le suspect invoque un accident, mais une vidéo le montre insultant la victime avec un mépris raciste peu avant les faits. Il a donc été placé en détention provisoire pour meurtre “en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion”.

https://www.lamontagne.fr/france-monde/faits-divers/mort-de-quentin-deranque-y-a-t-il-vraiment-59-morts-attribuees-a-lultra-droite-contre-six-a-lultragauche-depuis-1986_14832501/

Marc ANSELMI

Le 21/02/2026 à 14:51, didier....@bluewin.ch a écrit :
Cela me plairait que tu puisses me citer un nom de victime d'extrême droite tuée depuis le début de l'année en France; ce devrait être facile puisqu'il en aurait 10 fois plus que de victimes d'extrême-gauche. 
 
Bon après-midi,
Didier Cornuet

Didier Janot

unread,
Feb 21, 2026, 1:13:21 PMFeb 21
to ANSELMI Marc, EDE France
Certains à EDE tuent la promotion de l’espéranto.

Y aurait-il des agents infiltrés du British Council ou similaire chez nous… 

Ĝis, 
DJ

Fabien

unread,
Feb 21, 2026, 2:11:01 PMFeb 21
to edefrance-...@googlegroups.com
Saluton Jean-Sébastien,

Merci pour ta contribution.  Je ne sais pas si tu fais référence au texte de Dominique de Villepin, mais sauf erreur, il « condamne sans exception toute violence politique ». Autant la mort de Charlie Kirk que celle de Quentin Deranque sont des drames abominables qui n'auraient jamais dû se produire. Passé l'effroi, le recueillement, la responsabilité d’un.e dirigeant.e ou d’un.e ministre est d’objectiver les faits, sans se laisser guider par l’émotion. Comparer les bilans pour savoir quel bord politique engendre le plus de violence peut sembler macabre, mais cette démarche reste nécessaire pour évaluer lucidement les menaces. Et comme le dit Dominique de Villepin rejeter dos à dos toutes les violences est avant tout "une conviction de se prémunir de tout risque d’avoir tort", et c'est là un des premiers aspects d'un débat piégé. Cultiver l’illusion d’une posture d’équivalence, serait-ce pour une raison morale, écrase l'objectivité dont on a besoin pour prendre de la hauteur. Si l'on se permet d'objectiver et d'analyser, comme l'écrit Dominique de Villepin, les illusions sur le fait que les formes de la violence, l'illusion de symétrie, l'illusion sur les probabilités des risques se dissolvent. Il indique que "de renvoyer dos à dos toutes les radicalités comme si elles étaient de même nature, de même force, de même danger" est une erreur politique.

Je trouve intéressant ce qu''écrit D. De Villepin, que selon que la violence émane de la gauche ou de la droite, d'après lui, cela n'a pas le même effet sur la perception dans l'opinion publique et sur le cours des choses.

"Quand la gauche est violente, elle effraie et elle nuit à la politique qu’elle veut mettre en œuvre. Quand la droite est violente, elle commence déjà à mettre en œuvre sa politique." Et même lorsque la droite perd, "elle gagne en montrant l’horreur du désordre et donc la nécessité d’un ordre à tout prix, d’un ordre au prix de la violence."

La violence desservirait toujours la gauche alors qu'elle servirait potentiellement toujours la droite, en tout cas l'extrême droite. Cela se vérifie aux Etats-Unis, où, alors que la première menace est de manière écrasante l'extrême droite, Trump a pris les faits sporadiques de violences de gauche pour légitimer l'intervention de l'armée dans les grandes villes américaines, par inversion accusatoire.

Ext_droite_4.png
En France, les chiffres sont écrasants aussi pour l'extrême droite.
Ext_droite_3.png
Le texte de Dominique de Villepin est intéressant en cela qu'il nous autorise à sortir de certains pièges de pensée et par là permet de se réapproprier et d'assumer le débat, sans craindre d'avoir nécessairement tort et donc être tétanisé.e.s.

