---------- Message d'origine ----------De : 'Djemil Kessous' via edefrance-discussions <edefrance-...@googlegroups.com>À : SATam <sat-a...@googlegroups.com>, EDE-France <edefrance-...@googlegroups.com>Date : 17.07.2026 08:11 CESTSujet : [edefrance-discussions] D'où vient le nationalisme?À la fin du XIXe Ernest Renan définissait la nation comme « une âme, un principe spirituel » (Qu’est-ce qu’une nation ? 1882). Cet auteur très romantique, un siècle plus tard, a été rejoint en quelque sorte par Benedict Anderson : « La nation a été imaginée et, une fois imaginée, modelée, adaptée et transformée » écrivait ce dernier dans son célèbre Imaginaire national (1983). À la même époque, Ernest Gellner soutenait une thèse parallèle : « C'est le nationalisme qui crée la nation et non le contraire » (Nations et Nationalismes, même date).Sept ans plus tard, curieusement, ce schéma très idéaliste serait repris par l’historien marxiste Éric Hobsbawm : « Bref, pour les besoins de l'analyse, le nationalisme vient avant les nations. Ce ne sont pas les nations qui font les États et le nationalisme ; c'est l'inverse » (introduction de son ouvrage éponyme : Nation et nationalisme, 1990).Ainsi, le principe spirituel nationaliste serait le créateur de la réalité nationale. Cette conception très platonique marche sur la tête. Il convient de la remettre « sur ses pieds » (Marx). Dans les lignes qui suivent nous pourrons observer que la réalité nationale, voire internationale, préexiste aux nationalismes. C’est la cause originelle qui prévaut invariablement sur ses effets. Par la suite bien-sûr, nations et nationalismes ne cesseront jusqu’à nos jours de se reproduire, s’alimenter, se nourrir mutuellement à travers un formidable processus historique autocatalytique.
Nous n’en sommes pas là. Pour l’instant il s’agit d’observer la naissance historique de la nation.
Qu’est-ce qu’une nation (Renan) ?
C’est une vaste question. Rarement un concept tel que celui de la nation n’aura suscité autant de controverses, de monographies savantes, de livres, soutenant parfois des thèses bien audacieuses. Ainsi, dans un ouvrage célèbre, Benedict Anderson définit la nation comme « une communauté politique imaginée, réunissant des gens qui ne se connaissent pas et qui ne se croiseront jamais mais qui éprouvent un fort sentiment d’appartenance à une communauté » (op., cit.).
Le critère d’appartenance politico-communautaire est certainement nécessaire mais ne suffit pas à définir la nation. Il faudrait alors concevoir la chrétienté actuelle comme une nation, voire un État national. Car, avec la cité du Vatican, le très populaire État chrétien dispose bien d’une représentation permanente aux Nations Unies, et même d’une armée tout aussi permanente de gardes suisses...La totalité du texte en pièce jointeFruktodonan legadon al chiuj
Djémil--
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Encore une fois, Didier Cornuet raconte n'importe quoi !
Ses propos sont d'une europhobie affligeante. Utiliser le mot NAZI pour un ensemble démocratique est particulièrement dégueulasse.
Marc ANSELMI
Pierre:
> Le gouvernement russe traite de nazi le gouvernement ukrainien, alors qu'il me semble que le fonctionnement de la Russie actuelle est plus proche du fonctionnement de l'Allemagne nazie que l'Ukraine actuelle.
Tu ne connais absolument pas le sujet, tu ferais mieux de te taire. L'Ukraine actuelle ne peut pas rentrer dans une comparaison, tout simplement parce que le dernier président élu fait exactement l'inverse de ce pour quoi il avait fait campagne en 2019. C'est comme si en France, depuis 2017, Emmanuel Macron menait une politique encore plus lepeniste que celle de Marine Le Pen.
Et les représentants du peuple c'est encore pire: en 2019, la tête de liste qui a gagné la majorité absolue à la Rada était un ancien du parti de Yanoukovitch, le président qui s'était fait virer par un coup d'État en 2014. Donc on pouvait s'attendre à ce que les accords de Minsk soient enfin appliqués dans leur dimension constitutionnelle, en donnant plus d'autonomie au Donbass.
