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jean-michel hureau

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Jun 17, 2012, 5:00:03 PM6/17/12
to eva...@tie.cl, ccu...@gmail.com, paulin...@yahoo.com, colas...@hotmail.com, michelbo...@gmail.com, gdey...@gmail.com, julien...@gmail.com, antoin...@gmail.com, jeancla...@yahoo.fr, jacr...@hotmail.com, marc....@hotmail.com, guillo...@yahoo.fr, wilfred...@manquehue.net, francois.r...@gmail.com, vic...@lemondediplomatique.cl, patric...@hotmail.com, guil...@gmail.com, migl...@uchile.cl, michel...@gmail.com, carmen...@gmail.com, caitov...@gmail.com, sandri...@gmail.com, jr.pi...@hewstone.tie.cl, laco...@yahoo.fr, c.d...@icf.cl, gise...@gmail.com, alidacas...@hotmail.com, mik...@gmail.com, sylvie....@gmail.com, florence...@hotmail.fr, moise...@vtr.net, lucrec...@yahoo.com, mch...@gmail.com, bes...@yahoo.fr, marie....@gmail.com, shai...@gmail.com, fcol...@aol.com, patrici...@yahoo.fr, mariemadeleine...@gmail.com, comitesamb...@googlegroups.com, faur...@hotmail.fr, goue...@yahoo.fr, flore...@free.fr, amarie...@hotmail.fr, nicode...@yahoo.fr, sylvbe...@gmail.com, claire...@hotmail.com, lorenz...@gmail.com, pierrebo...@gmail.com, jbousqu...@yahoo.fr, cathb...@yahoo.fr, francoi...@hotmail.com, patrice...@hotmail.com, danifo...@gmail.com, step...@yahoo.fr, phgo...@gmail.com, michel...@yahoo.fr, frederiq...@gmail.com, vero....@yahoo.fr, shehe...@hotmail.com, jduk...@gmail.com, pierrem...@yahoo.fr, alainm...@hotmail.com, alex_mo...@yahoo.co.uk, armelle...@gmail.com, lydie...@yahoo.fr, mcpa...@gmail.com, jcha...@gmail.com, domir...@gmail.com, rouc...@gmail.com, san...@mac.com, elsasa...@vtr.net, estelle...@yahoo.fr, gene...@gmail.com, dtama...@yahoo.fr, v_dibe...@yahoo.com, th.ch...@laposte.net, Alain Chaperon, erika martinez, Mclaire Charo, domp...@yahoo.com, sergiopab...@gmail.com
D'après TV5 Monde à l'instant, Sergio Coronado serait élu. Lefèvre est battu dans la 1ère aussi! Au total, sur 11, il n'y aurait que 3 UMP!
La gifle!
Si ça se confirme, félicitations Sergio!
JMH

Margarita

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Jun 19, 2012, 5:43:08 PM6/19/12
to Guillot jerome, jean-michel hureau, eva...@tie.cl, ccu...@gmail.com, paulin...@yahoo.com, colas...@hotmail.com, michelbo...@gmail.com, gdey...@gmail.com, julien...@gmail.com, antoin...@gmail.com, jeancla...@yahoo.fr, jacr...@hotmail.com, marc....@hotmail.com, wilfred...@manquehue.net, francois.r...@gmail.com, vic...@lemondediplomatique.cl, patric...@hotmail.com, guil...@gmail.com, michel...@gmail.com, carmen...@gmail.com, caitov...@gmail.com, sandri...@gmail.com, jr.pi...@hewstone.tie.cl, laco...@yahoo.fr, c.d...@icf.cl, gise...@gmail.com, alidacas...@hotmail.com, mik...@gmail.com, sylvie....@gmail.com, florence...@hotmail.fr, moise...@vtr.net, lucrec...@yahoo.com, mch...@gmail.com, bes...@yahoo.fr, marie....@gmail.com, shai...@gmail.com, fcol...@aol.com, patrici...@yahoo.fr, mariemadeleine...@gmail.com, comitesamb...@googlegroups.com, faur...@hotmail.fr, goue...@yahoo.fr, flore...@free.fr, amarie...@hotmail.fr, nicode...@yahoo.fr, sylvbe...@gmail.com, claire...@hotmail.com, lorenz...@gmail.com, pierrebo...@gmail.com, jbousqu...@yahoo.fr, cathb...@yahoo.fr, francoi...@hotmail.com, patrice...@hotmail.com, danifo...@gmail.com, step...@yahoo.fr, phgo...@gmail.com, michel...@yahoo.fr, frederiq...@gmail.com, vero....@yahoo.fr, shehe...@hotmail.com, jduk...@gmail.com, pierrem...@yahoo.fr, alainm...@hotmail.com, alex_mo...@yahoo.co.uk, armelle...@gmail.com, lydie...@yahoo.fr, mcpa...@gmail.com, jcha...@gmail.com, domir...@gmail.com, rouc...@gmail.com, san...@mac.com, elsasa...@vtr.net, estelle...@yahoo.fr, gene...@gmail.com, dtama...@yahoo.fr, v_dibe...@yahoo.com, th.ch...@laposte.net, Alain Chaperon, erika martinez, Mclaire Charo, domp...@yahoo.com, sergiopab...@gmail.com

