Madame Bonneton, Monsieur Medolino,
Je vous écris pour vous faire part des difficultés extraordinaires que nous rencontrons en rapport avec la gestion de la cour intérieure de Nexity, pour le compte de L’ASL, à plus de 12 mois des travaux de fermetures.
Il existe actuellement deux risques auxquels vos décisions nous exposent.
L’absence d’entretien provoque une accumulation de détritus dans cette cour, avec de nombreux tessons de bouteille, qui peuvent blesser nos enfants en cas de chute. Par ailleurs, mes interventions vis-à-vis des personnes étrangères à a la copropriété me vaut de nombreuses menaces verbales. Ayant moi-même des enfants, j’ai donc procédé au nettoyage de la cour il y a environ un mois, et est réuni une pleine poubelle (bouteille, canette, préservatif, emballage, piles, papier gars, coton tige, serviette, briquet, excréments, capsule de bouteille, mégots par centaine… cf dernière photo). Les poubelles de la place dégorgent, et j’ en ai retiré la partie la plus visible. Je continue encore à assurer ce service de manière quotidienne et récupère environ une dizaine d’items par jour (vous pouvez imaginer le résultat en l’absence d’entretien après une semaine).
J’ai cessé d’intervenir auprès des groupes de personnes indésirables (alcooliques, vagabonds et jeunes plus ou moins éméchés), et hésite à faire intervenir de manière systématique les forces de l’ordre. De manière surprenante, le directeur de l’Hôtel Mercure Charpennes ne procède pas pour sa part au nettoyage de la partie attenante à son entreprise, malgré les nuisances que cela représente pour ses clients indignes d’un hôtel de ce standing.
Vous trouverez en PJ des photos illustrant mes allégations.
Il est impératif de
1- comme convenu lors de la réunion de mars de l’ASL, de faire intervenir une société d’entretien de manière bihebdomadaire pour assurer des mesures standards d’hygiène de manière urgente. Les tags doivent faire l’objet d’un traitement spécifique, et les fermetures magnétiques ont été vandalisées avant utilisation
2- de procéder à la fermeture de la place, quel que soit l’avis rendu de vos services juridiques. Au delà de la morale et de votre devoir de loyauté, les menaces de recours de la la part des propriétaires (et les moins values que vont représenter ces désagréments majeures sur les futurs ventes d’Alliage Habitat sur les appartements bordants), me paraissent actuellement bien supérieures aux dommages et intérêts que vous réclament le commerçant lésé par l’ASL (et la gestion catastrophique de NEXITY). De manière plus pragmatique, vous pourrez procéder au constat par huissier que le commerçant n’a plus d’activité depuis un an et que la fermeture de la cour ne modifie plus son hypothétique chiffre d’affaire
3- de démettre NEXITY de la gestion opérationnelle de l’ASL, le recours que Alliade Habitat a engagé contre lui le rendant à la fois juge et partie. Mr Dubois est actuellement injoignable, et je n’ai pu discuter avec lui des conflits d’intérêt que les procédures judiciaires intriquées suscitent sur les décisions autour de ce dossier (commerçant versus Alliade habitat, Alliade Habitat versus ASL dont Amalia, et probablement par la suite ASL versus Nexity, et sous peu propriétaires versus Alliade Habitat et ASL).
4- de sortir les services juridiques du processus décisionnel. Si une logique juridique (pour ne pas dire paranoïaque) continue à prédominer sur le bon sens, il est illusoire d’imaginer une solution rapide de ce dossier. Dans la même logique, ayez bien à l’esprit que les moins values en rapport avec l’état de la cour réalisées sur les ventes des appartements par les propriétaires se chiffrant autour de 10 kE vous seront réclamées en justice.
Comme je vous l’ai dit par téléphone, je suis scandalisé par la décision d’Alliade Habitat de refuser la proposition à l’amiable de l’ASL concernant la modification de la grille. Cette décision donc je peux comprendre la logique comptable (se retourner vers l’ASL pour les pénalités du commerçant lésé) se fait au détriment des propriétaires et des locataires (clients par ailleurs d’Amalia), et est la marque d’une déloyauté écoeurante envers vos clients.
Pour des raisons de service, je ne pourrais malheureusement pas me déplacer à la prochaine réunion de 17h, ma femme fera son possible pour se libérer. Je tâche de faire mon possible avec mon confrère pour être présent physiquement, et vous faire part de mon profond mécontentement.
Dans l’attente d’une réponse rapide de votre hiérarchie, cordialement.