Mais c'est l'inverse qui s'est passé: Zelensky a viré le président de la Rada du conseil de sécurité et de défense, pour qu'il ne s'oppose pas à la reprise du Donbass par la force.
En Ukraine les néo-nazis ne pèsent pas plus de 2% à la Rada, mais comme ils ont menacé Zelensky de mort, ce dernier leur obéit au doigt et à l’œil.
La seule fois où il a eu du courage c'est quand il a rapidement proposé une paix en avril 2022, mais là les Européens, anglophones en tête, lui ont dit que c'était une mauvaise idée.
L'Ukraine ne peut plus être considéré comme un État-nation, puisqu'il n'y a pas de démocratie permettant au peuple d'inspirer l'action publique. Quand un gars est élu il fait l'inverse, je dis bien EXACTEMENT L'INVERSE, de ce pour quoi il a été élu. Mais ça c'est quand il y avait des élections. Maintenant qu'il n'y en a plus, la situation est encore plus simple.
Bertrand Hugon
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Bertrand, toi aussi, tu dis des bêtises. Avec des mots moins graves, heureusement.
Moi, j'affirme que Pierre Dieumegard et beaucoup de démocrates connaissent très bien le sujet sur le conflit russo-ukrainien. Ne nous prend pas pour des abrutis.
L’évincement de Yanoukovitch n’était pas un coup d’état mais une révolution qui a permis le retour de la démocratie. La première chose que le peuple démocrate ukrainien a fait, c'est d'aller visiter les luxueux palais que Yanoukovitch a construit.
Et que dire quand on lis que Zelensky aurait peur des 2% d'abrutis, c'est franchement du n'importe quoi !
"Героям слава" et "Слава российским демократам "
Marc ANSELMI
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mais oui Marc, virer un président démocratiquement élu avant l'expiration de son mandat, c'est éminemment démocratique. Tu n'en rates pas une.
Bertrand, toi aussi, tu dis des bêtises. Avec des mots moins graves, heureusement.
Moi, j'affirme que Pierre Dieumegard et beaucoup de démocrates connaissent très bien le sujet sur le conflit russo-ukrainien. Ne nous prend pas pour des abrutis.
L’évincement de Yanoukovitch n’était pas un coup d’état mais une révolution qui a permis le retour de la démocratie. La première chose que le peuple démocrate ukrainien a fait, c'est d'aller visiter les luxueux palais que Yanoukovitch a construit.
Et que dire quand on lis que Zelensky aurait peur des 2% d'abrutis, c'est franchement du n'importe quoi !
"Героям слава" et "Слава российским демократам "
Marc ANSELMI
Le 17/07/2026 à 18:18, Bertrand Hugon a écrit :
Pierre:
> Le gouvernement russe traite de nazi le gouvernement ukrainien, alors qu'il me semble que le fonctionnement de la Russie actuelle est plus proche du fonctionnement de l'Allemagne nazie que l'Ukraine actuelle.
Tu ne connais absolument pas le sujet, tu ferais mieux de te taire. L'Ukraine actuelle ne peut pas rentrer dans une comparaison, tout simplement parce que le dernier président élu fait exactement l'inverse de ce pour quoi il avait fait campagne en 2019. C'est comme si en France, depuis 2017, Emmanuel Macron menait une politique encore plus lepeniste que celle de Marine Le Pen.
Et les représentants du peuple c'est encore pire: en 2019, la tête de liste qui a gagné la majorité absolue à la Rada était un ancien du parti de Yanoukovitch, le président qui s'était fait virer par un coup d'État en 2014. Donc on pouvait s'attendre à ce que les accords de Minsk soient enfin appliqués dans leur dimension constitutionnelle, en donnant plus d'autonomie au Donbass.
Mais c'est l'inverse qui s'est passé: Zelensky a viré le président de la Rada du conseil de sécurité et de défense, pour qu'il ne s'oppose pas à la reprise du Donbass par la force.
