Tolérance ZERO à la mutilation génitale: La Mission Diplomatique Américaine marque l'événement

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Feb 13, 2013, 12:54:44 PM2/13/13
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Journée Internationale de la Tolérance Zéro à la Mutilation Génitale et l’Excision : La Mission Diplomatique Américaine marque l’évènement à Cotonou

Publié par visben dans A LA UNE au BENIN sur février 6, 2013 7:38 / Pas de commentaire

Dans le cadre de la célébration le 6 février de la journée internationale de la tolérance Zéro à la mutilation génitale et l’excision, la Mission Diplomatique Américaine accréditée au Bénin, en collaboration avec la Section Internationale du Département d’Etat chargée des Affaires féminines, a organisé ce même jour  au Centre Culturel Américain (CCA) une conférence-débat  animée par le Professeur Sosthène Adisso, Gynécologue Obstétricien  sur le thème « Les impacts de la Mutilation Génitale sur la Santé de la Femme ». La  présentation du Professeur Adisso été précédée d’un extrait du film intitulé « Fleur du Désert », un film qui retrace les atrocités de la mutilation génitale féminine, et suivie d’un témoignage par une  ancienne victime de mutilation génitale et Directrice de l’ONG « Right To Play ». De la présentation du Professeur Adisso, il ressort  que la mutilation génitale féminine est un comportement indigne et immoral ; la femme est une créature de Dieu, et à ce titre, Il faut sauvegarder son intégrité corporelle pour lui permettre de vivre dignement au sein de la société.

 Dans l’allocution qu’il a prononcée au début de cette manifestation, S.E. Michael A. Raynor, Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin a dit ceci : « La mutilation génitale féminine est une pratique intolérable qui conduit à une souffrance continue. Plus de cent quarante (140) millions de femmes et de filles à travers le monde, dont soixante (60) pour cent en Afrique, vivent avec les séquelles psychologiques et sanitaires de cette pratique. Chaque année et rien qu’en Afrique, trois millions de filles courent le risque de mutilations génitales. La mutilation génitale est souvent réalisée par des praticiens non formés sur des jeunes filles, voire des nourrissons, sans anesthésie et à l’aide d’instruments tels que du verre brisé, des couvercles de boîtes, des ciseaux ou des rasoirs non stérilisés. En plus de  la douleur intense et du traumatisme psychologique qu’elle provoque chez les victimes, cette pratique entraine à court ou à long terme,  beaucoup d’autres conséquences préjudiciables pour la santé. Au nombre de ces préjudices, nous pouvons citer le risque accru d’hémorragie, d’infection, de transmission du VIH/SIDA, et des complications pendant l’accouchement pouvant entrainer la mort. On pourrait penser qu’ici au Bénin, un pays qui œuvre sans cesse pour l’égalité des sexes, le progrès et les droits de l’homme, les filles ne seraient plus soumises à de telles pratiques. Mais malheureusement, les rapports indiquent que treize pour cent des femmes béninoises âgées de quinze à quarante neuf ans ont été contraintes à subir des mutilations. Dans certaines régions du nord et du nord-ouest du Bénin, les chiffres sont beaucoup plus élevés. Comme vous le savez, la mutilation génitale féminine est pratiquée pour plusieurs raisons. Mais quelles que soient ces raisons, la mutilation génitale féminine est une pratique discriminatoire et une atteinte à l’intégrité de la femme et de la fille. C’est une violation flagrante du droit fondamental et inaliénable de la femme à ne subir aucune violence, ni douleur ou dommages causés à sa vie. Nous savons tous ici que les femmes sont la clé de voute du progrès économique, politique et social, et nous ne pouvons pas rester sans réaction face à la mutilation des filles et des femmes. La Journée internationale de tolérance zéro a été lancée il y a dix ans par les Premières Dames du Burkina Faso, de la Guinée Conakry, du Mali et du Nigeria. Toutes ces Premières Dames condamnent la mutilation génitale des femmes longtemps considérée comme une pratique traditionnelle qui devrait être défendue sur des bases culturelles.  Mettre fin à la pratique des mutilations génitales des femmes nécessite un soutien à un haut niveau d’engagement politique, ainsi que les approches communautaires et des solutions. Nous devons travailler ensemble – hommes, femmes, parents, grands-parents, leaders communautaires et religieux, gouvernements, société civile et organisations multilatérales – pour rejeter et abandonner les pratiques sociales qui nuisent non seulement aux femmes et aux filles, mais aussi à leurs familles, à leurs communautés et surtout aux nations ».

Les Etats-Unis ont  depuis le début des années 90 apporté leur soutien indéfectible à toutes les actions menées en vue d’éradiquer cette pratique odieuse et soutiennent que ce n’est pas seulement une question de santé publique, mais également et avant tout, une violation flagrante des droits et de la dignité des femmes.

Ambassade des USA

Une vue de l’audience, avec au premier plan, S.E. Michael A. Raynor, Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, près le Bénin et le Directeur de l’USAID avec les organisateurs de la conférence

Source: Direction des Affaires Publiques de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique

 

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