Je rappelle que je m'exprime en vertu de l'article 3.9 voté lors de l'assemblée générale du 7 juin 2025 qui reconnaît ma liberté d'expression en tant qu'Européen et que EDE ne doit pas prendre de position ni porter de jugement sur les opinions émises que j'ai émises ci-dessus. Nous voilà bien avancés!!!🤨🤔

Bonne soirée.
Fabien.

[3.9] EDE
– reconnaît et soutient la liberté de pensée et d’expression de chaque Européen ; pour cela ne prend pas position et ne porte pas de jugement sur les opinions émises et les différents courants de pensée,

didier....@bluewin.ch

unread,
Feb 22, 2026, 5:26:31 AMFeb 22
to ANSELMI Marc, edefrance-...@googlegroups.com
NON Didier Cornuet ne dit pas n'importe quoi.
Marc avait omis le passage important (90% d'une vérité est un mensonge disait mon prof de philosophie) de l'article de journal:
« Conformément aux échanges avec la préfecture et les services de police, et selon le souhait de la famille de la victime, l’organisatrice s’est engagée à respecter scrupuleusement les consignes données, à savoir que cette marche revête un caractère pacifique et qu’elle ne donne lieu à aucune expression politique », poursuivent les services de l’Etat dans un communiqué parvenu à la rédaction de 20 Minutes.
 
Donc la marche de deuil commémorant la mort violente d'un enfant (pacifique) de la République est et devait selon les directives du préfet une manifestation "apolitique". Tous ceux tant de gauche que d'extrême gauche et les médias "officiels" qui l'ont qualifiée d'"extrême droite" ont enfreint les directives du préfet et de la famille. Pire,ne pas verser la moindre larme (les députés LFI ont été jusqu'à refuser de participer à la minute de silence à l'Assemblée nationale) sur ce meurtre de l'ultra-gauche encourage par là-même cette dernière à poursuivre ses exactions terroristes; qui plus est et qui aggrave la situation, sans respecter l'âme du défunt, diaboliser sur tous les médias y compris sur EDE-discussion (voir ci-dessous) non seulement ses idées politiques et religieuses, mais aussi celles de toute sa famille n'est vraiment pas glorieux.... 
 
Marc en toute honnêteté a tenté de trouver une justification du fait qu'il y aurait 10 fois plus de morts en France dûs à l'extrême droite que dûs à l'extrême gauche, voici ce qu'il a trouvé:
 
Il y est fait mention de Marion Maréchal disant que “la violence d’extrême droite dans notre pays n’existe pas”. Cet article cite le cas de la mort de Ismaël Aali en janvier 2026 (on se serait attendu à 10 fois plus). En fait ce serait un acte de racisme, or le racisme est condamné par tous les partis qualifiés d'extrême droite (RN, Reconquête et autres). Curieusement il n'est pas fait mention des attaques mortelles au couteau racistes perpétrées par des extra-européens dont l'immigration en France est encore encouragée par les gauches; j'ai moi-même été menacé d'être "planté" par un jeune métisse qui, heureusement pour moi, n'avait pas (encore) de couteau sur lui.
 
Donc Marion Maréchal a bien raison. 
 
CQFD,
 
Bonan dimanĉon
Didier Cornuet
 
 
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ANSELMI Marc

unread,
Feb 22, 2026, 6:00:27 AMFeb 22
to EDE France, Pierre Dieumegard

Ras le bol de ces allusions ou accusations sur des membres d'EDE d’être des agents d'infiltration du British Council . Défendre la démocratie et Condamner les brutes de notre planète n'est pas incompatible avec la défense de l’espéranto.

Je me sens agressé et diffamé par le message de Didier Janot. Je demande donc officiellement  au Konsilio d'EDE de me laver de cet affront :

* en réaffirmant par mes écrits que jamais je ne défend la politique linguistique des britanniques ou des étasuniens.  

