Un peu de lecture pour la soirée ?
Le journal Les Echos (propriété d'un milliardaire, je ne me souviens
plus qui) a eu un article il y a deux jours sur "L'information, un
investissement stratégique pour nos économies et nos démocraties".
L'adresse internet est
https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/linformation-un-investissement-strategique-pour-nos-economies-et-nos-democraties-2244806
mais comme il est probable que vous n'aurez qu'un morceau tronqué de
l'article, j'ai mis l'article complet en
https://www.grosfichiers.com/Hxzi7ktFJLm
Je trouve que c'est en accord avec ce qu'écrivait Zamenhof : "Ĉu vi
ekpensis iam pri tio, kio propre levis la homaron tiel neatingeble alte
super ĉiuj aliaj bestoj, kiuj ja en efektiveco estas konstruitaj laŭ tiu
sama tipo, kiel la homo? La tutan nian allan kulturon kaj civilizacion
ni dankas nur al unu objekto : al la posedado de lingvo, kiu ebligis al
ni la interŝanĝadon de pensoj. Kio estus kun ni, fieraj reĝoj de la
mondo, se ni ne povus lingve komunikiĝadi unuj kun aliaj, se sian tutan
scion kaj inteligentecon ĉiu el ni devus de la komenco mem ellaboradi al
si mem, anstataŭ faradi uzon — dank’al interŝanĝo de pensoj — de la jam
pretaj fruktoj de la sperto kaj diversaj scioj de tutaj miljaroj, de
tutaj milionoj kaj miliardoj da aliaj similaj al ni kreitaĵoj? "
(
https://eo.wikisource.org/wiki/Fundamenta_Krestomatio_(1903)/Esenco_kaj_estonteco_de_la_ideo_de_lingvo_internacia)
Ou Hannah Arendt : "Ce qui permet à une dictature totalitaire ou à toute
autre dictature de régner, c’est que les gens ne sont pas informés ;
comment pouvez-vous avoir une opinion si vous n’êtes pas informé ? Quand
tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous
croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien. C’est
parce que les mensonges, de par leur nature même, doivent être modifiés,
et que donc un gouvernement menteur doit constamment réécrire sa propre
histoire. En tant que citoyen, vous ne recevez pas seulement un mensonge
– que vous pourriez continuer à croire pendant le reste de vos jours –
mais vous en recevez un grand nombre, selon la façon dont le vent
politique souffle. Et un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se
faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir mais
aussi de sa capacité de penser et de juger. Et l’on peut faire ce que
l’on veut d’un tel peuple."
A discuter à Saint-Etienne dans trois semaines ?
Pierre Dieumegard