La balade Atlantique de BAR A O

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Jacques-Louis KESZLER

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Dec 17, 2018, 8:46:46 AM12/17/18
to Cercle Nautique La Rochelle
LA BALADE ATLANTIQUE DE BAR À Ô

DE ARRECIFE (Ile de Lanzarote) A MINDELO (Cap Vert)

20 novembre 2018. Arrecife
Tout est enfin prêt pour notre départ demain. En arrivant samedi nous n’avions rien vu, et rangé nos affaires…
Mais dimanche matin notre voisin nous a averti que BAO avait été abordé par un voilier anglais en panne d’inverseur dans la nuit de vendredi,à Samedi. Heureusement un réparateur existait sur le ponton : Dave da Costa tel 600 64 26 12. Travail effectué le lendemain lundi pour 40 euros : redresser le support de bouée couronne à la lampe à souder, et détordre le support de bouée IOR. Il reste une éraflure sur le gelcoat à voir à LR.
En cas de gros pépin, l’escale idéale serait Las Palmas sur l’île de Grande Canarie. Ships et chantiers seraient de bonne qualité, bien approvisionnés, etc. La course de l’ARC y serait pour beaucoup en assurant un service régulier.
Un voisin de ponton, qui a été voir un ami dans la Marina Rubicon m’indique que par vent de sud, la mer rentre dans la.marina, ce qui.oblige à mettre les bateaux éloignés des catways avec des amarres en travers des places. Arrecife, en plus d’être une ville et d’avoir un « HYPERDINO » où l’on trouve tout même le dimanche, Arrecife semble donc le port le plus sur de l’île.
Bonnes adresses : sur le Charco le glacier Antiuxixona…crème catalane intéressante, mais chocolat noir exceptionnel. A quoi,le comparer ? Au sorbet chocolat de Judici, ou bien au sorbet fraise,de Tonton Maboul ?…bien que ce,soit une,crème et non, un,sorbet.Bref le meilleur chocolat noir de ma vie.
Rue Bethancourt, El Almacen, un bar à tapas branché, bon, abordable et ambiance sympa. Une exposition de photos en bas, une autre exposition au premier, un cinema de type Art et Essai. Le cadre est joli : une maison ancienne rénovée avec gout. Ce lieu,aurait été la propriété de César Manrique.
Et l’Hyperdino dont les Krisproll maison sont meilleures que les originales, les fruits,se,conservent et les produits de marque distributeurs sont bons…acec des prix inférieurs à ceux de la France métropolitaine.

Ambiance, parlons en !
Sur le.ponton des retraités qui passent l’hiver avant de repartir sur d’autres cieux. Calmes, plus,ou moins actifs, intégrés dans la vie locale : commerces, soirées municipales ou,culturelles, etc.
Des hommes seuls, venant de ? ou continuant un tour,du monde, pudiques sur les causes de leur célibat, discrets sur leur vie,et leurs occupations, tous ayant une histoire qui,est la leur.
Enfin,des gens,arrivés un jour ici, vivant sur leur bateau,,et dont c’est l’ultime escale.

Deux connaissances sur ces pontons :
Denis sur Gedeon, un plan Carrof je crois en acier, qu’il fait naviguer depuis plus de vingt ans. Denis est le beau-frère d’Anne-Carole Mathon ( ex Béra).
Frédéric, qui passe l’hiver à Arrecife sur isla Tortuga un sun odyssey 40 deck salon. Et l’été sur un voilier en acier de 12 mètres équipé grand froid : double vitrage, isolation, chauffage. Il.parcourt la Norvège, la banquise et le Spitzberg, dans les glaces et au milieu,des ours polaires.

