Ivangili ya "mukotanyi" Munyabagisha yandikiye ...
Sans blague, prenons ça relaxe, aliko ibi bintu birakomeye. Surtout que ce n'est pas nouveau, et la vie comme la dignité des humains sont concernées ! Puissions-nous faire un pas, un petit pas, et nous élever au dessus de la mêlée !
Merci chers Elysee le réactionnaire, Maurice le philosophe, Misago le professeur et merci à vous tous qui nous prêtez votre précieuse attention.
Peux être je me trompe, mais j'ai l'impression que mon message a irrité plus d'un. Si c'est le cas, veuillez m'en excuser car tel n'est point le but poursuivi. Le ton des réactions en dit long sur les perceptions et les ressentiments. Qu'est ce qui est irritant en soi ? Est-ce dans le message ou des perceptions qui lui sont antérieures et sont intérieures en soi-même ? Je voudrais qu'ensemble nous œuvrions à l'élimination des irritants négatifs.
Commençons par vous Mr Nizeyimana.
La transfert de msgs sans commentaires n'a rien d'inhabituel, mais il peut aussi traduire un malaise, une incompréhension. Présumons de rien, et dialoguons. La communication libre et sincère a bien meilleur goût, et se veut plus efficace. Lisez ce qui suit, et j'espère mieux faire comprendre le défi qui est nôtre, le défi de la réconciliation, la vraie.
Et vous cher Elysée, Vous éprouvez de la colère et vous l'exprimez. Je vous en remercie sincèrement. C'est mieux que se taire et fulminer à la vipère. Qu'est ce qui vous choque dans ce que je dis? Plutôt dire le fait d'avoir surpassé mes peurs, nos peurs supposément partagées, des peurs qui nous uniraient! et fait un tour au Rwanda. Vous seriez confortable dans votre perception d'unisson dans le retranchement, peut être. Mon objectif et mon souci ont toujours visé la fin de cet état de siège dans lequel nous nous complaisons délicieusement.
Vous parlez de visite à Ingabire, votre héroïne. Avec tout le respect que je lui dois, je vois devant elle une foule immense qui ne reçoit ni visite ni carte de vœux, dont Sr Mukakibibi, Ntamabyaliro, Sindikubwabo, Niyitegeka, Rubahita, Pfukama, Léon, Nyamukanga, Ntiyamira, etc., et des détenus sans nom connu. Chacun de nous et des autres dresserait une longue liste de noms non communs, et nous ignorons comment et pourquoi nous en sommes là! Tous ces innocents subissent un dépérissement cynique pendant que nous nous distrayons dans des querelles émotives éruptives. Qu'est ce qui nous motive, qu'est ce qui me/te motive? Ibyo uvuga, ukora, ni iki kibigutera? La cause? Ça s'applique aussi à moi, cherches à comprendre. C'est sur cela qu'il conviendrait mieux d'échanger. Nous y reviendrons certes à d'autres occasions. Turakare, aliko turakalire ikibitera!
Et vous chers Misago,
Je ne voudrais point prendre votre MSG à la légère. Permettez de vous ajouter que non seulement j'ai eu dans ma jeunesse une excellente mémoire, mais aussi je sus copier et coopérer. Gukoperà no guköpera. Vous pensez peut être que kuba mu nzira y'ukuli ali uguterana amacumu na Fpr. Oya, si byo. Ndizera ko tucyumvikanaho. Igisigaye, ngo uguhiga ubutwali muratabarana. Ubu tuli k'urugamba. Ni rumwe aliko ntiturwumva kimwe. Dukore iki lero sasa? Dutegereze isi ishire ubwo tuzaba tubona bimwe icyalimwe, cyangwa hali ukundi byagenda ?
Njye intambara yanjye nayitangiye cyera, buli muntu nkeka ko akora iye m'uburyo bwe. Iyi forum par exemple ni uburyo bw'intambara bw'uwayihanze na twe abayitabilira. Wansabiye ko bayinyirukanaho, simbikugayiye, kuko hali impamvu ibitera. Kuba tutaracengerwa n'agaciro ko kutavuga rumwe m'ubwubahane, ngo twemeranyeho ko tutakimvira amahulizo icyalimwe bitatubuza guhumeka. Aliko bizashyira bizaza.
Enfin cher Maurice, cher petit frère, cher poète. Je comprends toute ta sidération d'avoir l'impression de perdre un compagnon de lutte de son vivant. T'en fais pas, je n'ai ni veste ni pantalon, juste un caleçon pour couvrir ma petite intimité. Et ce depuis 73 et 75 à Shyogwe, 82 à l'UNR (AGEUNR), 90 à Ottawa, 94 à Ndiza, voire aussi de tous mes écrits. Je pense que je ne suis ni nyokanyoka ni caméléon ni l'opportuniste de ta plume satirique. Je te comprends, tu me comprendras j'en suis convaincu. Soyons patients, et pas pressé de déchiqueter un courrier avant même d'en avoir décodé l'adressage. Le dialogue des vérités et la réconciliations qui me (nous) sont si chers ne se limitent pas aux amis, à tes amis, mais aussi à ceux de qui tu refuserais de serrer la main. 20 ans rangés en dents de scie avec Kigali, 20 ans que nous nous complaisons dans la critique à distance, 20 ans que nous prêchons l'exil et la réconciliation, c'est 20 ans que nous promettons le changement aux pauvres qui ont les deux pieds dans la tombe, si je peux t'emprunter l'expression. Je crois quant à moi que 20 ans suffisent pour comprendre que l'autre en face n'est pas si con, n'est pas si imperméable au langage de la douce vérité, la vérité non chargée de rengaine vindicative, ukuli kutanigana, ukuli k'ubwiyunge nyakuli. C'est ce que je propose dans mes écrits, notamment dans "pourquoi nos fossoyeurs sont-ils vos héros" qui m'a valu pour certains ipeti "inkotanyi", et c'est ce que je m'attelle à mettre à l'essai, advienne que .., selon "Amahindura, umuvuno w'ubwiyunge nyakuli", sous presses en ce moment.
Conclure: Nous sommes tous dans un même bain, depuis ... Et l'eau n'est jamais changée. Il faut la renouveller, ou sortir de la baignoire.
Oui nous sommes sur un terrain trop sensible. En plein milieu du domaine des plaies profondes dont la guérison définitive nous commande d'entreprendre le dur et long chemin d'une véritable réconciliation. Oui il convient que chacun puisse librement s'exprimer et faire sortir le pus, pour participer à ce processus de guérison collective, nationale. Oui il faut ceci ou cela, mais aussi puissions-nous apprivoiser la douceur, l'écoute et l'indulgence.
J'ai compris, je vous ai compris chers Élysée, Maurice, Missago, Nizeyimana et les autres qui partagez l'une ou l'autre des perceptions exprimées, je pourrai davantage vous comprendre, par le dialogue m'ubupfura et l'action dans la bonne direction. Prochainement quand je refais un tour à Kigali, j'espère ne plus m'y retrouver seul à la messe des inkotanyi. Soyons-y nombreux et montrons leur la meilleure formule pour une véritable réconciliation. Vous connaissez le mot de passe, soyez constructifs et indulgents, zéro provocations inutiles.
Important rappel:
Le but de mon(mes) message(s).
- ramener aux premiers plans des débats et des décisions, la réflexion portant sur l'urgence et les stratégies d'une véritable réconciliation.
Est ce que mon message est inspirant sur cet aspect ? Vous me le ferez savoir , j'en ai bien hâte.
Best regards
François Munyabagisha
Relais Canada International Division Diapason Conseil