Le chanvre (Cannabis Sativa) fut pendant des années utilisé pour : se vêtir, s’alimenter, voiler des bateaux, faire des cordages (80 tonne pour les caravelles de Christophe Colomb 1492), des filets, du papier… D’origine d’Asie Centrale.
L’huile vierge est obtenue à partir de chènevis soigneusement
sélectionné pour avoir une excellente qualité organoleptique. La
première pression à froid des graines est suivie d’une filtration.
Elle ne subit aucune manipulation de type chimique ou thermique afin de
conserver la totalité de ses caractéristiques nutritionnelles et
gustatives. A partir d’une tonne de chènevis, on obtient environ 200 L
d’huile vierge. Parmi les huiles végétales, l’huile de chanvre est celle
dont la composition est l’une des plus adaptées aux besoins
nutritionnels de l’homme. Elle est riche en vitamine E (antioxydant), en
omégas 3 et 6 dans les proportions idéales pour l’organisme humain
(1:3); elle permet de diminuer le risque cardio-vasculaire.
Huile raffinée :
L’huile raffinée est obtenue à partir d’huile vierge après
démucilagination (dégommage), lavage, décoloration, filtration et
désodorisation. Cette technique permet d’avoir une huile aux propriétés
constantes et à la stabilité accrue. Elle correspond plus aux attentes
des industriels et est trés utilisée en cosmétique.
Et en 1850, début de l’ère pétrochimique… Aujourd’hui nous pouvons faire plus de 25000 produits avec cette plante.
Toute la plante : agriculture,médecine
Les fibres : textiles et cordages,papier
La chènevis (la graine) : alimentation, cosmétique, peintures et vernis, résine plastique
La chèvenotte : construction, plastiques
Quelques applications :
* Papier
* Automobile
* Litières animales
* Paillage
* Bâtiment
* – En voie humide
* – En voie sèche
* Alimentation et cosmétique (huile)
* Alimentation et oisellerie – pêche (graine)
* Briquettes de poudre
Vulgarisation: Le but est de tirer de l’énergie de toutes matières organiques qui « inhalent » du gaz carbonique CO2 pour leur croissance en rejetant de l’oxygène, puis lorsqu’il est brûlé pour produire de l’énergie, libèrent à nouveau ce gaz carbonique dans l’air, assurant ainsi l’équilibre et un renouvellement du cycle vertueux.
La plante au monde capable de produire le plus rapidement et le plus de biomasse, seule ressource annuelle renouvelable capable, à terme, de remplacer les carburants d’origine fossile… c’est ?
Le chanvre est la plante au monde capable de produire le plus
de biomasse, seule ressource annuelle renouvelable et capable, à terme,
de remplacer les carburants d’origine fossile.
Lorsqu’on fait pousser du chanvre dans le but de tirer de l’énergie de
sa récolte, la plante « inhale » du gaz carbonique CO2, puis lorsqu’il
est brûlé pour produire de l’énergie, elle libère de nouveau ce gaz
carbonique dans l’air, assurant ainsi l’équilibre.
Henry FORD avait conçu des voitures en plastique à base de paille de blé, de chanvre et de sisal (voir Popular Mechanics de décembre 1941). Il voulait que le carburant en soit le méthanol à base de la biomasse de chanvre.
Comme toute plante durant sa croissance, le chanvre « inhale » du CO2
(gaz carbonique) pour construire la structure de sa cellule, en
revanche, ce mécanisme dégage ensuite de l’oxygène, enrichissant de
nouveau l’atmosphère. Ensuite, lorsque la biomasse de chanvre riche en
carbone est brûlée pour produire de l’énergie, le CO2 est de nouveau
libéré dans l’air ; le cycle du CO2 se rapproche à nouveau de
l’équilibre écologique avec la croissance de la récolte suivante.
La biomasse obtenue n’est jamais convertie entièrement en carburant :
des feuilles, des parties de tiges, et l’ensemble des racines restent
comme résidus dans les champs. Ces matières organiques, riches en
carbone, contribuent à fertiliser le sol, et à chaque saison, un peu
plus de gaz carbonique de l’air pénètre ainsi dans le sol, si bien que
les carburants d’origine végétale contribuent à réduire lentement la
quantité de gaz carbonique de notre atmosphère polluée.
Le chanvre est capable de produire 25 tonnes de biomasse par hectare, et cela tous les 4 mois.
La conversion de la biomasse par le procédé de la pyrolise, qui
consiste à soumettre la matière organique à de hautes températures ou
sous atmosphère raréfiée, produit une sorte de « charbon de bois
propre » qui remplacerait avantageusement le charbon ordinaire.
Le soufre, rejeté par les cheminées des usines brûlant du charbon
fossile, est la première source des pluies acides. Le « charbon de bois
propre » tiré du chanvre par le procédé de la pyrolise ne contient pas
de soufre, et sa combustion, même à l’échelle industrielle, n’en
rejetterait pas.
