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unread,Nov 15, 2007, 8:31:43 AM11/15/07Sign in to reply to author
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je vous propose encore une fois ces sujets de reflexion trouvés sur
internet
Il s'agit du TGV marocain, premier en Afrique et la montée du cours du
pétrole.
Bien de choses à tout le monde en esperait que vous vous porter tous
très bien.
En déboursant 2 milliards pour implanter le train français dans son
royaume - le premier en Afrique - Mohammed VI fait un choix judicieux
pour le développement économique de son pays.
Pascal Boniface,
Directeur de l'institut des études internationales et stratégiques
Avec son TGV, le Maroc montre la voie
Les maharajahs de l'Asie du Sud-Est avaient pour habitude de
s'attaquer à leurs ennemis de la plus subtile des manières : ils leur
faisaient un cadeau somptueux, un éléphant blanc, dont l'entretien
ruinait celui qui le possédait. L'animal était sacré, mais ne pouvait
être utilisé en rien. L'expression <<éléphant blanc>> est passée,
depuis, dans le langage courant pour désigner les grands projets
d'équipement ou d'infrastructures, souvent surdimensionnés pour les
besoins et les moyens des pays en développement.
Le train à grande vitesse (TGV) que la France va livrer au Maroc
rentre-t-il dans cette catégorie ? Le Maroc, pour des raisons de
prestige, ne s'est-il pas fourvoyé en voulant se doter d'un TGV qui va
peser sur ses finances sans servir les besoins sociaux de la majorité
des Marocains ? Le royaume chérifien sera le premier pays africain, et
même le premier pays du Sud, à se doter d'un tel équipement. Le Maroc
prend ainsi la tête d'une course symbolique à la modernité tant dans
le monde arabe qu'en Afrique. La fierté nationale ne remplit pas les
assiettes, mais elle mobilise les peuples et constitue un facteur de
confiance. Le Maroc va donc être pionnier.
En a-t-il les moyens ? La ligne de TGV va relier Tanger, en plein
développement, à Casablanca, réduisant le temps de parcours de cinq
heures à deux heures et dix minutes. Le coût est évalué à 2 milliards
d'euros. Et c'est, au final, supportable pour les finances du royaume,
dont le PIB s'élève à 51 milliards de dollars. Le trafic de voyageurs
augmente déjà de 10 à 15% par an. Le Maroc compte 1 907 kilomètres de
voies ferrées, contre 58 000 kilomètres de routes et 26 aéroports. Il
reçoit un peu moins de 20 milliards d'euros d'investissements directs.
Or un TGV n'est pas un équipement inutile. Il a des répercussions
concrètes en termes d'emploi et d'aménagement du territoire. Ainsi, le
choix de passer au ferroviaire rapide est judicieux aussi bien en
termes de modernisation du pays qu'en termes de développement durable.
Le déficit d'infrastructures ferroviaires en Afrique est l'un des
principaux handicaps qui freinent son développement économique. Les
incertitudes en termes de délais, de coûts et de sûreté qui pèsent sur
les transports sont l'une des plaies majeures du continent. On
pourrait même penser que ce type de projet devrait être multiplié sur
toute l'Afrique. Car une fois l'infrastructure payée, le coût de
l'entretien est faible et génère un surcroît d'activités. Aussi,
plutôt que de réhabiliter des lignes essoufflées, pourquoi ne pas
passer dans certains cas directement à la ligne TGV, un peu comme
l'Afrique est passée au téléphone cellulaire en sautant l'étape du
fixe ? A l'époque où la lutte contre le réchauffement climatique est
une priorité stratégique - mais où il n'est pas pensable d'entraver le
développement des pays émergents -, le train à grande vitesse n'est
pas une lubie mais un pari raisonnable.
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BARIL A 100 DOLLARS, DEFICITS ENERGETIQUES ET DES COUPURES
D'ELECTRICITE A REPETITION ...
Et si le nucléaire était la solution...
Par Mame Aly KONTE | SUD QUOTIDIEN | vendredi 9 novembre 2007
Avec quelle énergie conduirons-nous nos véhicules dans 30 ans ? Avec
quoi fonctionneront nos centrales électriques quand il n'y aura plus
de pétrole ? Questions brûlantes, question vitale aussi au moment où
sur les marchés du monde, le baril de pétrole menace d'aller au-delà
des 100 dollars.
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ENERGIE
Au Sénégal, pays confronté aux déficits énergétiques et aux ruptures
dans l'alimentation des stations d'essence et dans la distribution du
courant, on n'a pas attendu bien longtemps, pour se rendre compte des
terribles difficultés qui attendent tout le monde. Dans un pays où les
nouveaux riches semblent avoir opté pour la frime et les grosses
cylindrées comme les Berlines et les 4X4, le litre d'essence oscille
entre 650 et 750 FCFA. Même le gasoil qui ne valait guère que 300
Fcfa, il y a seulement quelques années, est aujourd'hui à plus de 500
francs le litre. Un luxe pour le pauvre.