Jeudi 22 novembre 2018 02 hTU
Nous voila parti depuis seize heures (10h TU), en tirant des bords dans un vent soutenu avec un ris, ou un vent faible. Une première estimation nous donne une semaine de mer pour,atteindre Palmeira sur l’île de SAL. A peine 50 milles sur la route depuis notre départ, nous sommes au moteur pour recharger face à un vent estimé à 10 nœuds. Le loch est en panne ce qui est pénalisant pour le mode vent réel du pilote. Les bas haubans semblent vraiment détendus. Nous tenterons de les régler tout à l’heure au jour.
Mer belle, belle lune, étoiles et nuages sur,les îles et la côte africaine toute proche ( 50 milles environ). Température à 22degrés mais humide j’ai une doudoune et ma veste légêre.
La routine revient, et l’amarinage se déroule sans anicroche. Toujours bizarre cette impression de départ, rapidement de solitude, bref un certain malaise qui dure une bonne douzaine d’heures. Puis le rythme des quarts se met en place. Mais clairement je ne suis,pas encore « en mer », ni à fortiori « au large ».
Comme je suis très fatigué, j’ai demandé à Christian d’être le chef de bord. Il semble apprécier, et exerce son autorité avec un talent qui la rend presque imperceptible. Mais la compétence est là, ce qui me libère des soucis, et me permet de commencer à récupérer.
Jeudi 22 17h TU
Le vent est enfin,portant passant de 60°T.à 120° T pour une route nous faisant passer à 70 milles au moins de la côte du Sahara Occidental. ( cap 230). Le temps.est à grain entre 12 et 30 nœuds et les panneaux ne donnent pas grand-chose. Le courant nous,aide d’environ un nœud. Petite houle de nord. Il faut rester attentif !

Samedi 24 2h30 TU
La nuit précédente a été dure. Grains rapprochés, vent établi à 27 nœuds avec rafales. Nous avons souvent du être à deux dans le cockpit pour passer deux ris, surveiller les nombreux cargos etc.
A noter, les pétroliers peu manoeuvrant portent un gyrophare jaune au milieu du bateau visible de tout l’horizon comme les chalutiers.
Un petit cétacé est venu respirer à une dizaine de mètres sur l’arrière bâbord. Le vent n’étant dans la direction de la houle, la mer était donc confuse et inconfortable.
Au jour nous avons pu zigzaguer entre les grains, dans une mer bien formée, de deux mètres cinquante. Les panneaux ont étalé la consommation, un peu mieux même vers midi. Préparer le déjeuner a été long, à cause de la mer et aussi de la fatigue.
Le vent a commencé à mollir en début d’après-midi. On a renvoyé le deuxième ris, puis le.premier à minuit pour ma prise de quart. Deux siestes de deux heures en tout dans la journée.
Diner plus à plat, chaud, arrosé d’une Estrella Galicia pour fêter, d’un commun accord, notre deuxième journée de mer.
Nuit calme pour l’instant avec un vent NNE de 9 à 18 nœuds, un peu de houle, et une mer belle à peu agitée. Le bateau est à plat, à 150 degrés du vent. Pleine lune qui éclaire tellement bien que la lampe frontale est inutile, et belles étoiles dans un ciel peu nuageux. Deux voiliers à proximité, et un pétrolier. Visibilité excellente. Température 21 degrés. On a l’impression de naviguer l’été sur la côte bretonne : pantalon de ciré, chaussures de pont, pull et veste légère.

Dans ce type de temps et de mer il faut ménager le gréement. Sur les conseils de Christian Pasquet nous avons repris du pataras assez à fond car les bas haubans étaient mous sous le vent. Ils « battaient » même. Il faudra les régler à nouveaux car au prés les coups de mer font faire des figures en S au mat. Nous verrons au Cap-Vert. Par ailleurs je maintiens le hâle-bas de bôme bien tendu et limite le débordement de la GV au portant pour éviter que celle-ci n’appuie sur les barres de flèches lors des à coups dans la houle.

Ça y est j’ai attrapé le rythme croisière. Je ne suis pas « au large » mais l’impression de « départ » est partie. Textos aux garçons en fin d’après-midi pour leur donner notre position à reporter.

Dimanche 25 novembre 2018, 3 h TU
Journée d’hier riche et agréable. Vent établi à 10/15 nœuds, mer belle avec 2 mètres de houle de NW au matin, soleil avec un ciel de cumulus ressemblant à un ciel tropical. Température passant progressivement à 26 degrés tandis que le baromètre culmine à 1026 HPA. Deux fois des dauphins communs viendront nous visiter et jouer avec l’étrave. L’eau étant transparente et le soleil haut on les verra nager souvent à une profondeur de trois mètres et distinguerons ainsi tous nos visiteurs.