* en condamnant Didier Janot d’arrêter ses accusations  mensongères et d’arrêter de faire la morale sur les thématiques de la liste de discussion    "edefrance-discussions" (Faut il établir les règles d'utilisation des listes  en général ? )

Marc ANSELMI 

(copie au Président d'EDE France)  

ANSELMI Marc

unread,
Feb 22, 2026, 6:08:53 AMFeb 22
to EDE France, Pierre Dieumegard

Quitte à faire une demande au Konsilio, j'en profite pour en faire une 2eme tout de suite. 

Je trouve étrangement silencieux mes amis insoumis, notamment Denis Serge sur les déclarations du personnage Didier Cornuet. ça ne vous fait rien qu'un extrémiste de droite déblatère ses arguments incompatibles avec notre idée interne ?

Didier Cornet est le seul représentant d’extrême droite dans notre mouvement  et le programme d'EDE n'a rien à voir avec les idées de Didier Cornuet.

Je demande donc "officiellement" au Konsilio l'exclusion de Didier Cornuet du mouvement EDE.

Marc ANSELMI

PS : copie au Président d'EDE France 

Pierre DIEUMEGARD

unread,
Feb 22, 2026, 6:20:37 AMFeb 22
to edefrance-...@googlegroups.com

J'ai retransmis ce texte sur Linkedin et Facebook.

Pierre Dieumegard

Didier Janot

unread,
Feb 22, 2026, 10:40:10 AMFeb 22
to ANSELMI Marc, EDE France, Pierre Dieumegard
Comme tout le monde peut le lire, je n’ai cité personne en particulier. Si certains se sentent concernés, c’est peut-être qu’eux mêmes estiment qu’ils sont concernés ; qu’eux mêmes gèrent cela avec leur conscience. 

Et puisque certains (toujours personne en particulier) veulent que les règles d’utilisations des listes soient précisées, je propose que soit proposée au vote des membres une résolution précisant que notre liste générale de discussion "edefrance-discussions" soit réservée aux discussions sur la promotion de l’espéranto par EDE. Cela permettra :
1- de mettre la démocratie en pratique, 
2- de mettre fin aux querelles politiciennes stériles qui encombrent notre liste. 

Ĝis, 
DJ

Djemil Kessous

unread,
Feb 22, 2026, 10:42:59 AMFeb 22
to EDE France, ANSELMI Marc, Pierre Dieumegard
Je suis par principe contre toute exclusion et heureux que tous ceux qui soutiennent des idéologies rétrograde;

- M.A. admirateur assumé de Tsahal et de l'entité nationale-ex-socialiste sioniste (par suite de l'internationale virtuelle qui œuvre en sa faveur;

- D.C. et son soutien à l'extrême-droite européenne non moins raciste...

... restent une infime minorité à EDE

Pour info sur le  racisme "anti-blanc" cf.



Salutas

Djémil


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Didier Janot

unread,
Feb 22, 2026, 10:54:26 AMFeb 22
to ANSELMI Marc, EDE France, Pierre Dieumegard
Cette demande basée sur un jugement de valeur relatif à des opinions est tout simplement contraire au point 3.9 votée en AG par les membres. 

Si certains (je ne cite personne en particulier) n’avaient pas lancé un fil de discussion contraire au point 3.9 en prenant des positions politiques, il n’y aurait pas eu de réponse et par la suite tout ce pataquès.

Le vote de la résolution sur l’usage de la liste edefrance-discussions évitera le renouvellement d’un tel pataquès.

Les échanges plus politiques, en rapport avec EDE, pourront se poursuivent sur notre liste ede-politique, mais il serait bien que cela porte sur des analyses et non sur de la retransmission de propagande politicienne (on en est déjà trop abreuvé par ailleurs).

Ceux qui veulent faire de la pure politique politicienne sont libres de rejoindre ou d’ouvrir une liste politique. Et ils auront le droit sur cette liste de ne pas être gênés par du hors sujet (météo, sport, petites annonces…). 