Je vous invite a participer de cette initiative d’ATTAC France,  et lire l’article la revolucion ciudadana de J. L. Melénchon, cordialement, Margarita

 

 

La crise européenne est arrivée à un point crucial. Aveugles volontaires, nos dirigeants s’obstinent dans des politiques brutales d’austérité alors que la crise provient des dérives de la finance et de l'absence d'une véritable solidarité européenne.

 

Le "Pacte budgétaire" a été élaboré par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy pour corseter définitivement les politiques économiques, et imposer l'austérité au mépris du débat démocratique et contre les aspirations des peuples.

 

François Hollande se prépare à le faire ratifier par le Parlement nouvellement élu s’il parvient à faire adopter tout ou partie du "Pacte pour la croissance" qu’il propose aux autres dirigeants européens. Mais seul un débat démocratique avec une large participation populaire peut légitimement trancher sur des enjeux aussi essentiels.

 

A l’initiative d’Attac et de la Fondation Copernic, des responsables associatifs, syndicaux et politiques et des chercheurs lancent une lettre ouverte à François Hollande : "Non au Pacte budgétaire, pas d’Europe sans citoyens !", demandant l’organisation d’un débat tranché par un référendum.

 

Pour lire la lettre, consulter les signataires, et la signer : http://www.france.attac.org/lettre-ouverte-francois-hollande-pour-un-referendum-sur-le-pacte-budgetaire

 

Attac France,
le 19 juin 2012

 

NB : Plusieurs des premiers signataires de la lettre ouverte seront présents au meeting contre l'austérité organisé le samedi 23 juin à Paris (pour plus d'information, cliquer ici)

 

 

LETTRE OUVERTE À FRANÇOIS HOLLANDE

NON AU « PACTE BUDGÉTAIRE », PAS D’EUROPE SANS CITOYENS !

Monsieur le président de la République,

Lors de la campagne électorale, vous avez annoncé votre volonté de renégocier le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, dit Pacte budgétaire, signé par Nicolas Sarkozy et 24 autres dirigeants européens le 2 mars dernier.

Ce traité durcit et rendrait irréversibles les politiques d’austérité en Europe en interdisant définitivement tout déficit « structurel » supérieur à 0,5%. Le déficit « structurel », notion incompréhensible des citoyens et fort controversée parmi les économistes, sera évalué de façon arbitraire par les experts de la Commission. Le Pacte budgétaire prévoit des sanctions automatiques contre les pays contrevenants, coupant court à tout débat. L’aide aux pays en difficulté, prévue par le Mécanisme européen de stabilité, sera conditionnée par l’application de plans d’austérité, de privatisation et de libéralisation. Les marchés financiers et les banques, activement soutenus par la BCE, continueraient à imposer leur loi aux gouvernements. L’Europe s’enfoncerait encore plus dans la dépression et le déni de démocratie, et signifierait la misère pour le plus grand nombre. L’extrême droite continuerait à se renforcer jusqu’à imposer ses thèses autoritaires et xénophobes sur les débris de l’Union européenne.

