Aujourd’hui, de 17h45 à 20h, à la sortie du metro "Mairie d’Issy",
des citoyens avaient installé une urne sur une table à coté de la
pétition d’ordinateurs-de-vote.org. Symboliquement, chaque citoyen
pouvait glisser dans l’urne un bulletin "pour" ou "contre" les
machines à voter utilisées pas la mairie. En 2 heures ils ont
recoltés plus d’une centaine de signatures pour la pétition et le
dépouillement de l’urne a révélé 147 voix Contre et 23 voix Pour.
Cette manifestation était également l’occasion d’informer les
citoyens des raisons qui sont les fondements de leur protestation,
bien au delà des simples problèmes de queues que les Isséens ont eu à
subir lors du premier tour. Le manque de transparence et
l’impossibilité de vérifier le décompte proposé par l’ordinateur est
bien ce qui leur fait peur.
Fort de leur succès du jour, ils reprendront leur initiave demain
soir, *vendredi 4 Mai, à partir de 17h45 devant le magasin Monoprix
en face de la mairie, avenue du Général Leclerc.*
Voici l’information qu’ils diffusent :
« Lors du 1er tour des présidentielles, nous avons voté sur des
ordinateurs. Il semble évident que le système choisi par la ville
n’est pas au point :
- délais d’attente extraordinaires,
- intervention d’anonymes dans l’isoloir pour aider certaines personnes,
- différence entre le nombre de votes annoncé par les machines et le
nombre d’émargements,
- nombreuses mentions sur les procès verbaux
- …
Nous sommes quelques isséens à tâcher de démontrer à M. le maire que
le maintient de ce vote électronique ne nous est pas compréhensible ;
d’autant qu’il ne s’est pas exprimé sur les problèmes engendrés par
ce mode de scrutin.
Le 22 avril dernier a été très mal vécu par un grand nombre d’entre
nous. Nous avons donc décidé, le jeudi 2 mai, sur la place de la
Mairie, d’interpeller les passants afin qu’ils s’expriment sur « POUR
ou CONTRE » les ordinateurs de vote (tels qu’ils existent) via un
vote symbolique dans une urne transparente. Nous avons été très
surpris de l’ampleur de l’intérêt, du besoin de s’exprimer, de la
demande de dialogue et du mécontentement des passants. »
Nous nous joignons bien évidemment à ce type d’initiative citoyennes
pour informer le public et appeler à un véritable débat public et
contradictoire.