marilou MATHIEU
unread,Sep 13, 2011, 9:55:01 AM9/13/11Sign in to reply to author
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Bonjour à tous.
Je fais une rapide incursion dans le fil du débat en posant la préoccupation qui est la mienne face au thème proposé.
L'expérience nous a prouvé que la question qui doit être posée a plusieurs faces : Quels types de données valoriser, pourquoi et à l'usage de qui ?
Selon comment la réponse est formulée, les données, leur traitement, les usages et les usagers qui en tireront parti seront différents.
De même, les dispositifs à mettre en place n'impliqueront pas les mêmes acteurs ni les mêmes responsabilités et ne nécessiteront pas les mêmes moyens.
L'opacité qui continuera à régner si cette question n'est pas clarifiée est la même que celle qui a gêné le travail des organismes de suivi dès leur mise en place et entrainé le refus (légitime en partie) des usagers de payer la prestation.
Pour avancer un peu, je propose les aspects du
questionnement suivants :
(1) S'agit-il de collecter, compiler, fournir et traiter les données utiles au suivi et à l'amélioration du fonctionnement et de la prestation du système pour lequel les usagers payent ? Utilité immédiatement visible, moyens limités à la prestation de l'organisme de suivi, conditions de restitution indispensables et relais aux autorités locales maîtres d'oeuvre.
Mais nous voyons déjà ici que la question non résolue de l'autorité de tutelle et de la capacité d'intervention de l'autorité technique se pose à nouveau et n'a pas encore trouvé de solution satisfaisante.
(2) S'agit-il de constituer une base de données permettant de stocker toutes les informations de même nature (items à constituer) pour en tirer des analyses croisées de l'évolution des systèmes, d'anticiper sur les risques à partir des expériences déjà observées, ...
La définition de ces items, les conditions et les processus de leur analyse croisée ne font pas partie du mandat des organismes de suivi.
Avant de se lancer dans une telle aventure, il faut revenir aux bases de données et aux difficultés que les services qui les installent rencontrent pour les faire fonctionner, les mettre à jour (édification de compétences fugaces, fragilité du matériel informatique, mandat non défini des agents de l'Etat, inexistence de budgets communaux de relais, etc...).
Une fois que des solutions durables auront été mises en oeuvre sur les bases existantes, il sera facile de greffer des items supplémentaires et des portes d'entrées dans les systèmes d'analyse.
(3) S'agit-il de bases de données offrant aux intervenants des supports d'analyses globalisantes (à usage des grandes orientations de politiques nationales ou internationales).
Les mêmes questions que ci-dessus restent posées avec en plus, l'illégitimité de faire payer la prestation aux usagers alors que le bénéfice est plus directement celui d'autres acteurs.
Il me semble intéressant de poser des cas de figure pour éviter de rester dans un débat purement théorique.
Marilou MATHIEU
Dr. Socio-anthropologue du développement
48, rue de la Joliette
13002 MARSEILLE (France)