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GENOCIDE AU BURUNDI -
BURUNDI'S
SLAUGHTERS
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From 1969 to 2003, more than one million (1 000.000)
Burundian Citizens of ethnos group HUTU were assassinated by
the Burundian Armed Forces and REGIME TUTSI - HIMA
De 1969 à 2003 , plus d'un
million (1 000 000) de Citoyens Burundais d' ethnie HUTU ont
été assassinés par les Forces Armées Burundaises et le Pouvoir
TUTSI -HIMA |
"La
Convention de l'ONU pour la prévention et la répression du crime
de génocide définit ce dernier comme étant "l'un quelconque des
actes commis dans l'intention de détruire, en tout ou en partie,
un groupe national, ethnique, racial ou religieux". Cette
Convention condamne les actes suivants . le génocide, l'entente
en vue de commettre le génocide, l'incitation directe et
publique à commettre le génocide, la tentative de génocide et la
complicité dans le génocide.La Convention de lONU sur
l'imprescriptibilité des crimes contre l'humanité condamne ces
crimes, même si ces actes ne constituent pas une violation du
droit interne des Etats où ils ont éte commis."
"AGNews 2002.
| INDEX |
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1962- 1965
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VICTIMES |
| HUTU |
TUTSI |
| 134
à 5000 |
0 | |
1962 : Massacre de 4 syndicalistes HUTU à
KAMENGE.
"C'est cette JNR qui, le 19 janvier
1962, massacra les syndicalistes Hutu à Kamenge - un
quartier de Bujumbura -: Jean NDUWABIKE, Séverin
NDINZURWA Basile NTAWUMENYAKAZIRI et André
BARUVURA.. C'est cette même JNR qui, en été de la
même année, ente vivant Mathias MIBURO, bourgmestre Hutu
de Mura (Muvinga). Ces persécutions déclenchèrent
premiers mouvements d'exil
Hutu."
Les massacres de Kamenge (Janvier
1962) Au
mois de janvier 1962, des crimes crapuleux, dirigés
contre plusieurs personnalités éminentes ont été
perpétrés à Bujumbura,
dans le quartier périphérique de Kamenge. Ces crimes ont
revêtu les formes d'assassinats ciblés, de massacres aveugles
de populations civiles et d'incendies criminels
des habitations. Les
personnes visées étaient toutes de l'ethnie hutu
majoritaire dans le pays. De même, tous les biens détruits appartenaient à des
membres de cette communauté ethnique. Les forfaits ont été commis de sang
froid par de jeunes tutsi,
militants de la JNR (Jeunesse
Nationaliste Rwagasore) présidée
par Prime NIYONGABO et
François BANGEMU. La
JNR était un mouvement de jeunesse intégré au parti au pouvoir; le
Parti de l'Union pour le Progrès National ou UPRONA en
abrégé. Le
Gouvernement de l'époque dirigé par le Premier ministre
André MUHIRWA, était dominé par intégristes tutsi, à
savoir: NTIRUHWAMA Jean (Intérieur et Fonction
Publique), KATIKATI Félix (Economie), NYAMOYA Albin
(Agriculture et Elevage), NKESHIMANA Gaspard ( Affaires
Sociales), NGUNZU Pierre (Education Nationale) et NICAYENZI Zénon ( Défense
Nationale).
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Des centaines
d'innocents sont torturés et massacrés ! /Quand on n'est
pas Tutsi, c'est un crime de savoir lire... C'est un véritable bain de sang. Et
personne ne peut prévoir où s'arrêtera cette répression
aveugle. On fusille les gens sans qu''ils sachent
pourquoi. On les torture pour qu'ils en dénoncent
d'autres. Et ainsi de suite. Au Burundi, quand on n'est
pas de la race des seigneurs Tutsi, c'est un crime de
savoir lire. A la prison du Opimba, la plus terrible
pour ses tortures, on force des malheureux à dénoncer
les Hutu qui savent lire et qui risquent, dès lors,
d'être eux aussi
massacrés...
BAIN DE SANG AU BURUNDI / DIX
PERSONNALITES POLITIQUES ONT ETE EXECUTEES DE NUIT DANS
LE GRAND STADE DE BUJUMBURA / "LA CITÉ", 1965 Les
victimes surtout des hutus On n’a encore aucune nouvelle
officielle ni certaine sur les responsabilités réelles
et les formes revêtus par le ou les coups d’Etats ou
révolte qui ont ainsi avorté. Mais presque toutes les
personnalités exécutées appartenaient à l’ethnie Hutu.
Les unes étaient des officiers formés à l’école
militaire de Bruxelles ainsi que les gendarmes. Les
autres des dirigeants de la partie populaire et des
organisations syndicales et sociales. Plusieurs d’entre
elles étaient à la tête de l’assemblée nationale, bien
qu’elles n’appartiennent pas toutes au même partie
politique. Si le partie populaire est principalement
formé de Hutus, on en compte en effet autant et même
plus encore dans le partie national de
l’UPRONA
LE PREMIER MINISTRE DU BURUNDI
M.NGENDANDUMWE ASSASSINE A BUJUMBURA M. Pierre Ngendandumwe,
Premier ministre du Burundi, a été assassiné,
vendredi soir, à 21 h, à Bujumbura, alors qu'il sortait
de l'hôpital, prince Rwagasore, où il avait rendu visite
à sa femme. Des arrestations ont été opérées. L’assassin
a tiré alors que le Premier ministre entrait dans sa
voiture et toutes les balles l'ont atteint dans le
dos. M. Appollinaire, vice-président de
l’Assemblée nationale, a déclaré : " L'assassinat de M.
Ngendandumwe a pour cause des rivalités politiques et
ethniques"...
131 exécutions de Hutus au Burundi
Un tribunal militaire,
qui siège sans désemparer, aurait déjà fait exécuter 131
personnes : militaires, gendarmes et civils toutes
d'ethnie Hutu. Il s'agit d'ailleurs, semble-t-il
bien, non pas uniquement d'une répression contre des
personnes ayant fomenté le coup d'État, mais d'une
précaution tendant à éviter qu'il puisse de longtemps y-
avoir d'autres velléités de rébellion populaire contre
le Mwami et contre la classe dirigeante
Tutsi.
Déclaration de la commission
internationale de juristes sur les événements du
Burundi M.
Graven est arrivé à Bujumbura le 14 décembre 1965.
Son arrivée avait été dûment notifiée le 10 décembre
1965, aux autorités du Burundi. En dépit du fait que la
présente de l'observateur de la Commission était bien
connue des autorités du Burundi, 22 personnes, dont
le Président du Sénat, M. joseph Bamina, étalent
exécutés deux jours après son arrivée. Ni l'observateur
de la Commission ni la Commission n'ont été avisés des
exécutions qui se préparaient. Ce n'est que la 17
décembre 1965, c'est-à-dire le jour après les
exécutions, que M. Graven put pour la première fois
obtenir audience du Secrétaire d'État à la justice,
M. Artémon Slmbananiye.
Les exécutions d'hommes politiques au
Burundi : Un sévère réquisitoire de la commission
internationale de juristes contre les autorités de
Bujumbura Le 17 décembre seulement. au
lendemain de ces exécutions. le secrétaire d'État à la
Justice, M Artémon Simbananiye, recevait enfin
M.Graven. Il promettait alors non seulement de
fournir les photocopies des comptes rendus des audiences
qui avaient conduit à la condamnation des personnes
exécutées, mais encore de répondre à un questionnaire
écrit qui lui serait soumis. M. Graven insistait, dans
une lettre, sur la nécessité de joindre des pièces
justificatives aux réponses qui seraient données. il
indiquait par ailleurs que les réponses et les documents
pouvaient être adressés à Genève, au cas où le dossier
ne serait pas établi avant son départ de
Bujumbura. Mais, le 18 décembre, le même M.
Simbananiye notifiait à M Graven, au cours d'une
nouvelle audience, qu'il ne pouvait pas tenir sa
promesse de la veille : les copies des pièces
essentielles ne seraient pas transmises à la Commission
de Genève; M. Graven pouvait à la rigueur les
consulter mais sans en référer à l'institution qui
l'avait mandaté. Le délégué suisse refusa évidemment
cette solution qui n'en était pas une, demandant
simplement que les autorités veuillent bien reconsidérer
leur décision.
Un programme de
"liquidation" et d'extermination de la race
Hutu
Le "Conseil de guerre", composé de Tutsi,
officiers ou magistrats de la 1ère et de la 2e chambre,
se réunit chaque semaine pour décider du nombre et des
noms des personnes à exécuter à une date donnée.Un
membre du "Conseil de guerre", tous Tutsi, sont: Jean
Kandeke, substitut du Procureur du Roi. Paul Rusiga,
capitaine, commandant la garnison de Kitega. Tarcisse
Vyuzira, magistrat; Gelasse Ngurinzira. conseiller à la
Cour suprême; Nkorifa. capitaine à la Garde nationale:
le comptable du camp militaire de Bujumbura (nom pu
précisé); Ndayuhurume Etienne, de la Garde nationale;
Mabushi Charles, de la Garde nationale.
Les chefs féodaux Tutsi exterminent
méthodiquement l'élite de la race Hutu Impressionné par la
puissance croissante des réactions populaires, le Mwami
du Burundi nommait de nouveau un premier ministre hutu;
Pierre Ngendandumwe. mais tout modérés et monarchiste
qu'il soit, M. Ngendandumwe était hutu et le 15 Janvier
1965, quelques heures à peine après la constitution de
son gouvernement, il tombait sous les balles des tueurs
tutsi. Comme les premiers, les assassins de M.