Nous commençons la journée en saluant par une douche le retour de la navigation à plat.
Puis envoi de spi. Empannage en milieu de journée, le vent virant nettement au NE, nous permettant ainsi de faire une route directe à 165° du vent bâbord amures. Le vent étant faible nous n’allons pas bien vite mais le plaisir est là. D’autant que pour ménager la grand-voile comme les barres de flèches la grand voile n’est pas beaucoup débordée.
L’affalage dudit spi se passe sans anicroche, mais il en va autrement du déroulé du génois.
La drisse de spi avait fait un tour, mais surtout les roulements de l’enrouleur étaient plein de sel, rançon des nombreuses fois où nous avons mis l’étrave sous l’eau. Malgré une drisse de foc peu tendue, cela grippait. Il a fallu rincer à l’eau douce et remettre du Téflon pour retrouver un fonctionnement correct ( à revérifier à l’escale hors charge).

Le début de nuit est calme, sans personne à l’horizon ni non plus à l’AIS. Puis vers trois heures deux « cibles » apparaissent.
Un pétrolier qui émet sur l’autre bande radar, ce qui fait que l’Activ-echo ne le détecte pas, et un voilier déjà identifié depuis 30 heures probablement en route vers le Cap-Vert (GWENALIS). Bien qu’il soit à 3,6 milles et que la nuit soit claire, je ne vois pas ses feux. Cela me confirme ce que j’ai déjà observé souvent sous ces latitudes : les feux de voiliers sont visibles au mieux à deux milles.

Le voilier école STAD OF AMSTERDAM 78 mètres de long et 10 de large nous passe à 10 milles au moteur plein vent arrière. Il va à Philipsburg SXM ?

BAO navigue à 167° du vent réel, gain à 1, petite houle de l’arrière cap moyen au 205. Il faudrait marcher au 214°…nous verrons demain.

Sous cette amure,la.capote ne sert à rien. Nous l’avons donc baissé, et le.quart se prend beaucoup à la.table à carte. La nuit est quand même fraiche comme en Bretagne nord l’été, blouson et pantalon de ciré sont nécessaires.

Quelle belle nuit : lune, voie lactée, cumulus, ligne d’horizon. Une de ces nuits qui justifient le voyage. Pas de ces nuits exceptionnelles ou mémorables…un quart une belle nuit : le bonheur.

Lundi 26 novembre 2018 03h TU
Au matin, notre essai de spi a duré deux heures. Puis le vent nous a contraint à affaler, puis à prendre un ris un peu plus tard.
Déjeuner soigné arrosé d’un médiocre RIOJA.
Le vent est établi à 22 nœuds de NE. La mer est agitée.Le bateau est sur des rails gain à 2. Route directe à 6 nœuds.
D’après la météo nous en avons ainsi jusqu’à l’arrivée.

Lundi 27 0330TU
Journée de lundi difficile. Au petit matin le vent a continué à forcer ce qui nous a amené à prendre un ris.
Difficile recharge d’une demi-heure dans une mer de plus en plus formée.
Puis deuxième ris.
Frigo coupé, les panneaux on permis de gagner une dizaine de % de capacité de batterie sur la journée.
Vers 11heures la mer est devenue très agitée, et les moutons se sont transformés en vagues Leur crètes se referment etles écarts de route deviennent brutaux et importants. Il n’a pas été possible de faire un déjeuner chaud.
Puis nous avons pris un troisième ris le vent s’établissant à 30 nœuds.
Vent « fatigant », mer fatigante, pas de boulangerie en vue !!! Et inquiétude lancinante sur la possibilité de recharger la batterie ce qui n’était pas bon pour le moral. Personne n’envisageait en effet de prendre la barre au portant de nuit avec ce vent.
En fin d’après midi nous avons pu charger à 100% les batteries en nous mettant vent arrière sous trois ris et rien à l’avant.
Tout ceci n’a pas permis beaucoup de repos.

Début de nuit plus calme, avec recharge des batteries de 1h30 à 3h dans une mer encore maniable. Le vent est ensuite revenu avec des valeurs plus faibles. On a largué le 3éme ris puis le 2°. Le vent était alors à 23 nœuds, et l’équipage fatigué..

