Meilleurs Voeux 2008 : Année d'actions en développement territorial

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Jan 18, 2008, 4:28:53 AM1/18/08
to CEADT
Bonjour chers amis du groupe

Il n'est pas encore trop tard de vous présenter mes voeux les
meilleurs pour cette année 2008.
Je souhaite qu'elle soit pour vous et vos familles respectives une
année de santé et de succès. Qu'elle soit également une année
d'actions en aménagement et développement territoriale

Par ma voie recevez également les amitiés de Mr Luc Gnacadja,
Secrétaire Exécutif/ Convention des Nations Unies de Lutte contre la
Sécheresse et la Désertification, qui me charge de vous transmettre
ses voeux de Bonheur pour 2008.

Pour commencer, je vous fais suivre ce texte que j'ai trouvé sur
Internet (sur le site d'un quotidien sénégalais, http://www.sudonline.sn)

Il concerne un débat sur la gouvernance territoriale et le
développement local initié par le GERAD basé à Dakar.

Félicitant ce groupe de recherche de cette initiative, je vous invite
à continuer le débat notamment en ce qui concerne l'échelle pertinente
de décision et de
gouvernance. Et quelle politique territoriale faut il promouvoir face
à ces différents types d'échelle, de niveau de découpage et de
recompositions?

C'est un débat qui avait déjà été lancé lors du CEADT, et ces
questions restent toujours pertinentes. Voilà donc des points de vue
discutés qui donnent de nouvelles idées.


ci joint le texte

Bonne lecture

GOUVERNANCE TERRITORIALE ET DEVELOPPEMENT LOCAL

Le pouvoir des régions en débat
Par Mame Aly KONTE | SUD QUOTIDIEN | vendredi 18 janvier 2008 | 13
http://www.sudonline.sn

<< Quel est le meilleur pouvoir possible ? Quels sont les échelons
territoriaux pertinents ? >> Deux questions majeures qui ont permis au
professeur Jean Marie Miossec, Président de l'Université Paul Valéry
de Montpellier d'introduire un vaste débat sur un thème d'école <<
Développement local, gouvernance territoriale : Enjeux et perspectives
>>. Avant-hier, mercredi 16 janvier, pendant près de trois heures, les
spécialistes de territoires, des terroirs, des espaces urbains et
ruraux, se sont lancés dans un essai de définition des concepts de
base qui fondent depuis 50 ans, la vie des Etats, des régions et des
villes en Afrique comme dans le monde. >>

