Bonsoir,
J'ai pris contact avec vous il y quelques jours après avoir découvert votre projet dans OWNI et lu l'actualité sur votre site.
Je reprends donc le fils par le biais de google (même si ça ne me plais pas des masses)...
Je suis Ingénieur Industrie en Chimie, je travaille pour le public à l'IBGE (Bruxelles, Belgique) où je mesure la qualité de l'air en temps réel.
Parmis tout les paramètres que nous suivons sont inclus bien évidement les particules fines.
Nous réalisons des mesures de quatre manières différentes: Gravimétrie (Leckel/Partisol), Balance Oscillante (TEOM FDMS), Absorbance IR/UV (Magee BC), et Diffraction Laser (GRIMM).
Ces quatre méthodes sont complémentaires et nous permettent d'obtenir différentes informations (concentration massique totale, PM 10 et 2.5, teneur en volatiles, comptage des coupures garnulométriques, teneur massique en suies) sur l'aérosol urbain.
Nous avons un jeu de mesure depuis 1993 et par voie de fait une expérience du phénoméne sur une période de plus de 20 ans.
Le problème technique majeurs dans la mesure des aérosols, c'est l'étallonnage des instruments, il n'existe pas d'étalon et les méthodes n'ont absolument pas les mêmes sensibilités vis à vis de différents aérosol en fonction de leur nature physico-chimque ou de leur distribution granulométrique.
L'autre problème majeur et financier et touche la propriété intellectuelle (disons les mécansimes de retardement de développement et de coopéeration), ce sont souvent des boites noires du point de vue des conversions signal/unité physique (surtout les deux dernières méthodes) et ces boites noires sont vendues à des prix prohibitifs.
C'est pourquoi je trouve votre projet très intéressant, d'abord car il permettrait à terme de décupler notre parc d'instrument et donc de réaliser un vrai maillage de la pollution urbaine, mais surtout car il nous permet de nous réapproprier un secteur scientifique qui est vampirisé par les lobbies, bref reprendre nos droits sur les machines que nous utilisons. Car maintenant nous pouvons à nouveau les construire et les réparer.
Parmi les questions que je me posais après avoir visonné votre vidéo, il y avait :
Mesurez-vous le volume échantillonné ? Pour obtenir un concentration plutôt qu'un comptage.
Si oui par quelle méthode ?
Corrigez-vous le volume en fonction de la température (et de la pression) ?
Quelle est la résolution spatiale de votre détecteur ?
Avez-vous déjà estimé la sensibilité et la limite de détection de votre instrument ?
Avez-vous déjà songé à des méthodes pour calibrer votre instrument et les comparer entre eux quand plusieurs seront construit ?
Super projet, j'espère qu'il ira loin...
Sincèrement,
Landercy Jean