Ngendandumwe n'ont pas été inquiétés et circulent
librement au vu et au su de tous dans le
pays.
L'ACTION (Québec) 9.2.1966 - (Génocide
au Burundi) Comment est-il
possible que les gouvernements démocratiques, la
Belgique, les pays du Marché Commun. les 'U.S.A.,
continuent à apporter une aide technique et financière à
la sanglante et odieuse dictature qui s'est établi au
Burundi, et lui permettent de la sorte de poursuivre
Impunément son programme d'extermination raciale des
Hutu ?
Mwami, Mwambuisa IV déclare à Genève:"la
révolution de Micombero est antipopulaire et
antihutu" " La destitution de Ntare V ne
m'étonne guère", a dit Mwambutsa dans cette déclaration
distribuée par son cabinet. "Cette destitution
est l'aboutissement logique du programme d'instauration
d'un régime républicain à - la sauce tutsi - que
quelques aventuriers et extrémistes avides de pouvoir
s'étaient assigné, en s'appuyant notamment sur le mythe
du parti Uprona, ethniquement divisé, politiquement
inexistant et une infime partie de l'armée".
L'histoire
du Burundi a été délibérément falsifiée par certains
auteurs burundais et étrangers mus par des intérêts
sectaires
non avoués. On fait état notamment d'une école "franco-burundaise"qui a imposé
aux filles et fils du pays
un enseignement truffé de mensonges grossiers sur leur
histoire nationale.
| |
| 1969
|
| Recueil de plusieurs articles
évoquant la purge anti-hutu de 1969
La
responsabilité des massacres de 1969 incombe
d'abord au président Michel Micombero (Oncle du
président Buyoya) et à ses conseillers. Elle est
également imputable à toute cette machinerie
juridico-administrative qui a trempé dans l'affaire, et
dont le procureur général de la République Gabriel
Mpozagara et le Président de la cour martiale
Damien Nkoripfa ont constitué des maillons
importants. | |
| 1972
|
VICTIMES |
| HUTU |
TUTSI |
| Entre 200 000 et 500 000 |
2000
à 10 000 |
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AGNEWS thanks
Yves Mr. and Yves Geoffrey N. Sources of these
historical documents: http://www.state.gov/r/pa/ho/frus/nixon/e5/c15651.htm This
document allows Burundian justice or (international) to
seize itself of this file. The current Burundian State
has from now on an official proof of the “mouth” of the
US that a genocide took place in Burundi in 1972 well.
Certain characters as “Simbananiye” (still alive) are
quoted. Again, it is noticed that FRANCE officially
supported the GENOCIDARY REGIME of MICOMBERO. For this
35 birthday of the genocide, downgrading of these
documents of the Secretariat of US State for although
the genocide of the HUTU of Burundi with good take
place. |
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SELECTIVE
GENOCIDE IN BURUNDI
Minority Rights
Group
Professor René Lemarchand and
David Martin
July 1974
CLIQUEZ ICI : 
GENOCIDE VITE OUBLIE / COMITE SOLIDARITE
BURUNDI / Gérard RUSHISHIKARA / mars
1976 Petit pays sis au coeur de l’Afrique :
le BURUNDI. Il faut nous mettre à l'évidence que
ce pays est entré dans sa plus grande crise qu'il n'a
jamais connu depuis son existence. En printemps
1972 , « on a tué. On a tué tous ceux qui auraient voulu
lever la tête,on a tué dans les universités, dans les
écoles jusqu'au niveau de l'enseignement primaire. On a
tué dans l'administration, du Ministre au petit employé.
On ne saura jamais combien. Au moins 150.000 personnes,
Hutu pour la plupart . »(2) On a tué pour quelles
raisons ? Seule I'histoire nous le
dira.
BURUNDI-HISTORY
: BURUNDI SINCE THE GENOCIDE | The Minority
Rights Group | Reginald Kay|April
1987 The understanding of recent and current
developments in Burundi is complicated by the scarcity
of independent information. This was a problem with the
MRG's earlier report of July 1974, 'Selective Genocide
in Burundi', by Lemarchand and Martin, and remains so
today. The official media is tightly controlled by the
government which has systematically closed independent
channels of information. Any observer, however,
confronted with the evidence of the killing of at least
100,000 people in 1972, has enough reliable information
to explain the events in ethnic terms as a slaughter of
the Hutu majority ! Suite..
In 1972 violence erupted across Burundi as
Hutus rose against the Tutsis. The Tutsi government
responded to this rebellion with vengeance. The
government-sanctioned killing began in April, reached
its height in May, and ended by August. A story of
Hutu plots for genocide against the Tutsi and insurgent
uprisings was created to justify the mass action. In
Burundi, 100-200 thousand Hutus were killed. Reports
from witnesses said that the Tutsis maintained lists of
targets for assassinations, mainly government employees,
the educated few, and those with any material wealth
(anyone with property or some small luxury). People were
publicly arrested, tortured, and killed in prisons.
International reaction to the genocide at the time was
negligible at best.
Les origines du génocide au Burundi/Les
Tutsi ont voulu régler le sort des Hutu pour vingt
ans Mais le pouvoir, lui, dispose de la
force (l'armée) et de l'organisation. Sa répression sera
plus vaste, plus systématique et cyniquement dirigée
vers une «solution finale» du «péril hutu ». Face à la
rébellion, les Tutsi oublient leurs dissensions et font
bloc. Il s'agit cette fois de régler le problème pour
les vingt années à venir. On va radicalement
exterminer l'élite et par l'élite il faut entendre tous
ceux qui savent lire et écrire ou qui ont quelque
influence. «Génocide» qualifie bien cette
politique délibérée: fonctionnaires, commerçants,
prêtres, catéchistes, écoliers, petits employés, bref
tous les hutu qui ne sont pas les simples paysans
illetrès des collines sont menacés et souvent
sommairement passés par les armes, cinquante mille morts
semble un chiffre confirmé
officiellement.
Rapportés par des témoins rentrés en
Belgique/Des récits effroyables sur les massacres au
Burundi/Les enfants seraient pris dans les écoles pour
être exécutés Dans cette sinistre hiérarchie de la
liquidation, ils en étaient, la semaine dernière, à
venir enlever dans leurs écoles techniques des élèves de
14 à 17 ans et commençaient à s'en prendre aux femmes et
aux jeunes filles. Il y a une huitaine de jours, les
estima tions les plus sérieuses du nombre des victimes
du génocide allaient de cinquante mille à cent mille.
Mais depuis lors le massacre s'est' poursuivi. Notre
confrère de la B.R.T., M. Geerts, a vu, à Bujumbura, des
captifs étendus en couches super posées dans un camion,
emmenés vers le lieu de leur supplice. Une heure après
le couvre-feu, chaque soir, il voyait des camions
chargés de cadavres roulant en direction du champ
d'aviation à proximité duquel une fosse commune se
comblait peu à peu de corps.
Les témoignages se multiplient /La
population Hutu du Burundi est l'objet d'une liquidation
systématique /Il y aurait entre cinquante et cent
cinquante mille morts Cependant, les témoins rapportent
que la répression contre les Hutus a dépassé en horreur
cette révolte. On cite les cas de petits élèves hutus
qu'on irait chercher dans les écoles pour les tuer. Des
centaines de personnes seraient soumises à des séances
de matraquages par des membres des Jeunesses
révolutionnaires. Les blessés seraient laissés sur
place jusqu'à ce que mort s'ensuive. A Bujumbura,
l'armée s'ést emparée d'étudiants hutus et les ai mis à
mort dans les camions qui les emportaient, parfois à
l'arme blanche. Des professeurs hutus ont également été
massacrés. Cette répression systématique ne viserait pas
seulement les élites, mais également les éléments hutus
qui, au niveau du primaire et du secondaire, en étaient
au stade de l'alphabétisation.
Histoire du MWAMI NTARE V CHARLES
NDIZEYE et les massacres de
1972. Au
mois de mars 1972, Artémon Simbananiye, ministre des
Affaires Etrangères était à Bruxelles. Par
hasard, il logea pendant quinze jours dans le même hôtel
que Ntare V. Ils se rencontrèrent à plusieurs reprises.
On en conclua qu'il y avait une négociation secrète du
retour de Ntare V au Burundi. Le 21 mars 1972,
Ntare V quitta l'Allemagne et partit pour l'Uganda où il
fut l'hôte du président Idi Amin. Le 30 mars
1972, Ntare V gagna Bujumbura, accompagné du fils de
Léopold Biha ainsi que des officiers ugandais. Dès que
l'avion du général Idi Amin repartit, Ntare V fut placé
dans un hélicoptère et conduit à Gitega. A l'arrivée au
camp militaire, Ntare V avait des menottes aux
poignets.
On dresse les premiers
bilans de l'hécatombe et une horrible arithmétique
officielle répartit même les victimes par zones
géographiques. Avec toujours un même total 50 000
morts. "En vérité les massacres ont été beaucoup
plus importants que ne l'admet la version officielle. Et
ils continuent encore avec cependant un peu plus de
discrétion." "Selon nos sources, la
tuerie aurait fait 200.000 morts et constituerait
l'horrible aboutissement d'un plan conçu par un ministre
du colonel Micombero, M. Artémon Simbananiye , que l'on
retrouve à chaque étape de la répression contre les
Hutus. Un "plan diabolique", échafaudé en juillet 1967,
visant à amener les deux ethnies (Tutsis 15% et Hutus
85%)à égalité."