Ĝis, 
DJ

[3.9] EDE
– reconnaît et soutient la liberté de pensée et d’expression de chaque Européen ; pour cela ne prend pas position et ne porte pas de jugement sur les opinions émises et les différents courants de pensée,
– considère que l’exercice de la liberté d’expression repose sur la capacité des Européens à débattre directement entre eux sans discrimination linguistique ; pour cela promeut l’espéranto langue commune pour permettre aux Européens de parler librement entre eux.
(Article 3.9 voté lors de l’assemblée générale du 7 juin 2025.)

bresler lucien

unread,
Feb 22, 2026, 10:57:20 AMFeb 22
to EDE France, ANSELMI Marc, Djemil Kessous, Pierre Dieumegard
Comme Djémil je suis pour la non-exclusion. 

Depuis toujours EDE a des sensibilités politiques dans tout l'arc, pas que républicain, mais de la société. C'est d'ailleurs une richesse. Et montre que la promotion de l'espéranto n'est pas réservée à tel ou tel parti.

Lucien

Bernard Cornevin

unread,
Feb 22, 2026, 11:41:02 AMFeb 22
to bresler lucien, EDE France, ANSELMI Marc, Djemil Kessous, Pierre Dieumegard
La diffusion de la langue internationale est politique. L'Europe, par la diffusion massive de ses 6 langues nationales les plus parlées (En, Fr, Es, Pt, Ru, Ge) a une responsabilité écrasante. Les valeurs européennes sont aussi reprises dans la Déclaration Universelle des Droits de l'homme DUDH) qui est un texte essentiel pour le mouvement esperantiste, en particulier EDE. Ceux qui encouragent les discriminations liées à la race, au sexe, à la religion ou à la langue notamment, comme l'extrême droite, à mon avis s'autoexcluent des listes de discussion de EDE dont l'objectif est de renforcer l'Europe democratique à l'aide de l'Eo.

Amike
Bernard

François Lo Jacomo

unread,
Feb 22, 2026, 12:06:36 PMFeb 22
to bresler lucien, EDE France, ANSELMI Marc, Djemil Kessous, Pierre Dieumegard

Chers amis,

 

Avez-vous mesuré combien d’heures vous avez consacrées à cette dispute ? Pour quel résultat ?

 

Depuis plus de cinquante ans que je suis actif dans différentes associations, et pas seulement espérantistes, j’ai connu bon nombre de disputes similaires, à commencer par Ivo Lapenna qui estimait que l’UEA était noyautée par les communistes. J’ai assisté à des exclusions effectives, qui ont pris énormément de temps, mais fort de cette expérience je pense que nous avons mieux à faire. Si nous reproduisons dans notre parti les mêmes incapacités de communication que dans le reste de la société, nous n’avons rien à apporter aux autres. Ne parler qu’avec ceux qui ont la même vision du monde conduit à morceler le monde en entités hermétiques et concurrentes, ce qui aboutit à des conflits et même à des guerres. Ce qui me semble prioritaire pour EDE, c’est de se mettre d’accord sur un résultat que l’on cherche à atteindre et qui soit à notre portée, et de voir comment chacun de nous peut contribuer à atteindre ce résultat, quelles que soient ses convictions.

 

Réfléchir à la démocratie, certes, mais non pas en termes de parti contre parti : c’est le système électoral qui crée les partis et qui donne au vainqueur d’une élection un trop grand pouvoir, comme on le constate notamment aux États-Unis actuellement, mais même en France où un président qui s’est mis à dos une majorité de la population continue à faire ce qu’il veut. En outre, ce système électoral favorise une opposition droite / gauche qui ne correspond plus à la réalité politique actuelle. Notre système économique lui aussi est à repenser, car il crée des disparités excessives : cela peut suffire à déclencher une révolution. La montée de la violence est due au fait que cette situation n’est plus supportable : même des mômes de quatorze ans s’y mettent. Nous pourrions apporter quelque chose en proposant un système plus compatible avec les réalités de notre siècle.