Pour éviter cela vous souhaitez « ajouter un volet sur la croissance » au Pacte budgétaire. La croissance ? Nous ne voulons plus de cette croissance prédatrice et inégalitaire portée par le néolibéralisme. Des appréciations différentes existent parmi nous sur la possibilité et la désirabilité d’une croissance verte. Mais en tout état de cause les mesures d’austérité prises simultanément dans tous les pays ne peuvent qu’aggraver le chômage et bloquer la transition écologique et les dispositions du Pacte de stabilité sont contradictoires avec votre exigence de croissance. Vous savez en outre que les « réformes structurelles » - précarisation du travail, privatisation de la protection sociale et des services publics - sont déjà présentées par la BCE et le FMI comme un passage nécessaire pour « retrouver la croissance ». Pour notre part, nous pensons au contraire que l’Europe doit aujourd’hui porter une ambition sociale et écologique à la mesure des enjeux, en finançant un plan massif pour la préservation des ressources naturelles et la transition énergétique, pour l’emploi et la satisfaction des urgences sociales. Et qu’elle doit se doter à cet effet de politiques fiscale, budgétaire et monétaire infiniment plus ambitieuses et solidaires.

Vous espérez convaincre Angela Merkel et les autres dirigeants d’introduire des « project-bonds » et « euro-bonds » pour financer des grands projets européens. Mais, même si vous y parveniez, le volume de ces emprunts permettra-t-il de compenser significativement l’énorme impact récessif du Pacte ? Et puisque ces emprunts devront être souscrits auprès des marchés financiers, quelles conditions ceux-ci imposeront-ils ? La mutualisation des dettes européennes, ainsi conçue, ne réduira guère le pouvoir exorbitant de la finance, au contraire. Pour dénouer les liens qui asservissent les États aux marchés financiers, il faut que la BCE puisse racheter massivement les dettes des États membres et financer ceux-ci à des taux faibles pour engager la transition écologique et sociale. Cela implique de corriger une anomalie démocratique : placer la BCE sous contrôle politique des citoyens et de leurs représentants élus. Il faut aussi un véritable budget communautaire et une harmonisation vers le haut des politiques sociales et fiscales européennes. Selon nous, le pacte budgétaire empêcherait d’aller dans ce sens et doit être rejeté. C’est la condition de la nécessaire refondation de l’Europe.

Elle ne peut provenir que d’un que d’un sursaut démocratique des sociétés européennes. C’est pourquoi un débat public s’impose : donner la parole au peuple est un impératif. Des résistances sociales et citoyennes émergent dans de nombreux pays contre les politiques d’austérité. Face à la montée de l’extrême droite il faut d’urgence non pas moins mais plus de participation populaire, plus de démocratie en France et en Europe. Vous pourrez y contribuer en convoquant un référendum pour mettre en débat le traité européen, avec ses éventuels compléments, dont le contenu déterminera l’avenir de l’Europe. Vous donnerez ainsi l’occasion au peuple français d’exprimer ses attentes et d’élaborer ses propositions pour la refondation européenne. Vous encouragerez des démarches similaires dans d’autres pays, pour exprimer la volonté populaire d’un changement en Europe. Vous montrerez que, pour vous comme pour nous, l’Union européenne et l’euro ne retrouveront un avenir que si nous construisons la souveraineté démocratique des peuples européens.

Premiers signataires :

Annick Coupé (Solidaires), Jean-Claude Chailley (Résistance sociale), Jean-Baptiste Eyraud (Droit au Logement), David Flacher (Utopia), Jean-Philippe Gasparotto (CGT Caisse des Dépôts), Roland Gori (Appel des appels), Pierre Khalfa (Fondation Copernic), Stéphane Melchiorri (Emmaus International), Damien Millet (CADTM), Martine Noël (Cadac), Jean-Marie Roux (CGT Finances), Henri Sterdyniak (Economistes atterrés), Maya Surduts (CNDF), Aurélie Trouvé (Attac), Sophie Zafari (FSU),

