Congo Libre
unread,Oct 7, 2011, 12:42:25 PM10/7/11Sign in to reply to author
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Droits et libertés :
Kinshasa : "Tracasseries administratives" au Rond-point Ngaba
Des éléments de la garde prétorienne de "Joseph Kabila".
Des voyageurs en partance ou en provenance de la province du Bas-Congo
- où se trouve le port international de Matadi - se plaignent des
"tracasseries administratives" au Rond-point Ngaba. Excédé par ces
agissements, un Congolais domicilié au Gabon crie son indignation.
Que se passe-t-il au Rond-point Ngaba, situé à un jet de pierres de
l’Université de Kinshasa? Un ressortissant congolais vivant au Gabon a
donné la réponse à cette question en se confiant à l’Agence congolaise
de presse. Selon lui, "les voyageurs en partance pour la province du
Bas-Congo sont l’objet de diverses tracasseries et de contrôles
injustifiés."
Ce qui surprend dans ce récit ce que les "chicanes" dont question
seraient l’oeuvre non seulement des militaires des FARDC et des agents
de la police nationale mais aussi des fonctionnaires de la DGM
(Immigration) et des membres de la garde présidentielle, rebaptisée
abusivement "Garde républicaine".
A l’instar du "Marché Mariano", au quartier Kimbangu, et de
Bandalungwa, le Rond-point Ngaba est un des "terminaux" des "cars" à
destination de la province du Bas-Congo. En partance pour la ville de
Matadi, ce Congolais vivant au Gabon a été surpris d’entendre un agent
de la police lui exiger de présenter sa carte d’électeur 2011.
Lors de la "libération" du 17 mai 1997, les "libérateurs" s’étaient
empressés d’invalider la carte d’identité nationale dite "carte pour
citoyen". Les Zaïrois, redevenus Congolais, attendent, depuis bientôt
quinze ans, la délivrance de la nouvelle pièce d’identité pour les
nationaux. Lors des élections générales de 2006, la carte d’électeur a
été "promue" au rang de carte d’identité provisoire.
Revenons au Rond-point Ngaba. Le "Gabonais" interpellé par les
services précités n’avait sur lui que son passeport, sa carte de
séjour au Gabon et la carte d’électeur...2006. "Dès lors, j’étais
considéré considéré comme un dangereux suspect", a-t-il confié. La
situation n’a pu connaître un issue heureux que grâce aux
"témoignages" des membres de sa famille qui l’accompagnaient.
Que font les fonctionnaires de la DGM, des militaires des FARDC et des
éléments de la garde présidentielle au Rond-point Ngaba? La sécurité
nationale serait-elle menacée à cet endroit populaire? Ce lieu serait-
il devenu un poste frontalier ou simplement un prétexte pour permettre
à quelques "puissants" inciviques de rançonner des paisibles citoyens?
Madeleine Wassembinya (avec ACP)
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