Les élections municipales ne sont pas dans le champ d'action de EDE, mais il est néanmoins possible d'en tirer des enseignements utiles pour notre prochaine campagne électorale.
Lors des élections européennes de 2024 il y avait 38 listes. Pour le premier tour des élections municipales il y avait beaucoup moins de listes. Si l’on excepte les petites communes avec très peu de listes, cela varie entre 5 et 10 (9 à Paris) listes. En moyenne dans les grandes villes il y avait six fois moins de listes que pour les élections européennes.
Pour ce premier tour des élections municipales, combien d'entre nous ont regardé en détail les affiches électorales, lu en totalité les circulaires électorales. En général on a tendance à regarder en détail les affiches et lire les circulaires de ses candidats préférés et à ignorer la propagande des autres et des inconnus. Et il est à craindre que dans la population générale le taux d'attention et de lecture soit bien moindre que chez les EDE-anoj plus impliqués politiquement.
Comment s'adresser au public pour qui notre sujet “espéranto langue commune” est inconnu, qui ne regarde pas nos affiches et ne lit pas nos circulaires ?
Tout au mieux, peut-on espérer que
– dans un regard sur l’amas de panneaux électoraux, l’œil du passant aperçoive fugacement quel chose de notre affiche, dans ce cas que doit-il voir ?
– en ouvrant l’enveloppe électorale (pour ceux qui l’ouvrent) l’électeur feuillette le paquet de circulaires et aperçoive fugacement quelque chose de notre circulaire (si nous en avons), dans ce cas que doit-il voir ?
Il faut se souvenir qu’en matière de communication, l’important n’est pas ce que l’on dit ou écrit, l’important est ce que voit le public, ce qu’il comprend et ce qu’il mémorise.
Ĝis,
DJ