Christophe Alévêque (artiste), Paul Ariès (directeur de rédaction), Nathalie Bajos (chercheure), Nathalie Berta (chercheure), Frédéric Boccara (chercheur), Paul Bouffartigue (chercheur), Jacques Bouteiller (chercheur), Alain Caillé (sociologue), Odile Chagny (chercheure), Gabriel Colletis (chercheur), Antoine Comte (avocat), Pierre Concialdi (chercheur), Philippe Corcuff (chercheur), Laurent Cordonnier (chercheur), Pierre Cours-Salies (chercheur), Thomas Coutrot (Attac), Bernard Defaix (Attac), Keith Dixon (chercheur), Cédric Durand (chercheur), Philippe Enclos (chercheur), Isabelle Ferreras (chercheure), Jean Gadrey (chercheur), François Gèze (éditeur), Jérôme Gleizes (chercheur), Alain Grandjean (chercheur), Susan George (présidente d'honneur d'Attac), François Gèze (éditeur), Gaël Giraud (chercheur), Vincent Glenn (réalisateur), Caroline Guibet-Lafaye (chercheur), Ozgur Gun (chercheur), Nicolas Haeringer (Mouvements), Jean-Marie Harribey (Conseil scientifique d'Attac), Marc Humbert (chercheur), Sabina Issehnane (chercheure), Sophie Jallais (chercheure), Florence Jany-Catrice (chercheure), Nicolas Jounin (chercheur), Catherine Jousse (REP), Sadri Khiari (chercheur), Dany Lang (chercheur), Emmanuel Lazega (chercheur), Frédéric Lebaron (chercheur), Catherine Lebrun (Solidaires), Alain Lipietz (chercheur), Frédéric Lordon (chercheur), Caroline Mécary (Fondation Copernic), Jérôme Maucourant (chercheur), Jacques Le Bohec (chercheur), Claire Le Strat (chercheur), Nathalie Marcu (Les Alternatifs), Christiane Marty (chercheure), Gérard Mauger (chercheur), Dominique Méda (chercheur), Julien Milanesi (chercheur), Patrick Mony (militant associatif), Francine Muel-Dreyfus (chercheure), Frédéric Neyrat (chercheur), Willy Pelletier (Fondation Copernic), Roland Pfefferkorn (chercheur), Alain Policar (chercheur), Dominique Plihon (Conseil scientifique d'Attac), Jean-François Ponsot (chercheur), Edmond Preteceille (chercheur), Philippe Quirion (chercheur), Christophe Ramaux (chercheur), Jacques Rancière (philosophe), Thierry Reygades (FSU), Michel Rousseau (Euromarches), Jeanne Singer (chercheure), Jean-Marc Tagliafarri (Initiatives Dyonisiennes), Lucie Tanguy (chercheure), Annie Thébaud-Mony (Fondation Henri Pézerat), Bernard Teper (Respublica), Bruno Théret (chercheur), André Torre (chercheur), Maryse Tripier (chercheure), Sylvette Uzan-Chomat (SNU Pôle Emploi), Patrick Viveret (philosophe), Philippe Zarifian (chercheur), Elisabeth Zucker (chercheure)

Gilles Alfonsi (Association des Communistes Unitaires), François Asensi (Fase), Clémentine Autain (FASE), Francine Bavay (Conseillère régionale EELV), Farid Bennaï (Fase), Olivier Besancenot (NPA), Martine Billard (Parti de Gauche), Patrick Braouezec (Fase), Chantal Dhoukar (conseillère fédérale EELV), Jean-Claude Eyraud (Fase), Guillaume Floris (Gauche Anticapitaliste), Jacqueline Fraysse (Fase), Jacques Généreux (Parti de Gauche), Pierre Laurent (PCF), Nathalie Marcu (Les Alternatifs), Myriam Martin (Gauche anticapitaliste), Pierre Minnaert (conseiller fédéral EELV), Jean-Jacques Paris (ANECR), Francis Parny (PCF), Jean-François Pelissier (Alternatifs), Christian Piquet (Gauche unitaire), Christine Poupin (NPA), Stéphanie Treillet (Convergence et Alternative)

 

 

Una iniciativa de Jean-Luc Mélenchon

La revolución ciudadana

Por Niko Schvarz (*)

Durante la campaña electoral francesa (presidenciales del 6 y 13 de mayo, legislativas del 10 y 17 de junio) se difundió ampliamente un folleto de Jean-Luc Mélenchon que explicita lo que denominó ''la revolución ciudadana'', concepto adoptado a texto expreso del lema del presidente ecuatoriano Rafael Correa.

