Fwd: chroniqueuse raciste, tvxs.gr

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Ragip Duran

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May 3, 2026, 4:40:48 AM (2 days ago) May 3
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Turquie/Racisme: Trois mots qui font scandale

Ragip Duran

Mme Mine Kirikkanat (74), chroniqueuse du quotidien Cumhuriyet (République, Kémaliste, nationaliste) a qualifié sur son compte X, M.Kemal Kilicdaroglu, ex-Président du CHP (Parti Républicain du Peuple, opposition,138 sièges sur 592 au Parlement) de ‘’Kripto Kilic Artığı’’ .

‘’Kripto Kilic Artigi’’ signifie « Rescapé caché de l'épée».  En turc, dans le langage familier cette expression est une insulte contre les personnes qui ont survécu aux massacres de chrétiens et des alévis dans l'Empire ottoman, puis en Turquie.

M.Kilicdaroglu de secte alévie est d’origine de Dersim (Est). En 1915 lors des massacres plusieurs milliers d’Arméniens s’étaient réfugiés chez les Alévis de Dersim et étaient plus tard devenus alévis eux-mêmes.

Ainsi Mme Kirikkanat insinuait que M.Kilicdaroglu est d’origine arménien vêtu d’une veste alévie ! L’arménien et l’alévi sont selon l’idéologie et le discours officiel les deux pires ennemis de la République Kémaliste.

Le terme utilisé par la journaliste reconnait et voire légitimise les massacres des alévis depuis le règne du Sultan Yavuz Selim (1470-1520) et le génocide des arméniens depuis 1915.

Tout au long de la semaine ‘’Le Cas des rescapés de l’épée’’ était à la une des médias et de la Toile. Mme Kirikkanat s’est excusée publiquement auprès des Alevis et a avoué qu’elle ne savait pas le sens profond de cette expression. Cette excuse n’a pas été acceptée ni par les Alévis ni la majorité de l’opinion publique. Le quotidien Cumhuriyet a d’abord publié un éditorial dans lequel il défend la liberté d’expression de ses chroniqueurs et se plaint des critiques publiées dans les médias sociaux. Devant les protestations massives la chroniqueuse a dû déclarer qu’elle arrête de rédiger ses chroniques sans préciser pour combien de temps. ‘’Les mauvais ont gagné. J’arrête d’écrire mes chroniques. La place est désormais à vous’’ a-t-elle écrit.

Ses collègues chroniqueurs du quotidien Cumhuriyet ont préféré garder le silence sur cet événement. Et la direction du journal critique les İnternautes ‘’qui mènent une campagne de lynchage contre le quotidien d’opposition’’.

La chroniqueuse, étendard du Kémalisme nationaliste, était déjà en août 2005 était licenciée du quotidien Radikal (Gauche libérale) pour avoir publié ‘’une chronique de couleur raciste’’.

Mme Kirikkanat a publié plus de 15 livres, romans et essais. Elle avait fait il y a un an un procès contre la romancière Elif Shafak, accusée de plagiat. Elle avait gagné grâce aux procureurs, aux juges et aux Kémalistes qui détestent Mme Shafak, soutenue auparavant par la communauté Gulen, ancien alliée nouvel ennemi du régime Erdogan. Mme Shafak poursuit sa carrière littéraire en exil à Londres.

Les critiques de la chroniqueuse, très en colère contre Mme Kirikkanat, n’omettent pas non plus de lancer des missiles virtuels sur la vie privée de cette personnalité très controversée. (FIN/RD)



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