Cet exercice bien difficile, initié sous l'égide du Groupe d'étude, de
Recherche et d'aide à la décision (Gerad), a réuni un certain nombre
d'experts, de chercheurs des universités et de l'administration, des
acteurs de la cité etc. Le but étant de traduire dans la réalité le
contenu de tous les concepts utilisés aujourd'hui pour expliquer
certaines réalités locales et dont la pertinence laisse depuis
quelques années, à désirer. Introduisant le sujet sur << le
développement local entre mondialisation et promotion des territoires
>>, le professeur Miossec a confirmé le fait que << le monde se soit
engagé à partir des deux décennies du siècle précédent dans une
nouvelle ère... >> Selon lui, << Le monde serait devenu un village
planétaire et pour répondre à la mondialisation, à la globalisation, à
la privatisation, une plus grande flexibilité serait requise tandis
qu'un approfondissement démocratique serait nécessaire... >>
Démocratie et pouvoir, voilà le débat. Mais où sont les pouvoirs ?
Comment ils sont structurés. Qui les exerce ? Sur quels espaces, ils
sont administrés et à qui ? Aujourd'hui, si à l'échelle des
territoires définis dans le cadre des régions, des départements et des
communautés rurales, les limites sur le papier sont bien définis et
circonscris par les administrateurs, le questionnement auquel se sont
livrés les acteurs dans le cadre des efforts liés à la gouvernance, la
décentralisation, le développement, est resté encore une fois à l'état
du débat de fond. Certains comme les administrations y allant avec
leurs certitudes et d'autres avec des questions sans réponses.
<< Ce qui nous préoccupe dans le cadre de cette communication, précise
Jean Marie Miossec, ce sont les interrelations entre gouvernance et
territoires, gouvernance au singulier et territoires au pluriel.
Encore, selon lui, faut-il se mettre d'accord sur les termes ou au
moins énoncer les définitions adoptées... >> << La gouvernance est à la
mode >>, ajoute le géographe, selon qui, << Le mot fait sérieux et, dans
un monde dont l'ordre est relâché, il permet de substituer une notion
floue et passe partout qui rassure... >> Nous voilà dans l'idée des
concepts valises.
Celui qui le définit encore comme un processus théorique qui s'inspire
des modes de régulation en conviant à la négociation des partenaires
choisis de niveau inégal, n'estime pas moins << que la gouvernance
offre ainsi une apparence de lissage et d'équité, atténuant le
différentiel public/privé, abrogeant les systèmes hiérarchisés au
profit d'un échange ou d'un simulacre d'échange de haut en bas, de bas
en haut, prônant un auto-ajustement qui s'inspire quelque soit le
contexte, des mécanismes du marché... >>
Concepts valises ou pâles imitations
Ces mots savants qui ne disent pas tout
Si en France depuis la loi du 15 mars 1982, des efforts réels ont été
faits dans le cadre de la gestion plus proche des régions, il reste
encore bien des choses à parfaire pour parler de transfert réel de
compétences et de pouvoirs. Dans la réalité sénégalaise, la loi du 22
mars 1996 qui donne le pouvoir aux collectivités locales, renvoie a
transféré neuf (09) compétences naguère détenues par l'Etat aux
régions laisse encore plus de questions sans réponses. Initiée dans la
précipitation pour placer des amis politiques qui ne peuvent pas tous
être ministres à la tête des régions ou des grandes, la réforme n'a
pas mis longtemps pour montrer ses limites. Les communes-quartiers qui
ont été créées dans la ville de Dakar, ont tout de suite perçu la
ruse, ne pouvant tenir avec les maigres fonds de dotation et
d'équipement aux collectivités locales que l'Etat octroyait.
Dans une ville gigantesque et inorganisée comme Dakar, les querelles
pour le partage et la gestion des aires de marchés et des centres
d'affaires vont tout de suite se poser, compliquant tout de suite
l'exercice du pouvoir pour tous. Entre conflit de compétences,
contrôle de la légalité des actes, les sous-préfets qu'on a eu du mal
à placer, ont vite été dépassés. Il a fallu des arrangements
précaires, dont nombre de petites communes ne se sont jamais remis. A
la veille des élections locales, l'idée de reverser certaines communes
dans l'espace de la ville est toujours d'actualité. Mais qui le fera
quand la politique a fini de rendre inopérant, le fonctionnement de
ces communes sans relief.
Et dans ce flou, les concepts et les mots ne signifient pas encore
grand-chose dans les régions, les communes et conseils ruraux. Ce qui
ne fait qu'ajouter à la confusion qui rend encore plus compliquée la
réalité de la décentralisation sur le terrain et dans la compréhension
des gens qui sont dans un terroir et sous une juridiction donnée.
Voilà donc qui ne facilite pas les processus en cours dans le cadre
global du développement local et de la gouvernance territoriale. Et
pour donner encore quelques pistes de réflexion, le professeur Cheikh
Ba, du département de géographie de l'université de Dakar, n'a pas
manqué d'attirer l'attention sur le fait que de nombreux concepts
sortis des dictionnaires savants nous proviennent de notre passé
colonial. Selon lui, << Les processus de décentralisation ont souvent
été faits par simple imitation sans tenir compte de la réalité de leur
contenu sur le territoire. On peut citer par exemple des notions comme
l'Aménagement du territoire, la décentralisation... >>
Traduites dans la réalité, que veulent dire la gouvernance, la région,
la décentralisation même pour les hommes et femmes des terroirs sous
administration, se demande le professeur Cheikh Ba. Qu'est-ce que
d'ailleurs le pouvoir local, pour l'élu qui dirige ? << Les difficultés
viennent selon lui, de tous ces disfonctionnements nés des réformes en
cours ou passées du fait qu'il y a beaucoup différences entre les
territoires. Et, on ne peut pas faire de développement local si on ne
parvient pas à conceptualiser les concepts que nous utilisons par
rapport à notre culture et nos réalités locales. >> Il s'agit d'une
véritable distorsion entre ces concepts valises parce qu'importés et
la réalité du terrain.
Pour le professeur, l'histoire a fini de retenir que tous ces mots
viennent tous des pratiques de l'administration coloniale. Et par
conséquent, c'est une des raisons qui font qu'il faudrait tenir compte
de ces réalités en adaptant en conséquence les concepts et leur
contenu.





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