Les derniers exploits de Rima Hassan

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ANSELMI Marc

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Feb 7, 2026, 10:37:34 AM (2 days ago) Feb 7
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LES DERNIERS EXPLOITS DE RIMA HASSAN ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌

LES DERNIERS EXPLOITS DE RIMA HASSAN

La France insoumise s’indigne d’avoir été classée à l’extrême gauche par le gouvernement. Mais, au même moment, les déclarations d’une de ses élues, Rima Hassan, confortent la décision.

Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a donc classé, dans la nomenclature électorale officielle, la France insoumise « à l’extrême gauche ». Aussitôt, les leaders mélenchonistes ont poussé des cris d’orfraie, fustigeant, avec des pudeurs de gazelle, une manœuvre pernicieuse de la macronie. Émouvante protestation…

La décision est bien sûr politique, lestée d’arrière-pensées électorales. Mais LFI doit-elle s’en étonner ? Pour un esprit candide, un parti politique qui refuse toute démocratie interne, qui dénonce à son de trompe « le système », qui en appelle régulièrement à la rue, qui fait l’éloge de la dictature chaviste au Venezuela, qui refuse de tenir la Chine pour une dictature, qui s’abstient pendant des mois après le massacre du 7 octobre de considérer le Hamas comme une organisation terroriste, qui théorise « le bruit et la fureur » et qui a pour principe de rechercher l’antagonisme en toute chose, peut-il passer pour modéré ?

Rima Hassan, insultes et accusations en rafale

Si l’on a un doute sur le mot « extrême », au demeurant, on se référera aux toutes récentes déclarations de l’une des députées les plus connues de LFI, l’inénarrable Rima Hassan. Mécontente d’une déclaration du sénateur Duplomb, qui voudrait remettre à l’ordre du jour la loi qu’il a dû abandonner l’été dernier, chose tout à fait critiquable au demeurant, elle passe avec allégresse la ligne rouge de la polémique : « Plus de 2 millions de Français et Françaises s’y opposent mais cette ordure revient à la charge. Je me demande combien il a pris des lobbies de l’agro-industrie. » Insulte grossière, accusation de corruption non prouvée, telle est la méthode « agonistique » de LFI.

Au même moment, un journaliste du Parisien pond un papier qui déplaît à Madame Hassan. Dans le quotidien, Robin Korda décèle dans l’affaire Epstein l’influence des services russes. Aussi la réponse fuse : « @robinkorda a signé ce papier. Pour mieux nous faire oublier la piste du Mossad », a-t-elle d’abord lancé avant d’ajouter : « Vous êtes payé combien pour mentir et désinformer ? » Encore l’attaque financière au-dessous de la ceinture qui a suscité une protestation courroucée de la société des rédacteurs du Parisien.

Mais le meilleur est à venir. Dénonçant par ailleurs ses ennemis « sionistes », Rima Hassan leur adresse sur les réseaux, déversoirs de haine, cet avertissement lugubre : « Aux sionistes qui me lisent, je veux leur dire : vous êtes pour nous ce que les nazis étaient pour vous. Et ça vous suivra et hantera jusqu’à la fin des temps, jusqu’à la dernière goutte de sang, nous résisterons. » Ainsi, elle mange le morceau. Comme on le sait, Hitler ne s’est pas attaqué aux « sionistes » mais aux Juifs en général, hommes, femmes et enfants, pour les exterminer, y compris ceux qui n’étaient pas sionistes, tels, par exemple, les membres du Bund, organisation socialiste juive hostile au projet de création d’un État juif dans l’ancienne Palestine, déportés comme les autres.

« Extrême gauche » : le mot qui dérange

La phrase est donc limpide. Hassan veut dire en fait : « Aux Juifs qui me lisent », ce qui assimile, dans son propos, les Juifs en question aux nazis, figure antisémite désormais classique et proliférante, élaborée dans l’ignorance volontaire de la réalité historique. Le paradoxe va même plus loin. En matière de relations avec le nazisme, c’est le mouvement palestinien à ses origines qui porte un stigmate fort embarrassant. Tous ceux qui s’intéressent à l’histoire savent que le grand mufti de Jérusalem, Hajj Amin al-Husseini, l’un des premiers leaders palestiniens, dans les années trente et quarante, entretenait des relations cordiales et très politiques avec Adolf Hitler (en 1941, il est pris en photo au cours d’une souriante rencontre avec le Führer) et soutenait très officiellement sa politique anti-juive. Un fait bien connu que Rima Hassan ne mentionne guère…

Cette prise de position essentialiste et anti-juive de Rima Hassan devrait conduire à une réflexion supplémentaire. Au fond, dans la locution « extrême gauche », ce n’est pas le mot « extrême » qui devrait poser question quand on parle de la France insoumise. Mais plutôt le mot « gauche ».
