En Ukraine les néo-nazis ne pèsent pas plus de 2% à la Rada, mais comme ils ont menacé Zelensky de mort, ce dernier leur obéit au doigt et à l’œil.
La seule fois où il a eu du courage c'est quand il a rapidement proposé une paix en avril 2022, mais là les Européens, anglophones en tête, lui ont dit que c'était une mauvaise idée.
L'Ukraine ne peut plus être considéré comme un État-nation, puisqu'il n'y a pas de démocratie permettant au peuple d'inspirer l'action publique. Quand un gars est élu il fait l'inverse, je dis bien EXACTEMENT L'INVERSE, de ce pour quoi il a été élu. Mais ça c'est quand il y avait des élections. Maintenant qu'il n'y en a plus, la situation est encore plus simple.
Bertrand Hugon
[...]
Le terme “nazio” en espéranto est l’un des termes dont l’Académie est en train de préciser la définition, dans le cadre du 11ème ajout au dictionnaire universel.
Amicalement,
François Lo Jacomo
06 80 88 53 27
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La 17/07/2026 22:25, « pierre.dieumegard » <ede-po...@googlegroups.com au nom de pierre.dieum...@gmail.com> skribis:
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Toi non plus, tu n'en rates pas une. Cette élection était truquée, comme toutes les élections avec des candidats ou des projets pro-russes (pardon pro-douguine) :
https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000001109/la-revolution-orange-en-ukraine.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Révolution_orange
Marc ANSELMI
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Le ven., juil. 17, 2026 à 18:19, Bertrand Hugon<bertran...@spika.fr> a écrit:
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Le ven., juil. 17, 2026 à 19:40, Didier Janot<didier...@gmail.com> a écrit:
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Tu confonds révolution orange (2004) et Maïdan (2014). C'est pathétique.
Peut être que je confond, c'est possible mais ce n'est pas le plus important. Pour moi, ces 2 révolutions se ressemblent. C'est un désir de démocratie.
Le plus important, c'est que le peuple ukrainien a voulu, veut et voudra encore se débarrasser de l’idéologie Dougine (expansionnisme, extrême droite, dictature)
Marc ANSELMI
La volonté du peuple ukrainien s'exprime lors des élections, Marc. Les deux dernières sont sans appel: Zelensky le pacifiste a été préféré à Porochenko l'ennemi du Donbass. Puis aux législatives Razumkov le partisan de l’apaisement a été préféré à toutes les autres options. C'est la première fois qu'une liste obtenait une majorité absolue à la Rada, cela mérité d'être noté.
Le problème en Ukraine c'est que les gens votent pour des programmes dont l'inverse est appliqué une fois les candidats élus. Et toi tu appelles ça la démocratie...
Que la révolution orange portait des aspirations démocratiques du peuple, ça je veux bien l'entendre, mais le Maïdan c'est exactement l'inverse: le Président Yanoukovitch avait été régulièrement élu, il menait une politique en accord avec ses promesses de campagne. Du point de vue de l'Ukraine, la proposition russe avec le gaz pas cher était objectivement supérieure au traité avec l'Union européenne.
Donc c'est la rue, et pas le peuple ni ses représentants qui dirige depuis 2014.
Que tu perçoives une once de démocratie dans un évènement aussi anti-démocratique et destructeur que le coup d'État du Maïdan en dit long sur ta confusion mentale.
Bertrand
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Puisque Bertrand m'accuse de confusion mentale, je relaie ci dessous l'article de Wikipedia (article rédigé par des gens avec un esprit non confus. Je "met en gras" les espoirs démocratiques et "souligné" les dangers dictatoriaux :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Révolution_de_la_Dignité
La révolution de la Dignité, également dénommée révolution de
Maïdan, ou révolution de Février, a lieu entre le 18 et le 23
février 2014, à la suite et dans le cadre de l'Euromaïdan. Ces
jours-là, des affrontements meurtriers éclatent à Kiev — la
capitale ukrainienne — entre manifestants et forces de l'État. Ils
aboutissent à la destitution par le Parlement du
président Ianoukovitch et au retour à la Constitution de 2004 qui
accorde moins de pouvoir au président et plus au parlement.
