Premier message : échanges sur les perspectives de l'agriculture dans le développement économique.

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Jul 4, 2007, 6:24:49 AM7/4/07
to CEADT
Je me jette à l'eau pour lancer la discussion

Voici des informations publiées par "Jeune Afrique" qui mettent en
avant l'importance de l'agriculture dans le développement.

Après lecture qu'est ce que cela vous inspire?


MAROC

Le Haut commissaire au Plan du Maroc, Ahmed Lahlimi, a souligné lundi
que la production agricole au Maroc, y compris animale et végétale, a
pratiquement triplé en valeur constante en l'espace de 50 ans et
représente actuellement 15% du PIB.
"Malgré une forte urbanisation, l'agriculture représente encore 15% de
la richesse nationale et a un effet multiplicateur, en amont et en
aval, important et croissant sur le reste de l'économie nationale", a
indiqué M. Lahlimi, à l'ouverture de l'atelier: "Quelle agriculture
pour le Maroc 2030?".

La dimension sociale de l'agriculture est centrale, a-t-il relevé,
dans la mesure où ce secteur occupe 46%c des actifs du pays et son
évolution est déterminante des équilibres de la société rurale.
Le Haut commissariat au Plan (HCP) a fait état de trois scénarios qui
ressortent de l'étude "Prospective-Agriculture-2030" soumise au débat,
à savoir un "scénario de l'ouverture subie", un deuxième de
"l'ouverture accélérée" et un dernier de "l'ouverture maîtrisée".

( Maroc - 2 juillet 2007 - xinhua )

AFRIQUE SUBSAHARIENNE

Croissance faible, renchérissement des importations de pétrole, crise
de la filière coton, les huit pays de l'Union économique et monétaire
d'Afrique de l'ouest (UEMOA) traversent actuellement une période
difficile et doivent d'urgence engager des réformes.
En 2006, la croissance économique a dégringolé à 3,2% (deux points de
moins que dans l'ensemble de l'Afrique sub-saharienne), contre 4% en
2005, des niveaux très insuffisants pour sortir de la pauvreté des
pays souvent classés parmi les plus misérables au monde.
Et la croissance du Produit intérieur brut (PIB) de cette Union
d'environ 80 millions d'habitants, dont le poids lourd reste la Côte
d'Ivoire, engagée dans un difficile processus de paix, est estimée à
seulement 4% pour 2007.
Dans son dernier rapport "Perspectives économiques des Etats de
l'UEMOA en 2007", la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'ouest
(BCEAO), basée à Dakar, souligne que les pays de la zone "ont été
lourdement affectés par le "choc" pétrolier, à l'exception notable de
la Côte d'Ivoire, pays producteur.
D'autant plus qu'il est intervenu dans un contexte de "faiblesse des
cours des matières premières qu'ils exportent", notamment le coton.
Pour la Banque centrale de la zone, "les contre-performances
enregistrées dans les principaux secteurs qui, jusque-là,
constituaient les principales sources de la croissance, traduisent la
fragilité des structures des économies et leur vulnérabilité aux chocs
extérieurs".

En 2006, seulement deux pays ont enregistré une hausse de leur PIB, le
Bénin (de 2,9% à 3,6%) et le Togo (de 0,8% à 1,5%). Il a stagné en
Côte d'Ivoire (1,8%) et baissé dans les autres pays, surtout au
Sénégal (de 5,5% à 3,1%) et au Niger (de 7% à 3,5%).
Les subventions aux entreprises du secteur de l'énergie et les
transferts aux filières agricoles en difficultés, notamment celle du
coton au Bénin, au Burkina, au Mali et au Togo, ainsi qu'à la branche
des produits chimiques au Sénégal ont explosé, augmentant "globalement
de 28,8% pour se situer à 474 milliards de FCFA (754 millions
d'euros), soit le niveau le plus haut jamais atteint au cours des dix
dernières années".
De nombreux pays, dont le Sénégal, se plaignent régulièrement que
l'allègement de la dette consenti par les bailleurs de fonds est
annulé par l'importance de ces subventions et transferts.
La facture pétrolière s'est considérablement alourdie en 2006 pour
avoisiner 32% des importations totales contre à peine 19% en 2002. Le
déficit de la balance commerciale est toutefois en "net repli" par
rapport à 2005, grâce à la hausse des exportations de brut de la Côte
d'Ivoire et d'or du Mali.

2007, les perspectives de croissance "reposent principalement sur le
secteur agricole" et "la restructuration des filières en difficultés
est nécessaire", notamment le coton dans l'ensemble de la zone,
l'arachide au Sénégal.
Des réformes sont également attendues d'urgence dans le secteur
secondaire, notamment les Industries chimiques du Sénégal (ICS) et les
entreprises opérant dans les hydrocarbures et l'électricité.
Importante société de produits azotés et d'engrais, les ICS sont en
proie à de très graves difficultés financières qui plombent la
croissance du pays. L'endettement de cette société, un des principaux
employeurs du pays, dépassait fin 2006 plus de 200 milliards de FCFA
(304 millions d'euros).
La société attend d'être recapitalisée selon l'accord passé entre le
gouvernement sénégalais et les dirigeants du consortium indien Iffco.

( 4 juillet 2007 - AFP)

DEBAT


A travers ces deux analyses et l'analyse de l'expérience marocaine en
agriculture par les différentes fermes que nous avons visitées, je
peux me convaincre que l'Afrique Subsaharienne a un potentiel
agricole, une ressource spécifique, notamment les ressources
agricoles, qu'elle peut valoriser pour inscrire ces différents
territoires dans les circuits mondiaux.
Mais la question est comment ? Je pense que l'expérience marocaine est
utile à analyser.
- Que vous inspire ces analyses ?
- Quelle analyse pouvons-nous en faire ?
- Quelle leçon en tirer en matière de développement territoriale et
d'aménagement du territoire à partir de notre formation du CEADT et de
nos expériences professionnelles personnelles ?

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