Définition
C’est un travail réalisé en commun par plusieurs personnes aboutissant
à une oeuvre commune (travail en groupe ou en équipe). Il suppose que
les personnes interagissent pour accomplir l’objectif fixé, chacun
selon ses compétences et le rôle qu’il joue dans la dynamique de
groupe.
Dans le cas où le but a atteindre est l’acquisition de compétences, on
parlera plutôt de travail coopératif ou apprentissage coopératif.
"l’apprentissage coopératif est une activité d’apprentissage en
groupe, organisée de façon à ce que l’apprentissage soit dépendant de
l’échange d’informations socialement structuré qui s’effectue entre
les apprenants du groupe. C’est également une activité dans laquelle
l’apprenant est responsable de son propre apprentissage et motivé pour
participer à l’apprentissage des autres." (Lopriore, 1999 : p 134)
Les outils
Selon ce qui précède, les outils de travail collaboratif sont des
outils qui doivent permettre le fonctionnement d’un groupe de travail.
Ils supposent des éléments techniques (matériels, réseaux et logiciels
de gestions de ces réseaux), des éléments d’organisation (services de
communication et d’information) et des compétences de la part des
acteurs humains.
Souvent présentés comme des plates-formes, ils offrent ce qu’on
appelle des services qui peuvent comprendre :
un calendrier
un carnet d’adresse
des documents (ressources organisées)
une messagerie
un forum
un gestionnaire de tâches
un bloc note
un gestionnaire de favoris
un gestionnaire de SMS
un système de publication
Ces outils peuvent se classer en quatre types :
les outils de communication (mail, chat, tableau blanc, visio),
les outils de travail (partage d’application, de documents),
les outils d’accès au savoir (bibliothèque, portails, annuaires, faq,
wiki, moteurs de recherche),
les outils de suivi (workflow) (synchronisation, gestions des tâches,
agendas partagés)
Certaines plates-formes spécialisées comportent des outils spécifiques
( répertoires de projets, visualiseurs de documents, applications de
conception, outils de recherche, etc.)
La pertinence de ces plates-formes sera plus ou moins grande selon les
groupes d’utilisateurs, les types et situations de travail (travail en
projets, bureaux virtuels, communautés).
Les orientations des outils de travail collaboratif
Outre les spécificités propres, les usages de ces outils sont
tributaires des orientations définies par les groupes de travail,
elles-même soumises aux objectifs. Ces orientations peuvent être, de
manière non exclusive :
Les projets virtuels : ils sont composés de zones sécurisées dédiées
au travail en commun et associés à des zones de ressources et d’outils
de suivi de projets.
Les bureaux virtuels : cette orientation privilégie les outils de
communication synchrone et asynchrone, les agendas personnels et
partagés, l’accès organisé aux ressources.
Les communautés : une orientation gourmande en outils d’échanges et de
communication (principalement les forums).
Sources :
http://polenumerique.ac-creteil.fr/Travail-collaboratif-definition-et
Travail collaboratif : Trois exemples, un même objectif
Trois donneurs d’ordres, trois modes de travail collaboratif, un même
objectif : réduire le temps de conception, améliorer la communication
et la circulation de l’information.
PSA : jusqu’à la maquette numérique
Récemment, PSA a fait couler beaucoup d’encre sur sa stratégie de
travail collaboratif : le 14 mars dernier, le groupe inaugurait son
nouveau portail B2B. C’est une plate-forme améliorée et étendue de son
premier intranet développé en 2002. Objectif : faciliter les échanges
en entreprise étendue et mieux communiquer avec ses fournisseurs.
Plusieurs axes de développement ont été suivis, dont la « logique
projet ». Dans un article du Journal du Net, Daniel Zamparini,
Directeur des systèmes d'information de PSA Peugeot Citroën explique :
« Le portail est un plateau virtuel au service des projets, qui répond
à une volonté du groupe de passer d'une logique d'échange à une
logique de partage des informations ».
Plusieurs outils sont à la disposition du groupe et de ses
partenaires : messagerie, standards projet, tableaux de bord et
maquette numérique (atelier de simulation de conception).
Airbus : collaborer en interne
Le travail collaboratif peut se penser aussi en interne. Chez Airbus
par exemple, l’intranet est devenu un outil de travail collaboratif
partagé par tous les salariés à travers le monde, soit 52 000
personnes. Il a vu le jour en 2002.
Principal application collaborative, les « e-rooms ». Les participants
peuvent y créer, déposer ou modifier des documents. Une seule
modification à la fois sur un document et toutes les modifications
font l’objet d’une alerte par e-mail. Pour 01net, dans un article de
Jean-Marie Portal et Olivier Roberget paru en 2004, c’est « un
instrument au service de sa révolution culturelle ».
Autre dimension intéressante de ces e-rooms, la mémoire : « …
l'historique du projet, les modifications apportées, les différentes
maquettes et versions qui ont amené à la solution finale.
"L'intelligence de tout ce qui est dans le travail collaboratif est
gardé », note Vincent Leblond - responsable de la gestion de contenu
et de la collaboration chez Airbus - dans un article paru sur le
Journal du Management début 2005.
Sup@irworld: le portail fournisseur d’Airbus
Faurecia : pour la qualité
Chez Faurecia, on ne parle pas à proprement dit de travail
collaboratif mais plutôt de partage de l’information.
Le défi n’en est pas moins grand. Dans un article du Journal du
Management, on peut lire Jean-Pierre Bircker, responsable intranet
groupe : « En fait, nous avons à faire à un problème de
décentralisation, admet Jean-Pierre Bircker. Beaucoup d'informations
circulent à différents niveaux, ce qui crée des redondances et des
décalages entre les versions des documents. »
C’est pour éviter ses décalages, contraires à la démarche qualité de
l’équipementier que des « business groups » ont été créés.
L’objectif : que chaque salarié est accès à toutes les informations
techniques qui peuvent leur permettre de travailler en respectant les
normes essentielles à la démarche qualité, et ce en temps réel.
Les documents partagés sont des bases d’information sur les savoir-
faire du groupe et les procédures. Les 60 000 collaborateurs y ont
accès et peuvent même intervenir.
Sources :
http://www.cao-emplois.com/Article/CB-11-CAO-Dossier-Travail-collaboratif-Trois-exemples-un-meme-objectif