Ragip Duran
On ne peut probablement pas savoir exactement combien les médias sociaux reflètent les réalités sociales et politiques d’un pays. Mais malheuresement une grande majorité de l’ensemble des populations des pays dépendent de l’Internet pour s’informer sur ce qui se passe autour d’eux. Les algorithmes et divers autres instruments manipulateurs nous présentent un monde virtuel qui ne correspond pas au monde réel. Par ailleurs la Toile n’est pas un ensemble de média qu’on peut totalement refuser.
Prenons l’exemple de la semaine passée: 3 sujets ont été dans l’ordre du jour des médias de la Turquie:
- Les matchs de foot du FİFA 2026
- La fin qui s’approche du régime Erdogan
- Les contradictions des kurdes dans leurs relations avec Ankara.
Par ailleurs les statistiques publiés sur la Toile, même composés par des organisations sérieuses et internationales ne peuvent servir qu’à faire des comparaisons entre les pays ou des comparaisons chronologiques.
Trois exemples:
Selon une étude réalisée par le ‘’Global Peace Index’’ sotenue par la revue brittanique ‘’The Economiste’’ et le ‘’Centre for Peace and Conflict Studies’’ de Sydney, la Turquie est au 136ème place sur 163 dans la liste des ‘’Pays les Plus Sûrs’’. La Grèce est au 73ème pays sur cette liste.
Dans la liste dressée par ‘’l’Index Global Organized Crime’’ la Turquie est au 13ème place sur 193 pays, alors que la Grèce est au 101ème rang.
Selon OCDE la Turquie est au premier rang sur 43 pays dans la liste de ‘’Violence Contre Les Femmes’’ alors que la Grèce est au 26ème place.
Ces trois index montrent clairement pourquoi le Président Erdogan ne cesse d’affirmer que ‘’L’Occident est jaloux de la Turquie’’!
‘’Les critères fixés par des organisations internationales qui n’ont aucun rapport avec le régime Erdogan sont en générale fiables. Mais l’homme de la rue en Turquie n’a même pas besoin de ces statistiques car dans sa vie quotidienne il observe assez de cas et de fait qui prouve que le régime Erdogan est un grand bateau qui coule!’’ commente un professeur d’économie en exil. (FIN/RD)