La transformation de la biomasse par « cracking » produit également des
carburants sans soufre susceptibles de remplacer les variétés de
produits pétroliers d’origine fossile, comme le gazole. Et la quantité
globale de gaz carbonique atmosphérique n’augmente pas lorsqu’on brûle
un carburant ayant pour origine la biomasse. La pyrolise emploie la même
technologie par « cracking » que celle de l’industrie du pétrole dans
le raffinage des carburants fossiles. Les gaz que dégagent les procédés
d’extraction, dans les procédés de pyrolise ou de cracking du chanvre,
pourraient servir à faire tourner des générateurs électriques par la
même occasion.
Le processus par conversion de la biomasse peut être ajusté pour
produire du charbon de bois, des carburants liquides, du méthanol, ainsi
que des produits chimiques importants pour l’industrie : acétone,
acétate d’éthyle, goudron, poix et crosote. La société FORD a
fait fonctionner avec succès une usine de cracking de la biomasse dans
les années 1930 à Iron Mountain, dans le Michigan.
Les graines de chanvre contiennent 30% d’huile (en volume). Cette huile a
pu servir à faire du gazole de haute qualité et du carburant pour avion, elle peut servir dans les machines de haute précision. L’huile de chanvre était utilisée pour l’éclairage.
Les tiges de chanvre sont constituées à 80% de déchets (le sous-produit
sous forme de pulpe, que l’on obtient une fois que l’on a retiré les
fibres), et ces déchets contiennent eux-mêmes 77% de cellulose, une
matière première importante pour l’industrie chimique, la production de
plastique et de fibres. Un hectare de chanvre peut produire entre 50 et
100 fois plus de cellulose que les tiges de mais ou de canne à sucre. A
peu près partout, il est possible de faire deux récoltes annuelles de
chanvre au minimum.
Le chanvre présente un cycle de croissance court, et peut être planté après la récolte des plantes alimentaires. Chaque hectare peut produire environ 10.000 litres de méthanol. Malgré ses exceptionnelles capacités de production, le chanvre est une plante frugale qui n’épuise pas les sols : elle perd une partie de son épais feuillage pendant toute la saison et produit un terreau qui contribue à retenir l’humidité.
Le prix de revient d’une tonne de chanvre destinée à produire du
carburant est d’environ 30$. L’huile tirée des graines pourrait servir à
nouveau de matière première aux industriels producteurs de peintures et
de vernis. L’association BACH (Business Alliance for Commerce
in Hemp), basée à Los Angeles, indique que l’on compte quelques 50.000
utilisations commerciales (autres que de le fumer) pour le chanvre,
toutes viables économiquement et compétitives.
* L’Angleterre la France et l’Espagne ont légalisé la culture du
chanvre à faible teneur en THC. L’Angleterre a planté 600 hectares de
chanvre pour la première année et des rapports indiquent que les
cultivateurs ont obtenu plus de 7 000$ à 1′hectare pour leur récolte.
* Le chanvre à faible teneur en THC n’est pas une drogue psychoactive.
* Un rapport canadien datant du 19e siècle démontre que la culture du
chanvre convient bien à une rotation avec les fèves et le mais.
* En 1991 les fermiers ontariens ont perçu 710$ I’hectare de mais et 500$ I’hectare de fèves soya.
* La culture du chanvre a prospéré au Canada durant plus de cent ans. A
une certaine période à la fin du 19e siècle le Canada produisait la
moitié du chanvre requis pour les besoins de l’Angleterre. A cette
époque l’Angleterre était le plus gros consommateur de chanre au monde.
* En 1930 un journal du sud-ouest de l’Ontario rapportait que le chanvre
canadien était un des meilleurs du monde et de qualité bien supérieure
au chanvre tropical.
* Le chanvre canadien peut se cultiver de la frontière sud jusqu’à
approximativement 600 de latitude Nord soit le parallèle qui sépare les
Territoires du Nord-ouest des provinces. Cette vaste étendue s’explique
par le cycle de croissance très court du chanvre qui est de 90 à 110
jours.
* Le plant de chanvre peut atteindre jusqu’à 5 mètres de hauteur et sa
racine pivotante s’enfonce jusqu’à près de deux mètres. Celle-ci tire
des éléments nutritifs des profondeurs du sol et en laissant pourrir les
feuilles sur place ces éléments enrichissent la surface pour les
récoltes ultérieures. La longueur de ses racines aide également à
prévenir le compactage du sol.
* Le chanvre est peu exigeant pour le sol et lui retourne jusqu’à 60% de ses nutriments lorsqu’on le laisse sécher sur place.
* Un rapport du Kentucky indique que l’on a cultivé du chanvre sur un
même terrain durant 14 années consécutives sans que le sol s’appauvrisse
ou qu’il y ait réduction de rendement.
* La culture du chanvre est très économique car elle ne demande à peu près pas de pesticide.
* Le chanvre résiste assez bien à la sécheresse et la teneur en protéines des ses graines a souvent été d’un grand secours durant des famines résultant de sécheresses.
* Le chanvre est très résistant aux rayons ultraviolets et une
augmentation de ceux-ci ne devraient pas en réduire la récolte
contrairement a la fève soya et au mais.
Produit par H.E.M.P. Canada Distribué par: CHANVRE EN VILLE 3418A Avenue du Parc Montréal (Québec) H2X 2H5 (514) 845-4993E
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