Suite au message de Sophie (apaisement)

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Raphaël Mournat

unread,
Oct 2, 2014, 5:19:05 AM10/2/14
to coo...@googlegroups.com
Hello everybody,

J'ai eu Sophie au téléphone.
Son message est bien une longue métaphore jusqu'au bout. Elle veut
exposer une situation entre certains jeunes de la coop lorsqu'ils sont à
l'extérieur de la coop.
Elle en parlera demain (si elle souhaite).

Mais non, Sophie n'a pas de pression sociale à nous quitter parce qu'on
a pas de sac à main Vuitton et tous, des BMW rutilantes. Elle a voulu
dire "je" pour couvrir d'autres situations.

Bref elle en parlera demain. Elle veut savoir si c'est une attribution
de la coop de faire de la régulation entre classes sociales. Pas au sein
de la coop, les membres font ce qu'ils veulent. On est bien un club de
jeux et non pas un groupe d'intervention sociale.

Ceci dit ce qu'elle m'a exposé est "blessant" (pour certaines personnes)
et gênant et je comprends sa démarche.

On en parle demain en marge de la coop (dehors) si elle le souhaite.

Bonne journée,

Raphaël

Raphaël Mournat

unread,
Oct 3, 2014, 2:42:28 AM10/3/14
to SV00, coo...@googlegroups.com
Bonjour Sophie,

le problème n'est pas ton mail, le problème c'est que tu écris en tout petit :-)

Soyons bref : la coop est une activité de jeux.
Nous ne sommes pas là pour réguler les relations entre les membres à l'extérieur de l'activité. A l'extérieur se fréquentent qui veut, ne se fréquentent pas qui veut aussi.

Ce qui est demandé c'est que les membres, pendant l'activité, aient un respect minimum entre eux. Pas qu'ils s'aiment. On est bien un groupe social (non enfermant non excluant), groupe social ouvert : entre et sort qui veut, quand il veut, sans avoir à s'expliquer. Nous ne sommes pas une communauté où l'amour entre membres est obligatoire !

ça a l'air sec, mais ce n'est pas du je-m'en-foutisme c'est aussi du respect envers les personnes : nous n'avons pas à nous immiscer dans les relations entre personnes qui ne nous regardent pas. (hors blague ponctuelle).

Par contre, nous pouvons être à l'écoute, en marge des jeux (= entre deux parties) de membres mal à l'aise qui exprimeraient eux-même leur mal être. La porte n'est pas fermée non plus : à titre individuel les membres s'investissent bien (ou pas) dans ce qu'ils veulent.

Ne penses-tu pas que des adolescents de 15-18 ans ne doivent pas commencer à faire leur apprentissage par eux-mêmes, et donc trouver par eux-mêmes les ressources pour faire face à des situations d'exclusion ? Le rôle des adultes dans ce cas-là peut être celui d'un appui mais je pense qu'il n'est pas bon, pour les jeunes eux-mêmes, de trop les assister. Leur rendre service me semble-t-il c'est de permettre leur autonomisation mais pas de "forcer" les relations entre personnes.

L'idéal serait que les deux jeunes en question se parlent entre eux. On peut toujours aborder le sujet avec eux "en amorce" mais après c'est à eux de faire et de prendre l'initiative, ou pas.

Bref on est bien qu'un club de jeux à la base. Cela permet à des personnes de se voir et se lier à l'extérieur mais ça ne regarde pas la coop en tant qu'entité.

Bonne journée,

Raphaël







Le 03/10/2014 07:57, SV00 a écrit :

 

Bonjour à tous,

 

 

 

Je fais suite au mail de Raphaêl qui explique ma démarche et je rajoute ce mot :

 

 

 

Apparemment mon mail n'a pas été compris : il s'agissait d'une fiction, sur une situation qui n'était pas la mienne. J'ai utilisé le « je » pour essayer de me mettre dans la peau d'un personnage, afin de comprendre ce que cette personne pouvait penser et comment elle réagissait face à une situation banale qui peut arriver dans la vie, surtout lorsqu'on est enfant.

 

Je me suis dit que se mettre « à la place de » pouvait ouvrir les perspectives de réflexion, et ai pensé que cela pouvait intéresser d'aucuns de réfléchir à comment on fait pour dénouer une situation comme celle qui était décrite.

 

Le procédé était probablement maladroit, surtout pour ceux qui ne me connaissent pas, car le « je » était totalement à l'opposé de moi : c'était un exercice pour ne pas juger mais essayer de comprendre, afin de trouver des solutions humainement justes à apporter, lorsque l'on se trouve face à des enfants qui vivent ce type d'expériences sociales, que ce soit d'un côté ou de l'autre. J'ai volontairement transposé cette situation dans le monde des adultes pour faire réagir. Mais le procédé n'était pas forcément approprié...

 

Bref, désolée de la confusion que cela a pu créer, c'était juste une idée pour utiliser le jeu de rôle afin de dénouer des situations sociales, mais peut-être était-ce une mauvaise idée...

 

 

 

Bonne journée à tous

 

 

 

Sophie

 


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