Mercredi 28 novembre 2018,
Fin de nuit sportive.
Vers 7 h quelque chose casse dans l’émerillon de l’enrouleur et le génois descend d’un seul coup. Tout le monde sur le pont pour récupérer la voile, et la mettre dans le cockpit, soit un travail de presque une heure alors que les rafales dépassent les trente nœuds. Au jour venu pliage de la voile, tentative de récupération de l’émerillon en se servant de la drisse de spi. Puis abandon de la manœuvre à la vue de son insuccès. L’équipage fatigué s’est alors offert un moment de repos avec un déjeuner froid avant de gréer l’étai largable et d’envoyer l’ORC. La chose a été compliquée par une mer courte d’une hauteur de 2,5 à 3 mètres, moutonnant fermement. Malgré un gain optimisé BAR A O faisait des écarts de route assez violents notamment quand les vagues brisaient sur sa hanche. Il a fallu passer d’une route à 160 degrés du vent à une autre à 155 degrés du vent. Sous un beau soleil et une mer bleue marine, couverte de crêtes blanches nous avons donc donc modifié nos réglages pour éviter un empannage intempestif.
En milieu d’après midi chacun a pu dormir 1 heure et demi. Le vent a faibli à 18/22 nœuds rendant possible deux heures et demi de recharge des batteries. La mer est devenue de plus en plus courte, dressant des « murs »abrupts de 2 mètres à 2,5 mètres.

Dans les instants de répit de ces différentes manœuvres nombreux contacts par textos avec la terre pour évaluer la situation. D’un commun accord nous décidons de dérouter vers le port de Mindelo dans l’île de Saint Vincent en espérant y trouver un gréeur compétent.
Christian Pasquet et Bertrand Leparmentier pensent que c’est la manille reliant l’émerillon à celle de la voile. Néanmoins Christian s’est assuré que la pièce était disponible, et tous deux se sont procuré des adresses de contacts potentiels auxquels Sylvie a envoyé un mail le soir.

Cette nuit le vent force de nouveau à 25 nœuds avec des rafales pour l’instant limitées à 28 nœuds. De nouveau, avec la mer le bateau devient inconfortable. Hier au moment de la manœuvre de ramassage nous avions trouvé un poisson volant et une seiche. Depuis le.début de la présente nuit les poissons volants sont nombreux à venir nous visiter.

Après le virement de bord le bateau était à 140° du vent …beaucoup plus confortable qu’à 160°.Même si les rafales atteignent de nouveau 32 nœuds.
La mer venant de la hanche, le bateau part tout droit sur la lame …et surfe à 12,8 nœuds ( une seule fois !). Le bateau craque, ou plus exactement les contremoulages, lorsque la coque se déforme dans les vagues et la vitesse. L’ORC améliore le centre vélique, le bateau zizague beaucoup moins à l’avant.
Il faudra retenir cette configuration 1 ris et ORC dans les alizés si ceux-ci sont autant musclés à l’ouest de Cap Vert qu’à L’Est.