 

Dans deux mois, je me rends à Abu Dhabi, conférence des Nations Unies sur la prévention des crimes, pour défendre un projet de charte de paix porté par l’association Pangée ONG. La pétition pour cette charte de paix sera en ligne dans les tout prochains jours, je vous en informerai. C’est une action qui vise un résultat effectif, car même si la charte de paix n’est pas universellement adoptée elle peut influencer le renouvellement inévitable de nos institutions internationales.

 

Quel but se fixe EDE, qui conduise à un résultat effectif et non pas seulement à s’écharper entre partisans inconciliables ou à débattre ad vitam aeternam de qui sont les bons et qui sont les méchants ?

 

Amicalement,

 

François Lo Jacomo

06 80 88 53 27

-- 

 

 

 

La 22/02/2026 16:56, « 'bresler lucien' via edefrance-discussions » <edefrance-...@googlegroups.com> skribis:

Didier Janot

unread,
Feb 22, 2026, 1:04:34 PMFeb 22
to edefrance-discussions
Je cite le début de ce qui me semble la conclusion du message de François :
Quel but se fixe EDE, qui conduise à un résultat effectif… ? 

Je pense que c’est la bonne question car (au moins sur cette liste), il semble y avoir des avis divergents. 

On peut aussi réfléchir à la question générale : 
Que peuvent faire les associations d’espéranto (y compris EDE*) pour améliorer la situation dans le monde qui ne peut pas être fait par d’autres associations et qui donc justifie l’existence d’associations d’espéranto ?
*) Un parti politique est aussi une association.

Puis plus en détail comment se partager la tache entre les différentes associations d’espéranto (y compris EDE), pour in fine en arriver au but de EDE dans ce contexte. Que peut faire EDE que ne peuvent pas faire d’autres associations en général et d’autres associations d’espéranto en particulier, notamment Espéranto-France : par exemple présenter une liste "Esperanto langue commune" aux élections européennes pour faire connaître l’espéranto au public. 

Ĝis, 
DJ

Faire connaître l’espéranto au public pour que les gens puissent parler librement entre eux, dans le monde en général, en Europe en particulier (pour EDE), en France pour EDE-France.
N’est-il pas en soi un objectif suffisamment noble ? Suffisamment difficile à atteindre pour y consacrer toutes nos forces ?

— 

clopeau

unread,
Feb 23, 2026, 2:03:04 PMFeb 23
to didier....@bluewin.ch, Fabien, edefrance-discussions

