La campagne cotonnière 2012-2013

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Apr 18, 2012, 11:37:41 AM4/18/12
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Campagne cotonnière 2012-2013: Le Bénin échappe à un gros piège PDF
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Écrit par Fraternité du 18/04/2012
Mercredi, 18 Avril 2012 08:27

Notre confrère Nouvel Etalon écrivait dans sa parution du Lundi 16
Avril 2012 dernier : « Les voyous qui ont fait rêver la République :
Citation : ``Le dernier épisode de la saga des intrants coton a créé
la surprise et l’émoi que nul n’a pu soupçonner...

L’homme d’affaires Franco-Togolais, Charles Carrière, exhibé des
semaines durant dans les allées de la Marina comme le sauveur du coton
béninois et pour qui l’appel d’offres pour l’approvisionnement et la
distribution des intrants coton au titre de la campagne 2012-2013 a
été modifié et repoussé à maintes reprises, a révélé le vendredi lors
de la séance publique de dépouillement des offres qu’il n’est pas à la
hauteur de l’enjeu. Il n’a pas pu trouver la caution de 500 millions
prescrite. Pire, il a été pris en flagrant délit de faux et usage de
faux dans l’utilisation de l’attestation du fabricant allemand de
produits phytosanitaires et d’engrais chimiques Bayer.

La société Wabaco présentée avec emphase à la Marina comme leader des
intrants coton et dirigée par Charles Carrière lui-même, n’a pu
franchir l’étape de l’évaluation des offres techniques que grâce à
l’indulgence de la Commission de dépouillement. A l’analyse des offres
financières, le constat est effarant. Le sauveur a fait montre d’un
appétit gargantuesque. L’offre de la société Wabaco a été de six
milliards plus chère que celui du plus disant des soumissionnaires
béninois.

Charles Carrière espérait-il user de passe-droits pour escroquer 6
milliards aux producteurs de coton béninois ? Le passé sulfureux de
l’homme appelle à cette interrogation. L’homme est en effet bien fiché
auprès des tribunaux français. Le 27 avril 2003, le sieur Charles
Carrière a été condamné par le jugement N° 156 du tribunal de commerce
de Versailles pour faillite frauduleuse avec interdiction de diriger,
gérer, administrer ou contrôler directement ou indirectement toute
entreprise commerciale, industrielle, artisanale quelconque en France.

Le 06 mai 2010, par arrêt de la 2ème chambre de la Cour d’appel de
Paris, le sieur Charles Carrière a fait l’objet d’une confirmation de
mise en examen pour usage de faux et escroquerie. Le 20 janvier 2012,
la société Sémaphore dont Charles Carrière est l’administrateur
général, et qui est la société mère de Wabaco (actionnaire unique de
Wabaco) est mise sous l’administration judiciaire par ordonnance du
tribunal de grande instance de Paris. Autrement dit, la société Wabaco
est sous administration judiciaire depuis janvier 2010.

Que chacun imagine donc ce qui aurait pu se passer si cette société
avait gagné l’appel d’offres ! J. C.’’ ».

Les leçons

A la parution de cet article au contenu on ne peut plus grave, votre
journal s’est intéressé au dossier. Et que ne fut notre étonnement
quand nous nous sommes rendu compte que les faits sont avérés !

Ceux qui ont proposé au chef de l’Etat d’avoir recours à l’homme
d’affaires Charles Carrière n’avaient donc pas pour souci de sauver
les paysans béninois. Bien au contraire. Ils voulaient utiliser les
méthodes d’Al Capone pour que l’Etat béninois se retrouve en culotte
de bain. Non seulement les paysans n’auraient pas eu les intrants mais
aussi, l’Etat aurait été dépossédé de plusieurs milliards de nos
francs par des apprentis sorciers.

Plusieurs leçons sont à retenir de cet appel d’offres. La première,
c’est qu’il vaut mieux faire avec ce que l’on a plutôt que de
rechercher à tout prix ce que l’on n’a pas. La seconde, si vous êtes
en difficulté, ceux qui viennent à vous ne vous veulent pas tous du
bien.



Angelo DOSSOUMOU S.
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