Congo Libre
unread,Oct 7, 2011, 9:27:29 AM10/7/11Sign in to reply to author
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Dans les Grands Lacs, le FPR/APR a menti. « Joseph Kabila » est un ex-
membre du FPR/APR (suite)
« Vous connaîtrez la vérité et la
vérité vous rendra libres »
Réécrire notre histoire dans la justice, le droit, la paix et dans un
esprit de réconciliation nous exige de connaître « la version
trompeuse » qui nous en a été servie dans les Grands Lacs et ceux
d’entre nous qui l’ont vendue et revendue.
La première partie de cet article a voulu mettre en exergue quelques
extraits de « la confession de Théogène Rudasingwa » (la vérité,
enfin !) parue sur Internet le 1er octobre 2011 (une année après la
publication du Rapport Mapping par le HCDH de l’ONU) et lancé un
appel aux proches du FPR/APR de Paul Kagame vivant dans les Grands
Lacs de s’abstenir de la gestion de la chose publique en attendant que
toute la lumière soit faite sur cette affaire. Nous voulions aussi
indiqué que « la vérité du Dr Théogène » était « un secret de
polichinelle » dans les milieux Congolais et Occidentaux avertis.
En résumé, voici « la vérité du Dr Théogène » : « En juillet 1994,
Paul Kagame, l’actuel Président du Rwanda, confie au secrétaire
général du Front Patriotique Rwandais, Théogène Rudasingwa, « avec son
insensibilité caractéristique et beaucoup de jubilation » qu’il est
responsable de l’attentat contre l’avion de Juvénal Habyarimana. »
Mais cette vérité-secret-de-polichinelle est restée cachée par Paul
Kagame et ses proches. Ils ont vendu au monde entier « une version
trompeuse de l’histoire » en mettant ce crime sur le dos des « Hutu ».
« Comme bon nombre au sein de la direction du FPR, et malgré le fait
que je savais que Kagamé était coupable de ce crime, confesse Théogène
Rudasingwa, j’ai vendu avec enthousiasme cette version trompeuse de
l’histoire, surtout pour les étrangers qui en gros sont arrivés à y
croire. » Et les étrangers les plus proches qui ont cru et revendu «
cette version trompeuse de l’histoire » furent certains compatriotes
Congolais, membres de l’AFDL, ayant accepté d’aller à la chasse des «
Hutu dits génocidaires en bloc » en servant de « chevaux de Troie »
aux « menteurs » du FPR/APR. Cette histoire étant « devenue
prédominante dans certains milieux internationaux, parmi les
spécialistes universitaires et parmi certaines organisations de
défense des droits de l’homme», le monde a laissé faire. Les quelques
« intellectuels hérétiques » ayant essayé d’aller à contre-courant de
« la version trompeuse de l’histoire » vendue par le FPR/APR et ses «
nègres de service » ont été taxés de « négationnistes ».
Le lobby FPR/APR a infiltré certains milieux internationaux, certaines
universités et a convaincu certains activistes des droits de l’homme :
tout ce beau monde a vendu, pendant longtemps, « une version trompeuse
de l’histoire » du Rwanda de Paul Kagame.
L’un des pays étrangers le plus proche, le Zaïre de Mobutu, a subi les
conséquences de la vente et de la revente de ce mensonge. La chasse
aux « Hutu dits génocidaires en bloc » cachait mal une guerre de
prédation préparée par les grandes puissances et gérée par procuration
par Kagame et Museveni avec la complicité du « conglomérat
d’aventuriers » de l’AFDL. (Quelques livres peuvent aider à comprendre
tant soit peu les enjeux de cette guerre : P. PEAN, Noires fureurs,
blancs menteurs. Rwanda 1990-1994, Paris, Mille et une nuits, 2005 ;
F. HARTMANN, Paix et châtiment. Les guerres secrètes de la politique
et de la justice internationales, Paris, Flammarion, 2007 ; C. DEL
PONTE, La traque, les criminels de guerre et moi. Madame la Procureure
accuse, Editions Héloïse d’Omersson, 2010 ; C. ONANA, Ces tueurs
Tutsi. Au cœur de la tragédie congolaise, Paris, Duboiris, 2009 ; A.
DENEAULT, Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique,
Québec, Ecosociété, 2009 ; H. NGBANDA NZAMBO, Crimes organisés en
Afrique centrale. Révélations sur les réseaux rwandais et occidentaux,
Paris, Duboiris, 2004 ; J.-P. BADIDIKE, Guerre et droits de l’homme en
République Démocratique du Congo. Regard du Groupe Justice et
Libération, Paris, L’Harmattan, 2009 ; P.PEAN, Carnages. Les guerres
secrètes des grandes puissances en Afrique, Paris, Fayard, 2010 ; S.
ZIZEK, Vivre la fin des temps. L’apocalypse à venir, Paris,
Flammarion, 2011. Il est, en effet, difficile de tenir un débat plus
ou moins rationnel et raisonnable sur la tragédie des Grands Lacs sans
une connaissance plus ou moins sérieuse de cette bonne littérature.)
