Andry.Kendall" <
Andry....@worldonline.com> a écrit dans le message de
news: 409bc190$0$8647$626a...@news.free.fr...
> Comment on achète un veto français, par Dick Morris
>
> The New York Post
>
> Original anglais : " How to buy a French veto"
>
> Quiconque aspire ardemment à un véritable multilatéralisme international
ferait bien de s'intéresser aux dessous de table que l'on découvre à présent
dans le scandale du programme "Pétrole contre nourriture", de l'ONU.
>
> Pourquoi la France et la Russie se sont-elles opposées aux efforts en vue
de renverser le régime de Saddam Hussein ? Et pourquoi ont-elles constamment
fait pression, au long des années 90, pour qu'on augmente les ventes de
pétrole irakien ? Était-ce par empathie pour les enfants affamés de cette
nation appauvrie ? Ou parce qu'ils voulaient empêcher les Etats-Unis
d'imposer avec arrogance leur vision des choses au Moyen-Orient ?
>
> Il semble maintenant que c'était tout simplement parce qu'ils percevaient
des pots-de-vin. Saddam était leur mine d'or. Si le Président Bush a
souffert d'un certain discrédit en raison de ses affirmations - apparemment
fausses, mais non dénuées de sincérité - concernant les armes irakiennes de
destruction de masse, sa faute est infime comparée aux motivations
personnelles, carrément égoïstes et délictueuses, qui semblent avoir guidé
ceux qui se sont opposés aux efforts [du président américain] pour
débarrasser le monde d'un de ses pires dictateurs.
>
> Durant toutes les années 90, la France et la Russie ont harcelé les
Etats-Unis et la Grande-Bretagne pour qu'ils augmentent la production
irakienne de pétrole. Le Président Bill Clinton et le Premier ministre Tony
Blair s'y sont opposés, pied à pied, mais y ont consenti ensuite, à
contrecoeur. On a permis à l'Irak de vendre 500.000 barils par jour. Puis,
sur l'insistance franco-russe, cette quantité a été portée à 1 million, puis
à 2 millions, et, en fin de compte, à 3 millions de barils par jour.
>
> A chaque fois, l'Amérique et la Grande-Bretagne - pays qui sont maintenant
accusés de convoiter le pétrole irakien - ont résisté à l'augmentation de la
production irakienne et ont recommandé des contrôles plus étroits du
programme. A chaque fois, les Français et les Russes ont péroré sur les
droits de la souveraineté irakienne et sur la nécessité de nourrir les
enfants.
>
> Maintenant nous savons pourquoi les Français et les Russes insistaient
tant. Des documents gouvernementaux irakiens (transmis, grâce à une 'fuite',
au journal de Bagdad, Al Mada) dressent la liste d'au moins 270 personnes et
entités qui ont obtenu des bons leur permettant de vendre du pétrole
irakien - en gardant pour eux une grande partie de l'argent [ainsi obtenu].
Ces bons, et la promesse du grand enrichissement immédiat qu'ils
représentaient, ont permis d'acheter un appui capital, aux Nations Unies,
permettant à Saddam de rester au pouvoir.
>
> La liste des bénéficiaires de ces dessous de table inclut l'ancien
ministre français de l'Intérieur, Charles Pasqua (qui était à la tête d'un
parti pro-chiraquien) et Patrick Maugein, directeur de la société française
de pétrole, Soco International. L'ancien ambassadeur de France à l'ONU,
Jean-Bernard Mérimée, a reçu des bons pour la vente de 11 millions de
barils.
>
> En Russie, la chaîne de pots-de-vin allait jusqu'au "bureau du Président
russe". Le parti Paix et Unité du Président Vladimir Poutine a également
reçu des bons, de même que Nikolaï Ryzhkov - qui fut Premier ministre à
l'ère soviétique - et l'Eglise orthodoxe russe. Le dirigeant nationaliste,
Vladimir Zhirinovsky, a eu sa part de ces largesses.
>
> Sans oublier Mgr Jean-Marie Benjamin, au Vatican, qui a obtenu le droit de
vendre 4 millions et demi de barils, à titre de récompense pour avoir
organisé une rencontre entre le ministre des affaires étrangères irakien,
Tariq Aziz, et le Pape.
>
> Bien sûr, la liste indique que Benon Sevan, le fonctionnaire des Nations
Unies en charge du programme "Pétrole contre nourriture", a reçu des bons.
Il dément l'accusation, mais a tout de même décidé de démissionner, le mois
prochain.
>
> Au début du programme "Pétrole contre nourriture", l'Amérique et la
Grande-Bretagne ont proposé que l'argent soit versé uniquement sur des
comptes entièrement contrôlés par les Nations Unies. Cette norme a aussitôt
été modérée en sorte d'inclure des comptes non effectivement contrôlés, mais
seulement surveillés par les Nations Unies.
>
> Frank Murkowski, alors sénateur républicain de l'Alaska, avait mis en
garde contre le fait que "le pétrole est convertible" et il avait fait
remarquer que, dans le passé, l'Irak avait été autorisé à l'extraire et à le
vendre. Saddam pouvait donc vendre tout ce qu'il voulait en dehors des
canaux officiellement autorisés, et personne ne pourrait dire quel or noir
était légal ou non. Mais nul n'avait imaginé qu'il y avait de réels dessous
de table allant à tel ou tel fonctionnaire français, russe, ou onusien, en
tant qu'éléments du programme.
>
> Il s'avère aujourd'hui que la sacro-sainte position du Secrétaire général,
Kofi Annan, a pu masquer une corruption pétrolière qui sévissait jusque dans
les hautes sphères de l'Organisation des Nations Unies.
>
> Le défaut des coalitions internationales est qu'elles incluent la justice
et l'injustice, la corruption et l'intégrité, la démocratie et l'autocratie.
Et l'on ne peut accorder la même confiance à tous leurs membres. Le groupe
qui s'est dressé pour soutenir l'invasion de l'Irak a été surnommé "la
Coalition du Volontarisme". Aujourd'hui, il s'avère que c'était également
"la Coalition de l'Honnêteté".
>
> Dick Morris
>
> The New York Post