Le
tribalisme érigé en politique S'il s'agit de distinguer
des choix Politiques dans les relations avec l'étranger,
dans la politique à l'éducation... dans l'attitude à
l'égard de l'affairisme de l'Association des commerçants
barundis ou à l'égard des capitaux étrangers, etc, il
me semble qu'il y a là des options idéologiques et dans
ce contexte le "tribalisme" est un outil au
service d'un groupe dominant des élites urbaines (
certains parleront de "bourgeoisie nationale"). Le
tribalisme, ce n'est pas une fatalité raciale comme on
le croit facilement: c'est une
politique.
La cruauté de la
répression (1972) Les massacres
organisés par les rebelles le 29 avril et les jours
suivants en province de Bururi ont peut-être acculé à la
répression les Tutsis effrayés. Il ne reste qu'une
jacquerie paysanne, soutenue - sinon provoquée - par les
nostalgiques de la révolte que sont les Simbas
congolais, donne maintenant au pouvoir militaire un
prétexte pour frapper durement ceux qui ne demandent
qu'à prendre légitimement en main leur
avenir.

GÉNOCIDE SÉLECTIF AU
BURUNDI
Voici comment Jeremy Greenland décrit le
déroulement des opérations de nettoyage: Des Tutsi de
l'endroit arrivaient au lieu dit, appréhendaient
instituteurs, dirigeants de mouvements ecclésiastiques,
infirmiers, fonctionnaires, commerçants, Hutu, et leur
faisaient signe de monter dans leurs Land-rovers. Des
bandes de Tutsi ratissaient les faubourgs de Bujumbura
et emmenaient des camionnées de Hutu vers une
destination inconnue. Durant tout le mois de mai et
jusqu'à la mi-juin les excavatrices fonctionnaient
chaque nuit à Gitega et à Bujumbura, aménageant les
fosses communes. Dans les écoles secondaires les maîtres
assistaient impuissants aux ratissages d'étudiants ...
Ceux qui étaient arrêtés étaient pour la plupart
liquidés la nuit même, souvent dévêtus et assommés à
coups de trique sous les bâches des camions avant même
d'arriver à la prison, puis achevés sur place, à la nuit
tombante à coups de gourdins. Il ne fallait pas qu'on
gaspille inutilement des cartouches.
Un "Génocide selectif" ("Le Peuple", 29 novembre
1972 ) D'après le Père Boon,
prêtre beige, professeur à l'université de Bujumbura
durant les tragiques événements de mai. dernier, on peut
parler de "génocide sélectif ". 150.000 à 200.000
personnes sont mortes, parmi lesquelles toute, élite
Hutu (ministres, fonctionnaires, étudiants) et la
jeunesse Hutu se voit refuser l'accès aux
écoles.
M.Eyskens: "un véritable
génocide au Burundi"
(La Cité, 21-22 mai 1972)
Les informations que nous publions, depuis
quinze jours, sur les horribles massacres perpétrés au
Burundi viennent d' être confirmées par le gouvernement
beige.Hier, à l'issue dit Conseil des ministres, M.
Eyskens - qui. la semaine dernière déjà, avait souligné
le caractère dramatique de la situation - a déclaré
que " le gouvernement avait pris connaissance
d'informations complémentaires indiquant que le Burundi
n'est pas confronté avec une lutte tribale, mais avec un
véritable génocide" !
Génocide
(Le Peuple, 25 mai 1972 ) C'est M.
Eyskens qui, à l'issue du conseil de cabinet de vendredi
dernier, parlait de -génocide - un mot qu'un Premier
ministre n'emploie pas à la légère. L'ambassadeur
belge a été rappelé en consultation. La presse belge
publie des témoignages «privés» mais directs, qui tous
font état de massacres compris parmi les étudiants et
compris parmi les étudiants et les élèves des écoles.
Des camions transportent les corps vers les
charniers. Les estimations les plus " modérées" font
état de milliers de morts, sinon de dizaines de
milliers.
Le génocide des Hutus
se poursuit dans le plus pur style
hitlérien. C'est ainsi, disent nos
correspondants, qu'on casse les membres des victimes
pour les faire tomber puis on les achève en les
écrasant sous les roues de camions ou encore on les
parque dans des camions pour les y tuer par un système
d' électrodes dès avant d'aller' les enfouir dans des
charniers. Ce ne sont là, que es exemples, entre
autres, cités par nos informateurs
Naufrage au Burundi Ligue Belge pour la Défense des
Droite de l'Homme./ Section de Louvain.Septembre
1972 Ed. resp. G. Beauthier, B. Dejemeppe./
On a tué. On a tué tous ceux qui auraient voulu
lever la tête on a tué dans les universités, dans les
écoles jusqu'au niveau de l'enseignement primaire. On a
tué dans l'administration, du Ministre au petit
employé. On ne saura jamais combien. Au moins
150,000 personnes, Hutu pour la plupart. Dans ce
pays sans statistiques et sans informations libres,
comment pourrait-on savoir ? Qu'importe.
TÉMOIGNAGES SUR UN GÉNOCIDE (Le
Monde) Plusieurs lecteurs, témoins des troubles au
Burundi, nous adressent des précisions sur les massacres
qui, selon le premier ministre belge. M. Gaston Eyskens.
ont pris les proportions d'un " véritable génocide "
("le Monde" du 26 mai)... Depuis une semaine, la
répression qui fait suite à la rébellion du 29 avril
s'est considérablement aggravée. Elle prend l'allure
d'une élimination systématique des intellectuels hutus,
et, en général, de tous ceux qui savent quelque chose ou
possèdent quelque bien. Dans la capitale, les
arrestations et les exécutions sommaires se poursuivent.
Excités par la Voix de la Révolution, qui encourage «
les forces vives de la nation à débusquer les ennemis du
peuple »,les Tutsis, surtout les
membres du parti Uprona, dénoncent tous les Hutus qu'ils
connaissent, collègues de travail, subordonnés,
supérieurs, voisins, condisciples...
Quarante-cinq noms figuraient sur la liste des
arrestations, mais une vingtaine d'élèves en fuite n'ont
pas répondu à l'appel.
Le
journaliste a affirmé que des camions ont transporté
de nombreux corps qui ont été inhumés près de Bujumbura.
Même des étudiants de 15 ans auraient été exécutés,
selon lui. A l'issue du Conseil de cabinet de vendredi
dernier, on s'en souvient, le Premier ministre, M.
Eyskens, avait déclaré que la situation au Burundi était
particulièrement alarmante et qu'on était, en réalité,
confronté à un gigantesque génocide.
Selon le représentant permanent de Bujumbura
à l'O.N.U.: LES TROUBLES DU BURUNDI AURAIENT FAIT DE 50
A 60.000 MORTS "Le Burundi, contrairement à la Belgique,
est une nation au plein sens du mot", a déclaré devant
la presse, à Genève, l'ambassadeur Nsanze Terence,
représentant permanent du Burundi auprès des
Nations-Unies. Si celui-ci admire le fait que Wallons et
Flamands ont fini par constitue la nation belge, il a
tenu à souligner que les Burundais, quant à eux, ne sont
divisés en Hutus et Tutsis que "par la fantaisie
des premiers colonisateurs et sur le simple critère de
leur taille"... Le "génocide sélectif " imaginé par
les organisateurs de la rébellion fut alors transformé
par ceux-ci en un carnage sans distinction, dans le
sud-ouest du pays surtout. Les "rares" monarchistes du
pays pensèrent pouvoir profiter de la situation, et
c'est pourquoi le Roi fut jugé et exécuté. Le rôle du
gouvernement et de l'armée fut celui, démocratique de la
défense de l'ordre :" Quelques mesures punitives furent
prises, c'est tout."En indiquant comment, à la suite de
survols systématiques des régions frappées par ces
événements, le nombre de 50.000 à 60.000 victimes fut
établi avec précision, l'ambassadeur du Burundi a
sévèrement fustigé ceux qui ont donné des "versions
fantaisistes" des faits, notamment certains organes de
presse et plus particulièrement les agences
catholiques.
 Une
des premières photos des massacres du
Burundi: ce camion rempli de
cadavres. (Source: La Libre
Belgique,29-05-1972)
La répression contre les
Hutu
Un appel à la radio : Le
dimanche 7 mai, au matin la radio a annoncé que les
tribunaux militaires, ayant siégé le samedi, avaient
prononcé plusieurs condamnations à mort sans en préciser
le nombre et que les jugements avaient été aussitôt
exécutés. Mais la radio a demandé aussi aux militants du
parti unique, l'UPRONA, et à la "jeunesse
révolutionnaire RWAGASORI" de demeurer vigilants,
d'arrêter tous les suspects, au besoin de les désarmer
et de les livrer aux autorités militaires...Le dimanche
matin, aussitôt après l'appel lancé par la radio, la
jeunesse révolutionnaire et les militants du parti
ont procédé à des arrestations dès la sortie de la
messe dans plusieurs localités. lis ont également
arrêté, dans les hôpitaux, des infirmières, et des
médecins africains. L'un d'eux a été battu à mort.
Lorsque sa femme, mère de huit enfants, est venue
proposer un matelas pour son mari, les gardes lui ont
dit qu'il n'en avait plus besoin.