saluton al ĉiuj,

    je donne mon point de point de vue que je considère moi même comme satellitaire. En effet ça fait 2 ans que j'ai abandonné tout espoir de faire de l'UE une structure démocratique . Je développerai pas ici la liste incroyable des preuves du contraire et qui s'allonge de façon accélérée. J'ai voulu y croire, et concernant le respect de diversité linguistique et culturelle nous sommes allés d'échec en échec, de reculades en reculades. Ainsi la raison sociale d'EDE ne peut plus prétendre être une action démocratique pour influer sur le destin de l'UE qui a largement démontré sont totale mépris pour nos objectifs et le contenu même de ses traités, dont la légitimité par ailleurs est largement discutable. J'ajoute la léthargie des opinions publiques, bien cornaquées par les média dominant qui ont couvert de mépris encore ceux qui insistaient ( d'ailleurs issu(es) de plusieurs bords politiques) pour organiser la construction de la paix en Europe. Un mépris de plus qui est largement responsable de la brèche offerte aux cyniques de services , aux corrompu(es) décideurs, aux marchands d'arme et d'intérêts financiers, d'une guerre que l'on nous avait promise comme courte et glorieuse pour notre UE  et qui se solde en définitive par la catastrophe prédite par les mêmes exclus de l'estime des notables. je parle de la guerre en Ukraine en particulier. Mais le pompon surgit avec un génocide que personnellement je n'avais pas voulu envisagé qui dans les faits indiscutables a été soutenu par l'UE comme un guerre sainte d'un autre âge. NON ET NON décidément je ne veux plus être impliqué dans cette UE .
    Alors j'en viens au propos "libres" des membres d'EDE. Le problème est simple. Entre gens normalement intelligents et cultivés, il est possible d'avoir des débats intéressants et ce à l'infini car l'approfondissement offre une jouissance mentale qui je pense est à la portée de tous et toutes. Mais si l'on tourne le dos à l'exposé des faits, si l'on confond le droit d'expression avec le droit à l'injure, au mensonge, et à l'apologie des crimes alors on ne peut plus prétendre à aucune démocratie.
    Il est assez cocasse d'observer que pour l'heure nous sommes pris à témoin d'une opposition formelle entre Marc Anselmi menteur patenté à propos du soutien d'un parti comme LFI à Poutine, et soutien sans limite d'un génocide en cours à Gaza, les choses étant prescrites par ses lectures "démocratiques" et Dider Cornuet qui se revendique d’extrême droite et ne réussit pas à distinguer une marche blanche avec un défilé d'ultra droite, proclamant des sympathies au nazisme.
    Pour le premier nous avons été témoin des efforts de Colette et André Weiss, pour expliquer son erreur et sa faute, en pure perte et mépris, pour le second dans la marée merdiatique justement payée par nos coûteux milliardaires, qui surfent systématiquement sur la vague des syndromes post-traumatiques, pour conformer les esprit à ses objectifs, il faut laisser passer le temps. Le temps pour s'informer de façon plus complète, où recomposer son expression, le temps dont justement le premier n'a pas profité en nulle part pour faire amende honorable.
    En conclusion je continue à parler avec quiconque, mais je partage le désenchantement général devant le tour que prend l'expression de certains membres d'EDE dans un silence quasi constitutionnel, presque à l'image de nos institutions européennes qui commettent des crimes quotidiens contre l'espoir démocratique des peuples. Cela fait sans doute  plus de 10 ans que j'avais fait part de ma crainte de voir l'UE colonisée par le "néolibéralisme" ( ou les deux termes sont orweliens)  suivre la même dislocation idéologique que la république de Weimart conclue en France par celle des Cagoulards et des milices vichyssoises. 
    Et l'Espéranto dans tout ça demandera Didier Janot. Eh bien l'Espéranto radicalement exclu de l'UE n'a plus donc aucun égard à avoir pour cette institution pourrie qui produit un cocktail que les historiens ont déjà décrit. L'Europe ne représente plus aucun caractère d'exemplarité pour l'humanité, elle est passée derrière toutes les vertus promises, vautrée dans la médiocrité. Je pense qu'il est temps ne plus paraître des compétents, au chevet de ce malade dangereux et qui rejète violemment  nos soins . L'espéranto risque de se discréditer aux yeux du monde si EDE apparaît un tant soit peu "neutre" vis à vis de ce qui révulse le reste du monde civilisé, comme traitement mes-usé va tomber en désuétude.
    C'était un bel espoir mais dont l'illusion peut nous tourner en ridicule.....avons nous encore le temps ?

Denis-Serge Clopeau  
    

Le 21/02/2026 à 11:22, didier....@bluewin.ch a écrit :
Avec Dominique de Villepin ceux qui considère que LFI n’est pas d’extrême gauche en prennent plein leur grade. Je suis scandalisé que tous les merdias considèrent la manifestation de deuil (national) sur la mort de Quentin Deranque, comme manifestation d’«extrême droite». On n’a pas considéré la manifestation de deuil (national) sur la mort de Samuel Paty comme une manifestation d’«extrême gauche». L’art de toujours diaboliser qui ne se plie pas à la doxa gouvernementale. Il est à noter que lors de la minute de silence à l’AN, le RN était présent pour compatir à la mort violente d’un enfant pacifique de la République, mais qu’aucun député de LFI n’y est venu faire preuve de compassion (encourageant par là-même les ultra-gauches à recommencer).
 