Cela conduit à l'annexion de la Crimée et donc au
déclenchement de la guerre russo-ukrainienne[1],[2].
En novembre 2013, une vague de protestations à grande échelle
(connue sous le nom d'Euromaïdan) débute en réponse à la décision
soudaine du président de l'Ukraine Viktor Ianoukovytch de suspendre
l’accord d'association entre l'Ukraine et l'Union européenne
et de « relance[r] un dialogue actif avec Moscou »[3] et de
resserrer les liens avec la Russie et l'Union économique
eurasiatique. Plus tôt cette année-là, la Verkhovna Rada
(parlement ukrainien) a approuvé à une large majorité la
finalisation de l'accord avec l'UE[4]. La Russie fait
alors pression sur l'Ukraine pour la rejeter[5]. La portée
des manifestations prend de l'ampleur, avec des appels à
la démission de Ianoukovytch et du gouvernement Azarov[6]. Les
manifestants s'opposent à ce qu'ils considèrent comme une corruption
généralisée du gouvernement et des abus de pouvoir, l'influence
des oligarques, la violence policière et les violations des
droits de l'homme[7],[8]. Les lois anti-manifestations
répressives alimentent davantage la colère[7]. Un grand camp
de protestation barricadé occupe la place de l'Indépendance dans
le centre de Kiev tout au long du « soulèvement de Maïdan ».
En janvier et février 2014, des affrontements à Kiev entre des
manifestants et la police spéciale anti-émeute (Berkout) entraînent
la mort de 108 manifestants et 13 policiers[9] et de
nombreux blessés. Les premiers manifestants sont tués lors de
violents affrontements (en) avec la police dans la rue
Hrouchevsky du 19 au 22 janvier. À la suite de ces événements, des
manifestants occupent des bâtiments gouvernementaux dans tout le
pays et le gouvernement est forcé à démissionner. Les
affrontements les plus meurtriers ont lieu du 18 au 20 février,
qui s'avèrent être les violences les plus graves en Ukraine depuis
l'indépendance du pays en août 1991[10],[11]. Des milliers de
manifestants avançant vers le parlement, menés par des militants
équipés de boucliers et de casques, sont la cible des tireurs
d'élite de la police[9]. Le 21 février, Ianoukovytch et
l'opposition parlementaire signent un accord pour mettre en
place un gouvernement d'union intérimaire, des réformes
constitutionnelles et des élections anticipées[12]. La
police abandonne le centre de Kiev cet après-midi-là et les
manifestants en prennent le contrôle. Ianoukovytch fuit la ville
dans la soirée[13]. Le lendemain, 22 février, le parlement
ukrainien vote la destitution de Ianoukovytch par 328 voix
contre 0 (72,8 % des 450 membres du parlement)[14],[15],[16]. Un
gouvernement intérimaire proeuropéen, dirigé par Arseni Iatseniouk
et Oleksandr Tourtchynov, signe l'accord d'association avec l'UE
et dissout le Berkout. La constitution ukrainienne de 2004 est
rétablie.
L'ancien président destitué affirme que ce vote est frauduleux et
demande l'aide de la Russie[17]. Le Kremlin considère le
renversement de Ianoukovytch comme un coup d'État illégal (et une
« prise de pouvoir militaire ») et ne reconnait pas le
gouvernement intérimaire[18],[19].
Petro Porochenko est élu président après une victoire aux
élections présidentielles de 2014. Le nouveau gouvernement
entame une révocation des fonctionnaires associés au régime
renversé[20],[21],[22]. Une décommunisation (ou
dé-soviétisation) généralisée du pays s'ensuit[23]. Des
manifestations prorusses et contre-révolutionnaires éclatent dans
le sud et l'est de l'Ukraine. La Russie occupe puis annexe la
Crimée[24],[25], tandis que des séparatistes prorusses armés
saisissent les bâtiments gouvernementaux et proclament les États
indépendants de Donetsk et Lougansk, déclenchant la guerre du
Donbass.
