Avec le plaisir de vous retrouver sur la plateforme, je vous salue cordialement et partage une reflexion au Thème 1, question 3 : outils pour exploiter les informations disponibles et pour valider les recommandations
Pour accéder à des informations non faussées et non filtrées, et pour valoriser un potentiel câché, il faudra mobiliser les utilisateurs. Les fotos que j’ai vu dans tous les rapports recents montrent, que ce sont toujours les femmes et les filles, qui ont la responsabilité de l’approvisionnement en eau de leur famille.
Les femmes profitant rarement du progrès de la communication, il faudra aller à leur rencontre. Les meilleures occasions pour exiger leur présence et leur parole seront les restitutions sur le terrain. Les informations ainsi collectées pourront être exploitées pour ameliorer la gestion de l’AEP existante et pour préparer conceptuellement de nouveaux projets.
Example pour adapter la tarification, le recouvrement et la repartition bornes-fontaines- branchements particuliers: Les femmes peuvent payer quotidiennement des petits montants, mais ne sont pas en mesure de payer une fois par mois le total des montants quotidiens.
Les femmes ayant fait la preuve d’être de bonnes gestionnaires, étant plus stable que les hommes (surtout dans un contexte de migration), pourquoi ce sont toujours des fontainiers, qui ouvrent le robinet et encaissent ? Ou est-ce que vous avez d’autres examples ?
Bonjour à tous,
Je rebondis sur cette analyse de Thierry par rapport à la valorisation des résultats des STEFI AEP et que je partage.
- En phase de conception des systèmes, on utilise des hypothèses aussi bien pour le dimensionnement des installations que pour l’élaboration des comptes d’exploitation prévisionnels et la détermination des couts de revient et des couts dynamiques du mètre cube d’eau. Ces hypothèses doivent être mieux affinées avec les résultats des STEFI pour donner des informations plus fiables aux autorités pour la prise de décision.
- En phase exploitation, ces données doivent servir pour l’animation de la concertation entre les différentes parties concernées pour opérer des choix de développement durable de leurs services d’eau ; en particulier, dans un contexte de péréquation entre plusieurs installations/localités, ces données chiffrées peuvent permettre de bien apprécier les apports des uns pour les autres et appréhender comment la solidarité entre elles peut se négocier au mieux.
- Par ailleurs en phase de « renouvellement des contrats d’exploitation » (là où cela se fait), ces données STEFI sont nécessaires pour présenter les performances des services à déléguer dans les DAO afin de permettre aux soumissionnaires de faire leurs propositions sur de bonnes bases et permettre à l’autorité délégante de choisir la meilleure offre.
- Enfin la capitalisation des expériences engendrées par le STEFI à travers des résultats chiffrés doit permettre aux autorités de tutelle d’adapter les stratégies nationales et faciliter la régulation du secteur AEP ; cette capitalisation permet aussi aux ONG/Associations spécialisées dans l’AMOC de mieux appuyer leurs communes partenaires dans les prises de décisions.
Bonne journée à tous
DONGOBADA Firmin Hilaire
Ingénieur Génie Rural
Conseiller Technique
Responsable des Projets/Programmes
Bureau Eau Vive Burkina Faso
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De : conferences...@googlegroups.com [mailto:conferences...@googlegroups.com] De la part de thierry helsens
Envoyé : mercredi 14 septembre 2011 08:24
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Objet : Re : [reseaux-aep"195'] Theme 1 question 3
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