« La vérité du Dr Théogène » et le savoir acquis à partir de toute
cette littérature nous semblent être indispensables à la réécriture de
notre histoire et à la recherche de notre guérison collective.
Quand le Dr Théogène Rudasingwa confesse : « La vérité ne peut pas
attendre demain, parce que la nation rwandaise est très malade et
divisée et ne peut ni se reconstruire, ni guérir, sur des mensonges.
Tous les Rwandais ont besoin de toute urgence de la vérité
aujourd’hui. Notre recherche individuelle et collective de la vérité
nous rendra libres. Lorsque nous serons libres, nous pourrons
librement nous pardonner les uns les autres et commencer à vivre
pleinement et enfin guérir », il s’arrête à mi-parcours. Les
conséquences de « la version trompeuse de l’histoire » ayant touché
toute la région des Grands Lacs, une Grande Commission Justice, Vérité
et Réconciliation doit être mise en place dans cette région de
l’Afrique avec des sous-commissions dans les pays concernés. Tous les
Grands Lacs sont malades. Ils doivent guérir ensemble. Cette malade
peut être dénommée simplement « inversion des valeurs ».
Le mensonge a pris la place de la vérité, la mort celle de la vie, la
cupidité celle de l’intérêt général. Au nom de l’or et de l’argent, de
la puissance et de la gloire.
Quand disant « enfin sa part de vérité », le Dr Théogène confesse : «
Ni la puissance, ni la gloire, ni l’or, ni l’argent ne sont une
motivation pour moi dans ces questions de mort qui ont défini notre
nation depuis trop longtemps», il lance à un appelle à un engagement
sur les chemins de la vie. Non seulement pour le Rwanda. Mais aussi
pour tous les Grands Lacs. Il ouvre « une voie spirituelle » dans
laquelle tous les pays des Grands Lacs devraient s’engouffrer pour
rompre avec « la guerre perpétuelle » qui y sévit.
Cet appel sera-t-il entendu ? Qui va l’entendre ? Les réseaux
transnationaux de prédation qui entretiennent cette « guerre
perpétuelle » ou les citoyen(ne)s n’ayant aucune emprise sur les
centres de pouvoir ? Les acteurs majeurs ou les marionnettes
instrumentalisées dans cette guerre de prédation ? Au Congo (RD), un
pas aurait pu être effectué dans le sens de l’engagement sur cette «
voie spirituelle », si ce pays n’avait pas été pris en otage par
certains ex-membres du FPR/APR (dont« Joseph Kabila » ) appliquant des
méthodes de gestion de pouvoir semblables à celles de Paul Kagame : le
mensonge, la terreur et la mort.
Pour rappel, il ya quelque temps, sur le site Internet de « Jeune
Afrique », un câble, datant du 08 mai 2009 et publié par WikiLeaks a
donné quelques informations importantes sur la façon dont le pouvoir
en place à Kinshasa conçoit la réussite en politique. La discussion
ayant eu lieu entre l’ambassadeur américain en RDC William J.
Garvelink et Kikaya Bin Karubi, ancien secrétaire particulier du
président congolais « Joseph Kabila ». « De manière déconcertante,
note « Jeune Afrique », il (Kikaya) a affirmé que les personnalités et
les partis politiques en Afrique ont besoin de la force militaire pour
réussir, soulignant que lors des élections présidentielles précédentes
(de 2006), le pouvoir est revenu aux deux camps qui avaient des
milices. » Hier, le 06 octobre 2011, à Kinshasa, « la milice » de «
Joseph Kabila » a tiré a balles réelles sur les manifestants d’une
coalition des partis politiques de l’opposition. Elle prépare le
maintien de son chef au pouvoir en semant la violence et la peur.
Il y a un rapprochement à faire entre le Dr Théogène Rudasingwa et
Kikaya Bin Karubi. Le premier fut secrétaire général du FPR,
ambassadeur du Rwanda aux États-Unis, et ancien chef de Cabinet du
président Paul Kagame. Kakaya Bin Karubi fut secrétaire particulier de
« Joseph Kabila » et ambassadeur du Congo (RD) en Grande-Bretagne. Ce
furent deux individus proches des centres du pouvoir et des grandes
puissances… Le Dr Théogène Rudasingwa a fini par dévoiler « sa vérité
» au grand jour. Kikaya Bin Karubi a confié « sa vérité » à un
ambassadeur. Elle a finalement été dévoilée au grand jour.
Malheureusement, plusieurs compatriotes n’ont pas cette information.
Ignorants et/ou cupides, avides d’or, d’argent et de sang, ils ne
jurent que par cet ex-membre du FPR/APR (« Joseph Kabila ») qui a
décidé de régner en recourant à la violence entretenue par « sa milice
» et ses services de sécurité avec la complicité de certains milieux
internationaux, des spécialistes universitaires (Congolais et
étrangers), de certains activistes des droits de l’homme et des élites
Congolaises compradores. (à suivre)
J.-P. Mbelu