Christophe Voilliot
unread,Oct 26, 2010, 9:56:03 AM10/26/10Sign in to reply to author
Sign in to forward
You do not have permission to delete messages in this group
Either email addresses are anonymous for this group or you need the view member email addresses permission to view the original message
to Coordination pour université
Le jeudi 21 octobre, jour de manifestation nationale contre le projet
gouvernemental de démolition des retraites, a donné lieu à une
agression brutale du pouvoir contre la population rassemblée
pacifiquement à Lyon pour exercer son droit à manifester : usant de
tout l’arsenal de la répression, la préfecture du Rhône et les forces
de l’ordre ont piégé et encerclé des centaines de personnes
rassemblées place Bellecour : blocage des issues, tirs de grandes
lacrymogènes, bruit assourdissant d'un hélicoptère à basse altitude,
charges contre les manifestants, insultes et coups de matraque. Lieu
symbolique d’expression du mouvement social à Lyon, la place Bellecour
s’est trouvée transformée en « prison à ciel ouvert », en théâtre de
mauvais traitements et d'arrestations brutales, arbitraires, anti-
jeunes et ouvertement racistes. Jeunes et adultes venus manifester
sans aucune violence ont été parqués et mis en garde à vue avec une
prévalence pour ceux relevant d'origines ethniques visibles.
Quelques jours après, ce sont les salariés des raffineries qui ont
fait l'objet d'évacuations musclées dans le contexte de réquisitions
qui contreviennent au droit de grève selon la Justice.
Face à de telles agressions, il appartient à l’ensemble du mouvement
associatif et syndical de réunir les témoignages et interpeller
vivement le pouvoir politique. Ce sont les libertés d’expression qui
sont directement malmenées avec le dessein de réduire l'opposition qui
s'exprime au plan régional comme au plan national.
Le SNESUP-FSU entreprend, en lien avec la FSU, avec ses partenaires
associatifs et syndicaux, notamment la Ligue des Droits de l'Homme,
des démarches actives afin de dénoncer et de faire condamner ces
menées totalitaires, d'interpeller solennellement le gouvernement, de
saisir la Commission de Déontologie de la Sécurité, la Cour Européenne
des Droits de l'Homme, de s'adresser au mouvement associatif et
syndical, aux partis politiques, aux institutions au plan français et
européen.
Loin de contenir le mouvement contre les projets de régression
sociale, ces menées ne font que renforcer la détermination des
salariés, des jeunes étudiants et lycéens et de toute la population à
faire barrage à ces projets.
Le SNESUP-FSU s’associe aux initiatives tendant à élargir le front du
refus de cette répression et de ces graves atteintes aux libertés que
traduisent dans le même temps les textes de loi liberticides (projet
de Loi Besson et LOPPSI-2) qui, sur ce plan, mettent la France au ban
de l'Europe.
Paris, le 26 octobre 2010