Fwd: [paris] Première victoire pour la liberté d'expression à l'E NS

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Elie Octave Bousquet

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Feb 27, 2011, 9:19:40 PM2/27/11
to grève, bdsunive...@googlegroups.com
ET UNE VICTOIRE! UNE !

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De : <tir...@clipper.ens.fr>
Date : 28 février 2011 01:30
Objet : [paris] Première victoire pour la liberté d'expression à l'E NS
À : pa...@sud-etudiant.org


Communiqué de presse du collectif Palestine ENS :


Après l'annulation de la conférence-débat du 18 janvier à laquelle devait
participer entre autres Stéphane Hessel, plus de 600 professeurs, élèves,
employés et chercheurs de l'ENS avaient signé une pétition appelant la
Direction à ne plus faire obstacle aux activités du collectif Palestine
ENS. Le 4 février, le collectif a présenté une demande pour réserver une
salle, afin d'organiser des conférences lors de l'Israeli Apartheid Week.

Le collectif voulait réfléchir à la pertinence de la qualification
juridique d'apartheid pour décrire la situation israëlo-palestinienne, et
avait pour cela invité Omar Barghouti, Raji Sourani, la réalisatrice
Simone Bitton pour la projection de son film « Mur » ainsi que des
étudiants israéliens et palestiniens. Plus de deux semaines plus tard, la
Direction a rejeté cette demande sans motiver sa décision.

Considérant qu'il s'agissait d'une violation manifeste des libertés
fondamentales de réunion et d'expression, le collectif a présenté le 24
février une requête au Tribunal Administratif pour faire annuler cette
décision. Le tribunal a jugé en faveur du collectif, reconnaissant que «
La directrice de l'ENS, dans l'exercice de ses fonctions a porté une
atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de réunion qui
constitue une liberté fondamentale », et a ordonné à la Direction "de
réexaminer la demande de salle présentée" par le collectif "dans un délai
de trois jours".

Monique Canto-Sperber était défendue notamment par Maître Patrick Klugman,
membre du comité directeur du CRIF - elle avait déclaré dans Le Monde du
27 janvier : "Je n'ai eu aucun contact avec le CRIF". Ce jugement
intervient alors que, désireuse de justifier ses actes de censure répétés,
la Direction a convoqué lundi 28 février un Conseil d'Administration
extraordinaire, où elle souhaite faire adopter un texte restreignant la
liberté d'organiser des conférences publiques à caractère politique à
l'ENS.

Palestine ENS
collectife...@gmail.com



Tract :


Scandales à Normale Sup'


Censure à l'ENS

A la suite de l’interdiction de plusieurs conférences par la direction…

Le Tribunal Administratif de Paris donne tort
à la directrice de l'ENS

Celui-ci déclare le 26 février :
« La directrice de l'ENS, dans l'exercice de ses fonctions a porté une
atteinte grave et manifestement illégale a la liberté de réunion qui
constitue une liberté fondamentale. »

La directrice de l'ENS était défendue par un avocat membre du comité
directeur du CRIF alors qu'elle niait que le CRIF avait influé sur sa
décision d'annuler la conférence de Stéphane Hessel et qu'elle affirmait
dans Le Monde du 27 janvier :
« Je n'ai eu aucun contact avec le CRIF » !


Harcèlement moral et violences physiques sur plusieurs employé-e-s de l'ENS

La direction le savait depuis longtemps mais étouffait les affaires.

Témoignage d'une des anciennes employées de l'ENS :
« J'ai pour ma part subi un harcèlement psychologique en plus d'un acte de
violence physique [...] constaté par un médecin (hématomes sur les bras et
la poitrine). J'ai fourni un certificat médical mais il n'a pas été pris
en compte, l'[ancienne] secrétaire générale m'a interdit de porter plainte
pour 'l'image de l'école'. »


CDD illégaux à répétition à l'ENS

Grève à l'ENS depuis bientôt deux mois !

Les précaires demandent leur titularisation et au minimum un CDI.


Défendons la liberté d'expression !
Soutenons les grévistes précaires !
Après l'annulation de la conférence de Stéphane Hessel, plus de 600
professeur-e-s, élèves, employé-e-s et chercheur/euse-s de l'ENS avaient
signé une pétition appelant la direction à ne plus faire obstacle aux
activités du collectif Palestine ENS. Le collectif a présenté une demande
pour réserver une salle, afin d'organiser des conférences lors de
l'Israeli Apartheid Week. Le collectif voulait réfléchir à la pertinence
de la qualification juridique d'apartheid pour décrire la situation
israélo-palestinienne. La Direction a rejeté cette demande sans motiver sa
décision. Le collectif a présenté le 24 février une requête au Tribunal
Administratif pour faire annuler cette décision. Monique Canto-Sperber
était défendue notamment par Monsieur Klugman, membre du comité Directeur
du CRIF - elle avait déclaré dans Le Monde du 27 janvier : « Je n'ai eu
aucun contact avec le CRIF ». Le TA a jugé en faveur du collectif,
reconnaissant que « La directrice de l'ENS, dans l'exercice de ses
fonctions a porté une atteinte grave et manifestement illégale a la
liberté de réunion qui constitue une liberté fondamentale. », et ordonné à
la Direction « de réexaminer la demande de salle ».

