Contribution un peu générale

2 views
Skip to first unread message

Martin LEMENAGER

unread,
Sep 15, 2011, 4:21:05 PM9/15/11
to conferences...@googlegroups.com

Bonjour à tous,

 

Sans répéter ma contribution avec l’exemple du Laos lors de la 1ère conférence, je souhaite apporter quelques commentaires en réaction au document d’introduction à cette 3e conférence.

 

1) En préambule, je souhaite revenir sur la question même posée. Car ce que l’on attend d’un dispositif de suivi-évaluation – i.e. comment on compte valoriser les informations - est la question fondamentale et première au moment de sa conception : qu’est-ce qu’on fera des données collectées et pour qui ? La question de la conférence porte-t-elle donc sur 1) la valorisation en termes de communication : comment bien restituer et diffuser les informations, en particulier auprès du maître d’ouvrage et des usagers ? ou 2) sur : peut-on valoriser les informations au-delà des objectifs qui avaient fixés (ce qui rejoint le thème 4) ?

Car soyons clair, ce n’est pas la peine de collecter des données dont on n’a pas prévu la valorisation. Il faut se méfier des outils, et en particulier des bases de données, qui grossissent car on a voulu qu’elles fassent tout à la fois ! et qui sont rapidement ingérables dès la fin du projet.

 

2) Je me place donc dans un contexte où l’objectif premier du suivi est pour le maître d’ouvrage et l’exploitant, pour s’accorder sur la mesure de la performance du service, avec restitution aux usagers.

Désolé si ma contribution ne répond pas directement aux questions soulevées dans le point d’étape fait plus tot dans la journee...

 

3) Suivi utile pour la relation Maitre d'Ouvrage – exploitant

 

Pour rejoindre la question 1 du point d’étape (Thème 1), le suivi peut être valorisé au mieux s’il est également complété par du « qualitatif » : la réunion de restitution est un moment clé pour que les acteurs expliquent et partagent ce qu’il y a « derrière » les chiffres. La conférence 2 souligne le besoin de « volonté politique ». Aux niveaux local et national, je pense que celle-ci nait principalement de la rencontre des acteurs qui vont pouvoir discuter de leurs ressentis par rapport à des chiffres et un rapport d’audit. Le rôle de médiateur qu’apporte l’opérateur de suivi (par exemple le GRET lors des Revues Contractuelles annuelles ou semestrielles au Laos) permet de créer de la confiance. Cette confiance et ce dialogue entre acteurs est à mon avis une des « valeurs ajoutées » du suivi.

 

Au-delà des données de son service, les acteurs locaux sont en effet intéressés pour pouvoir se « comparer » à d’autres services comparables. Mais il me semble que ce « benchmarking » n’est pas vraiment réalisé en pratique, si ce n’est pas l’opérateur de suivi sur les sites qu’il connait. Cela pose la question du traitement par un service au niveau central qui assure ensuite la diffusion ou la « mise en disponibilité » (sur internet par exemple). Au Laos par exemple, le régulateur national WASRO publie un rapport annuel d’analyse de performance mais il ne concerne pour l’instant que les gros centres.

 

En lien avec le thème 2, on peut dire que la confiance créée par le suivi (apport de certification par un tiers crédible et stockage d’informations sur une longue durée) ont bien sûr un effet bénéfique sur la mobilisation de financements externes. Dans le cadre de MIREP Laos, les données de suivi couplées à une garantie morale et financière de l’Etat (garantie bancaire apportée à Ministère en charge de l’Eau dans le cadre du programme) et appuyé par la crédibilité du GRET ont permis de mettre en place un système amélioré d’accès au crédit pour les exploitants.

 

4) Suivi utile pour l’Etat

 

Oui pour la planification : consommations spécifiques, coûts unitaires, etc. Ces données servent ensuite à tous les acteurs amenés à réaliser des études de faisabilité, des APS, à concevoir des projets. Le retour des données de suivi permettent de s’affranchir de la fiabilité relative des études et enquêtes préalables (du type volonté à payer). Cela est d’autant plus important que les petits centres urbains connaissent souvent des évolutions rapides et dynamiques des  pratiques et des demandes. Bien sûr l’accumulation de séries de données sur plusieurs années est capitale.

 

Intérêt d’une analyse macro également : en particulier, le suivi peut (et doit) nourrir les réflexions de l’Etat sur les ressources en eau.

 

 

Bonne suite de conférence !

 

 

 

Martin Leménager

Chargé de projet Eau potable et Assainissement

leme...@gret.org

tel: +856 (0)21 453 332  – mob: +856 (0)20 561 28 400

mob. France: +33 (0)6 70 71 13 32

GRET - PO 24 83

Ban Phonxay - Xaysettha District

Vientiane - RDP LAO
 

 

 


Reply all
Reply to author
Forward
0 new messages