30 novembre 10h TU Port de Mindelo.
Le système étant bien au point, nous avons chargé à plat en début de nuit pour avoir une batterie à 100% de capacité avant les manœuvres d’arrivée. Nous prenons trois ris et gardons l’ORC. A 20 milles nous,distinguons le halo de Mindelo et les projecteurs du quai de Porto Novo sur l’île de San Antao. Aucun phare n’est visible. Comme prévu par effet Venturi le vent force entre les deux îles dès que nous sommes à 10 milles d’elles. La mer secoue à la remontée de fond. Après avoir paré le rocher de Passaros, non éclairé lui aussi nous virons vers la baie de Mindelo vent à 30 nœuds et rafales à 40. Quelques cargos non éclairé nous incitent à faire des ronds dans l’eau à l’abri de la digue principale pour affaler, préparer bouts et pare-battages. Nous approchons de la marina. Pas de réponse à la VHF pour nos appels et ceux d’autres bateaux. Le ponton d’accueil est saturé. Nous allons donc nous amarrer à un ponton branlant perpendiculaire au vent. Une heure de boulot avec des rafales à 40 nœuds presqu’en permanence, puis accueil d’un formule 40… Nous voyons alors arriver trois pontonniers ensommeillés qui nous enjoignent d’aller nous amarrer sur les pendilles du ponton voisin. La peur de se faire réprimander par le maître de port au matin est manifeste. Après leur avoir fermement répondu que nous ne ferions pas une telle manœuvre de nuit, nous allons dormir deux heures.
Au matin nous allons prendre une bouée, et non une pendille, face au vent nous nous insérons avec difficulté entre deux bateaux. Le lamaneur chargé de passer en double notre grande aussière est assez incompétent et la encore la manœuvre prendra une heure. Peixe Eridson (Prononcer pèche) nous aide à finaliser l’affaire. Contre une gratification raisonnable il montera Christian dans le mat. Ouf l’émerillon n’a rien. Toilette de l’équipage.
Enfin nous pouvons aller déguster le meilleur »caïpirinha » de ma connaissance au bar flottant de la marina. L’escale n’était pas prévue, et ampute une partie de notre séjour dans l’archipel, mais ce breuvage sait faire pardonner beaucoup de choses.
Formalités d’immigration et de Police Maritime l’après-midi. Les fonctionnaires parlent bien français et sont aimables.Prévoir deux crew list, on gagne plusieurs minutes alors que les autres plaisanciers remplissent de nombreux formulaires. Notre acte de francisation est retenu jusqu’à notre départ, mais le fonctionnaire a accepté une photocopie.
Quelques paroles aimables sur leur pays, et la présence de nombreux visas du Cap Vert sur mon passeport détendent tous les participants qui font leur travail avec beaucoup de gentillesse.
Passage chez Mammamia pour bénéficier de son wifi. La bière n’y est pas très bonne mais enfin…
Diner au Casa Café Mindelo où malheureusement le gratin de maquereau n’était pas disponible.
Et dix heures de sommeil d’affilée…quel luxe !

Bonnes adresses :
La station Shell à 100 mètres à droite en sortant du « pier » de la marina détient des recharges Camping-Gaz…enfin !
Agropesca matériel de pêche au thon bien pensé et quelques références Volvo. Situé dans une rue parallèle au quai, qui donne sur le marché. Dans une autre rue parallèle un agent Volvo et hors bord qui s’appelle TerraMar.
Peixe Eridson déjà cité.
La laverie Victoria automatic tenue par un Grandvillais qui vient chercher le linge à 9h au bout du « pier » et le ramène à 17h.
Nautilus : Presque en face du, »pier » une remarquable cachupa pour 7 euros ( Plat national).
Le restaurant du marché « ouvert » jouxtant la gare routière informelle.: un délicieux repas complet pour l’équivalent de 4 euros.
Le marché au poisson avec du thon rouge à 4 euros le kilo. Il est situé après la réplique de le Tour de Belem, propreté digne de le France. A noter un chien bien élevé et propre qui ne mange que les morceaux nobles sans surveillance…un précieux indicateur de la qualité des étals !
Andy Delgado chauffeur d’ »aluguer » qui est disponible et pas trop cher : tel :997 22 75
Victor Pinto plongeur professionnel 20€/h très consciencieux pour nettoyer la coque en apnée et vérifier l’hélice.tel 97 59 98 34 Face book Vitom Pinto ou Victor Pinto…je n’ai pas tout compris.

Mauvaise adresse :
Le restaurant Pica-Pau, sympa il y a quatre ans. Devenu une boite à exploiter le touriste. Les spécialités ne sont pas disponibles et on doit se rabattre sur des gambas grillées vendues aussi cher qu’à La Rochelle et n’étant ni pire ni meilleure pour la somme modique de 45 euros !

3 décembre 2018 12h TU :

L’escale à Porto Grande a peu évolué depuis 4 ans et deux ans. C’est toujours aussi propre, les bonnes adresses sont toujours les mêmes, la vieille ville qui entoure le port est toujours aussi belle avec ses maisons de style colonial un peu délabrées.
Les gens sont toujours aussi gentils, il y a moins de mendiants. La cuisine du bar flottant de la marina est dorénavant bonne, celle de la pizzéria en face du pier est toujours parfaite. Les prix ont augmenté et le niveau de vie a clairement progressé.
A noter il y a le wifi sur le bar flottant de la marina ce qui permet de se passer de mammamia dont le cadre est lugubre.