El texto original fue redactado en agosto 2010 y publicado un par de meses después. Una versión ampliada contiene un postfacio de octubre 2011, titulado “Un año después”, que verifica en qué medida se cumplieron las previsiones iniciales y agrega reflexiones actualizadas. Luce una prosa ágil y vivaz, sin estereotipos, en un lenguaje fresco y popular, con solidez argumental y polémica, enfilada principalmente contra la derecha y contra la oligarquía financiera y bancaria, tanto en el plano interno como internacional.

Este valioso material político constituyó en buena medida la base de la campaña electoral del Front de Gauche, unión de seis partidos de izquierda: el PCF, el Partido de Izquierda del propio Mélenchon y otras cuatro formaciones, que brindó una contribución decisiva a la consagración de François Hollande como presidente y a la conquista de una mayoría parlamentaria que posibilite la reversión de la tendencia antipopular del gobierno de Nicolas Sarkozy. Éste desapareció de la escena política al tiempo que se debilitó considerablemente su partido, la UMP.

Desde las primeras líneas surge una condena terminante a los oligarcas, acusados de “saquear a nuestro país, dilapidar los esfuerzos de los trabajadores y condenar a la población de la quinta potencia económica mundial a una miseria creciente y al retroceso en todas las conquistas sociales arrancadas en un siglo y medio de historia”. Aboga por el fin de todos los privilegios, y evoca la noche del 4 de agosto de 1789, en que la Asamblea Nacional Constituyente surgida de la revolución del 14 de julio votó la abolición de todos los privilegios del antiguo régimen, sin indemnización de ningún tipo.

“Deseo una revolución ciudadana en Francia”, señala en forma concluyente Mélenchon. Explica que la concepción nació en Ecuador con su presidente y designa a la vez el medio y la finalidad, el método y el objetivo. Reseña los pasos dados, la aprobación por referéndum de la reforma constitucional, extiende luego la experiencia a Bolivia, a Venezuela y otros países, dice que “la primacía de las urnas es la gran contribución de las revoluciones sudamericanas contemporáneas” y que estas revoluciones, desde hace una década, “regeneran uno tras otro a los países de América del Sur”.

El concepto siguiente merece retenerse: “Yo extraigo de este ejemplo un optimismo de acero. Ellos, mil veces más desprovistos que nosotros, con un vecino paranoico como los Estados Unidos, sin embargo dieron vuelta a mano limpia la mesa de los poderosos, liberaron un irresistible torrente de energía colectiva y comenzaron a reconstruir sus países que el neoliberalismo había saqueado. Por lo tanto, es posible”.

Insiste en esa idea: “Si bien no hay un modelo, hay experiencias en las cuales podemos inspirarnos y ejemplos que podemos seguir”. En dichos países, votaciones repetidas y masivas confirman la legitimidad de los nuevos equipos llegados al poder y de sus políticas. Esto demuestra la consustanciación de las revoluciones de izquierda con la democracia. Y contrasta con la deriva autoritaria de la Unión Europea. Sobre esto último, recuerda que los resultados de los referendums efectuados en Francia y en Holanda sobre el Tratado de Lisboa, fueron pura y simplemente ignorados por discordar de los dogmas neoliberales.

En tal sentido, la revolución ciudadana no significa una cosmética o un lifting, sino revertir las relaciones de poder. “Se lo quita a la oligarquía, al monarca presidencial y al rey dinero. Los expulsa. Cambia las instituciones para alcanzar sus objetivos. Tira abajo la primacía de la alta finanza, reorganiza la producción y el reparto de la riqueza”.


Primero, lo humano

Y por esta vía desemboca en el gran lema de la campaña de la izquierda: “Primero, lo humano” (L’humain d’abord). Con dos precisiones destacadas: la revolución ciudadana está orientada por la ecología política y es radicalmente laica. Es una invitación formidable a la acción y a la imaginación para sacar a la humanidad de la impasse a la que ha sido sometida. Con ese fin debe utilizarse el saber y la preciosa experiencia acumulada por los militantes de izquierda.

No se trata de una simple alternancia, sino de la participación popular en todas las esferas. “El héroe de esta historia es el simple ciudadano”. Sobre esta base retoma una de sus ideas clave, la de una Asamblea Constituyente para abrir paso a la VI República y operar una auténtica refundación del país. Aquí también adopta un ejemplo de América Latina, en el caso de Venezuela, en que los artículos de la nueva Carta propuesta estaban impresos hasta en los paquetes de fideos.

