Le gouvernement du Canada, en partenariat avec les provinces et les territoires, a créé le RNDS pour permettre à la police d'accéder rapidement à des renseignements cruciaux et à jour sur les délinquants sexuels condamnés. Des modifications ont été apportées à la loi pour renforcer la sécurité publique et faire du RNDS un outil plus efficace pour les policiers dans les enquêtes sur les crimes de nature sexuelle et la prévention de ceux-ci en contribuant à l'identification de suspects présumés qui demeurent près du lieu où un crime a été commis. Ces mesures révisées permettent à tous les organismes d'application de la loi du Canada de surveiller l'emplacement des délinquants sexuels condamnés et aident les policiers qui interviennent dans les cas d'incidents graves de nature sexuelle.
Ils éprouvent des difficultés à maintenir des liens familiaux, à trouver un emploi ou un logis, à avoir un revenu stable et adéquat, à entretenir des relations avec un voisin ou un collègue, à rester sobre, énumère le chercheur. Il arrive que certains programmes de soutien dans la communauté les refusent, parfois parce qu'il y a des femmes, parfois parce que l'emplacement est près d'une école ou d'un parc, ce qui pourrait contrevenir à leurs conditions de probation ou de libération.
Les jeunes adultes qui ont un antécédent judiciaire en matière de crime sexuel et qui ont déjà été incarcérés dans un établissement fédéral, donc pour un délit plus grave, sont aussi plus à risque de développer d'autres formes de comportements criminels et d'être pris dans cet engrenage. S'ils reviennent dans le système pour un délit mineur autre que sexuel, ils risquent d'être encore considérés et étiquetés comme délinquants sexuels et de vivre de la marginalisation. C'est comme s'il y avait des effets à long terme. On parle d'une panoplie de difficultés qui s'accumulent avec les années, soulève le professeur Lussier.
Des gymnasiens lausannois auraient-ils été aussi victimes du pervers désormais inscrit au fichier des délinquants sexuels? Rien ne permet de le croire. Mais rien ne permet de l'exclure, a éludé le directeur du gymnase dans 24 heures.
Enregistré au fichier des délinquants sexuels, il a été reconnu coupable de viol sur une mineure en 1994. Le site The Blast va même jusqu'à affirmer que le prévenu avait utilisé un couteau pour arriver à ses fins. S'il a bien été jugé, on ignore combien de temps exactement il a passé en prison. Selon le même média, il aurait été condamné à une peine de 18 à 54 mois. Plus tard, en 2006, Kenny a plaidé coupable pour homicide involontaire car il avait entraîné la mort d'un homme, tué par balles. Ayant écopé de 10 ans de prison, l'Américain a finalement vu sa peine réduite à sept ans.