L'ONU déplore une « tragédie aux dimensions
effarantes « Le gouvernement du Burundi lui-même,
indique le rapport, a informé la mission spéciale que
quatre-vingt mille personnes avaient trouvé la mort
depuis le 29 avril, et que cinq cent mille autres, parmi
lesquelles cinquante mille veuves et des dizaines de
milliers d'orphelins, étaient en proie à de graves
souffrances et avaient besoin d'une assistance
humanitaire. La mission spéciale a également été
informée que quarante mille personnes environ avaient
cherché refuge au Ruanda, en Tanzanie et au Zaïre, pays
voisins du Burundi. »
TÉMOIGNAGES : L'extermination d'une ethnie
(Le Monde, 01/06/1972)
L'E.N.S. (2) a perdu soixante élèves (tous
Hutu), l'U.O.B. (3) cent étudiants (tous Hutu). Le
massacre continue. Par camions entiers on charroie, nuit
et jour, des cadavres. On arrête tous les « suspects».
On les oblige à se dévêtir. On les fait coucher à plat
ventre, les mains derrière la nuque. On les cogne à
coups de crosse, de bâton, de pierres. On les torture.
Puis on les transperce à la baïonnette. Les bulldozers
font le reste.Sans parler des innombrables règlements de
comptes ! Dans les écoles, les élèves tutsi
assassinent leurs camarades à coups de pierres, de
machette, de bâton...La J.R.R., constituée en groupes
d'autodéfense, «ratisse» les collines, tue les gens,
incendie les fermes.
Les relations entre le Rwanda et le Burundi
sous le signe de la franchise et du réalisme
/Kayibanda
: « Arrêtez les tueries et
reconnaissez l'identité de chaque
ethnie» Pour le chef de l'Etat
rwandais, il est "inutile de se réfugier derrière des
théories inconsistantes", mais il faut, au contraire,
oeuvrer pour la paix en reconnaissant l'identité propre
de chaque ethnie et en abordant le problème de leur
coexistence avec réalisme et avec
justice.
Le sénateur Edward Kennedy alarmé par les
évènements sanglants au Burundi. /WASHINGTON. - Le sénateur Edward Kennedy,
qui est président de la sous-commisslon
sénatoriale pour les réfugiés a demandé ait secrétaire
d'Etat, M. William Rogers, de faire preuve publiquement
d'une certaine inquiétude au sujet des tueries et des
réfugiés, au Burundi.Le sénateur démocrate du
Massachusetts a déclaré, devant le Sénat: "Il est désolant de voir qu'après
plusieurs semaines de carnage au Burundi, il ne
semble toujours pas y avoir de manifestations sérieuses
d'inquiétude de la part de certains gouvernements, y
compris le nôtre"
Burundi: ce n'est pas fini
/Signalons
d'autre part que des informations fraîches en
provenances du Burundi font état de nouveaux massacres
de Hutus.L'indignation dans les pays limitrophes du
Burundi est telle que certains se demandent si les
présidents Mobutu Sese Seko' (Zaïre) et-Nyerere, ne
seront pas amenés à ne concerter pour exercer une
pression déterminante sur le ,régime de Bujumbura.
Mobutu choqué Le
président Mobutu Sese Seko a été choqué, dit-on,
d'apprendre qu'il avait été mal informé par M.
Simbananye lors de la demande d'assistance militaire
burundaise.
Sous la pression de leur gouvernement :
Les étudiants hutus du Burundi sont obligés
de quitter l'École royale
militaire La persécution des Hutus, leur
écartement de la vie sociale et de la vie tout court, se
poursuivent au Burundi en défit des
déclarations périodiques de la " Voix de la révolution";
qui annonce le retour au calme, la réconciliation, le
pardon.Au moment où la radio de Bujumbura déclarait que
le' Procureur général de la République, M. Philippe
Minani, avait pris des mesures visant à
restaurer l'unité nationale telles que des
restitutions de biens aux familles des personnes
condamnées, on apprenait que les élèves-officiers hutus
de l'Ecole militaire belge devaient quitter cette école
de par la volonté expresse du gouvernement du Burundi
qui voulait aussi leur extradition. (Voir "La
Cité" du 2 octobre). Un grand émoi s'était même
manifesté parmi les professeurs et étudiants belges qui
craignaient que leurs camarades butus ne soient ramenés
en avion de force et, ainsi, envoyés à la
mort.
Après la tourmente:Bilan tragique et sombres perspectives au
Burundi /En ce qui concerne le
corps enseignant, on signale que tous les professeurs
hutus des écoles secondaires ont été arrétés, ce qui
veut dire qu'ils sont morts, ajoute-t-on. Il en est de
même des quatre cinquièmes des moniteurs hutus des
écoles primaires sauf dans 3 ou 4
paroisses.
En 1972, le
Premier Ministre belge, Gaston EYSKENS, fut le premier
Chef de Gouvernement étranger à qualifier cet acte
innommable de « GENOCIDE ». Celui-ci n'épargna personne:
des ecclésiastiques, aux simples fidèles, des militaires
aux civils, des cadres politiques aux enfants d'écoles
primaires,... Tous furent touchés ou prirent le chemin
de l'exil. Pour couronner le tout, les autorités
politiques burundaises expulsèrent tous les témoins
étrangers gênants, spécialement des missionnaires et des
coopérants.
A propos de
ce génocide, le Professeur René LEMARCHAND (Génocide
sélectif au Burundi, MRG, Rapport n°20, novembre 1974, p
13), a écrit en 1974: « On assiste à une sorte de
violence « prophylactique » visant non seulement à
décapiter la rébellion mais pratiquement toute la
société hutu. Ainsi, s'ébauche à coup de baïonnettes un
nouvel ordre social(...). Une société où seuls les Tutsi
sont qualifiés pour accéder au pouvoir, l'influence et à
la richesse. L'ethnie hutu, c'est-à-dire ce qu'il en
reste, est à présent systématiquement exclue de l'armée,
de la fonction publique, et pour ainsi dire de
l'Université et de l'enseignement secondaire
».
Curieusement, des pays dits démocratiques comme
la France s'empressèrent de voler au secours de cette
dictature en assurant la coopération militaire que
venait de suspendre courageusement la Belgique. Tout le
monde se tut, y compris l'Eglise Catholique, malgré
l'assassinat de 22 prêtres, religieux et religieuses.
Par ailleurs, contrairement à d'autres génocides déjà
reconnus dans le monde, la communauté internationale,
l'ONU en tête, refuse de reconnaître le génocide hutu de
1972 au Burundi.
Une dépêche venant de Dar Es-Salam
confirme les informations dont nous faisions état hier :
le génocide des Hutus a repris vigueur au Burundi. La
Tanzanie a accusé mercredi le Burundi d'avoir bombardé
trois villages tanzaniens, tuant trente six personnes
parmi lesquelles huit Tanzaniens et vingt-huit réfugiés
originaires du Burundi . Un communiqué du ministère
des Affaires étrangères déclare que des avions
militaires burundais ont violé l'espace aérien tanzanien
le 15 mars et ont bombardé les villages de Kakunga,
Kibuti et Mubarazi, situés dans le nord du district de
Kigoma près de la frontière tanzano
burundaise. TANZANIE: Trois villages ont été bombardés
par un avion burundais / La Cité / 24 - 25
mars 1973Un porte-parole du
gouvernement tanzanien a réaffirmé que les villages
bombardés, la semaine dernière, par un avion du Burundi,
sont bien situés en Tanzanie, écrit le journal
gouvernemental de Dar-es-Salam, "The Daily News". Le
porte-parole a précisé que ce bombardement, qui a fait
trente-six morts et seize blessés, avait eu lieu à 500
mètres à l'intérieur du territoire tanzanien. Il a
indiqué qu'un avion avait été mis à la disposition de
l'ambassadeur du Burundi en Tanzanie pour qu'il se rende
dans le secteur bombardé et puisse ainsi juger de lui
même.
| |
| 1988
|
VICTIMES |
| HUTU |
TUTSI |
Entre 5000, 25000 et 100 000 |
10 |
|
LE BURUNDI S'EMPLOIE A DEDOUANER SON
ARMEE/LE MONDE/ 30 AOÛT 1988 - Le
brouillard se dissipe très lentement sur le tragique
exode auquel ont été contraints, il y a environ deux
semaines,plusieurs dizaines de milliers de
ressortissants du Burundi, en grande majorité Hutu, à
destination du Rwanda. De Genève, où il a rencontré,
dimanche, le secrétaire général des Nations Unies, M.
Javier Perez de Cuellar, le ministre burundais des
Affaires étrangères, M. Cyprien Mbonimpa, déclarait que
« la situation est désormais sous contrôle » et que « le
sang ne coule plus ». Face à lui, M. Perez de Cuellar
n'avait pu qu'exprimer son « inquiétude concernant les
causes humanitaires ", après avoir insisté sur le
caractère intérieur des violences
burundaises.