En una frase que recuerda a Máximo Gorka, expresa que todos los cambios deben comenzar en la cabeza y en el corazón. Un extenso y conceptuoso desarrollo merece la reforma de la escuela y el tema de la educación en su conjunto, con énfasis en el rechazo a todas las formas de mercantilización de la enseñanza aplicadas por los anteriores gobiernos.

Afirma: “Yo acuso a los equipos de derecha desde 2002 de demoler conciente y metódicamente el sistema educativo republicano para orientar a la gente hacia los sistemas privados”, apelando en este capítulo a su experiencia como ministro de Enseñanza Profesional. Estima que los fondos públicos deben ser reservados estrictamente para los establecimientos públicos y que la misión de la educación es transformar a los jóvenes que le son confiados en ciudadanos y en seres humanos completos. El objetivo no puede ser otro que la excelencia para llegar a ser el pueblo más educado del mundo y cada uno una persona mejor para sí y para los otros. La materia gris es la principal materia prima y la revolución ciudadana es un humanismo político.

La manipulación informativa, la crítica a las grandes cadenas de difusión (“el imperio de la prensa”) cierra este capítulo. Como vemos, la misma discusión en todas partes.


La banca y el brutal reparto de la riqueza

En el capítulo sobre los bancos el razonamiento se adosa a la indignación para denunciar “el enjambre de bancos predadores y tentaculares”. El 90% del dinero que circula en el mundo no corresponde a ninguna transacción de bienes materiales. En los últimos 25 años el reparto de todo lo producido por los franceses se modificó de manera brutal en detrimento de los trabajadores y los sectores productivos. En materia impositiva, la tasa sobre el trabajo se eleva en los hechos 42% mientras sobre el capital se reduce en promedio a 18%.

En el país que representa la quinta economía del mundo, hay 8 millones de pobres. De 2004 a 2007, última estadística publicada, el número aumentó en un millón. Dos millones viven en viviendas precarias, entre ellos 600 mil niños y 100 mil sin domicilio fijo. En todas las ciudades hay gente que duerme en la calle, bajo los puentes, en bancos de plaza, entre cartones. El número de ricos aumentó considerablemente, lo mismo pasó entre los pobres. Desde 1998, el ingreso medio del 0,01% de la población que representa a los más ricos aumentó 51%. Son 6 mil personas.

En ese lapso, para el 90% de los asalariados el aumento fue de 3,1%. Son 23 millones. Entre los primeros, los patronos del llamado CAC40 (las 40 empresas más importantes que cotizan en la Bolsa) aumentaron sus ingresos en 700%, de modo que cada uno de ellos gana en un día lo que un trabajador (llamado smicard, que percibe un salario mínimo) gana en un año. Por añadidura, banqueros y aseguradores se llenaron de primas este año. Con crisis o sin ella, se repartieron 2 mil millones de euros.

Carlos Ghosn, patrón de Renault-Nissan, embolsó en el último año 9,24 millones de euros, que corresponden a 770 años del llamado smic, salario mínimo interprofesional (que el autor adopta como unidad de medida). Hay páginas enteras de ejemplos convincentes que demuestran la brutal inequidad de los ingresos. Los privilegiados son a la vez los predicadores de las medidas de “austeridad” para los trabajadores.

En contraposición, el autor señala que el aumento de los salarios es una urgencia social, lo mismo que la reconstrucción del Estado y de los servicios públicos. Propone además establecer un lazo virtuoso entre el máximo y el mínimo de los salarios y de los ingresos. Como lo ha planteado la Confederación europea de sindicatos, que en el seno de una empresa la proporción no puede ser mayor a 20. Vuelve aquí al decreto de abolición de los privilegios de la noche del 4 de agosto de 1789, que ponía un techo de 3.000 libras de la época a los ingresos de los rentistas. También propone modificaciones a las tasas de los impuestos sobre los ingresos, recordando incluso medidas adoptadas por el presidente Roosevelt en 1941 (que fueron eliminadas por Reagan).

Sobre la política europea, que ante la agudizada crisis actual (véanse los casos de Grecia y de España, entre otros) cobra una enorme importancia, la propuesta es radical: salir del Tratado de Lisboa. Es lo que exige la defensa de la soberanía nacional, pisoteada a cada paso por dicho instrumento, definido como “una máquina para hacer retroceder el derecho democrático esencial de los ciudadanos y que cercena nuestra historia republicana”.