Ce jugement intervient alors que, désireuse de justifier ses actes de
censures répétés, la Direction a convoqué lundi 28 février un Conseil
d'Administration extraordinaire, où elle souhaite faire adopter un texte
restreignant la liberté d'organiser des conférences publiques à caractère
politique à l'ENS. C'est un déni de la liberté d'expression. C'est aussi
une violation de l'article L811-1 du Code de l'éducation :

« Les usagers du service public de l'enseignement supérieur […] disposent
de la liberté d'information et d'expression à l'égard des problèmes
politiques, économiques, sociaux et culturels. Ils exercent cette liberté
à titre individuel et collectif, dans des conditions qui ne portent pas
atteinte aux activités d'enseignement et de recherche et qui ne troublent
pas l'ordre public. Des locaux sont mis à leur disposition. […]. »

Dans son projet, la Direction prévoit la censure systématique des réunions
publiques organisées par les  « groupes militants » de l'ENS et dont le
contenu serait « univoque » :

« L’Ecole normale supérieure doit pouvoir exercer son pouvoir
d’appréciation des événements publics qu’elle accueille, elle ne doit pas
servir de caution pour les causes qu’ils défendent. Elle n’a pas pour
vocation d’abriter des meetings de partis politiques ou des réunions
organisées par des groupes militants, nationaux ou internationaux, dans
lesquels s’exprimerait un point de vue univoque. »

Cette mesure toucherait donc toutes les personnes de l'École qui
souhaitent s'exprimer et débattre autour d'une idée politique, syndicale
ou autre. Imaginons que nous devions imposer à tout-e économiste ou à
tout-e philosophe son contradicteur/trice. La Direction estime-t-elle que
les élèves et étudiant-e-s n'ont pas assez d'esprit critique pour entendre
sans recul un discours politique, au même titre qu'un discours
scientifique ?

Pour la Direction, il s'agit en réalité de légitimer de précédentes
interdictions purement arbitraires :
-La conférence de Stéphane Hessel, à l'initiative d'élèves de l'école, a
été annulée sans aucune raison valable.
-Le cycle de conférences organisé par Palestine ENS a été interdit, alors
même que les élèves organisateurs/trices avaient proposé à la Direction de
choisir elle-même des contradicteurs/trices.
-Une réunion publique sur l'agriculture organisée par des élèves du Front
de Gauche a été interdite.

Mais cette mesure fait aussi suite au mouvement social contre la précarité
qui a lieu depuis octobre dernier à l'École. La grève des précaires de la
cantine dure depuis sept semaines maintenant et entraîne la fermeture
totale de la cantine depuis janvier. La conférence de presse de
l'intersyndicale nationale du 9 mars consacrée à la précarité dans la
fonction publique, demandée par les grévistes de la cantine, est donc
aussi menacée par ce texte.

Dans chacun de ces cas, il s'agit bien plus de faire taire certain-e-s que
d'élaborer les règles d'une véritable démocratie des idées au sein de
l'ENS. En plus de contrôler l'accès aux listes mail, la Direction voudrait
désormais pouvoir décider qui s'exprime et qui se tait dans ce qu'elle
considère comme « son » établissement. Ce n'est donc pas la diversité des
opinions que la direction veut défendre dans ce texte mais bien une forme
de loi du silence qui a déjà fait ses preuves, notamment sur les
employé-e-s de l'école sujet-te-s aux harcèlements en tous genres voire à
des violences physiques. Celles et ceux qui n'ont pas besoin de la parole
pour exercer leur domination ont une fois de plus tout intérêt à
disqualifier les voix discordantes en les taxant de polémiques, alors même
qu'elles ne sont que le reflet de la dureté de situations hélas bien
réelles.


Les élu-e-s CA du Front Unitaire de Lutte, Sud-Etudiant ENS, CGT Ferc-Sup
ENS, Palestine ENS, NPA ENS, PG ENS, PC ENS

!DSPAM:110,4d6aeffc103441804284693!

Scandales à Normale Sup4.pdf
Tract CA.odt
communiqué de presse Palestine ENS 27 février 2011.odt
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