Chères concitoyennes, chers concitoyens,
Peu d’entre vous le savent. L’année prochaine, le 25 mai 2014, nous serons non seulement amenés à voter pour les élections européennes mais nous élirons aussi, le même jour, des conseillers consulaires. Alors même que la loi votée sur la réforme de la représentation des Français de l’étranger en juin 2013 était censée, selon le gouvernement, ressourcer la démocratie de proximité auprès des Français de l’étranger, nous savons bien peu de choses sur le déroulement de ces élections. C'est pour cela que nous avons décidé de vous envoyer ce message d'information citoyenne conformément au cadre légal prévu.
Dans de nombreux pays, les agents consulaires qui croulent sous les tâches en raison des suppressions de postes, ont souvent de grandes difficultés à expliquer à leurs concitoyens les modalités de cette échéance.
Nous avons pourtant peu de temps, jusqu'au 31 décembre, pour expliquer à tout notre entourage, citoyennes et citoyens français résidant à l’étranger, qu’il est important de vérifier l’état de leur inscription sur les listes consulaires. Incitons nos jeunes ayant atteint la majorité à faire cette démarche. Par ailleurs, peu d'entre nous savons que notre inscription ne dure que 5 ans, à l’issue desquels nous sommes radié-e-s des listes.
Il est pourtant crucial d’aller voter, c’est par ce geste que nous montrons notre attachement à la République dont nous sommes partie prenante quel que soit notre lieu de résidence.
Depuis plusieurs années, le contexte local des Français de l’étranger devient de plus en plus difficile :
- le réseau diplomatique est démantelé et de nombreux postes au Ministère des Affaires étrangères ont été supprimés (jusqu'à 600 dans les mois à venir selon une circulaire du ministre évoquée par le journal Le Monde, voir l'article ici) ;
- le réseau scolaire est menacé par l’inflation des frais de scolarité, la fermeture ou le déconventionnement d’établissements scolaires comme c’est le cas à Madagascar, au Mexique, en Espagne où des lycées sont menacés ;
- les solutions pour les parents et les enfants qui n'ont pas accès à ce réseau ne sont pas satisfaisantes ;
- le budget de la coopération pour le développement et de la coopération culturelle est en baisse (fermetures de postes et menaces sur la prestigieuse Maison de France à Berlin) ;
- la communauté internationale de son côté renonce aux grands engagements pour lutter contre les risques climatiques ;
- les jeunes françaises et français de l’étranger qui souhaiteraient étudier ou travailler en France sont insuffisamment informé-e-s ;
- dans de nombreux pays, les droits des personnes LGBT ne sont pas reconnus ;
- du fait de cette nouvelle forme d’élections consulaires qui met en évidence les partis, les associations des Français de l’étranger, en particulier Français du Monde, sont passées au second plan, et ce en dépit de leur efficacité locale, prouvée depuis de nombreuses années.
Nous, Français de l’étranger du Parti de Gauche, incitons nos concitoyennes et concitoyens établi-e-s hors de France à nous faire part de leurs idées, de leurs questionnements et de leurs doléances.
Pour nous faire part de vos doléances