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bresler lucien

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Feb 7, 2026, 5:35:03 PM (2 days ago) Feb 7
to EDE Polique
Wikipédia : Selon Martine Bulard, Rima Hassan est l’objet de nombreuses attaques car, « jeune, elle est vilipendée par les seniors qui occupent les principaux médias ; femme, elle est détestée par les machistes de tous poils ; racisée, elle est soupçonnée de communautarisme ; Palestinienne, elle est considérée comme porte-parole du Hamas ; musulmane, elle est inévitablement terroriste ; juriste, elle manipule le droit ; LFIste, elle est assurément antisémite

  1. Martine Bulard, « France. Rima Hassan, nouvelle sorcière [archive] », Orient XXI, 3 février 2026.




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ANSELMI Marc

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Feb 8, 2026, 8:34:29 AM (yesterday) Feb 8
to ede-po...@googlegroups.com

Étrange que tu cites Martine Bulard pour défendre la passionaria de LFI. Madame Bulard est communiste et souvent les insoumis et les communistes se rejoignent dans la radicalité.

Rima Hassan est souvent vilipendée comme son chef gourou Mélanchon parce qu'ils pratiquent tous les deux des combats politiques avec de la violence verbale et de la violence idéologique . Arrêtons de leur trouver des excuses ! Il suffit de lire simplement tous les griefs cités dans l'article ci dessous.

Et enfin, on (le gouvernement + une grosse partie de la population + les démocrates sincères) classe ce parti dans l’extrême. Au moins, on ne cachera pas à l’électeur qu'il existe en France un gros contingent d’extrémistes de gauche et d’extrémistes de droite. Tant que ces extrêmes ne commettent pas de délits , ils ont le droit dans les démocraties de base de concourir pour prendre le pouvoir. Quelque fois, la prise de pouvoir par des extrémistes peut mal se terminer ou plonger un pays dans une longue période obscurantiste, mais bon, c'est la démocratie. A l’électeur de bien s'informer et de ne pas succomber dans des promesses trop faciles. L’électeur doit bien comprendre que revenir en arrière est compliqué. Quand tu donnes un os à un gentil chien, il devient méchant si tu veux lui reprendre.  L’état de droit (quand il s'applique) calme un peu le toutou quand il  devient méchant.

Et pour faire taire tout de suite une réaction que j’attends déjà, non, l’extrême centre n'existe pas. Être centriste, c'est être indécis, au dessus de la mêlé , être mou. Je veux bien admettre que cette mollesse ne nous convient pas (dans notre parti EDE) car cette mollesse cache sous le tapis notre formidable outil qu'est l’espéranto. Il ne faut pas trop en vouloir aux "mous", il faut juste les réveiller de temps en temps et malheureusement, c'est un combat difficile pour EDE.

Dans l’échiquier politique, les non-extremistes peuvent être centristes, démocrates de gauche ou démocrates de droite. La différence tient du fait que d'un coté on fait un peu plus de social et de l'autre coté un peu plus d'aide aux patrons. Et depuis qu'il y a la preuve que le climat se dérègle, on voit un peu plus de tendance écologiste.  

Marc ANSELMI

Christian Lavarenne

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Feb 8, 2026, 4:21:16 PM (19 hours ago) Feb 8
to ANSELMI Marc, EDE Polique, Didi Remez | Refuser Solidarity Network
Bonjour, 

oui mais  " l'état de droit "  c'est (selon de nombreuses décisions de l'ONU) la liberté pour le territoire palestinien (et ses habitants), illégalement occupé par l'armée israélienne, de la bande de Gaza ; et le bon "toutou"  ( des USA ? ) , malheureusement devenu méchant, c'est donc l'actuel gouvernement israélien, qui refuse hargneusement de lâcher son os. 

