Theme 1 question 3

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Gisela Bock

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Sep 13, 2011, 12:15:35 PM9/13/11
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Avec le plaisir de vous retrouver sur la plateforme, je vous salue cordialement et partage une reflexion au Thème 1, question 3 : outils pour exploiter les informations disponibles et pour valider les recommandations

Pour accéder à des informations non faussées et non filtrées, et pour valoriser un potentiel câché, il faudra mobiliser les utilisateurs. Les fotos que j’ai vu dans tous les rapports recents montrent, que ce sont toujours les femmes et les filles, qui ont la responsabilité de l’approvisionnement en eau de leur famille.

Les femmes profitant rarement du progrès de la communication, il faudra aller à leur rencontre. Les meilleures occasions pour exiger leur présence et leur parole seront les restitutions sur le terrain. Les informations ainsi collectées pourront être exploitées pour ameliorer la gestion de l’AEP existante et pour préparer conceptuellement de nouveaux projets.

Example pour adapter la tarification, le recouvrement et la repartition bornes-fontaines- branchements particuliers: Les femmes peuvent payer quotidiennement des petits montants, mais ne sont pas en mesure de payer une fois par mois le total  des montants quotidiens.

Les femmes ayant fait la preuve d’être de bonnes gestionnaires, étant plus stable que les hommes (surtout dans un contexte de migration), pourquoi ce sont toujours des fontainiers,  qui ouvrent le robinet et encaissent ? Ou est-ce que vous avez d’autres examples ?

thierry helsens

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Sep 14, 2011, 2:24:17 AM9/14/11
to conferences...@googlegroups.com
Bonjour,
La question de la valorisation des données est un sujet intéressant. Depuis de nombreuses années des données sont accumulées au Mali sans que l’on sache trop quoi en faire ou prendre les décisions qui s’imposent.
i) lors de la construction des réseaux d’alimentation en eau potable  des hypothèses sont émises, des options sont retenues, qui ont pour origine les stratégies nationales ou la « créativité » des bureaux d’études maitres d’œuvre.  Ces options sont parfois, voire souvent, la cause de déconvenues dans la gestion des réseaux d’eau. Consommations spécifiques surévaluées lors du dimensionnement par exemple qui mettent en cause la rentabilité du système et peuvent conduire au découragement du gestionnaire, mauvaise répartition des points de distribution qui amènent soit des conflits (un quartier mal desservie) soit des investissements peu pertinents (borne fontaine non utilisée et fontainier démissionnaire). Il pourrait être intéressant de remettre en cause les stratégies nationales, d’en faire une relecture, à travers une valorisation de ces résultats.
ii) On commence à parler beaucoup d’aide basée sur le résultat. C’est bien. Mais à ma connaissance les rapports des opérateurs de suivi technique et financier, qui alertent bien souvent les services techniques de l’état sur les problèmes de gestion, n’ont jamais été valorisés dans ce sens. Il est assez courant de voir un piètre gestionnaires, voire un gestionnaire à la probité douteuse, bénéficier d’un financement pour optimiser ou réhabiliter le réseau dont il a la charge. Il n’est bien sur pas normal que la population « paye à sa place ». Mais je ne comprends pas comment les bailleurs de fonds ou les directions techniques ne valorisent pas ces rapports afin de poser des conditions d’obtention de financement pour la commune.
iii) Pourquoi, dans une même région,  un gestionnaire obtiendra de bons résultats et le voisin non. On connait surement, intuitivement,  les réponses. Mais il devrait être intéressant de procéder à une fine analyse de l’ensemble des données afin de connaître les raisons des échecs et définir les conditions de réussite. Un travail sans doute un peu ingrat, fastidieux, mais qui me semble indispensable (un peu dans le sens de ce que fait JP Dhaenens sur Nioro/Diéma). Nous avons suffisamment de recul au Mali pour entamer ce type de travail. Les rapports semestriels des opérateurs STEFI constituent une bonne base pour ce début d’analyse.
Il est bien sur difficile de constituer des bases de données fiables, de les mettre à jour. Mais je crois qu’au Mali nous avons le recul (17 ans de suivi ! si je ne me trompe pas) et les compétences (les opérateurs STEFI en place) pour se pencher sur la question, faire une analyse exhaustive des données existantes, les remettre en cause (données superfétatoires, données absentes) et valoriser les résultats.  
Bonne journée à tous
Thierry Helsens
CT/DNH - Bamako
 
 
 
De : Gisela Bock <gisel...@orange.fr>
À : conferences...@googlegroups.com
Envoyé le : Mardi 13 Septembre 2011 16h15
Objet : [reseaux-aep"191'] Theme 1 question 3

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Hilaire DONGOBADA

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Sep 14, 2011, 5:30:27 AM9/14/11
to conferences...@googlegroups.com

Bonjour à tous,

 

Je rebondis sur cette analyse de Thierry par rapport à la valorisation des résultats des STEFI AEP et que je partage.

