Retraite anticipée de Moïse Katumbi rejetée par la population katangaise

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Oct 10, 2011, 4:01:46 AM10/10/11
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Retraite anticipée de Moïse Katumbi rejetée par la population
katangaise

Par Willy Kabwe





Une pétition signée par plus d’un million d’électeurs a été remis
samedi au gouverneur du Katanga Moïse Katumbi Chapwe. Objectif :
protester contre l’intention de ce dernier de prendre sa retraite
politique. Touché par la marque de sympathie et d’attachement à sa
personne par la population, le gouverneur du Katanga a promis de
répondre à la pétition dans les jours qui viennent en apportant, à
l’occasion, toute la lumière sur les raisons profondes sa décision. Ce
sera un déballage car, il a promis de crever l’abcès.

Jamais dans l’histoire du Katanga, un leader politique n’a mobilisé
une foule pareille à celle qui a battu le pavé le samedi 7 octobre
2001 à Lubumbashi pour manifester fidélité et attachement au
gouverneur sortant de la province du Katanga. De l’avis de nombreux
observateurs, il s’est agi, pour Moïse Katumbi Chapwe, d’un vrai test
de popularité, et par ricochet, la confirmation de ses assises
populaires. Le méga rassemblement spontané du week-end a prouvé à tous
les sceptiques et autres oiseaux de mauvais augure que le président du
T.P Mazembe est un leader incontesté qui incarne et charrie les
aspirations d’une population katangaise longtemps abandonnée à elle-
même mais qui a repris l’espoir de vivre depuis les quatre dernières
années. Lesquelles correspondent au mandat finissant de Moïse Katumbi
à la tête de la province du cuivre. C’est que celle-ci partait déjà
pour des lendemains meilleurs sous la conduite et l’impulsion de leur
élu.

Voilà que cet espoir tend à partir en fumée suite à la récente
déclaration du gouverneur du Katanga relative à sa retraite politique
au terme de la législature actuelle. Très vite, ses nombreux électeurs
et autres compatissants ont réagi : «Moïse Katumbi, nous disons non à
ta retraite politique». C’est donc ce message qui a fait l’objet de la
pétition qui lui a été remise samedi à la suite d’une marche pacifique
qui a mis en ébullition la ville de Lubumbashi. Partie de la place de
la Gare SNCC, la manifestation a eu pour point de chute le gouvernorat
de province. Devant la pression de la foule nombreuse qui menaçait de
prendre d’assaut ses bureaux, Moïse Katumbi a fini par aller à la
rencontre des manifestants qui piaffaient d’impatience. Ils avaient
envie de le voir et surtout de l’entendre répondre à leur requête.

A sa vue, la foule a vibré, comme électrisée. Des cris de joie, des
chants et danses ont rivalisé d’ardeur. Il fallait être fait de marbre
pour résister à pareille manifestation de chaleur humaine. Monté sur
une tribune de fortune érigée pour la circonstance sur un camion,
Moïse a harangué la foule vêtue essentiellement de blanc pour la
circonstance et dans laquelle toutes les couches de la population
étaient représentées : marchands, travailleurs, creuseurs, étudiants,
élèves, membres de confessions religieuses et partis politiques. Tous
âges confondus.

«Est-ce que vous allez bien ?». « Non», répond tout de suite la foule.
Pour quelle raison ? «Vous voulez nous abandonner de manière
prématurée», renchérit la marée humaine qui grossissait sans cesse ses
rangs dans un rayon d’environ un kilomètre autour du gouvernorat de
province. Tribun avisé, Moïse Katumbi remercie ses interlocuteurs et
leur exprime sa gratitude pour cette expression spontanée
d’attachement à nulle autre pareille.

«J’ai pris acte du dépôt solennel de votre pétition et je vous promets
de vous répondre incessamment», s’empresse de placer celui que l’on
compare sans gène à son homonyme de la Bible qui avait eu le privilège
de sortir les Israélites de leur esclavage de quatre siècles en terre
égyptienne. Ma réponse, a-t-il ajouté, sera assortie de raisons pour
lesquelles j’avais la résolution de renoncer à un nouveau mandat
électif. Pour ce faire, ce sera également dans un cadre solennel
transmis en direct à la télévision et à la radio, de sorte que tout le
Katanga et pourquoi pas tout le Congo puisse apprendre toute la vérité
sur ses déboires. Autrement dit, les dessous des cartes que lui jouent
ses adversaires politiques au nombre desquels se comptent ses frères
katangais.

Dans la foulée, il leur a servi un avant-goût afin qu’ils se fassent
une religion de ce qu’il a dû subir et endurer comme humiliations tout
au long de son mandat. Il a rappelé qu’il y a deux ans, ses
détracteurs, dont il a tu les noms pour le moment, avaient initié une
action en justice en Europe, particulièrement en Belgique au motif que
sa fortune serait le fruit des détournements des deniers publics.
Arrêté, il a été traîné devant la police puis devant des juges belges
cependant que ses comptes en banque étaient bloqués pour des raisons
d’enquête.

Après examen du dossier, la justice belge a balayé toutes les charges
retenues contre le gouverneur du Katanga et l’ont de tout soupçon.
Evidemment, les juges se sont rendu compte qu’il ne s’agissait en
réalité que d’un tissu de mensonges monté de toutes pièces par des
accusateurs jaloux et impénitents.

La question qui est restée sur toutes les lèvres est celle de savoir
si Moïse Katumbi répondra favorablement la requête ou il y réservera
une fin de non recevoir. D’autant que plus d’un million de Katangais
et autres sympathisants venus de toutes les provinces signé la
pétition réclamant son implication dans le processus électoral en
cours. Surtout aux prochaines élections législatives provinciales,
lesquelles ouvrent la voie à l’élection des gouverneurs de province.

Il faut rappeler que le mouvement de protection a été activé quand, à
la publication des listes des candidats à la députation nationale pour
la province du Katanga, on avait cherché en vain le nom de Moïse
Katumbi Chapwe.
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