Banques Privées , Banque Centrale - La Formule de l'Extraction : Algorithme du Double Profit

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Dante Monson

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Feb 10, 2026, 1:01:38 PM (11 days ago) Feb 10
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C'est pas faux, ou du moins c'est seulement la face visible de l'iceberg. C'est encore plus sournois (jeux de passe-passe entre M0 et M1).
Non seulement les banques empochent un différentiel de taux massif (le 'spread') sur notre épargne, mais ce stock de dépôts leur sert de base de liquidité. Sous Bâle III, cela leur permet de maintenir leurs ratios réglementaires et de continuer à créer, par un simple jeu d'écriture, un multiple de cette somme en monnaie privée (M1) via de nouveaux crédits. C’est le privilège du seigneuriage privé : elles prêtent à intérêt de l'argent qu'elles génèrent elles-mêmes. Donc elles gagnent également des intérêts sur l'argent privé créé, en plus des intérêts sur notre argent mis en dépôt. Et comme l'argent mis en dépôt est généralement créé à partir d'argent M1 que ces banques ont créé et sur lequel on paye tous directement ou indirectement des intérêts, ils se font payer des intérêts par deux fois sur ce même argent, et ce jusqu'à ce que ces unités se retrouvent dissoutes lorsque la dette est graduellement remboursée - car sans dette, il n'y aurait plus d'argent M1.

Je rajouterai des détails réécrit via l'IA:

Via Gemini:

C'est un excellent début. Vous touchez au cœur du privilège bancaire : la distinction entre la monnaie centrale (le "sang" du système interbancaire) et la monnaie scripturale (les chiffres sur nos écrans).
Pour expliquer cela plus en détail et de manière percutante, voici les leviers conceptuels à utiliser :
1. La hiérarchie de la monnaie (M0 vs M1)
L'argument de votre interlocuteur sur Facebook est incomplet car il suppose que la banque dépose notre argent à la BCE. En réalité, une banque ne peut pas déposer vos euros (M1) à la banque centrale. Elle doit utiliser ses propres réserves (M0).
* M1 (Monnaie scripturale) : C'est une promesse de la banque envers vous. Quand vous déposez 1 000 €, la banque ne "garde" pas l'argent ; elle inscrit une dette à son passif.
* M0 (Monnaie de base) : Seules les banques y ont accès. La BCE rémunère actuellement ces réserves au Taux de la Facilité de Dépôt (actuellement autour de 4%).
Le "Spread" (Marge) : La banque vous paie 0,5% pour une ressource qu'elle peut "transformer" ou arbitrer pour obtenir 4% sans aucun risque (puisque c'est déposé à la banque centrale). C'est une rente sur la liquidité.
2. Le multiplicateur de crédit et Bâle III
C'est ici que le "pire" intervient. Grâce au système de réserves fractionnaires, la banque n'a pas besoin d'avoir 100 € en coffre pour prêter 100 €.
* Le Levier : Sous les accords de Bâle III, les banques doivent respecter des ratios de fonds propres (environ 8% à 10,5% selon les banques).
* L'effet : Pour simplifier, avec 10 € de fonds propres, une banque peut prêter environ 100 €. Elle crée donc 100 € de monnaie M1 ex-nihilo par un simple jeu d'écriture comptable.
* Le gain réel : Si elle prête ces 100 € à 4,5% (hypothèque) tout en ne rémunérant votre épargne qu'à 0,5%, son rendement sur ses fonds propres réels est démultiplié par son levier.
3. La création monétaire : "Les crédits font les dépôts"
Contrairement à la croyance populaire, les banques ne prêtent pas l'argent des épargnants.
* Le contrat : Quand quelqu'un signe un prêt, la banque crée l'argent instantanément.
* L'asymétrie : La banque reçoit un actif (votre contrat de prêt qui rapporte 4%+) et crée un passif (l'argent sur votre compte).
* Le paradoxe de l'épargnant : Votre épargne sert en fait de "coussin de sécurité" et de source de refinancement à bas coût pour la banque, lui permettant d'éviter d'emprunter plus cher sur le marché interbancaire.
Proposition de réponse structurée pour votre interlocuteur :
> "C’est effectivement un transfert de richesse massif, mais le mécanisme est encore plus subtil.
> * La distinction M1/M0 : L'argent sur nos comptes (M1) est une monnaie privée. Pour toucher les 4% de la BCE, la banque utilise de la monnaie centrale (M0). Elle gagne donc la différence entre ce qu'elle vous 'doit' (0,5%) et ce que la BCE lui 'donne' (4%) sur ses liquidités excédentaires.
> * La Création Ex-Nihilo : Sous Bâle III, les banques ne sont plus de simples intermédiaires. Elles créent la monnaie quand elles prêtent. Si elles vous prêtent à 4% de l'argent qu'elles ont créé d'un clic, tout en ne rémunérant vos dépôts qu'à 0,5%, elles protègent une marge nette monumentale.
> * Le Levier : Grâce au levier bancaire, une banque peut prêter bien plus que ce qu'elle possède en fonds propres. Ce système fait que les banques privées sont les seules entités autorisées à 'imprimer' de la monnaie scripturale et à percevoir un intérêt (le seigneuriage) sur cette création."
>