Sostiene que la Unión Europea agrede al sistema francés de servicios públicos, por ejemplo imponiendo políticas privatizadoras en materia de electricidad, y que la consecuencia es un servicio peor y más caro.”La mano invisible del mercado es mucho menos eficaz que los asalariados de un servicio público para proporcionar prestaciones adecuadas en el momento adecuado, y no caras”. La conclusión es que sería deseable volver al estatuto de servicio público, para no perder el control de la principal red eléctrica de Europa..

Esto se extiende a toda la Europa comunitaria. La Unión Europea le pone una pistola en la sien a Grecia y pretende infligirle un plan de salvataje que desangra al pueblo griego y asfixia la economía del país. (Ya se sabe cómo éste resiste las imposiciones). Del mismo modo, la obligación de presentar el presupuesto de cada país a la Comisión Europea antes de que al Parlamento del propio país es un brutal atentado a la soberanía nacional de cada estado. Mélenchon dice que el mismo equivale al derecho de veto real del Antiguo Régimen (Ancien Régime) y trae a colación un antecedente histórico memorable. La izquierda y la derecha nacieron en Francia precisamente a propósito del derecho de veto del rey a todas las decisiones de la Asamblea.

El 11 de setiembre de 1789 se solicitó a los diputados opuestos al veto real situarse a la izquierda del presidente de la sesión, y al rey y a los partidarios del veto a su derecha. Ganó la izquierda, y con ella la soberanía popular. Por la misma causa, ahora deseo el mismo efecto, escribe Mélenchon. “Para que el pueblo recobre su soberanía, y por ende su ciudadanía, en todos los puntos y en todos los lugares”.


La ecología, la paz mundial, la movilización popular

Un extenso desarrollo, científicamente fundamentado, amerita el gran tema de la ecología política, concebido como la antesala de una nueva conciencia colectiva. Frente a la catástrofe ecológica, ya instalada, defiende el proyecto de planificación ecológica presentado en 2010 en la Asamblea Nacional por los parlamentarios del Front de Gauche y el Partido Comunista.

En el capítulo dedicado a la paz mundial parte de la afirmación de que “la OTAN es en el presente un puro órgano imperial de los Estados Unidos” y no tiene sentido desde el fin de la guerra fría. Aboga por la salida de las tropas francesas de Afganistán (lo que Hollande confirmó ante Barack Obama, en el sentido de anticiparla en dos años. En cuanto a las relaciones de Francia con Alemania, destaca en particular los vínculos de su partido con el partido de la izquierda alemana Die Linke y con su presidente Oskar Lafontaine, que considera su alter ego. Proclama que la independencia respecto a EEUU debe ser global, y que el desarme nuclear mundial es un imperativo categórico.

Llega así al balance actualizado de sus previsiones. Con el telón de fondo de la mayor crisis del capitalismo desde el comienzo del siglo pasado, comprueba que Grecia ha sido crucificada, que en su país ha crecido la desocupación de larga duración, que se han deteriorado los servicios públicos y la escuela pública, que la pobreza explota (con 340 mil pobres más en un año), que ha aumentado la riqueza de los más ricos, insiste en las propuestas de elevación de salarios y examina en particular la propuesta de François Fillon de elevar la edad de jubilación a los 67 años, “como en Alemania”.

En este sentido, algo ha comenzado a cambiar con los primeros pasos del gobierno de Hollande. Ya mencionamos el retiro de tropas francesas de Afganistán. Veremos su actuación sobre los temas ecológicos en la conferencia mundial Río +20 en los próximos días. En cuanto a las amenazas contra el sistema previsional, el gobierno de Hollande lo modificó en sentido contrario al proyectado por el gobierno anterior, que en 2011 ya había elevado la edad mínima a 62 años. Desde noviembre próximo los trabajadores podrán jubilarse a los 60 años, luego de un período de cotización completa de 41 años de trabajo.

La conclusión final es un llamado a la movilización y a la acción, con la esperanza del advenimiento de días mejores para el pueblo. En todo caso, la lucha está entablada

 

Publicado en Bitácora, Nº 471, edición digital, 18 de junio 2012

 

 

 

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