Bonjour à tous
Le Syndicat des eaux d’île de France (SEDIF) part du principe que les pouvoirs publics ne peuvent pas se permettre de confier (déléguer) le service de l’eau à un opérateur privé, qu’il soit associatif ou à but lucratif, sans mettre en place les mesures de contrôle effectifs. Si les services déconcentrés n’ont pas les dotations budgétaires pour effectuer les tâches relatifs au suivi, le ministère de tutelle peut mandater un opérateur indépendant de la faire et financer la prestation sur le prix de l’eau (le cout du suivi est simplement intégré dans le compte d’exploitation). L’existence d’un dispositif de type STEFI – comme les exemples du Mali Niger et Tchad -- rempli cette condition.
C’est pourquoi aujourd’hui le SEDIF apporte son concours à des projets dans les pays où la stratégie nationale prône l’adhésion à un dispositif de STEFI, et notamment dans le régions où le dispositif est effectif. Prenons quelques exemples du Mali :
- Puisque la commune de Diafounou Gory oblige les AUE de son territoire d’adhérer au STEFI, le SEDIF apporte volontiers son concours à la réalisation de nouveaux systèmes.
- La commune voisine de Diafounou Diongaga a reçu une aide du SEDIF il y a plusieurs années de cela. Le maire a récemment signalé sa décision de se retirer du dispositif STEFI (car les indicateurs affichés n’étaient pas satisfaisante ? voire ils laissent transparaitre des irrégularités ?) Pourquoi aider une collectivité qui ne respecte ni la stratégie nationale ni les règles d’une gestion transparente ? Le SEDIF le refusera.
- La Commune de Guidimé, un autre voisin, a bénéficié d’une aide pour la réhabilitation du réseau d’eau du chef lieu communal. Les rapports indique que le taux d’autofinancement est relativement bon. C’est rassurant pour des élus du Nord de savoir que l’aide qu’ils ont votés a donné lieu à un service pérenne.
Le SEDIF refusera d’accorder son aide si, pour la réalisation d’un nouveau système d’AEP, la consommation prévue est estimée à 50 l/jr/pers (alors que les données STEFI indiquent du 7 à 12 l/jr /pers)
Le SEDIF refusera d’accorder une aide pour l’extension du réseau d’AEP si le rapport de suivi signale un taux de factures impayés important ou un tarification inadéquate.
Entre une demande d’aide pour soutenir un projet au Mali Niger ou Tchad et une demande pour un projet dans un pays où il n’existe pas de STEFI, je choisi le projet au Mali Niger ou Tchad.
Si l’existence du STEFI est une condition préalable, mais certes pas suffisante, à l’amélioration des résultats de gestion ; ce pourrait devenir pour le SEDIF une condition déterminante de son soutien.
En vous remerciant pour ses échanges
Marc Vézina
Syndicat des Eaux d'Île de France
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