Bonjour Sophie,
le problème n'est pas ton mail, le problème c'est que tu écris en
tout petit :-)
Soyons bref : la coop est une activité de jeux.
Nous ne sommes pas là pour réguler les relations entre les membres à
l'extérieur de l'activité. A l'extérieur se fréquentent qui veut, ne
se fréquentent pas qui veut aussi.
Ce qui est demandé c'est que les membres, pendant l'activité, aient
un respect minimum entre eux. Pas qu'ils s'aiment. On est bien un
groupe social (non enfermant non excluant), groupe social ouvert :
entre et sort qui veut, quand il veut, sans avoir à s'expliquer.
Nous ne sommes pas une communauté où l'amour entre membres est
obligatoire !
ça a l'air sec, mais ce n'est pas du je-m'en-foutisme c'est aussi du
respect envers les personnes : nous n'avons pas à nous immiscer dans
les relations entre personnes qui ne nous regardent pas. (hors
blague ponctuelle).
Par contre, nous pouvons être à l'écoute, en marge des jeux (= entre
deux parties) de membres mal à l'aise qui exprimeraient eux-même
leur mal être. La porte n'est pas fermée non plus : à titre
individuel les membres s'investissent bien (ou pas) dans ce qu'ils
veulent.
Ne penses-tu pas que des adolescents de 15-18 ans ne doivent pas
commencer à faire leur apprentissage par eux-mêmes, et donc trouver
par eux-mêmes les ressources pour faire face à des situations
d'exclusion ? Le rôle des adultes dans ce cas-là peut être celui
d'un appui mais je pense qu'il n'est pas bon, pour les jeunes
eux-mêmes, de trop les assister. Leur rendre service me semble-t-il
c'est de permettre leur autonomisation mais pas de "forcer" les
relations entre personnes.
L'idéal serait que les deux jeunes en question se parlent entre eux.
On peut toujours aborder le sujet avec eux "en amorce" mais après
c'est à eux de faire et de prendre l'initiative, ou pas.
Bref on est bien qu'un club de jeux à la base. Cela permet à des
personnes de se voir et se lier à l'extérieur mais ça ne regarde pas
la coop en tant qu'entité.
Bonne journée,
Raphaël
Le 03/10/2014 07:57, SV00 a écrit :
Bonjour à tous,
Je fais suite au mail de Raphaêl qui explique ma
démarche et je rajoute ce mot :
Apparemment mon mail n'a pas été compris : il
s'agissait d'une fiction, sur une situation qui n'était pas
la mienne. J'ai utilisé le « je » pour essayer de me mettre
dans la peau d'un personnage, afin de comprendre ce que
cette personne pouvait penser et comment elle réagissait
face à une situation banale qui peut arriver dans la vie,
surtout lorsqu'on est enfant.
Je me suis dit que se mettre « à la place de »
pouvait ouvrir les perspectives de réflexion, et ai pensé
que cela pouvait intéresser d'aucuns de réfléchir à comment
on fait pour dénouer une situation comme celle qui était
décrite.
Le procédé était probablement maladroit, surtout pour
ceux qui ne me connaissent pas, car le « je » était
totalement à l'opposé de moi : c'était un exercice pour ne
pas juger mais essayer de comprendre, afin de trouver des
solutions humainement justes à apporter, lorsque l'on se
trouve face à des enfants qui vivent ce type d'expériences
sociales, que ce soit d'un côté ou de l'autre. J'ai
volontairement transposé cette situation dans le monde des
adultes pour faire réagir. Mais le procédé n'était pas
forcément approprié...
Bref, désolée de la confusion que cela a pu créer,
c'était juste une idée pour utiliser le jeu de rôle afin de
dénouer des situations sociales, mais peut-être était-ce une
mauvaise idée...
Bonne journée à tous
Sophie