Mais heureusement des Israéliens de plus en plus nombreux s'opposent activement à l'occupation, entre autres en refusant d'y participer, le plus souvent au prix de longs mois passés en prison (illégale elle aussi, ou au moins illégitime : droit à l'objection de conscience), comme le montre le message ci-dessous, qui n'est donc pas d'une "passionaria" palestinienne mais du directeur, israélien, du "Refuser Solidarity Network" (refusant également d'utiliser la violence dans son action), et que je ne prends pas le temps de traduire de l'anglais (bien que je ne comprenne pas ce que cette langue vient faire ici : on préfèrerait qu'ils utilisent le français... ou l'espéranto bien sûr ! 😉 ).

Amike

Christian

P. S.  Parfois (ou souvent même ?) Israël est considéré comme un pays non pas proche-oriental (et presque africain) mais européen ou du moins lui étant rattaché (par les pays dont provient la grande majorité de sa population actuelle), ce qui justifie en partie d'en parler dans une liste sur l'Europe et la Démocratie (même si  ce pays se situe actuellement à la périphérie de l'une comme de l'autre).
Dear Christian,
Didi here. More than 20 years ago, as a reservist in the Israeli army serving in the West Bank, I refused to continue serving the Israeli occupation. Today I am the Executive Director of Refuser Solidarity Network. In the face of genocide in Gaza and escalating settler violence in the West Bank, one question comes up again and again: after two years of international protest and direct action against Israel’s genocide of the Palestinian people, what can actually put a stop to it ? We believe resistance from within has the real power to put a stop to war, genocide and occupation, and can do so if we continue to build a powerful resistance here. Not as a symbolic gesture, but as a material force that disrupts the American-Israeli regional order that seeks to install a so-called “Board of Peace” as part of the reoccupation of the Gaza Strip. Resistance from within is one of the few pressures capable of fracturing consensus and making continued atrocities politically costly That is why as an organization, we are shifting our focus on developing the infrastructure necessary to provide a wider swath of civil society the knowledge and skills to effectively resist war and occupation through workshops and trainings to build an effective resistanceIf you believe this kind of resistance must continue and grow, please consider making a donation today to help us sustain it.
 
Support War Refusers

Refusing to serve in the military, publicly opposing the genocide in Gaza, and organizing against settler violence all come with real consequences inside Israel. Activists face arrests, legal persecution, job loss, social isolation, and in many cases violence. Yet these acts force Israeli society to confront what is being done in its name. They make denial harder. They interrupt the narrative that there is no alternative and no opposition. Over the past two years, we have seen how even small cracks in consensus can widen when people refuse to cooperate with systems of violence and insist on naming what is happening as genocide, apartheid and occupation. 

At Refuser Solidarity Network, our role is to support this kind of resistance so it can be sustained over time and continue to grow. That means backing refusers, organizers, and activists with legal support, coordination, and care. It means helping to build infrastructure. Movements that rely only on moments of outrage burn out quickly. What we are building is long term opposition rooted in responsibility and persistence.

Support War Refusers

We are operating in the midst of an emerging regional order where the United States installs a “Board of Peace” to manage occupied Gaza, which has been totally normalized. We cannot allow the momentum we’ve built over the last two years, supporting resistance groups from within at the peak of the genocide in Gaza, give way to the facade of a “ceasefire”. That is exactly why we are working to develop a platform to support groups resisting from within who are aligned with us, a platform focused on the basics of organizing and movement building through workshops and trainings. This is long-term movement-building, rather than reactionary organizing. This is how we produce the necessary cracks to put a stop to the ongoing genocide and reoccupation of Gaza, and the ongoing displacement in the West Bank.

Resistance from within Israel will not end genocide or occupation alone. International movements are necessary. But without it, there is no internal pressure, no disruption, and no meaningful challenge to the systems carrying out this violence. Supporting this work is a way of insisting that another future is possible, even under conditions designed to crush dissent. Support the resistance today. Your donation will help us train activists to challange the Israeli occupation and genocide.

Support War Refusers


In solidarity,


Didi Remez
Executive Director
Refuser Solidarity Network







 
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Le dim. 8 févr. 2026 à 14:34, ANSELMI Marc <marc.a...@arras-esperanto.fr> a écrit :

Étrange que tu cites Martine Bulard pour défendre la passionaria de LFI. Madame Bulard est communiste et souvent les insoumis et les communistes se rejoignent dans la radicalité.