A noter que le nazisme, la violence se sont mis en place (par le principe de la fenêtre d'Overton) avec 40 ans d'abandon des principes de la Démocratie. Dernier discours en date du dictateur de l’Elysée : la liberté d’expression est bullshit ! Ses principes qui gouvernent désormais la France et l'Europe sont: LA PEUR, LA CULPABILISSATION ET LA GUERRE. Marre de s'inventer des ennemis pour ne pas voir les pires qui soient: nos faux-amis qui nous broient.
 
Didier Cornuet
 
Le 20.02.2026 23:03 CET, Fabien <arb...@gmail.com> a écrit :
 
 
Saluton,

Je viens de lire le texte de Dominique De Villepin qui fait preuve d'une hauteur de vue tout à fait intéressante sur le moment grave que nous vivons.  Le texte qu'il a publié clarifie très bien la situation, le glissement vers un point de non retour.  Je recommande ABSOLUMENT de lire son texte et si vous êtes d'accord avec son contenu, de le faire suivre à titre personnel pour la salubrité du débat public et en espérant que les françaises et français reprennent leurs esprits et comprennent quel est le vrai danger.
 
 
Je suis tombé sur cet article que j'ai trouvé intéressant, rédigé par une professeure d'histoire de l'Université de Washington et rappelant que l'une des étapes les plus importantes de l'accession d'Hitler au pouvoir dictatorial fut l'obtention de pouvoirs policiers d'urgence (décret de février 1933 post-incendie du Reichstag), après l'inversion accusatoire opérée par les nazis dans l'opinion publique en se servant des violences politiques de rue (ce qu'explique d'ailleurs DDV).
 
Bonan semajnfinon.
Fabien.

 

--
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Didier Janot

unread,
Feb 23, 2026, 2:50:19 PMFeb 23
to edefrance-discussions
Je comprends le désenchantement de Denis-Serge vis à vis de ce qu’est devenue l’Union européenne. Beaucoup d’Européens partagent ce même désenchantement, tant vis à vis de l’Union européenne que vis à vis des dirigeants nationaux qui en sont ses plus fidèles serviteurs aux détriments des citoyens de leur pays ; d’après les derniers sondages l’individu qui rêve de devenir président de l’UE recueille plus de 80% de mécontentement dans son propre pays.

Mais ceci étant dit que devons nous faire ? Devons nous baisser les bras et nous résigner ? 

Les institutions européennes dans leur état actuel et leurs petits soldats ne sont pas éternels. L’Europe, elle continuera à exister : l’Europe n’est pas l’Union européenne. Dans Europe Démocratie Espéranto, le premier mot est Europe pas Union européenne. Nous n’avons pas de raison de renoncer. Certes, démocratiser l’UE est hors de notre portée, c’est pourquoi il est vain de s’agiter à ce sujet, tant pour chanter les louanges de la démocratie imparfaite, tant pour dénoncer ce qu’est devenue l’UE, tant pour tenter de la réformer nous mêmes. En revanche nous pouvons profiter de ce qui est utilisable pour promouvoir l’espéranto. Car les Européens ont besoin et auront besoin de pouvoir communiquer librement pour construire l’avenir de l’Europe sans ce le faire imposer.

Donc au risque de me répéter une fois de plus, dans cette situation EDE a encore du pouvoir : celui de faire connaître l’espéranto langue commune pour parler librement entre Européens. 

Dans cette action, il y a l’Europe, l’espéranto… et aussi la démocratie même si on n’en parle pas. La démocratie ne se construit pas sur du sable avec du blabla et des gens qui décrètent ce qu’est la démocratie. La démocratie se construit sur des fondations et les fondations de la démocratie, ce sont les citoyens, leur liberté de pensée et d’expression. Permettre aux Européens de parler librement avec l’espéranto langue commune, c’est construire les fondations de la démocratie et agir pour la démocratie en Europe, la démocratie avec les citoyens européens.

Ĝis, 
DJ


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