Les bateaux viennent en grande majorité des Canaries. Toutefois, et c’est nouveau certains ont fait des escales au Maroc.
Moins de bateaux de jeunes couples(22/25ans) qu’avant, un peu plus de couples avec enfants(30/40 ans) qui font l’école à bord et une majorité de retraités constituent la population en escale. Les français sont les plus nombreux, suivis des hollandais, des britanniques et des habitants des pays du nord de l’Europe. Bateaux récents sans être neufs en bon état. A l’escale cela « bosse » pour réparer, préparer pour la traversée.
Plusieurs « globe stoppeurs » hommes et femmes généralement jeunes. Cela » shangaie « fort entre ceux qui veulent changer de bord après une expérience peu convaincante depuis les Canaries, ceux dont les itinéraires ne collent plus avec le bord auquel ils ont appartenu etc…

Quelques conseils pour l’amarrage à la marina de Porto Grande :
Il y a toujours du vent compris entre 25kn et 35 kn voire 40 kn. Les pontons ont étés prévus à cet effet : amarrage sur bouée ou pendille et amarres à terre. Demander à être sur pendille c’est-à-dire face au ponton et au vent, cul à à la pendille, pour éviter les à coups violent du ressac sur les taquets du bateau. La pendille a obligatoirement un rappel plus doux. Essayer d’être au ponton A le moins mal protégé.
Chenal 72. Les pontonniers connaissent le français et l’anglais, ils montent à bord pour régler l’amarrage. Prévoir deux amarres courtes pour le ponton, garnir l’avant et les deux côtés de tous les pare-battages disponibles, et héler les voisins pour déborder.
Les amarres vont souffrir à cause d’un ressac incessant. Il est impératif qu’elles soient équipées d’amortisseurs.


Le Cap-Vert est une nation pauvre. D’une ,propreté irréprochable, sans corruption, aux habitants souriants, gentils et souhaitant rendre service, à la population travailleuse. Mais pauvre, le pays n’ayant pas de ressources naturelles. Donc faire le plein de vivres aux Canaries à la fois pour le séjour au Cap Vert et la traversée.
Il faut s’attendre à ne pas trouver dans les épiceries :
Schweppes, Perrier, Evian, produits lacté frais, presque pas de produits de marque internationale
On trouvera assez cher : CocaCola, lingettes, pommes de terre, yoghourts UHT, lait UHT, légumes surgelés
Est hors de prix même pour un touriste :
Viande, jambon, fromage
Sont produits ou empaquetés sur place donc bon marché :
Nouilles, riz, thon rouge et Albacore, dorade coryphène, igname, oignons, salades, persil, poisson, oranges, citrons, bananes à cuire. Le vin de Fogo est devenu buvable mais il est comparativement cher par rapport à un Bordeaux de consommation courante. Comme le vin de Lanzarote d’ailleurs.
Et dans quelques endroits fromage de chèvre, le meilleur étant au port de Sal.
B
Conclusions du trajet Arrecife Porto Grande :
Distance théorique 970 milles. Distance parcourue approximative :1070 milles 209 heures de mer moyenne : 5,12 nœuds
Ce qui a bien marché : le moteur du pilote(Lewmar) le gain du pilote (NKE), le système de prise de ris (Christian Pasquet ) le comportement, du bateau dans une mer formée, courte et commençant à briser (Felchi).
Ce qui confirme sa fragilité : les capteurs de la centrale NKE qui nous offrent des pannes récurrentes de loch et de baromètre, ainsi que certaines fonctions de TimeZero comme la règle par exemple qui peuvent disparaître où demander une relance du système.
Ce qui confirme sa mauvaise qualité : la cartographie de TimeZero : sondes imprécises ou i existantes au Cap Vert, qui obligent à naviguer avec la tablette et Navionics.
Le problème à régler : la tension des bas haubans.
Ce qui reste aléatoire : les prévisions météorologiques. La direction du vent était sur ce trajet à peu près correcte. Mais il fallait ajouter au moins 10 nœuds à la prévision pour obtenir le vent moyen que l’on observait sur zone.