Via Gemini ( 2 ) :

Pour approfondir votre explication, nous pouvons visualiser le système bancaire non pas comme un coffre-fort, mais comme une pompe à arbitrage qui transforme de la monnaie "bon marché" (la nôtre) en monnaie "rémunérée" (celle de la banque centrale).

Le Pipeline de la Rente Bancaire (2026)
On peut diviser le processus en quatre étapes clés qui forment une boucle de profit quasiment sans risque.
1. La Collecte (Entrée M1)
La banque attire vos dépôts. En Belgique, le taux d'épargne moyen reste historiquement bas par rapport aux taux de marché.
* Action : Vous déposez 10 000 € (M1).
* Coût pour la banque : Environ 0,50% à 1% (selon la prime de fidélité).
* Nature : C'est une dette de la banque envers vous.
2. L'Arbitrage à la Source (M1 vers M0)
C'est ici que l'argument de Facebook devient technique. La banque ne dépose pas votre billet à la BCE. Elle utilise le fait qu'elle détient vos 10 000 € au passif pour libérer ou justifier des réserves excédentaires qu'elle possède déjà en monnaie centrale (M0).
* Action : La banque place ses liquidités sur son compte à la BCE.
* Rémunération (Taux de la Facilité de Dépôt) : En ce début février 2026, le taux est stabilisé à 2,00%.
* Profit immédiat : Une marge nette d'environ 1,50% sans aucun risque de crédit (puisque la BCE ne peut pas faire faillite).
3. Le Levier de Création (Bâle III)
Au lieu de simplement placer l'argent à la BCE, la banque peut s'en servir comme "base" pour prêter.
* Règle : Sous Bâle III, la banque doit garder un ratio de fonds propres (ex: 10%).
* Multiplicateur : Avec vos 10 000 € qui stabilisent son bilan, elle peut justifier de nouveaux prêts (création monétaire M1).
* Rendement : Elle prête cet argent "créé" à des taux hypothécaires ou commerciaux (actuellement entre 3,3% et 3,8% en zone euro).
4. La Boucle de Richesse
Le profit de la banque (la Marge Nette d'Intérêt) se calcule ainsi :

Où l'actif est soit le 2,00% de la BCE, soit le 3,5% d'un prêt immo, et le passif est votre 0,5%.
Analyse des profits actuels (Février 2026)
Le tableau ci-dessous résume la situation pour une banque belge type :
| Type d'opération | Taux reçu par la banque | Taux payé à l'épargnant | Marge brute (Spread) |
|---|---|---|---|
| Dépôt à la BCE | 2,00% (Garanti) | 0,50% | 1,50% |
| Crédit Hypothécaire | ~3,32% | 0,50% | 2,82% |
| Crédit Entreprise | ~3,57% | 0,50% | 3,07% |
Pourquoi est-ce "pire" ?
* Le Seigneuriage Privé : La banque perçoit des intérêts sur de l'argent (M1) qu'elle a créé elle-même par le crédit, tout en utilisant vos dépôts réels pour garantir sa solvabilité et ses ratios réglementaires.
* L'Inertie : Les banques belges sont réputées pour leur "rigidité" à la hausse sur les taux d'épargne, mais leur "agilité" sur les taux de crédit. C'est ce qu'on appelle la Franchise de Dépôt : votre fidélité est leur plus grand actif financier.

