Nous avons le grand plaisir de vous inviter à la soutenance de thèse de M. Raphaël Forment portant sur :
, salle 623, Maison de l’Université - 10 rue Tréfilerie - 42000 Saint-Etienne.
ASSAYAG Gérard - Directeur de recherche, IRCAM - Rapporteur
LEVÉ Florence - Professeure des universités, Université de Picardie Jules Verne - Rapporteure
GOHON Kévin - Maître de conférences, Université Rennes 2 - Examinateur
ESCLAPEZ Christine - Professeure des Universités, Université Aix-Marseille - Examinatrice
RIOUX Vincent - Responsable BaseDigitale, Beaux Arts de Paris (PSL) - Examinateur
ORLAREY Yann - Chercheur Équipe Émeraude, INRIA - Invité
POTTIER Laurent - Professeur des universités, Université Jean Monnet (ECLLA) - Directeur de thèse
BONARDI Alain - Professeur des universités, Université Paris 8 (CICM) - Co-Directeur de thèse
Résumé :
L’objectif de cette thèse est de contribuer à l’analyse musicologique des pratiques du live coding. Le terme de live coding, apparu au tournant du millénaire dans le sillage du collectif TOPLAP, désigne une technique de performance consistant pour le musicien à écrire du code informatique en temps réel pour la création spontanée d’une performance audiovisuelle. Le live coding se pratique le plus souvent en public. Les live coders accordent une place importante à l’improvisation, au dialogue avec la machine et le public. Le code manipulé est le plus souvent projeté sur un écran afin de rendre visible le processus de création et de souligner l’expressivité du geste et du médium travaillé : le code informatique.
Cette étude se consacre à l’analyse des instruments qui fondent cet art : les environnements de live coding. Nous les considérons ici comme une catégorie organologique nouvelle. Aussi nombreux que variés, ces derniers peuvent être envisagés aussi bien comme des artefacts logiciels que comme des instruments de musique ; comme des dispositifs techniques autant que comme des témoignages d’une pensée esthétique et d’une manière de formaliser l’acte de création. C’est dans cette ambiguïté et dans cette bascule entre art et technique, entre esthétique et logique, que réside la spécificité de ces environnements et leur intérêt pour l’analyse musicale. Ces instruments témoignent d’un mode nouveau de construction du discours musical et de l’interaction entre l’homme et la machine.
Nous avons choisi d’adopter une approche interdisciplinaire en raison de la spécificité de notre objet. Les environnements de jeu des live coders sont des objets hybrides, qu’une seule et unique perspective de recherche ne suffit pas à épuiser. Nous cherchons à nourrir l’analyse musicale des ressources offertes par l’informatique, l’analyse esthétique, l’histoire des techniques et des technologies, l’analyse du code source, la recherche-création. Nos deux premières parties constituent une introduction de détail à l’objet d’étude, à ses enjeux et à ses spécificités. La troisième partie se consacre à l’analyse des environnements de live coding et des techniques de création qu’ils autorisent. La dernière partie de cette étude sera quant à elle consacrée à une analyse rétrospective de nos expériences de recherche-création. Nous y présenterons deux prototypes logiciels que nous avons conçus et développés, Sardine et Topos. Nous y aborderons aussi d’autres outils similaires développés pour étudier les pratiques du live coding en adoptant tour à tour le point de vue de l’analyste, du musicien et du programmeur.
Au plaisir de vous y retrouver.
Bien cordialement,
Laurent Pottier et Alain Bonardi
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Les courriels que je pourrais envoyer en dehors des heures de travail ne requièrent ni réponse immédiate ni réponse en dehors des heures de travail.
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Laurent POTTIER
Professeur des Universités, musicologie et technologies numériques
Head of the DIGICREA EMJM Master -
https://master-digicrea.univ-st-etienne.fr/Responsable du Master « CCNT - Réalisateur en Informatique Musicale »
Membre de l'IASPM (International Association for the Study of Popular Music) et de l’AFIM (Association Francophone d’Informatique Musicale)