AG MARDI 21 septembre 2010 AMPHI D1. 12h-14h

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Christophe Voilliot

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Sep 19, 2010, 4:55:27 PM9/19/10
to Coordination pour université

Collectif “La retraite, une affaire de jeunes” - CGT-Nanterre - SNASUB-
FSU Nanterre - SNESUP-FSU Nanterre

POUR NOS RETRAITES

LE 23 SEPTEMBRE, TOUTES ET TOUS ENSEMBLE POUR LE RETRAIT DU PROJET
GOUVERNEMENTAL

NI RECUL DE L'AGE LEGAL

NI ALLONGEMENT DE LA DUREE DE COTISATION

NI DIMINUTION DE LEUR MONTANT

ASSEMBLEE GENERALE DE TOUS LES PERSONNELS ET ETUDIANTS.

MARDI 21 SEPTEMBRE. AMPHI D1. 12H - 14H



En reposant à 85% sur les salarié-es, le projet de `réforme' des
retraites promet de frapper toutes les catégories de population à
l'exception des plus riches. Sous prétexte de se soucier de la
préservation du système par répartition et du sort des générations
futures, le projet conduirait, notamment, à une dégradation
particulièrement grave de la situation des jeunes, condamnés à
`attendre' un peu plus de sortir de l'emploi précaire et du chômage,
et des femmes, plus exposées au chômage, au temps partiel imposé, aux
bas salaires, à la discontinuité de l'emploi.

Profondément inégalitaire, injuste et inefficace

Les réformes Balladur (1993) et Fillon (2003) ont déjà abaissé les
pensions et allongé les durées de cotisation sans rien résoudre. Tout
le monde s'accorde maintenant à dire que la `grande réforme' du mandat
du « Président des riches » serait périmée dès 2018 ! Plutôt que de
réformes, il s'agit bien d'attaques généralisées contre les salaires
et les droits, cette fois pour nous faire payer un banditisme
financier capable de mettre à genou des états entiers.

Cette réforme pénalise tout particulièrement

les femmes

L'allongement de la durée de cotisation (41,5 annuités en 2020) et le
report à 67 ans du seuil où l'on peut obtenir une retraite sans décote
vont toucher de plein fouet toutes les personnes qui arrêtent de
travailler plusieurs années pour élever leurs enfants ou qui prennent
un temps partiel - et l'on sait que ce sont très majoritairement des
femmes. En 2007, seulement 44% d'entre elles parvenaient à valider une
carrière complète, contre 86% des hommes. Cette réforme va augmenter
encore ces inégalités : les femmes devront retarder de plus en plus
leur départ en retraite, ou subir une décote plus forte.

La fausse évidence de la démographie

Nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à avoir reconnu la
mauvaise foi de l'argument démographique : « l'espérance de vie
augmente, il faudrait donc travailler plus longtemps »… Mais où donc
est le `bon sens' d'un argument qui ne tient pas compte, entre
autres :

*

de l'accroissement considérable de la productivité du travail,
de l'augmentation globale de la richesse produite (en 2000, 2 actifs
produisent 1,5 fois plus que 4 en 1960) ;
*

de la baisse de 9,3 % de la part des salaires depuis 1983 dans
le PIB.
*

Et qui `oublie' les millions de chômeurs qui ne demandent qu'à
travailler-cotiser

Un problème de financement et donc de choix politiques

Les boniments sur la démographie ne peuvent cacher le fond du
problème : une fiscalité massivement favorable aux intérêts privés
(avec le financement de la recherche, nous en savons quelque chose), à
la finance, aux hauts revenus. A l'évidence, la réforme vise à
accélérer la distribution de la richesse du bas vers le haut, plutôt
que de s'attaquer au chômage des jeunes, à la précarité, aux bas
salaires, à la pauvreté (des retraités eux-mêmes), au déclassement
chronique des femmes, de prendre sérieusement en compte les métiers
déjà reconnus pénibles (avec une espérance de vie inférieure de 7 ans
en moyenne pour les professions ouvrières), mais aussi, ceux qui le
deviennent (n'apprend-on donc rien des sinistres exemples de France
Telecom, Renault Guyancourt, ou Pôle Emploi ?).

Ce ne sont pourtant pas les ressources qui manquent. Par exemple :

*

75 milliards de niches fiscales
*

15 milliards de « paquet fiscal »
*

l'emprunt d'Etat à 4% aux banques privées au lieu de 0% à la
Banque de France, coûte 55 milliards
*

31 milliards d'exonérations des cotisations sociales aux
entreprises (pour quelles embauches ?)
*

1% repris aux actionnaires représenterait 16% pour les salariés
*

une taxation de 5% sur les bénéfices non réinvestis apporterait
plus de 5 milliards par an
*

le rééquilibrage partiel de la perte de salaires au profit des
dividendes aux actionnaires (avec une augmentation de salaire de 300
euros en moyenne) rapporterait 66 milliards à la sécurité sociale,
dont 31 pour les retraites
*

100 000 chômeurs en moins : 1,3 milliard d'euros de cotisations
en plus. 1 million de chômeurs en moins, c'est 5 milliards de
cotisation en plus pour les retraites

La réforme des retraites et l'université-LRU

Avec, d'une part, la déstabilisation de l'emploi public (RGPP, loi de
mobilité dans la fonction publique, suppressions massives de postes
chaque année), la progression de la précarité et de la pénibilité et
l'intensification du travail dans l'enseignement supérieur, et d'autre
part la dépense fiscale sans contrôle au profit des grandes
entreprises (au prétexte du financement de la recherche), les
personnels de l'université en régime LRU et les étudiants sont des
cibles privilégiées de ce projet. L'AG doit nous permettre d'élaborer
cette analyse commune.

Le 23 et après ( ?)


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