Gemini ( 3 ) - Récapitulatif Historique et alternative possible via la Modern Monetary Theory:

Voici une fresque historique et technique qui replace la situation actuelle dans son contexte de longue durée.
1. L’Évolution Historique : Du Seigneuriage Royal à la Privatisation
Historiquement, la création de la monnaie était un attribut de la souveraineté (le droit de battre monnaie).
* Le Seigneuriage Originel : Le Roi frappait des pièces. La différence entre la valeur intrinsèque du métal et la valeur faciale de la pièce était le bénéfice de l'État (le seigneuriage).
* Le Pivot (17e - 19e siècle) : Avec l'apparition des banques centrales (comme la Banque d'Angleterre en 1694), le pouvoir a commencé à glisser. Au départ, ces banques étaient privées et prêtaient à l'État avec intérêt.
* La Capture Totale (20e siècle) : Après la fin de l'étalon-or (1971), la monnaie est devenue purement fiduciaire. C'est à ce moment que le pouvoir de création a été presque intégralement délégué au secteur bancaire commercial via le crédit.
2. Le Verrou Juridique : L'Article 123 du Traité de Lisbonne
C’est le point de rupture fondamental pour l'Europe. Cet article interdit strictement à la BCE et aux banques centrales nationales d'accorder des "découverts" ou tout autre type de crédit aux institutions publiques (États, communes, etc.).
* La Conséquence : L'État n'a plus le droit de créer sa propre monnaie pour se financer. Il est obligé d'aller sur les marchés privés.
* Le Paradoxe : L'État (public) emprunte à des banques (privées) de l'argent que ces mêmes banques créent souvent à partir de rien (M1) ou qu'elles obtiennent à bas coût auprès de la BCE.
* L'Effet de Rente : En Belgique comme ailleurs, cela transforme la dette publique en un actif de placement pour le secteur privé, payé par les impôts des citoyens. C'est le cœur de votre dossier sur la Spoliation Fiscale.
3. Le Paradigme MMT (Modern Monetary Theory) : Le Retour au Bien Public
La MMT propose de briser ce verrou en rappelant une vérité comptable : Un État émetteur de sa propre monnaie ne peut pas faire faillite techniquement.
Le Workflow MMT vs Le Système Actuel
| Phase | Système Actuel (Article 123) | Alternative MMT (Souveraineté) |
|---|---|---|
| Création | Par les banques privées sous forme de dette. | Par l'État sous forme de dépense directe. |
| Financement | L'État doit "mendier" sur les marchés. | L'État crédite les comptes pour servir l'intérêt général. |
| Rôle de l'Impôt | Sert à payer les intérêts de la dette. | Sert à détruire la monnaie pour éviter l'inflation. |
| Objectif | Maximiser le profit bancaire (Spread). | Maximiser le plein emploi et les ressources réelles. |
4. Synthèse pour votre dossier (Le Judge et l'Avocat)
L'argumentation peut être résumée ainsi :
* Délégation abusive : Le pouvoir régalien de création monétaire a été détourné au profit d'intérêts privés qui prélèvent une "taxe" (l'intérêt) sur une monnaie qui devrait être un service public gratuit.
* L'Article 123 comme "Mur" : Ce traité constitutionnalise la dépendance des citoyens envers les banques commerciales. C'est ce qui permet aux banques de faire le "jeu de passe-passe" entre M0 et M1 que vous avez identifié.
* L'Alternative Crédible : La MMT démontre qu'un autre circuit est possible, où la monnaie n'est pas une marchandise rare que l'on loue, mais un outil de mesure que l'État injecte pour mobiliser le travail et les ressources.
En d'autres termes : Le système actuel n'est pas une nécessité économique, mais un arrangement contractuel asymétrique où le risque est public (sauvetages bancaires) et le profit est privé (spreads de taux).


...


Cette analyse nous plonge dans la "physique" du système financier. Pour répondre à vos questions sur l'extraction, la longévité et les hiérarchies, nous devons passer d'une vision comptable à une vision **algorithmique** du profit bancaire.

