Erdogan et les kurdes TVXS.GR

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Ragip Duran

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Dec 20, 2025, 7:50:26 AM12/20/25
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Erdogan n’est toujours pas arrivé à résoudre

le problème kurde

 

Ragip Duran

 

La Commission Parlementaire ad hoc créée à Ankara le 5 août dernier terminera ses travaux le 31 décembre. ‘’La Commission de la Solidarité Nationale, de la Fraternité et de la Démocratie’’ a pour objectif de ‘’résoudre pacifiquement le problème kurde’’, conflit en vigueur depuis 1925.

Formé des 51 membres des partis politiques représentés au Parlement, cette Commission présidée par le Président de la Grande Assemblée Nationale de Turquie  M.Numan Kurtulmus a déjà fait 19 réunions. 134 spécialistes, officiels, universitaires, représentants des ONG sont venus exposer leurs points  de vue et leurs propositions aux membres de la Commission. Le Président des Services de Renseignements ainsi que les Ministres de l’İntérieur et celui de la Défense Nationale  sont également venus informer les députés lors des séances à huis clos.

La Commission prend ses décisions sur la base de la majorité de 3/5 des membres, c’est à dire 31 membres. Le parti d’Erdogan AKP, celui de Bahceli MHP et le Parti des kurdes DEM ont déjà en total 32 membres.

Sur les 11 partis seuls 3 ont accepté de rendre visite à Abdullah Ocalan fondateur et Président du PKK, dissout par lui même, imprisonné depuis 1999 sur l’île Imralı (Marmara).

Les partis politiques membre de la Commission sont actuellement entrain de rédiger leurs rapports sur les activités des cinq derniers mois. MHP, DEM et le CHP (Principale formation de l’opposition, Kémaliste) ont déjà rédigé et publié leurs rapports. Des textes très riche en contradiction. L’Etat turc et l’ensemble des gouvernements depuis 1925 croient que le problème kurde est essentiellement un problème de sécurité nationale donc de terrorisme. Alors que les kurdes et les observateurs indépendants estiment qu’il s’agit d’un grand problème politique, économique, culturel, démographique, historique...

AKP et MHP ainsi que les autres partis de droite ont dès le départ annoncé leurs buts: La Turquie Sans Terrorisme. Alors que DEM désire voir ‘’la paix et la democratie sociale’’ et insiste sur les droits collectifs et individuels des kurdes. Ce parti estime que la libération d’Ocalan est la clef de toute solution.

AKP et MHP veulent le ‘’désarmement total de l’ensemble des branches du PKK’’ c’est à dire les ‘’Forces Democratiques de Syrie (FDS)’’, qui contrôlent le nord et le nord-est du pays. C’est une armée arabo-kurde de 100 milles soldats formée et equipée par les américains.

Le Président Erdogan, le Président Bahceli ainsi que M.Fidan le Ministre turc des Affaires Etrangères insistent afin que les FDS soient démantelées. Le dernier est allé jusqu’à menacer le jeudi  les FDS ‘’d’opération militaire’’. Le régime turc veut une Syrie à la turque, c’est à dire un Etat-nation centralisé avec une seule nation, une seule langue, un seul drapeau et une seule armée ce qui ne correspond pas du tout aux realités locales, sociales et politiques de la Syrie.

Le Président des FDS, le Général Mazlum Abdi, ancien militant du PKK, avait publiquement déclaré qu’ils faisaient partie de la Syrie mais qu’ils veulent une certaine autonomie vis à vis du régime de Damas. ‘’Nous ne sommes pas une menace contre la Turquie avec qui nous voulons avoir de bonnes relations de voisinage’’ avait-il ajouté.

Le Président intérimaire de la Syrie M.Ahmed Al-Charaa lui aussi a un plan politique dans lequel les différents groupes ethniques, nationales et religieux (Kurdes, Alevites, Durzis, Armeniens, Assyriens...etc...) n’ont pas un rôle à jouer ni des droits dans l’Etat-nation Syrien. La Constitution rédigée par son proche entourage à la hâte ne mentionne même pas l’existence des ces différentes couches de la population. Il est par ailleurs critiqué pour ne pas pouvoir jusqu’aujourd’hui établir la sécurité et l’intégralité du pays. Faut-il rappeler qu’une armée centrale syrienne n’existe pas. Il y a des groupes armés des organisations islamistes en tout 10 à 15 milles hommes.  

Tom Barrack, l’ambassadeur des Etats Unis à Ankara mais également l’envoyé spécial en Syrie du Président Trump oeuvre pour trouver une solution satisfaisant les trois partis, Damas, FDS et Ankara.  Tout un programme...Très difficile à executer. Car, les FDS par exemple ‘’sont de très bons alliés  de Washington, surtout dans la lutte contre les terroristes islamistes’’. Alors que ces mêmes FDS ‘’sont des terroristes, branche syrienne du PKK’’ selon Ankara. De plus, les FDS, Ankara et Washington ne voient pas Al-Charaa de même oeil.

En somme, la solution du problème kurde en Turquie, dépend pour le moment des développements politiques en Syrie. (FIN/RD)

 


Ragip Duran

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