Dans cet imbroglio à l'inflation sur le marché du brut, tout le monde
souffre et l'Etat qui ne s'est que peu préoccupé de la vie des gens,
les livrant à une fourniture d'électricité quasiment réduite à la
pénurie, se met à réfléchir sur les voies et moyens de sortir de cette
situation pour le moins burlesque et intenable. On a tout essayé
pourtant au Sénégal : forages à l'éolienne ou au solaire, biogaz,
système photovoltaïque, mais jusqu'ici, aucune de ces trouvailles
scientifiques, n'aura permis de réduire la consommation énergétique
des ménages, comme des administrations et des industries. Dans ce lot,
l'administration et les services de l'Etat comme le Building
administratif, dépassent toutes les logiques de consommation de
courant.
Dans un pays sans grandes ressources minières, où le gouvernement et
le Chef de l'Etat ont opté pour la méthode des grands ouvrages
dévoreurs d'énergie et d'argent, la seule alternative, pour les
experts, autres ingénieurs et chercheurs se trouve dans une vision
commune à l'Afrique d'aller vers l'énergie nucléaire. << Le sujet ne
doit plus être tabou >>, nous signale l'ancien ministre de l'Urbanisme
et de l'Aménagement du territoire qui a fait cette proposition au
cours du dernier dîner débat organisé par l'Ordre des Architectes, le
2 novembre à Dakar sur le thème, << Pour une architecture avec zéro
émission de Co2. >>
Ingénieur de génie civil, mais aussi spécialiste des questions
d'économie d'énergie dans l'habitat, Seydou Sy Sall, estime que tout a
été essayé depuis trois décennies. Entre l'énergie éolienne, le
solaire et le biogaz, le Sénégal a presque tout tenté sans grands
résultats. << Or aujourd'hui, le secteur du bâtiment qui consommait à
une certaine époque environs 51% de l'énergie électrique dans le pays,
en est à plus de 67%, >> révèle l'ancien ministre selon qui, << rien que
le Méridien Président, grand hôtel de la ville de Dakar, consomme
quelque 8,5 millions de kilowatts heures par an. Et qu'en sera-t-il
dans 20 ans autant dans l'industrie que dans les ménages >>, se demande
M. Sall.
Les énergies renouvelables ont aussi un coût
Dans un monde où plus de 90% de l'énergie consommée est d'origine
thermique, se tourner vers d'autres sources devient une nécessité pour
tous les pays qui disposent de soleil, de fortes potentialités
éoliennes et de biogaz. Mais, ces énergies seules suffiront-elles pour
sortir nos pays de l'obscurité et de l'arriération économique ? Toute
la question est là.
L'une des alternatives les plus crédibles reste l'énergie nucléaire
selon l'expert qui n'en fait pas cependant une religion au vu des
dangers qui entourent son exploitation. << On en a peur, signale Seydou
SyS all, mais avec un baril à plus de 100 dollars, le pétrole ne sera
plus à notre portée dans quelques années. Et cela risque de poser des
problèmes économiques graves si nous ne prenons pas les devants. Et
quand vous regardez la balance commerciale du Sénégal, vous verrez que
c'est le pétrole et la nourriture qui grèvent considérablement le
bilan. >>
Quand on voit que depuis la catastrophe de Tchernobyl, les accidents
nucléaires se sont faits rares, M. Sall, conforte sa thèse dans le
fait que même la France qui ne comptait qu'une centrale en 1973 a fini
par tomber dans l'option nucléaire et possède aujourd'hui plusieurs
centrales dans le pays. Il cite encore les exemples du Maroc, de
l'Egypte qui aussi se lancent dans le nucléaire avec de petites
centrales de plus 900 mégawatts là où toute la puissance de la Senelec
réunie ne dépasse guère 500 mégawatts.
<< Il faut donc se décomplexer >>, nous dit Seydou Sy Sall, qui estime
qu'il faut inscrire cet effort nécessaire dans le cadre des ensembles
sous-régionaux et régionaux comme la CEDEAO. Parce que pris
individuellement, aucun pays de la sous-région peut s'investir
aujourd'hui seul dans l'énergie nucléaire. Il faut donc travailler à
repenser l'ensemble de l'électrification du continent dans le cadre de
l'Union africaine. Pour que demain, prévient l'ingénieur, quand le
pétrole aura épuisé ses réserves, que l'Afrique puisse arriver à
répondre correctement à la demande énergétique qui monte face à la
croissance industrielle et démographique que connaît le continent.