Chronologie
Le 18 février, après des affrontements entre la police et des
manifestants, le gouvernement lance un ultimatum aux
contestataires leur enjoignant de quitter la place. Après la fin
de l'ultimatum, les policiers tentent de reprendre la place de
l'Indépendance, sans succès.
Le 20 février, le bilan est de 82 morts et 622 blessés. Les
ministres des Affaires étrangères allemand, polonais et français
entament sur place des négociations avec Ianoukovytch et les
représentants de l'opposition, dans le but de signer un accord
de sortie de crise.
Le Président Ianoukovytch et l'opposition ukrainienne signent
alors, en présence de la médiation européenne, un accord
de sortie de crise prévoyant d'importantes concessions du
pouvoir[26]: l'accord prévoyait notamment une élection
présidentielle anticipée et le retour à la Constitution de 2004.
En 2004, la victoire de Ianoukovitch aux élections présidentielles
avait été annulée pour fraudes, lesquelles avaient déclenché les
manifestations massives de la révolution orange. En échange d'une
nouvelle élection, son adversaire Viktor Iouchtchenko avait
concédé des amendements à la constitution diminuant le pouvoir du
président. Iouchtchenko avait ensuite remporté l'élection rejouée.
Ianoukovitch avait ensuite gagné l'élection présidentielle
suivante en 2009, et en 2010 était revenu sur ces amendements
en les faisant déclarer illégaux par le Conseil constitutionnel,
revenant à un régime présidentiel fort. Pour ce faire, il est
fortement suspecté d'avoir corrompu le Conseil constitutionnel,
puisque ce dernier ne s'était pas opposé à ces amendements
auparavant. Jouissant désormais d'un pouvoir fort et d'un
contrôle total sur les forces de sécurité, Ianoukovitch en avait
alors profité pour s'enrichir lui-même ainsi que son cercle de
proches appelé « la famille »[27].
Le 21 février, Ianoukovytch annonce donc des élections anticipées
en décembre 2014 et un retour à la Constitution amendée de 2004.
Mais les manifestants attendent sa démission et continuent à
occuper les rues. Dans la soirée, le président Ianoukovytch fuit
Kiev pour une destination inconnue.
Le 22 février, alors que des rumeurs évoquent sa démission, Viktor
Ianoukovytch réapparait mais dans son fief de Kharkiv, dans l'est
prorusse du pays. Il déclare lors d'une dernière allocution
télévisée, qu'il refuse de démissionner et évoque un « coup d'État
» en faisant un parallèle avec l'arrivée des nazis en
Allemagne[28].
« Je n’ai pas l’intention de quitter le pays. Je n’ai pas
l’intention de démissionner. Je suis un président légitimement
élu. Tous les médiateurs internationaux avec lesquels j’ai
travaillé m’ont donné des garanties pour ma sécurité : je vais
voir comment ils vont remplir ce rôle. Tout ce qui se passe
aujourd’hui, c’est bien sûr du vandalisme, du banditisme, et un
coup d’Etat »[29],[30]
Aussitôt, du fait de son absence de Kiev non due à un cas de force
majeure ou un problème de santé et en l'accusant de violation
massive des droits de l'homme[31], Ianoukovytch est déclaré dans
l'incapacité d'exercer ses fonctions par la Rada à 328 députés
sur 450, soit 72 % des votes[32],[33] sur la base des
articles 108 et 110 de la constitution[34]. Dans la foulée, la
Rada limoge 5 membres du conseil constitutionnel dont son
président[35],[36].
Le Parlement justifie cette décision par le fait que Viktor
Ianoukovytch a abandonné ses fonctions et en l'accusant de
violation massive des droits de l'homme[37]. Viktor
Ianoukovytch dénonce un coup d'État[38].