Rima Hassan est souvent vilipendée comme son chef gourou Mélanchon parce qu'ils pratiquent tous les deux des combats politiques avec de la violence verbale et de la violence idéologique . Arrêtons de leur trouver des excuses ! Il suffit de lire simplement tous les griefs cités dans l'article ci dessous.

Et enfin, on ( le gouvernement + une grosse partie de la population + les démocrates sincères [aïe : ceux qui ne pensent pas comme toi soit ne sont donc pas des démocrates, soit ne sont pas sincères ? cela va rendre difficile le dialogue] ) classe ce parti dans l’extrême. Au moins, on ne cachera pas à l’électeur qu'il existe en France un gros contingent d’extrémistes de gauche et d’extrémistes de droite. Tant que ces extrêmes ne commettent pas de délits , ils ont le droit dans les démocraties de base de concourir pour prendre le pouvoir. Quelque fois, la prise de pouvoir par des extrémistes peut mal se terminer ou plonger un pays dans une longue période obscurantiste, mais bon, c'est la démocratie. A l’électeur de bien s'informer et de ne pas succomber dans des promesses trop faciles. L’électeur doit bien comprendre que revenir en arrière est compliqué. Quand tu donnes un os à un gentil chien, il devient méchant si tu veux lui reprendre.  L’état de droit (quand il s'applique) calme un peu le toutou quand il devient méchant.

ANSELMI Marc

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Feb 8, 2026, 5:48:04 PM (18 hours ago) Feb 8
to ede-po...@googlegroups.com

Un petit rappel historique : la partie "arabe" n'a jamais accepté l’état de droit et l’état juif tout cours par trois fois : 1947, 1967 et 1973. N'oublions pas non plus que les arabes israéliens représentent 20% de l’État d'Israël .

Ceux qui citent  l’état de droit d'aujourd'hui oublient que historiquement, les arabes ont déclenché 3 guerres contre Israël et l’État de droit de l’époque. Ces 3 guerres ont déclenché la mésentente d'aujourd'hui entre ces deux peuples. Un camp a gagné ces 3 guerres et les autres n’acceptent pas d'avoir perdu.

Marc ANSELMI 

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bresler lucien

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Feb 8, 2026, 7:17:54 PM (16 hours ago) Feb 8
to ede-po...@googlegroups.com, ANSELMI Marc
 Quand j'ai découvert l'espéranto à l'automne 1997, je me suis rendu compte qu'un certain nombre d'espérantistes étaient très sensibles au discours pro-israélien ou pro-sioniste. Je retrouve dans le discours de Marc des arguments que par exemple André Cherpillod développait dans la revue de sat amikaro (ou de sat je ne me souviens plus précisément) à cette époque.

Au sein de l'UEA, la ligue israélienne d'espéranto est relativement puissante et occupe ou occupait des postes importants. Et je suppose que de nombreux espérantistes ne sont pas insensibles à ses arguments.

C'est une question que je pose aux personnes bien plus au courant que moi sur cette liste. Quel est l'état de l'espéranto dans les pays arabes ? Connaissez-vous des espérantistes en Palestine ?

Lucien (qui n'accepte pas cette notion "d'Etat juif" - pas plus que la notion de "partie arabe" dans ce contexte)


François Lo Jacomo

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Feb 8, 2026, 10:28:03 PM (13 hours ago) Feb 8
to bresler lucien, ede-po...@googlegroups.com, ANSELMI Marc

Bonjour Lucien,

 

J’avais posé la question à Renato Corsetti, qui s’intéressait à la région arabe et qui m’a répondu qu’il n’y a quasiment pas d’espérantistes dans les pays arabes. Je lui ai fait remarquer qu’il y avait un espérantiste égyptien qui assistait à tous les congrès universels d’espéranto, mais il m’a répondu que c’était un copte. C’est un problème intéressant, même si ce n’est pas le problème d’EDE : comment développer l’espéranto dans les pays arabes ? J’ai rendez-vous prochainement avec l’ambassadeur d’Egypte à l’Unesco.

 

François Lo Jacomo

06 80 88 53 27

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La 09/02/2026 01:17, « 'bresler lucien' via EDE-Politique » <ede-po...@googlegroups.com> skribis:

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