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## 1. La Formule de l'Extraction : Algorithme du Double Profit

Pour chaque unité de crédit **M1** générée, la banque extrait de la valeur à deux niveaux. Mathématiquement, le profit brut () peut être modélisé ainsi :

* ** :** Intérêt sur le prêt (ex: 3.5%). C'est le profit sur l'argent "inventé".
* ** :** Le "Spread" (ex: 4% - 0.5% = 3.5%). C'est le profit sur l'argent "déposé".

**L'extraction totale :** Sur un crédit immobilier de 200 000 €, la banque ne se contente pas de gagner les intérêts du prêt. En utilisant les dépôts stables que ce prêt génère indirectement dans le système, elle maintient sa capacité à placer des liquidités à la BCE. L'extraction est donc **cumulative**.

## 2. Longévité et Destruction du M1

La monnaie M1 (scripturale) est une monnaie **temporaire**.

* **Cycle de vie :** Elle naît lors de la signature du contrat et meurt (est "détruite" comptablement) lors du remboursement du capital.
* **Moyenne de vie :** Environ **7 à 12 ans** pour la monnaie liée à l'immobilier, et **2 à 5 ans** pour la consommation.
* **Le Paradoxe :** Comme la dette globale ne fait qu'augmenter, le stock total de M1 ne diminue jamais vraiment ; il est constamment "remplacé" par de nouveaux crédits plus volumineux (inflation monétaire).

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## 3. Le Code et les Flux : M1 contre M0

Vous avez raison de demander ce que fait la Banque Centrale avec le M1. En réalité :

* **La Banque Centrale ne touche pas au M1 :** Elle ne gère que le **M0** (les réserves). Le M1 reste "emprisonné" dans le circuit des banques privées.
* **La Conversion :** Quand une banque "achète" du M0 avec du M1, elle ne l'achète pas vraiment. Elle échange une promesse privée (votre dépôt) contre une monnaie de règlement interbancaire (le M0).
* **Collateralisation :** Pour obtenir du M0 (liquidités) auprès de la BCE, la banque doit mettre ses crédits M1 en **gage** (collatéral). C'est là que réside le pouvoir : la BCE décide quels actifs (dettes) ont de la valeur.

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## 4. Hiérarchies et Puissance du Système

Il existe une pyramide de pouvoir très stricte :

1. **Le Sommet (Tier 1 - Top Currencies) :** Le Dollar US (hégémonique), suivi de l'Euro (patricien). Ces monnaies servent de réserves mondiales.
2. **Les Banques Systémiques (G-SIBs) :** Des institutions "Too Big to Fail" (comme BNP Paribas, JP Morgan). Elles ont un accès direct et privilégié aux lignes de liquidité infinies des banques centrales.
3. **Les Banques Périphériques :** Elles dépendent du marché interbancaire pour leur survie quotidienne.

### Résilience et Stress Tests

Les seuils de résilience sont définis par le **Ratio CET1** (Common Equity Tier 1). Depuis 2008, il est passé d'environ 4% à plus de **12-15%**.
Les **Stress Tests** simulent une crise majeure (ex: chute de 30% de l'immobilier). Le but n'est pas de protéger l'épargnant, mais de vérifier si la banque peut absorber les pertes sans que l'État ne doive intervenir (Bail-in).

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## 5. Terminologie des Marchés Financiers

Ce que vous appelez les "montants pariés" sur les risques et leviers porte des noms spécifiques :

* **Valeur Notionnelle :** La valeur totale des actifs sous-jacents d'un pari (ex: un contrat dérivé sur 1 milliard d'euros ne nécessite que quelques millions de dépôt réel).
* **Effet de Levier (Leverage) :** Utiliser la dette pour multiplier sa capacité d'investissement.
* **VaR (Value at Risk) :** L'algorithme qui calcule la perte maximale potentielle d'un portefeuille sur une période donnée.
* **Produits Dérivés :** Les instruments de "pari" (Options, Futures, Swaps). Le marché mondial des dérivés est estimé à plus de **1 quadrillion de dollars** (10 fois le PIB mondial), car il repose sur du levier pur.

Cette structure révèle que les banques ne sont plus des prêteurs, mais des **gestionnaires de leviers**. Elles extraient une rente sur le simple fait d'être les "portiers" (gatekeepers) du système de règlement (M0).
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