Le Parlement fixe également au 25 mai 2014 la prochaine élection
présidentielle par 328 voix sur 450. Oleksandr Tourtchynov assure
l'intérim et Ioulia Tymochenko, emprisonnée depuis deux ans
et demi, retrouve la liberté[39],[40]. La constitution est
amendée pour revenir à celle de 2004[41].
Conséquences
Article détaillé : Troubles pro-russes de 2014 en Ukraine.
Le 23 février, juste après le changement de gouvernement, les
proMaïdan sont largement majoritaires en Ukraine, mais pas
dans la Région du Donbass, dont les villes principales sont
Donetsk, Louhansk et Kharkiv. Ce même jour, à Karkhiv, des
antiMaïdan empêchent les proMaïdan de déboulonner la statue de
Lénine[42] sur la place de la Liberté[43].
Plus on se rapproche du Sud-Est, plus la population d'origine
russe implantée de Catherine II à Staline est
majoritairement prorusse, voire ne reconnaît pas les nouvelles
institutions et conteste la représentativité des députés du Parti
des régions, qui ont lâché Ianoukovytch[44].
Mais ce qui met le feu aux poudres est l'abrogation de la loi sur
les langues officielles régionales, votée par la Rada.
Elle retire à la langue russe (comme au roumain, au hongrois et au
tatar de Crimée) le statut de langue officielle dans 13 des 27
régions, lesquelles sont situées essentiellement au sud et à l'est
du pays — même si le président par intérim explique que ces
langues resteront pratiquées et enseignées et que cette
mesure sera appliquée à long terme et non pas immediatement.
Articles détaillés : Annexion de la Crimée par la Russie en 2014,
Référendum de 2014 en Crimée et Occupation russe de la république
autonome de Crimée.
Du Donbass à la Crimée, des brigades d'autodéfense sont créées
partout où la population est majoritairement de souche russe,
particulièrement à Sébastopol[45], où se trouve la base navale
louée par l'Ukraine à la Flotte russe de la mer Noire et où un
maire prorusse est élu à main levée
pour « le retour à la stabilité »: Alexeï Tchaly[45].
Début mars 2014, la république autonome de Crimée est de facto
détachée de Kiev. Aussitôt, un référendum sur le statut de la
péninsule de Crimée est organisé et tenu le 16 mars. À la suite de
cela, le 18 mars, la république de Crimée signe un traité
entérinant son rattachement à la fédération de Russie.
Articles détaillés : République populaire de Donetsk, République
populaire de Lougansk et Référendums de 2014 dans le Donbass.
Dans le courant du mois d'avril, les prorusses prennent d'assaut
les institutions de plusieurs villes de l'oblast de Donetsk et de
l'oblast de Louhansk et proclament l'indépendance des deux régions
en tant que république populaire de Donetsk et république
populaire de Louhansk. Des référendums d'autodétermination sont
organisés le 11 mai 2014 afin de « valider » ces déclarations
d'indépendance, référendums qui ont recueilli selon les autorités
qui les ont organisés une très large majorité de voix favorables.
petite précision de ma part, ces referendums (réalisé malhonnêtement) ne sont pas reconnus par la communauté internationale.
Marc ANSELMI
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Tiens, pour ceux qui doutent encore sur la différence entre la démocratie et la dictature :
En Ukraine, jeune démocratie pourtant en guerre, on a le droit de manifester contre les décisions de son président :
Marc ANSELMI
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Non, ce n'est pas si évident que ça. Parfois des manifestations ou révolutions fonctionnent. Celle de Maidan ci dessous en est la preuve. Historiquement, il y a d'autres révolutions dans le monde qui ont fonctionné. Elles peuvent être violente comme celle de 1789 ou plus douce comme celle du Portugal en 1974.
Mais le principal reste qu'en démocratie, on peut manifester sans risquer d’être tué ou jeté en prison. En dictature, c'est très compliqué d’être opposants.
Marc ANSELMI
A l'évidence ces manifestants ne seront pas entendus, tout comme en France où ni les gilets jaunes ni les bonnets rouges n'ont été entendus.Ajuste tes lunettes,Didier Cornuet
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