BURUNDI : TEMOIGNAGES SUR LES MASSACRES «
ILS ONT INCENDIE MA MAISON AVEC MES ENFANTS A
L'INTERIEUR... » / LE MONDE / JOSÉ ALAIN FRALON / 25
AOÛT 1988 - BUTARE(Rwanda) de notre envoyé spécial «
Le mercredi, les militaires sont arrivés dans nos
villages. J'étais dans la bananerais et ils m'ont
blessé. lis ont fait entrer les enfants dans la maison
et ils ont mis le feu. Alors, je me suis enfui avec ma
femme. Je marchais la nuit. Le jour, je me cachais dans
la forêt. Je voyais des militaires partout.. Je
l'entendais, ils disaient : « Tous les Hutus doivent
être exterminés. »Il y avait aussi des hélicoptères. Je
suis arrivé lundi au Rwanda. Je ne pouvais plus marcher,
ma femme me tirait. Je ne retournerai, plus chez moi,
dans mon pays, tant que ce régime durera. J'ai peur.
»
MASSACRES D'ENFANTS PAR LES TROUPES
GOUVERNEMENTALES
Vers le milieu du mois
d'août 1988, des milliers de personnes ont été tuées en
République du Burundi - Afrique centrale. Il semblait
tout d'abord que ce s énormes pertes de vies humaines
s'étaient produites lors d'affrontements entre les deux
principales communautés ou groupes ethniques (1), les
Hutu et les Tutsi. Cependant, il est rapidement
devenu manifeste que beaucoup de ces meurtres,
probablement la plupart, se sont produits après
l'intervention des troupes gouvernementales dans la
région où avaient éclaté des troubles entre les
communautés. Les premières informations relatives à ces
meurtres ont été connues à l'extérieur du pays vers le
milieu du mois d'août ; depuis lors, de plus en plus
d'éléments de preuve ont pu être obtenus montrant que
les forces armées du Burundi sont responsables
d'exécutions en masse de civils non armés, et que de
nombreuses victimes étaient . des enfants, parmi
lesquels des enfants en bas âge, qui n'avaient jamais
participé à aucune des émeutes violentes précédentes.
Ils ont été désignés et exécutés simplement parce qu'ils
étaient Hutu ainsi que leurs parents et qu'ils
vivaient dans une région où des membres de la communauté
Hutu avaient attaqué et tué des Tutsi, dans les communes
de Marangara et de Ntega, situées respectivement dans
les provinces de Ngozi et de Kirundo du nord du Burundi
Burundi
jusques à quand ? En 1972, de 150.000 à 300.000 personnes
avaient été tuées en quelques mois, en majorité des
Hutus. Le
gouvernement burundais justifie les meurtres de masse
par la répression nécessaire d'une tentative de
renversement du pouvoir de la part des Hutus.
L'opposition hutu parle d'un plan d'élimination
soigneusement préparé. Ce qui est sûr, c'est qu'en
quelques mois, cette année-là, tous les responsables
hutus - ministres, officiers, fonctionnaires - ont été
éliminés, puis les cadres moyens et inférieurs, les
instituteurs, des prêtres... bref tous les Hutus qui
avaient un tant soit peu d'instruction, jusqu'aux
écoliers. Les Hutus restant ne pouvaient, apparemment,
qu'être paysans ou artisans.
L'armée
en question : Composées, en majorité, de Tutsi, les
troupes gouvernementales sont-elles vraiment allées trop
loin dans la répression ? Selon son directeur,
l'hôpital de Kiremba n'était pas un modèle d'harmonie
ethnique. Apprenant que les Hutu étaient
accusés de massacrer des Tutsi, les seize infirmiers et
les vingt-huit employés hutu de l'hôpital n'osaient plus
quitter leur lieu de travail, par crainte de
représailles. Ils y étaient encore, le 31
août, après ayoir offert de se laisser tuer pour que
cesse la tension au sein de l'établissement... Dans la
nuit du 18 août, toujours selon les notes du Dr Schmidt,
sept personnes (hutu, bien sûr) ont été exécutées
par les militaires. Parmi, elles,le menuisier de
l'hôpital qui a été décapité. Le 20 août, le
médecin-major Daradangwe a informé son confrère (civil)
de la fin des hostilités. Prudent, le personnel hutu a
refusé de quitter l'Hôpital. Ce jour-là, Schmidt a
enregistré une forte augmentation du nombre des blessés
(surtout des femmes et des enfants).
Les Hutus fuient la folie des Tutsis: des
récits et des chiffres hallucinants
Boutare, 23
août. Les affreuses blessures par balles et
par éclats de grenades en témoignent à suffisance: les
80 enfants (en majorité), femmes et hommes soignés à
l'hôpital de Boutare, au sud du Rwanda, sont les
survivants d'un massacre systématique perpétré à
l'arme a feu, certainement pas à l'arme blanche, par les
militaires burundais qui ont ratissé de très nombreux
villages de la province septentrionale.
L'enfer burundais raconté
par les blessés : Grenades à gaz,
mitraillades, coups de baïonnette : les armes du
massacre Beaucoup de réfugiés ont
décrit la manière dont ils ont fui les massacres de
l'armée burundaise, contredisant la version du
gouvernement de Bujumbura qui affirme que l' ethnie
majoritaire hutu ( 85 p.c. de la population) a massacré
des membres de l' ethnie tutsi au pouvoir. On ne sait
toujours pas le nombre de victimes - il varie entre
5.000 et 50.000 morts. Soixante-six réfugiés, parmi
les plus grièvement blessés sont soignés à l'hôpital
universitaire e Butare. Le directeur de l'hôpital, le Dr
Jean Gahungu, a déclaré que les neuf dixièmes des
réfugiés soignés étaient des Hutus et que ceux qui
étaient capables de raconter leur calvaire avaient
décrit dans le détail des massacres commis, par l'armée
burundaise, majoritairement tutsi.
Burundi:
du napalm contre des paysans ? C'est ce qu'affirme l'opposition hutu,
qui parle de vingt mille morts
certains Tutsis, appuyés par des militaires
tutsis, commencent à assassiner des Hutus refoulés «sous
prétexte qu'il s'agit de rebelles venus du Rwanda».
Le 16, les
paracommandos de Gitega viennent prêter main forte aux
militaires de Ngozi. Le 17, dans la commune de
Marangara et à Ntega ( province de Kirundo), des
militaires tutsis tirent sur des Hutus. "A l'aide de
trois hélicoptères. ils incendient au napalm les
populations de plusieurs endroits des deux communes. ce
qui explique la présence de Tutsis tout autant parmi les
morts que parmi les réfugiés arrivés au Rwanda. Cette
opération, selon certains témoins, se solderait
approximativement par 28.000 morts et 10.000
réfugiés", affirme le communiqué. Précisons que
des sources de «La libre Belgique», interrogées au
Rwanda, affirment que certains des réfugiés sont
brûlés.
BURUNDI: les affrontements
ethniques -Le
gouvernement refuse toute enquête internationale mais
sollicite une aide financière
M. Cyprien Mbonimpa,
ministre des affaires étrangères du Burundi, a rencontré
dimanche 28 août, à Genève, M Perez de Cuellar,
secrétaire général des Nations unies, et M. Jean-Pierre
Hocké, haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés.
Après avoir "informé" le premier sur la situation dam
son pays, il a sollicité une aide de 15 millions de
dollars auprès de la communauté internationale.
Cet argent est destiné
selon lui à loger, à vêtir et à nourrir pendant trois
mois, soit jusqu'aux prochaines récoltes, les quelque
cent mille sans-abri dont les villages ont été
incendiés. En revanche, il a refusé
catégoriquement toute enquête internationale sur les
récents événements , car, affirme-t-il, le calme en
rétabli et la situation maîtrisée su l'ensemble du
territoire. L' entretien du ministre avec M. Hocké a
porté sur le sort des quarante-quatre mille réfugiés du
Burundi qui on fuit les massacres et trouvé asile au
Rwanda.
DES SIGNES DU
TRIBALISME INVETERE DES TUTSI DANS LES ETABLISSEMENTS
SCOLAIRES AU BURUNDI: SITUATION ET TEMOIGNAGES /
INFORMATIONS SUR LE BURUNDI / B.I.I.B.-I.O.I.B. / BUREAU
INTERNATIONAL D'INFORMATION SUR LE BURUNDI / SADY NOËL /
15 OCTOBRE 1988 Au Burundi, la grille tribale dans le
système de l'enseignement constitue une bombe à
retardement qu'il convient de désamorcer, car le peuple
hutu de ce pays vit dans un système de discrimination
institutionnalisée, réelle mais inavouée. Ainsi, le
régime fait tout pour empêcher les enfants hutu de
bénéficier de l'enseignement secondaire et supérieur,
allant jusqu'à décourager la création d'écoles privées.
Le Lieutenant-colonel Jean Claude NDIYO, ex Ministre de
l'Education Nationale, croit que Isidore HAKIZIMANA, son
prédécesseur, a été imprudent de laisser quelques hutu
accéder à l'enseignement secondaire et
supérieur.Pourtant, le chiffre qui effrayait les
nouvelles autorités de Bujumbura pour l'année 1987 88,
ne dépassait guère 10% de l'effectif total des
inscrits. Une nouvelle stratégie : le régime du Major
Pierre BUYOYA a juré d'exacerber la colère du peuple
hutu pour l'inciter à des révoltes qui seront suivies
par une répression sanglante. En même temps, il utilise
des étudiants tutsi pour semer la panique dans les
écoles. Toutes ces démarches visent à rendre les hutu
coupables d'avoir voulu déstabiliser la IIIème
République. Par cette tactique, le dépeuplement des
écoles d'élèves hutu sera accompli pour former des
cadres homogènes tutsi
. | |
| 1991
|
VICTIMES |
| HUTU |
TUTSI |
| 551, 3000 ou 30 000 |
0 |
|
MISSION
D'ENQUETE AU BURUNDI
La
répression continue de façon plus sélective. Ainsi,
nous avons pu constater à Bubanza que des
intellectuels hutu (p.ex. enseignants) sont arrêtés et
obligés de faire des fausses déclarations sous la
torture; sur base de ces "aveux", d'autres personnes
sont arrêtées et ainsi de suite. Ailleurs
également, et notamment à Bujumbura, les arrestations
continuent. Dans d'autres endroits, l'armée se livre
toujours à des exactions et des pillages. Enfin, des
réfugiés qui arrivent fraîchement au camp de Nshili
(Rwanda) apportent des témoignages que l'armée
continue occasionnellement à tuer des gens, notamment à
Murwi et Musigati, ainsi que dans la forêt de la Kibira
près de la frontière burundo- rwandaise.