Départ ce matin tôt de Porto Grande (Mindelo) vers l’île de Saint Nicolas. Beau soleil après avoir contourné l’île de Sao Vincente le vent s’établit de ENE à 25/30 nœuds. Nous prenons deux ris et roulons le génois à 2/3 pour progresser sans difficulté dans une mer peu agitée cassée en grande partie,par,l’île,de Sainte Lucie.
Arrivée au coucher du,soleil, sans vent sur les 4 derniers milles, car nous sommes protégés par la côte. 6 bateaux au mouillage nous compris.
Attention, les sondes Navionics ou des autres systèmes de cartes sont fausses. La zone des 50 mètres est deux fois plus proche du rivage que ne l’indique les cartes.

Verre au mouillage en regardant s’installer la nuit dans une température de 23 degrés et une absence de vent. Seul un léger roulis nous,rappelle que nous sommes en mer

Mardi 4 décembre 2018 22h TU Au mouillage à Tarafal de Sao Nicolau.
Les embouts de gonfleur fournis avec l’annexe neuve étaient évidement les mauvais. D’où un certain temps pour gonfler l’annexe.
A l’arrivée à quai l’inévitable adolescent qui se propose comme gardien. Ayez de la monnaie locale sinon il faudra lâcher un billet de 10 euros ce qui est deux fois le prix que nous avons payé le lendemain.
Formalités de Police sans anicroche dans un poste très propre et récent.
Marché sur le quai, ce qui permet d’éviter le Chinois local.
Déjeuner au musée de la pêche. Vous souvenez vous du Seahorse de 1930, des canons harpons, des sertisseuses à main des boites de conserve ? Et un bifteck de thon Albacore grillé à point avec la sauce qui va bien…mais il y,a d’autres spécialités. En plus le patron qui vous raconte ses projets de développement, vous montre sa gamme de produits « Gourmet » …et vous en vend pour 60 euros !
De surcroît on peut beacher devant le musée ce qui peut être plus commode que le quai délabré du port de pêche.

Mercredi 5 décembre 2018 19hTU
Visite en aluguer (90€) avec un guide qui parle à peine français, mais comprend notre souci d’authenticité. C’est cher mais le gazole est à un euro, et le 4x4 consomme 10 litres/h pour une balade de 4 heures.
La vallée de Riberia Brava est belle. On passe, en un col, d’un paysage sévère et aride à un paysage verdoyant de cultures tropicales en terrasses. La ville en elle-même est pittoresque et dépaysante sans plus de charme. Le restaurant local sert un poisson pour trois, les légumes et le.café pour à peine plus de dix euros.
Mais c’est l’apres-midi qui vaut le coup ! Visite de Fragata, village du bout du monde…et surtout plage déserte…pas de sable pas de galets…un plateau de lave, plan… Jamais vu auparavant de ma vie Attention cependant, quand la vague arrive rien ne la ralentit ni ne la freine, on peut donc être déstabilisé de façon brutale, emmené par le reflux, et ramené par la vague suivant sur une surface dure ou sur la.tranche verticale du plateau de lave. Superbe, beau, mais dangereux donc.

Jeudi 6 décembre 13h30 TU :
Il se confirme que le meilleur moyen de visiter le Cap Vert est de prévoir 3 semaines. D’arriver à Sal oú le mouillage est sur, puis descendre sur Boa-Vista, Maio, Tarrafal de Santagio , Fogo, puis remonter vers Sao Nicolau, Sainte Lucie et Mindelo. Où l’excursion est à faire est l’île de San Antao où il fait prévoir deux jours.
Apéro hier soir sur un catamaran superbe et neuf construit à Saint Philibert. L’équipage nous confirme que Praïa c’est fini. Le bateau a été visité de nuit, l’équipage dormant à bord.

Maïo a été sportif ! Car il y avait beaucoup de houle. Ils ont beaché avec de l’eau jusqu’aux aisselles. Mais de toutes façon le petit débarcadère sud de la plage était trop houleux pour y débarquer. Apparemment ils n’avaient pas pensé à regarder au nord le quai à cargo !

J’aime faire marcher le commerce local plutôt que les commerçants chinois. La petite échoppe située à l’angle de la rue qui part du port vers l’immeuble Mira Mar, coté Mira Mar détient d’excellents biscuits fabriqués sur place par une panaderia de l’île, des conserves de thon elles aussi produites au Cap Vert et à St Nicolau. Ces conserves sont délicieuses, variées, et peu chères.
Le bistrot de bonne facture situé en face de l’épicerie, qui a un étage, a le wifi.
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