le nouveau voisin de la Turquie: L'Etat İslamique TVXS.GR

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Ragip Duran

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Jan 27, 2026, 7:17:30 AM (6 days ago) Jan 27
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‘’L’Etat Islamique devient le voisin de la Turquie’’

Ragip Duran

‘’Washington n’est plus derrière les Kurdes, qui sont obligés de se retirer au nord-est de la Syrie, Rojava, pour résister contre les attaques de l’armée officielle de Damas qui n’est que la coalition de plus de dix bandes d’islamistes radicales, toutes issues de L’Etat Islamique (Daech - État islamique en Irak et au Levant) soutenues par Ankara’’, constate le politicologue Prof. Cengiz Aktar.

En effet en une semaine, et ‘’Le Processus de Paix’’ engagé en Turquie entre Ankara et Abdullah Ocalan, leader emprisonné du PKK et l’entente du 10 Mars signée à Damas entre le régime d’Ahmed Al Sharaa et les FDS (Forces Démocratiques Syriennes) sont tombés à l’eau, à cause des opérations militaires en vue de neutraliser la présence kurde dans une grande partie de la Syrie du nord.

‘’Ankara et Damas ont pour le moment les mêmes objectifs : Toutes les deux veulent se débarrasser des kurdes pour la construction d’un Etat-nation, formé d’une seule nation qui a un seul drapeau, une seule armée, une seule langue et une seule religion’’ croit le Prof. Aktar.

Les FDS, une armée d’à peu près 100 milles soldats dont plus de 50% des arabes, mais dirigée par les kurdes n’est plus une force militaire et politiques unie et efficace car la grande partie des clans arabes ont changé de veste et se rangent désormais du coté du régime d’Ahmed Al-Sharaa.

‘’Les FDS était notre partenaire principal dans la lutte contre l’Etat Islamique (EI). Mais désormais c’est le gouvernement central de Damas  qui est devenu membre de la coalition contre l’EI avec qui nous  œuvrerons’’  a déclaré Tom Barrack, l’envoyé spécial en Syrie du Président Trump et en même temps l’ambassadeur des Etats Unis à Ankara.

Sur le terrain, selon les informations en provenance des sources kurdes, des dizaines de milliers de prisonniers de l’EI sont entrain de quitter les prisons et vont très probablement joindre les groupes d’islamistes radicaux en lutte contre les kurdes au nord-est du pays.

‘’Quand il y a la guerre contre les kurdes dans le sud (Syrie) on ne peut pas réaliser la paix dans le nord (Turquie)’’ estime Tuncer Bakirhan, co-président du DEM, Parti de l’Egalité et de la Démocratie des kurdes, de plus en plus violemment critiqué par sa base. ‘’Au lieu de faire l’alliance avec les fascistes Erdogan et Bahceli vous devriez soutenir nos frères de Rojava’’ disent la majorité des internautes.

‘’L’opposition turque, c’est-à-dire les Kémalistes et autres formations de droite, de centre voire de la gauche, qui sont pourtant toutes laiques sont contentes de voir la défaite des kurdes en Syrie. En Turquie l’animosité anti-kurde est si forte et si populaire qu’ils préfèrent avoir des islamistes radicaux comme voisin du sud, au lieu des kurdes laics’’ constate Yavuz Baydar, coordinateur des débats politiques sur You Tube (Fikir Klubü- Club des İdées).

Ankara est vue bien entendu comme un des responsables de la crise actuelle à côté des Occidentaux en particulier les Etats Unis, mais plusieurs spécialistes, universitaires et hommes politiques ne se privent pas de critiquer également la direction des partis politiques kurdes, en particulier Abdullah Ocalan en Turquie et Mazlum Abdi en Syrie. 

‘’Ocalan avait quitté la Turquie en 1980. Il est en prison depuis 27 ans. Là-bas il a commencé à fabriquer des thèses, des idéologies, des lignes politiques vraiment très bizarres. Il est complètement coupé des réalités sociales et politiques. Ses opposants le nomment ‘Philosophe de la Maison des Fous’ ’’ écrit un ancien membre du PKK. ‘’Il est prisonnier et il est à la solde du régime turc’’ conclu-t-il

Par ailleurs, Mazlum Abdi ancien militant fidèle d’Ocalan, n’a pas su, selon ses critiques, de bien comprendre les objectifs et les politiques de ses alliés, Moscou, Washington, Paris, Londres et Riyad. Pendant environ 10 ans ils n’ont pas pu créer et construire les institutions vitales pour la survie de Rojava. Ils ont essayé de concrétiser les thèses d’Ocalan comme ‘’le confédéralisme démocratique’’, ‘’le communalisme’’, ‘’la jinéologie’’ (Sciences des femmes) et l’écologie… des concepts peu connus par la majorité des populations rurales de la Syrie du nord.

‘’La Syrie est entrain de devenir le futur de la Turquie. Un pays dirigé par les islamistes, ennemi de la démocratie, de la paix, des minorités ethniques et religieuses et de la civilisation occidentale’’ conclut le Prof Aktar. (FIN/RD)  


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