-          En phase de conception des systèmes, on utilise des hypothèses aussi bien pour le dimensionnement des installations que pour l’élaboration des comptes d’exploitation prévisionnels et la détermination des couts de revient et des couts dynamiques du mètre cube d’eau. Ces hypothèses doivent être mieux affinées avec les résultats des STEFI pour donner des informations plus fiables aux autorités pour la prise de décision.

 

-          En phase exploitation, ces données doivent servir pour l’animation de la concertation entre les différentes parties concernées pour opérer des choix de développement durable de leurs services d’eau ; en particulier, dans un contexte de péréquation entre plusieurs installations/localités, ces données chiffrées peuvent permettre de bien apprécier les apports des uns pour les autres et appréhender comment la solidarité entre elles peut se négocier au mieux.

 

-          Par ailleurs en phase de « renouvellement des contrats d’exploitation » (là où cela se fait), ces données STEFI sont nécessaires pour présenter les performances des services à déléguer dans les DAO afin de permettre aux soumissionnaires de faire leurs propositions sur de bonnes bases et permettre à l’autorité délégante de choisir la meilleure offre.

 

-          Enfin la capitalisation des expériences engendrées par le STEFI à travers des résultats chiffrés doit permettre aux autorités de tutelle d’adapter les stratégies nationales et faciliter la régulation du secteur AEP ; cette capitalisation permet aussi aux ONG/Associations spécialisées dans l’AMOC de mieux appuyer leurs communes partenaires dans les prises de décisions.

 

Bonne journée à tous

 

DONGOBADA Firmin Hilaire

Ingénieur Génie Rural

Conseiller Technique

Responsable des Projets/Programmes

Bureau Eau Vive Burkina Faso

00226 50 45 10 14

00226 78 80 40 52

00226 70 26 28 22

 

De : conferences...@googlegroups.com [mailto:conferences...@googlegroups.com] De la part de thierry helsens
Envoyé : mercredi 14 septembre 2011 08:24
À : conferences...@googlegroups.com
Objet : Re : [reseaux-aep"195'] Theme 1 question 3

jocelynedurany jocelynedurany

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Sep 14, 2011, 8:57:41 AM9/14/11
to conferences...@googlegroups.com
Bonjour à tous,
 
En réponse à Gisela:
 
Les activités de communication avant et pendant l'exécution des projets AEP, si elles sont correctement conçues et menées, montrent qu'il est tout à fait possible "d'aller vers les femmes" (dans leurs quartiers, leurs lieux d'activités, ou autour des points d'eau), prendre leur avis, les informer, les faire participer à l'emplacement du choix des bornes-fontaines, les motiver pour les impliquer dans la gestion, les former, etc.  Pour ne citer qu'un exemple, au Mali, le projet AEP Nioro et Diema, financé par l'AFD : pendant toute la durée du projet, le dialogue avec les femmes était continu, à tel point qu'il fallait veiller à ce que les hommes soient au même niveau d'information que les femmes.  
 
Mais après le projet ? L'intérêt des usagers à participer à des discussions disparaît (à l'exception de cas où de graves problèmes de fonctionnement ou de gestion se posent). Les délégué(e)s choisis par les usagers de BF et de BP pour les représenter à l'AG de l'association ne sont plus motivés et se rendent compte que leur rôle est mineur par rapport au bureau de l'association... Les "relais de communication" mis en place avec l'appui du projet finissent par tomber dans l'oubli... Pourquoi ? Il faut analyser les raisons pour lesquelles le dispositif mis en place pendant le projet n'aboutit pas (toujours ou souvent ?) aux résultats escomptés. En effet, que la gestion soit déléguée à un opérateur privé ou à une association d'usagers, c'est toujours à l'association d'usagers que revient ce rôle de transmission de communication.  
C'est à travers l'association que l'on peut prendre en compte les recommandations des usagers (hommes et femmes). Mais cela suppose à la fois : une volonté politique, une réelle motivation des responsables de l'exploitation des informations à impliquer les associations, ainsi qu'une motivation de l'association  à qui il faut en expliquer les enjeux.
 
Jocelyne Durany
 
 
     
 
 
 
 
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