La CEE demande
une enquete "impartiale" sur les violences
commises par l'armée burundaise fin
novembre Le
ministère des Affaires étrangères du Portugal, qui
assure actuellement la présidence de la CEE, a déclaré
dans un communiqué que "la Communauté et les Etats
membres condamnent fermement les agressions perpétrées
par le Palipehutu (Parti pour la libération du peuple
hutu) les 23, 24 et 25 novembre dernier contre la
population civile du Burundi. Il ajoute que la CEE a
accueilli avec satisfaction, selon le communiqué, les
"conseils de modération" donnés aux militaires du
Burundi mais »manifeste son indignation face aux actions
violentes de certaines, unités militaires à
Bukinanyama, à Gihanga, à Muzinda et à
Musaga".
Enquête au
Burundi suite aux événements de novembre
1991 Le gouvernement
burundais avance le chiffre très précis de 551, ce
qui nous permet de supposer que les noms de ces
personnes sont connus. Pourriez-vous nous fournir cette
liste, en indiquant par commune ou zone: l'identité de
chaque victime, la date de sa mort, les circonstances de
cette mort, les responsables (assaillants ou forces de
l'ordre - soit lors des affrontements initiaux, soit
après), la date et le lieu d'enterrement. Ces données
nous permettraient de comparer avec les listes en notre
possession.
Incidenten bedreigen
demokratizering Burundi Volgens een tweede tese zou het gaan
om een provocatie van Tutsi-extremisten. Sinds
zondag vluchtten 1.300 Burundezen naar
Rwanda... De vluchtelingen zijn allen Hutu's, de
etnische minderheid in Burundi. Volgens sommige
getuigenissen hebben de vluchtelingen hun land
verlaten omwille van de gewelddaden van Burundese
militairen.
| |
| *
1993 à 1996
|
VICTIMES |
| HUTU |
TUTSI |
Année |
| ~75000 |
~5
000 |
1993 |
| ~75000 |
~1000 |
1994 |
| ~50
000 |
~
500 |
1995 |
|
~
100000 |
~1000 |
1996 |
|
Il faut remercier le travail des journalistes
étrangers car dès l'assassinat du Président NDADAYE, la
plupart d'entre eux, au Burundi, ont dû travailler
sous le contrôle de la censure des putschistes.
"Ce sont les
militaires et les gendarmes qui vous montrent où aller. Et
même, qui proposent un discours ..."
Pouvoir et libertés fondamentales au
Burundi Erick-Bayard Rwantango
Le 1er
Juin 1993, la vapeur est renversée : les élections
présidentielles sont remportées par un opposant du
Frodebu, Melchior Ndadaye (le 1er Hutu à accéder à la
magistrature suprême au Burundi), le même parti qui
remportera les élections législatives du 29 Juin de la
même année. Au lendemain de l'annonce par le
ministre de l'intérieur des résultats des élections
présidentielles, l'opinion tutsi proche de l'Uprona et
ses satellites crie à la trahison des Hutu. Les journaux
extrémistes tutsi montent au créneau et répandent que
les élections ont été ethnicisées, que le vote a été
ethnique et que c'est donc un coup d'État ethnique et
que la minorité n'acceptera pas la loi du nombre. Pour
la première fois donc, les Tutsi reconnaissent être
numériquement une minorité ethnique. Des manifestations
d'élèves d'étudiants et de fonctionnaires téléguidées
par l'Uprona et ses partis satellites commencent dans
toute la capitale et plus tard dans certains chefs-lieux
de provinces. Cette radicalisation de l'ethnisme dans
la jeunesse aboutit à la création de la Solidarité
Jeunesse pour la défense des Droits des Minorités
(Sojedem) par le frère dominicain Déo Niyonzima.
Cette association fut qu'agréée dans des conditions
aussi louches qu'illégale en tant que milice.
(CONSTRUIRE L'ETAT DE DROIT)
Les événements à partir d'Octobre 1933
couvert par les médias/A military coup in
Burundi appeared to be faltering yesterday after army
generals asked the prime minister to come out of
hiding and form a new civilian government, writes
Leslie Crawford from Nairobi./By LESLIE
CRAWFORD Members of Mr Ndadaye's government who
have taken refuge in western embassies said they would
not negotiate with the plotters while the Tutsi-led army
continued to massacre Hutu peasants. Aid agencies
said more than 200,000 Hutus - Burundi's main ethnic
group had fled into Rwanda and dozens of people,
including children, had died since Thursday's coup
Preventing Genocide in
Burundi/Lessons from International
Diplomacy/Stephen R.
Weissman The October 1993
assassination of Burundi’s first Hutu president,
Melchior Ndadaye, by soldiers from the country’s Tutsi
minority provoked interethnic massacres that took
approximately 50,000 Hutu and Tutsi lives and
destabilized a fledgling democracy. The situation
quickly inspired diplomatic and other initiatives to
prevent further conflict. But the greatest impetus for
international peacemaking was the spring 1994 genocide
of an estimated 800,000 Tutsi (and liberal Hutu) in
neighboring Rwanda. It was widely recognized that the
international community had failed to prevent or stop
the Rwandan holocaust. The conviction grew that in
Burundi, “The international community must not again be
caught unprepared.” Nevertheless, it is clear that
the international community has been unable to control
the onrushing violence, much less mediate a political
solution. The death toll in Burundi has risen to an
estimated 150,000, 21/2 percent of the population of six
million. At least 800,000 Burundians have lost their
homes, including approximately 250,000 refugees, 250,000
internally displaced persons, and 300,000 forced into
official “regroupment camps” as the government
battles a rising Hutu-led insurgency.
La politique de regroupement
forcé : Depuis février 1996, la politique de
regroupement forcé de la population dans des camps
protégés par l’armée s’inscrit dans cette tactique
militaire visant à isoler les rebelles de la population.
Au premier semestre 1997, la population regroupée
était de 350 000 personnes. A partir du
deuxième trimestre 1997, le gouvernement a décidé de
démanteler les camps, et de renvoyer les paysans
cultiver leurs parcelles. Mais, en détruisant les
habitations et regroupant la population hutu, cette
politique a accentué la ségrégation croissante entre les
différents groupes ethniques et la "ghettoisation"
territoriale. En effet, la plupart des Tutsi vivent
aujourd’hui dans la capitale, "ethniquement purifiée"
de la population hutu en 1995 ou dans des camps de
déplacés protégés par l’armée et créés lors des
massacres de 1993.
COUP D'ETAT DU
21 OCTOBRE 1993 Pour camoufler sa complicité dans le putsch,
l'ancien président Pierre Buyoya téléphona dans la
matinée du 21 octobre 1993 partout dans le monde par
télécel, pour désinformer l'opinion, en affirmant que le
coup d'Etat était l'oeuvre de son prédécesseur Jean
Baptiste Bagaza et de l'ancien ministre Cyprien
Mbonimpa. Le but de cette manoeuvre d'intoxication était
de se disculper et de faire arrêter ou tuer ses deux
ennemis tout en faussant les enquêtes. Quelle
perfidie! Dès le matin du 21.10.1993, juste après
l'assassinat du président de la République Melchior
Ndadaye, les hauts responsables du parti UPRONA,
Charles Mukasi, Alphonse Kadege, Libère Bararunyeretse
et Jean Baptiste Manwangari furent conduits à l'Etat
Major de l'armée pour organiser la reprise du pouvoir en
collaboration avec les officiers d'Etat
Major.
Jacht op de Hutu's
duurt voort Gisteren patrouilleerden militairen in
burgerkledij en reden ze met gewone auto's door
verscheidene volkswijken van de hoofdstad. Hier en daar
werden mensen lastig gevallen en opgepakt. Er zouden
lijsten bestaan van maar liefst 10.000 Hutu's die moeten
verdwijnen, beweerde de BIA-korrespondent
nog. Bisschop Jéróme Gapangwa van het Zaïrese
Uvira stuurde zondag een noodkreet de wereld in. „De
slachtpartijen zijn begonnen.
Burundezen slachten elkaar
af Marc vertelt hoe Paul, een jonge Hutu die
als tekenaar voor zijn medisch hulpprojekt werkte,
maandagmorgen op straat gevraagd werd waar David, zijn
vriend en een bekende Frodebuaanhanger, was. Toen hij de
soldaten zegde dat hij dat niet wist kreeg zijn zwangere
vrouw het bevel verder te lopen. Paul kreeg een
revolverkogel door het achterhoofd. De jonge man was
vier maanden getrouwd.
