Kial la milito (en français)

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Djemil Kessous

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May 13, 2026, 1:15:38 AM (5 days ago) May 13
to SATam, EDE-France
(A l'attention de nos amis qui éprouvent des difficultés avec l'espéranto, et avec un petit ajout)

Le conflit est présent dans les grands livres saints, c'est bien connu, jusqu’aux évangiles (bonne nouvelle, littéralement) avec la personne éminemment pacifiste de Jésus.

« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Car je suis venu pour opposer l’homme à son père, la fille à sa mère, la belle-fille à sa belle-mère », déclare ce dernier (Mathieu, 10,34). C’est une bonne nouvelle !

On peut à ce sujet se demander pour quelle raison le conflit tient une part si importante, tant dans la philosophie des religions diverses que dans leur pratique (leur praxis).

À ce niveau concret, il est déjà présent dans la très sanglante et non moins fréquente guerre primitive. Au niveau théorique on le retrouve encore jusque dans la lutte de classe (le jihâd marxiste).

Pourquoi, pour notre espèce a priori douée de raison, ce polémos exacerbé? 

Il s’agit d’une nécessité profonde que Darwin à identifiée sous le terme de «lutte pour la vie». Dans la réalité de tous les jours, l’affrontement permet de s’échauffer, la destruction de l’adversaire permet de se construire, jusque dans la polémique quotidienne prisée par certains (dont il n’est pas besoin de rappeler l’étymologie).

Mais ce phénomène généralisé tend bien-sûr à l’autodestruction. Le mouvement pacifiste contemporain explore des pistes intéressantes avec la résolution des conflits. Il tend à remplacer le vieux Si vis pacem para bellum (si tu veux la paix, prépare la guerre) par le plus intelligent Si vis pacem para pacem.

Kore

Djémil
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