Burundi: Egypte om troepen gevraagd. (25
oktober 1993) Coup stort Burundi in chaos /
BRUSSEL - "De putschisten hebben de situatie niet meer
in de hand. De regering zit verspreid en ondergedoken.
Het machtsvacuüm voert nu al naar ongekontroleerde
wraakakties en massamoorden."
Burundi blijft hopen op buitenlandse
interventie Het motief voor de staatsgreep was het
omverwerpen van de demokratie, stelde ambassadeur
Ngendanganya, die vorige week nog in Bujumbura
verbleef en pas eergisteren in Brussel arriveerde. De
internationale gemeenschap investeerde zwaar in de
overgang naar de demokratie en mag daarom nu niet
onverschillig of afwachtend toekijken. Zij moet meer
doen dan de hulpverlening aan de vluchtelingen.„We
herkennen het scenario van 1972, toen heel de Hutu-elite
uitgemoord werd", aldus de Burundese ambassadeur. „Het
verschil vandaag is dat de bevolking intussen politiek
bewust werd en dat niet langer aanvaardt. Juist daardoor
is deze staatsgreep mislukt".
M E M O R A N D U M de la SECTION DU PARTI
SAHWANYA-FRODEBU EN BELGIQUE A L'OCCASION DE LA VISITE
de M. Antoine NDUWAYO, Premier Ministre du gouvernement
du BURUNDILa même attitude, hautement irresponsable
et criminelle a été observée en maints autres endroits.
Qu'il suffise de rappeler le massacre crapuleux de
centaines d'étudiants hutu sauvagement assassinés
à l'Université du Burundi par leurs condisciples
tutsi le 11 juin 1995; ainsi que nombreux
assassinats perpétrés dans les établissements de
l'enseignement secondaire à travers le pays. Par
ailleurs, dans sa lettre du 23 novembre 1995, le
Président du parti SAHWANYA-FRODEBU, ulcéré par le
silence persistant de NDUWAYO, lui lançait un énième cri
d'alarme en fustigeant les forfaits commis par l'armée
dans les provinces de Kayanza, Bujumbura-rural, Gitega,
Kirundo, Ngozi, Bubanza et Cibitoke. Le président du
parti SAHWANYA-FRODEBU attirait alors l'attention de
Monsieur NDUWAYO sur le fait qu'il était "scandaleux,
intolérable et inadmissible que près de 500 citoyens
innocents soient massacrés dans une petite zone comme
Gisagara, que plus de 2000 citoyens innocents soient
massacrés en un mois dans un petit pays comme le Burundi
et que ni le Gouvernement, ni les médias publics et
privés n'en disent aucun mot". Monsieur Jean MINANI
concluait sa lettre en "espérant que ce dernier cri
d'alarme sera entendu et que cette furie d'extermination
d'une composante de la population burundaise va être
stoppée et ses auteurs punis conformément à la loi...".
Hélas, force est de constater aujourd'hui que ce cri est
tombé dans les oreilles d'un sourd.
Document réalisé par le GROUPE DE REFLEXION ET
D'ACTION POUR LE BURUNDI en 1997 suite au RAPPORT
S/1996/682 de l'ONU sur le putsch sanglant du 21 octobre
1993.
Para's zetten
donderdag de demokratisch verkozen president Melchior
Ndadaye van Burundi af.Elk verzet werd snel
neergeslagen. De president zou samen met drie
topfiguren van het regime geëxecuteerd zijn. De
Burundese ambassade in Rwanda schreef de coup toe aan de
afgezette ex-president Jean-Baptiste Bagaza en
stafchef kolonel Jean Bikomangu van het
leger.
PROVOKATIES VAN TUTSI'S IN
BUJUMBURA.
De Burundese ambassadeur in Brussel, Jean
Ngendanganya, wijst de leiding van de radikale Tutsi-partij Raddes en extremisten
uit de voormalige eenheidspartij Uprona als aanstokers van, de aktie aan. Zij wisten zich volgens hem gedekt door
luitenant-kolonel Jean-Bosco Daradangwa, die
zichzelf kort na de staatsgreep van 21 oktober
1993 als legerwoordvoerder naar voren schoof. Op
verscheidene plaatsen en tijdstippen voegde Daradangwa
zich gisteren persoonlijk bij de aktievoerders,die
zegden dat zij protesteerden tegen de mogelijke komst
van een vredesmacht van de Organizatie voor Afrikaanse
Eenheid(OAE ).
Doden in
Bujumbura De operatie „Dode Stad" die enkele
kleine partijen van extreme Tutsi's donderdag in de
hoofdstad Bujumbura voerden, kostte een tiental burgers
het leven. Dat zei een hoge Burundese ambtenaar.In de
volkswijken Kamenge en Cibitoke leidden de provokaties
tot uitbarstingen van geweld. De zegsman telde zelf
drie doden, maar beweerde dat er een pak meer moeten
zijn.
The Special
Rapporteur was relieved to find that the "dead town"
operation, of which he had had a foretaste in Bujumbura
at the end of his stay, and which had been organized
following the defection of the above-mentioned parties
calling for the replacement of the President of the
Republic at the end of 1995 and the strike order issued
by the SOJEDEM and other extremist groups, had not
finally achieved the destabilization of the country
through violence and that the situation had remained
calm in the localities of Gitega and Ngozi, despite the
work stoppage observed on 15 January 1996. Before
leaving Burundi, the Special Rapporteur noted the
firmness shown by the Burundi authorities in stationing
large numbers of troops along the main roads of the
capital. It remains to be seen whether these recent
developments mark a real turning point in the political
life of the country or whether they amount only to a delaying
action. On the other hand, the Special
Rapporteur was disturbed to learn that those same
authorities had released, on about 10 February, the
President of SOJEDEM and the President of the Conseil
national du personnel de l'enseignement secondaire
(CONAPES), who had been the originators of many tracts
calling for the removal from office of the President of
the Republic, after arresting them in mid-January and
thenceforth detaining them at the Mpimba central prison
in Bujumbura. He hopes this decision does not mean that
the Burundi judicial authorities are renouncing their
intention of taking appropriate judicial action against
the distributors of illicit tracts prejudicial to State
security and public order. The Special Rapporteur is
also very surprised that the respective Presidents of
PRP and RADDES, placed under house arrest during this
same period, should have had their freedom of movement
restored two days before the release of the President of
SOJEDEM. He further stresses that these events are
closely linked to the consideration of the complaint
launched by SOJEDEM with the Constitutional Court, which
must shortly decide the question of the
unconstitutionality of the appointment of the President
of the Republic, designated under the Convention of
September 1994. (U.N. -E/CN.4/1996/16/Add.1 27 February
1996)
Moord en doodslag in
Burundi Volgens die bronnen lagen er wel zestig
tot tachtig lijken aan de rand van de weg en op enkele
kruispunten in Kamenge zelf. Volgens het ANB en het
Italiaanse informatiebureau Alfa Zeta waren de meeste
slachtoffers van zondagnacht leden van de
Hutu-meerderheid. Die zouden vooral zijn omgebracht
door militairen en gendarmes, die ook pogingen zouden
hebben ondernomen om de lijken achteraf met vrachtwagens
weg te brengen. Andere bronnen konden niet bevestigen
dat het vooral het leger was geweest dat moordde.
Parti Sahwanya-Frodebu 19 décembre 1995
: SITUATION DE LA MAGISTRATURE BURUNDAISE.FACE
A LA CRISE.Massacres à l'Université du BURUNDI / Dans
la nuit du 11 juin 1995, une vingtaine d'étudiants hutu
ont été massacrés par leurs confrères tutsi au Campus
MUTANGA, campus gardé par des éléments de la
gendarmerie. Le Recteur, Monsieur RURIHOSE Fidèle sur
qui pèse les charges des rescapés, osera quitter le
campus après l'assassinat de la première victime. Des
témoins pointeront du doigt les présumés assassins dont
la liste ci-après :NOM ET PRENOM FACULTE OU INSTITUT
ANNEE / 1. MADIRISHA Willy 2. BIDAGAZA Bernard alias
Vache 3. NKURUNZIZA Clément 4. NTWARI René-Christian 5.
BIYAKA Pontien 6. NDIRIJORO Jean-Pierre 7. BIZIMANA Paul
8. NARAGUMA François 9. NISHIRIMBERE Albert10. GASANA
Aimé-Parfait11. BIGIRIMANA Méthode12. MAHORO Anicet13.
MBOGO Alexis14. BUGAGA Christophe15. BARUTWANAYO
Pontien16. MARAMATEGEKO Hugo17. NTAKARUTIMANA Nestor18.
NZOKIRA Donatien19. NIYONGABO Jean20. NEGAMIYE Déo21.
NDAGIJIMANA Stany22. NDAYIZEYE Mamert23. RUSHATSI
René24. NKURUNZIZA Prime25. NIYONKURU Samson26.
Gilbert27. Thomas28. Appolinaire29. NZEYIMANA Aimé
FLSHFLSHFLSHMEDECINEEXCLU
-MEDECINEDROITFSEASCIENCESFLSHFLSHFLSHFLSH
-...
LE
MASSACRE DE KIRI-BUGABIRA
La fosse fait quatorze mètres sur
quatre : elle doit contenir plusieurs dizaines de
cadavres, peut-être quarante, ou deux fois plus ou trois
fois plus, selon le nombre de "couches".
L'état des corps indique que le
massacre n'a vraisemblablement pas eu lieu en octobre
1993, mais quelques semaines avant notre visite
seulement...En effet, après des concertations au camp
rnilitaire, le Gouverneur nous convoque à une réunion
à laquelle assistent d'une part le Procureur de la
République et des militaires haut-gradés,
commandants de régions ou de district, et d'autre part
la délégation de PHR et d'Amnesty International, des
représentants du HCR et deux observateurs de la MIOB
(5). Au cours de cette réunion, le Gouverneur
nous communique qu'il ne peut autoriser une exhumation
de la fosse commune de Foko. La raison
principale du refus est le risque d'atteinte à l'ordre
public.
UN
AMBASSADEUR TÉMOIGNE SUR LE SITE DE LA FOSSE COMMUNE DE
FOKO Durant mes 7 mois ici en tant
qu'Ambassadeur,,j'ai voyagé plusieurs fois dans votre
pays et rencontré beaucoup de gens. J'ai compris
l'espoir, pressant chez la plupart des Burundais, de
voir la démocratie l'emporter. Je ressens aussi leurs
souffrances quand leurs maisons sont brûlées, des
villages détruits et qu'il en va de même pour leurs
espoirs. Pour que ces espoirs ne soient pas détruits, le
Burundi doit arrêter ses combats au sein de la coalition
gouvernementale, pour qu'elle puisse mettre fin aux
combats au sein de la population.
Permettez-moi d'être plus précis sur les problèmes
auxquels nous faisons face. Depuis mon arrivée ici,
j'ai reçu des rapports faisant part d'actes de violence
terribles à l'intérieur du pays. J'ai personnellement
mené des enquêtes sur certains de ces incidents. J'ai
rapporté ces faits aux plus hauts responsables. Ils
n'ont Jamais assumé leurs responsabilités ni, à ma
connaissance, interrogé ou arrêté qui que ce soit.
Toutefois, on ne peut s'attendre à ce que
l'armée entreprenne ces réformes toute seule. Cela doit
être suivi par l'autorité politique... Il ne peut y
avoir de sécurité réelle ni de justice à l'intérieur du
pays, sans qu'il y ait de stabilité et de justice au
sein du gouvernement, à Bujumbura.
La
discrimination ethnique dans l'enseignement au
Burundi
L’ élite
hutu décimée
Génocide des Hutus au
Congo(Est -Zaïre):Quand tout interfère : l'exemple
d'Uvira en octobre 1996
Que se passait-il
de si grave dans cette province de Cibitoké, qui a pu
conduire à l'embuscade qui a coûté la vie à trois
délégués du CICR en Juin 1996. Pas plus
qu'ailleurs, le CICR n'allait témoigner
d'horreurs vues sur le terrain. Celles-ci d'ailleurs
n'avaient pas repris une amplitude spéciale dans cette
zone. Pourtant, à Uvira et sur la
frontière zaïro-burundaise, ainsi qu'à la frontière
rwando-burundaise (plaine de la Ruzizi), certains
savaient déjà qu'il y avait dans la zone des mouvements
importants de troupes et de matériel militaire.
L'offensive banyamulengué était en préparation, mais il
fallait que le secret soit maintenu, afin que l'effet de
surprise soit maximum. Des informations
recoupées à Bujumbura indiquent que ceci n'a pas été
étranger à la mort de l'équipe du CICR, qui justement
prenait la route de tous les convois … Ceci dit, il faut
évidemment éviter les explications trop rapides. Dans
les contextes troublés, dans lesquels les extrémistes de
tout bord ont d’abord intérêt à faire capoter les
efforts de paix des fractions modérées, les menaces
transformées en actions envers des intervenants
internationaux peuvent faire partie de la stratégie
politique de blocage des négociations. NOTE: Ceci prouve l'implication
du Burundi dans ce qui allait être le GENOCIDE des
réfugiés HUTU de l'EST DU CONGO. Il faudrait demander au
gouvernement actuelle de faire une enquête sur ce
génocide oublié qui a causé la mort de beaucoup de
citoyens Burundais. Voilà du boulot pour la nouvelle
Assemblée Nationale.

Les
Camps de Concentration au Burundi
: Juillet 1996, Buyoya revient par
putsch au Pouvoir. Un embargo régional est décrété sur
le BURUNDI pour protester contre ce retour par la Force.
Mais à côté de tout cela, c'est le début d'une des plus
grandes tragédies de l'Histoire du Burundi : La
politique des camps dits "de Regroupement" que
Mandela, prix de Noble de la
paix, n'hésitera pas à appeler "Camps de
Concentration". Car bel et bien, il s'agit
réellement de camps de la mort où Buyoya, son
gouvernement et les Forces Armées Burundaises ,
internent près de 800 000 citoyens Burundais (Près d'1/6
de la population du Burundi) qu'ils soupçonnent de
soutenir la rébellion Burundaise. Ces citoyens ont pour
caractéristique d' être HUTU. Certe Mandela pensait aux
camps que ses parents avaient connu en Afrique du
Sud mais aussi et surtout ceux de la second guerre
mondiale qui n'ont laissé personne indifférent.
|
des
fractions modérées, les menaces transformées en actions envers
des intervenants internationaux peuvent faire partie de la
stratégie politique de blocage |
| 2ème partie
1997 à 2001
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VICTIMES |
| HUTU |
TUTSI |
| 100 000 à 150 000 |
Entre 2000 et
5000 |
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CRIME CONTRE
L'HUMANITE :Déportation Forcée de
population HUTU -GENOCIDE: intention de détruire
en parti le groupe national ethnique HUTU. /
1996-2002
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Emergency Update N°.101 on great
Lakes (02/12). UN Department of Humanitarian
Affairs-February 17, 1997 /
Dr Bernard Lala told
IRIN today that the health situation in Burundi
was "worsening", and that there was an epidemic of
typhus in four provinces - Muramuya,
Bujumbura,Gitega and Kavanza. The representative
said the number of typhus cases since October 1996
had soared because of the unhygenic conditions in
camps for "re-grouped" populations.Since the
government started putting populations from
rebel-affected areas into camps, there has been a
rise in malaria, diarrhoea, respiratory tract
infections and malnutrition. According to Dr Lala,
some 200,000 people had been "re- grouped", after
some 500,000 were dispersed by the
army.
Honderden doden vallen bij etnisch
geweld Burundi Op de verklaring van woordvoerder
kolonel Isaie Nibizi, vorige dinsdag, dat
het leger in de voorbije maand driehonderd
Hutu-strijders had gedood, reageerden de
rebellen woensdag met een bloedige aanval op het
kleinseminarie van Buta, twintig kilometer ten
zuidoosten van Bururi. Er vielen 43 doden,
waaronder 36 leerlingen. Nog eens veertig
leerlingen werden gewond. Vier van hen overleden
later. In de nacht van woensdag op donderdag
volgde een aanval op Bururi zelf, meer bepaald op
de kathedraal, de gebouwen van het bisdom en het
lyceum. Daar zouden geen doden maar wel veel
gewonden gevallen zijn.
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"Les
militaires répondent au plan du gouvernement qui
consiste à dépeupler la province de Bujumbura
rural et à constituer une ceinture de sécurité
autour de la capitale. C'est le fameux Assaut
final que le Ministre de la Défense Colonel Alfred
Nkurunziza a promis il y a quelques jours à la
Région, un plan qui réellement émane de son beau
frère Alphonse KADEGE qui selon de nombreux
observateurs planifie tous les crimes dans
l'ombre."
Humanitarian organisations trying
to reach the people and bring them relief, have
been kept away from the centres, not even the Red
Cross is allowed in. Roads leading to the camps
are patrolled by troops. The NGO information
Centre says this operation is what the Burundian
defence minister Col. Alfred Nkurinziza describes
as a "final assault". The operation is said to
have been planned by Alphonse Kadege, one of the
Minster’s collaborators, notorious for his "crimes
in the shadows".
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Extrême
Droite Burundaise TUTSI : Possible
reform of the Tutsi-dominated army generated
political tension. Some
Tutsi-dominated political organizations insisted
that an army reformed on ethnic lines could not
protect them from the threat of genocide, and they
sought to undermine the peace process. PA
Amasekanya, a Tutsi ''self-defence'' movement, and
other groups with similar political views, incited
violent disturbances in Bujumbura around the
signature of the agreement. Members of PA
Amasekanya were also reported to have been behind
an ambush in May near Gatumba, Rural Bujumbura, in
which at least three members of the opposition
political party Front pour la Démocratie au
Burundi (FRODEBU), Front for Democracy in Burundi,
all Hutu, were killed. (Report 2001,
A.I.)
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| 3ème partie
2002-2003
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L'armée Burundaise aurait tué 173
personnes. (Metro, journal distribué
dans le métro Bruxellois. Bruxelles, capitale de
l'Europe)
BUJUMBURA (20-09-2002) L'armée burundaise a
reconnu avoir tué le 9 septembre à Gitega(centre du
pays) 173 personnes, dont une majorité de civils, qui
étaient, selon elle, "complices" ou "otages" de la
rébellion. Mais selon les Forces pour la Défense de la
Démocratie, l'armée aurait massacré un millier de
personnes à Gitega ce jour-là. Un parlementaire du Parti
du Peuple, Evariste NGENDAKUMANA, a pour sa part fait
état de 1250 victimes, accusant implicitement l'armée
d'être responsable de ce massacre.
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@AGNews 2002
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